
Schéma d'un terrain de volleyball
La Naissance de la FIVB à Paris
Un cadre grandiose pour une grande annonce. C’est au Petit Palais de Paris que la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) a fêté ses 70 ans. L’occasion de rappeler que c’est dans la capitale française qu’elle a été créée en 1947, à l’initiative du président de la Fédération Française de Volley-Ball de l’époque, Paul Libaud, et avec 14 pays fondateurs.La Volleyball Nations League
Après avoir rendu hommage à ceux qui, il y a 70 ans, ont posé les bases de la FIVB, son président, Dr Ary S. Graça, a annoncé que ces deux compétitions allaient évoluer dès 2018 pour n’en former qu’une, la Volleyball Nations League."La FIVB a rencontré de nombreux succès depuis 70 ans, le volley-ball a grandi jusqu’à devenir un des sports les plus populaires et les plus pratiqués dans le monde. Mais nous devons toujours regarder devant et trouver les moyens d’évoluer et d’innover, parce que nous voulons devenir le sport familial n°1. La Volleyball Nations League va nous aider à accomplir cet objectif", a-t-il indiqué, avant d’ajouter : "C’est un moment charnière du futur de notre sport.
Concrètement, tant chez les femmes que chez les hommes, la VolleyBall Nations League se présentera sous la forme d’un Championnat regroupant 16 équipes, 12 permanentes sur une durée de 7 ans, rejointes par 4 challengers, un système de promotion/relégation existant avec la division inférieure, la Challengers League. La compétition se déroulera tous les ans de mai à juillet, le prize money sera identique chez les femmes et chez les hommes, tandis que la production TV sera centralisée par la FIVB et son partenaire IMG qui négociera les droits avec chaque pays.
"C’est une révolution pour le volley-ball, c’est la première fois que nous allons jouer une ligue avec cette quantité d’équipes, avec 15 matchs par équipe par année, dans un même format pour les hommes que pour les femmes et avec le même prize money, c’est une chose que seul le volley-ball fait, a expliqué Fernando Lima, Secrétaire général de la FIVB. Nous proposerons une nouvelle présentation du sport, différente de ce que nous avons vu jusqu’ici dans l’histoire du volley-ball, avec une production TV pour la première fois complètement centralisée et une philosophie de broadcasting unifiée, ce qui va nous permettre de montrer aux fans des images inédites de volley-ball.
Les douze pays permanents seront le Brésil, l’Italie, les Etats-Unis, la Chine, la Serbie, la France, l’Argentine, l’Iran, la Pologne, l’Allemagne, le Japon et la Russie chez les hommes, les 4 challengers en 2018 seront l’Australie, la Corée du Sud, le Canada et la Bulgarie. Côté féminin, le Brésil, l’Italie, les Etats-Unis, la Chine, la Serbie, les Pays-Bas, la Thaïlande, la Turquie, la Corée du Sud, l’Allemagne, le Japon et la Russie seront les 12 équipes permanentes, l’Argentine, la République Dominicaine, la Pologne, et la Belgique les 4 challengers.
Eric Tanguy, Président de la Fédération Française de Volley : "La Fédération Internationale de Volleyball est née à Paris à l’initiative du président de la Fédération Française de Volley-Ball de l’époque, Mr Paul Libaud, elle vient aujourd’hui fêter ses 70 ans et passer un nouveau cap à Paris avec la Volleyball Nations League. La dynamique que met en place la FIVB pour avoir son propre événement est très intéressante, ce sera une compétition génératrice de ressources pour demain et de possibilités de développement pour notre Fédération.
Laurent Tillie, sélectionneur de l’Equipe de France : "C’est un nouveau calendrier, un nouveau format, beaucoup d’exigence au niveau de l’organisation, la FIVB veut tendre vers des ligues comme la NBA, la Champions League de foot, l’Euroligue de basket, c’est assez motivant pour la Fédération et pour les joueurs. Le fait d’être assurés jusqu’en 2024 d’être dans les équipes qui joueront la compétition est un honneur, c’est aussi un honneur que nous devrons assumer, c’est un challenge ambitieux.
Les Débuts de l'Arago de Sète en France
L’Arago doit son nom unique à ses origines. En 1953, le patronage laïque des anciens de l’école Arago de Sète se constitue et le volley y fait son apparition sous l’impulsion de Maurice Vié, passionné de la discipline. La section volley du foyer laïque s’affilie à l’UFOLEP en 1955 puis en 1957 à la FFVB. Les différentes équipes jouent, alors, en plein air dans la cour de l’école Arago rue de la douane à Sète.Rapidement la discipline attire de jeunes sétois et la première grande performance sportive de l’Arago Sports ne se fait pas attendre. Cette épopée marquera les esprits à une époque où le club roi de la ville, le Football Club de Sète, plus grand club français d’avant-guerre, quitte le haut niveau. Les sétois prennent conscience que leur ville peut briller nationalement dans une discipline sportive autre que le football.
Les volleyeurs de l’Arago ne les décevront puisqu’ils graviront les échelons jusqu’à accéder à la première division du championnat de France en 1966. Qualifié à ses débuts de « cendrillon » à côté des places fortes parisiennes du volley et les grands clubs universitaires de province, l’Arago marque les esprits dès sa première rencontre de première division en dominant le Marseille Université Club, vice-champion de France en titre au gymnase Joliot Curie. Les saisons suivantes l’Arago consolide sa place au meilleur niveau national et devient plus ambitieux.
Le club maritime voit arriver dans ses rangs l’un des plus grands joueurs de volley de la planète, le roumain Edouard Derzeï. Nous sommes en 1969, et le rideau de fer rend exceptionnel la présence des maitres à jouer des pays de l’est dans les championnats de l’ouest. Le club sétois atteint la finale à quatre de la coupe d’Europe de la CEV. La structuration du volley professionnel français avec la création du Centre National du Volley-ball, qui deviendra l’usine à talents du volley français offre un vivier de recrutement pour l’Arago. Parmi les espoirs qui signeront leur premier contrat professionnel avec le club sétois, deux noms ressortent des années 80 Patrick Duflos et Luc Marquet.
Le volley de haut niveau français se professionnalise avec la création de la Ligue Promotionnelle de Volley-Ball (LPVB) ancêtre de l’actuelle LNV et la venue de talents étrangers devient plus régulière. Dans ce nouvel écosystème professionnel, l’Arago met en place un plan ambitieux pour conquérir un premier titre. Les années 2000 seront celles de tous les paradoxes. L’Arago frôlera, comme il ne l’a jamais fait depuis, le graal attendu de tous, le titre de champion de France. L’Arago se reinvente sportivement à la toute fin des années 2000 avec une génération qui marquera à jamais le volley hexagonal.
L'Ascension du Flashing Femina Smash Etterbeek en Belgique
Depuis près de 25 ans, le Flashing Smash Etterbeek arbore des courbes élégantes. Fréquentant l'Institut de l'Enfant Jésus à Etterbeek, ce club a connu une évolution rapide dans la hiérarchie. Il n'a pas cessé sa progression pour atteindre au terme de la saison 1997 la N 3, l'échelon national. Finaliste de la Coupe du Brabant en 1995 après avoir battu Limal alors en N 1, Etterbeek étonnait les amateurs de volley.Le club a lié sa destinée à celle d'un club au passé prestigieux en la personne du Fémina Etterbeek, assurant ainsi sa présence sportive en nationale. Passé de N 3 en N 2 récemment, le club éprouve cette année les pires difficultés à hausser son niveau de jeu. Pour ce club avant tout formateur de jeunes talents, la rétrogradation aurait sans doute un effet négatif sur les futures affiliations.
Promues cette année en N 2, les dames du Flashing Fémina Etterbeek ont connu un début de saison délicat, mais ont engrangé leur première victoire le week-end dernier face à un concurrent direct. L'an dernier, le Flashing Femina Smash Etterbeek décrocha son ticket pour la N2. Une bonne vitesse de croisière. “Je suis satisfait du 1er tour. La saison s’annonce, d’ores et déjà, palpitante. “La restructuration, la saison prochaine, limitera le nombre de place en N2. Par conséquent, les 6 derniers seront relégués. primordial ! demain. “On rencontre La Louvière (2e). On a perdu le 1er duel, mais on n’était pas encore rodé. “La rapidité du jeu est impressionnante. On a été couronné l’an dernier en proposant un jeu classique pourvu d’un gros potentiel offensif.
Certains se souviennent avec un peu de nostalgie des années fastes: «C'était en 1997, l'équipe avait été championne en P 1 avec une seule défaite et était montée en N 3, puis l'année suivante en accédant en N 2. Le club ne s'était pas encore lié avec son club voisin. Il faudra attendre la saison 2000-2001 pour que le mariage entre les 2 formations etterbekoises soit entériné. L’équipe aurait pu en partie combler cette perte qualitative par un engagement total et un esprit de combativité renforcé. Masnuy pourrait constituer un déclic salvateur en vue d'un maintien encore très hypothétique. L'équipe est en lueur d'espoir et évolue au sein de l'A.I.F.3 Dames. Après huit rencontres, les joueuses de Guy Bruyr n'ont connu les affres de la défaite qu'à une seule reprise, au tie-break contre Wavre.
Figures Marquantes et Fédération Française de Volley-Ball (FFVB)

Les fautes de base | Volley-Ball
Après avoir quitté toute fonction officielle, il est toujours resté passionné de son sport et il se rendait souvent aux matchs du RC Cannes ou de l’AS Cannes. « Bernard MAUCHE était un homme passionné par notre sport. J’ai souvent eu l’occasion de le rencontrer dans les tribunes du Palais des Victoires et j’ai beaucoup apprécié nos discussions sur notre passion commune, ainsi que les conseils qu’il a pu me donner. Le volley-ball français perd un homme de grande valeur qui a marqué l’histoire de notre discipline.
Exploit de la Belgique au Championnat du Monde
Mardi aux Philippines, le Championnat du monde de volley a offert un nouveau tremblement de terre. Après la défaite surprise des Bleus contre la Finlande, c’est l’Italie, tenante du titre, qui a chuté face à la Belgique. La 17e nation mondiale s’est imposée au tie-break (25-23, 25-20, 22-25, 21-25, 15-13) et prend la tête du groupe F. Les Italiens avaient pourtant refait leur retard après avoir perdu les deux premières manches, mais les Belges ont tenu bon dans une fin de match irrespirable. Héros du jour, le pointu Ferre Reggers (22 ans) a inscrit 31 points, dont 2 aces et 2 blocks, pour offrir à son équipe une victoire historique.Avec ce succès, la Belgique s’ouvre la voie vers les huitièmes, où elle pourrait croiser la France. Jeudi, elle affrontera l’Algérie, déjà éliminée, tandis que l’Italie jouera sa survie contre l’Ukraine.
Action lors d'un match de volleyball
Connaître les zones, les positions et les rôles des joueurs | Volley-Ball
Chronologie des Réalisations des Équipes de France
L’équipe de France de volley a réalisé depuis ces trente dernières années de beaux parcours en Championnat d'Europe, du monde ou en Ligue Mondiale. En 1985 , à Amsterdam (Pays-Bas), la France remporte sa première médaille depuis 1951 (Championnat d'Europe). Elle termine troisième du tournoi et s'octroie la médaille de bronze. Dans la poule finale, elle remporte trois de ses cinq matchs et concède ses deux défaites contre l'URSS (Champion d'Europe) et la Tchécoslovaquie (médaille d'argent).Deux ans plus tard, le 3 octobre 1987 , les volleyeurs français s'inclinent en finale contre l'URSS (3 sets à 1), à Gand en Belgique. Ils ramènent tout de même une belle médaille d'argent . L'actuel entraîneur des bleus, Laurent Tillie, fait partie de cette équipe qui joue une finale, pour la première fois, depuis 1948. Elle a été longue à venir, depuis l'engagement en 1949 de la France dans les compétitions mondiales, mais elle est enfin là : le volley tricolore décroche une première médaille au championnat du monde 2002 .
Après un passage à vide de quinze ans (1987-2002), les Bleus goûtent à nouveau avec plaisir au succès. Sur la lancée de son bon Mondial 2002, l'équipe de France enchaine par une belle performance au championnat d'Europe 2003 . A Berlin, en Allemagne, elle remporte la médaille d'argent . Le bourreau des Français : l'équipe d'Italie. Cette dernière est la seule à avoir battu, par deux fois (match de poule et finale), l'équipe emmenée par Frantz Granvorka et Hubert Henno , élu meilleur défenseur de cette compétition. La France est défaite en 5 sets (18-25, 42-40, 18-25, 29-27, 9-15).
Nouvelle finale pour les Bleus en championnat d'Europe , six ans plus tard, en 2009 . C'est la Turquie qui accueille cette compétition. Après avoir battu les Russes en demi-finale, en 5 sets, la France affronte la Pologne, le 13 septembre, pour le titre européen. Malheureusement, comme en 2003, c'est contre cette équipe que les volleyeurs français vont perdre leurs deux seuls matchs du tournoi , dont la finale, en quatre sets (29-27, 25-21, 16-25, 27-25).
Sorte de championnat intercontinental se jouant sur environ deux mois, la Ligue mondiale (différente des Championnats du Monde) a réussi par deux fois à l'équipe de France . En 2006 , grâce à sa victoire en demi-finale contre la Bulgarie (25-21, 25-20, 25-20), elle se hisse en finale . Malgré une belle prestation, les Français s'inclinent en 5 sets (25-22, 25-23, 22-25, 23-25, 13-15), devant les Brésiliens (futurs champions du Monde de l'année 2006 ) et empochent la médaille d'argent.
En 2015 , l'équipe de France démarre sa campagne pour la Ligue Mondiale 2015 , alors qu'elle est en deuxième division de cette compétition . Elle remportent 14 matchs d'affilé et termine vainqueur de cette division 2. Après deux victoires et une défaite elle parvient en finale et remporte, contre la Serbie (19-25, 21-25, 23-25), le premier titre international de son histoire .
Les Bleus n’avaient d’autre choix que de remporter le Final Four en Australie ce week-end pour composter leur ticket pour le tournoi final de la Ligue Mondiale en Italie. Mais au lendemain de leur victoire inaugurale sur la Belgique (3-0), en demi-finales, les protégés de Laurent Tillie se sont laissés surprendre par le pays hôte australien (2-3), à Sydney, et ont vu leur rêve d’intégrer le tableau final au côté des toutes meilleures écuries mondiales s’envoler…
L’équipe de France masculine de volley-ball veut « marquer un peu plus l’histoire », mais le temps presse. Du moins pour une partie de ses cadres. Aux Jeux de Paris, à l’été 2024, les Bleus ont réussi à conserver leur couronne olympique glanée à Tokyo en 2021, une prouesse que seules deux nations avaient accomplie par le passé, l’URSS (1964, 1968) et les Etats-Unis (1984, 1988). Ni l’une ni l’autre n’a, en revanche, enchaîné avec un titre mondial. Et c’est bien cet objectif que vise la « génération dorée » lors des championnats du monde de la discipline, qui se déroulent jusqu’au 28 septembre, aux Philippines.
Pour Benjamin Toniutti, 35 ans, Jenia Grebennikov, 35 ans, Earvin Ngapeth, 34 ans, et Nicolas Le Goff, 33 ans, ce rendez-vous représente la dernière chance de décrocher l’unique sacre qui manque encore au palmarès de la sélection. Les quatre compères sont les seuls présents au Mondial à avoir remporté tous les titres du volley tricolore : de l’Euro 2015 aux JO 2021 et 2024 en passant par les titres en Ligue des nations en 2015, 2017, 2022 et 2024.
« Je ne cours pas après les records, mais être en équipe de France depuis plus de quinze ans est une fierté, explique le capitaine, Benjamin Toniutti, 403 capes avec les Bleus. J’ai envie de terminer ma carrière par un succès. Ce qu’on retiendra, ce sont les titres que nous avons obtenus. »
France - Belgique : Une Rivalité Historique
Il fallait aux Bleus une victoire face à la Belgique, vendredi, en demi-finales du Final Four de la Ligue Mondiale à Sydney, pour survivre dans la compétition et continuer à rêver du Final Six à Florence, qui réunira, du 16 au 20 juillet, le gratin du volley-ball mondial. Mission accomplie, avec à l’arrivée une victoire sans coup férir décrochée au nez et à la barbe du voisin belge (3-0), qui envoie les Tricolores en finale de ce Final Four. Ces derniers y retrouveront l'Australie, tombeuse des Pays-Bas (3-0), samedi, avec dans le viseur le précieux sésame pour le tournoi final en Italie.Peu en verve face aux Belges ces dernières années (trois défaites consécutives, à l'Euro 2011, lors des qualifications pour les JO en 2011 et lors des qualifications au Championnat du monde en 2014), les Bleus ont mis un terme à la série noire. Poussif en début de rencontre, et dominé dans les différents compartiments de jeu (5-8, 8-11), le six français (Rouzier-Le Goff-Maréchal-Tillie-Toniutti-Grebennikov) a mis plus de conviction et de rythme dans son jeu, en attaque et en réception, par la suite, pour finalement s’adjuger la première manche (26-24).
Libérés par le gain du premier set, Benjamin Toniutti et consorts ont attaqué la deuxième manche pied au plancher (8-4) mais se sont heurtés à la révolte de leurs homologues belges (13-13). Quelques blocs bien sentis et autres "pipes" et fixations réussies ont cependant permis aux Bleus de reprendre leurs aises et de sortir leur épingle du jeu (25-21). Et la domination tricolore allait s’intensifier en début de troisième acte avec un écart déjà conséquent au premier temps mort technique (8-3). Privés de leur passeur et capitaine habituel, Frank Depestele, les "Red Dragons" n’allaient jamais refaire surface et la France s’imposait sans trembler (25-15).