Joel Embiid : Une Épopée Historique en NBA

Géant des parquets combinant des qualités physiques et techniques impressionnantes, Joel Embiid est un joueur de basketball camerounais, possédant également la nationalité américaine et française, qui évolue actuellement chez les Philadelphia 76ers en NBA. Né à Yaoundé (Cameroun) le 16 mars 1994, il mesure 2,13m et pèse 127kg, et joue au poste de pivot.

Considéré comme étant l’un des meilleurs pivots du monde, Joel Embiid a remporté son premier titre de MVP de saison régulière NBA en 2023, après avoir terminé second les deux années précédentes derrière son rival Nikola Jokic. Embiid est également un habitué du All-Star Game NBA (sept participations consécutives entre 2018 et 2024) et a terminé meilleur scoreur de la NBA à deux reprises (2022, 2023). En plus de ses talents offensifs, Joel Embiid représente une muraille en défense, comme le prouvent ses trois nominations dans la deuxième meilleure équipe défensive de la saison NBA (2018, 2019, 2021).

Surnommé “The Process” (“Le Processus”), Joel Embiid est à la base de la reconstruction des Philadelphia 76ers après le projet “tanking” (tout détruire pour mieux reconstruire) de l’ancien manager de la franchise Sam Hinkie. Embiid est aujourd’hui le franchise player des 76ers, sur lequel les espoirs de titre de champion NBA reposent. Pourtant, le début de carrière du grand Joel était mal embarqué.

Après une saison prometteuse en NCAA dans l’Université de Kansas aux côtés d’Andrew Wiggins, Joel Embiid a vécu deux saisons blanches pour entamer sa carrière NBA. Mais le pivot a surmonté les blessures pour s’imposer rapidement et durablement comme l’un des meilleurs intérieurs de la NBA.

Preuve de sa domination, on retrouve le nom de Joel Embiid aux côtés de certains des plus grands pivots de l’histoire du basketball. En 2022, Joel Embiid est devenu le premier pivot depuis Moses Malone (en 1982 avec les Houston Rockets) à terminer une saison régulière NBA avec plus de 30 points de moyenne, et le premier depuis Shaquille O’Neal (en 2000 avec les Los Angeles Lakers) à être meilleur marqueur de la NBA. L’année suivante, en 2023, il a effacé un record chez les Philadelphia 76ers co-détenu par le légendaire Wilt Chamberlain et l’ancien MVP Allen Iverson en enchaînant 10 matchs consécutifs à minimum 30 points.

S’il n’a pas encore remporté le titre NBA qu’il vise tant avec les Philadelphia 76ers, Joel Embiid a d’ores et déjà déjoué tous les pronostics. Celui qui rêvait d’abord d’être volleyeur professionnel n’a commencé le basket qu’à 15 ans, et a été repéré au Cameroun par l’ancien joueur NBA Luc Mbah a Moute, également Camerounais. Embiid est le premier joueur passé par le programme international de développement “Basketball Without Borders” à remporter le titre de MVP de la NBA.

En juin 2014, Joel Embiid, 2,13 m, est choisi en 3e position de la draft par les Philadelphia Sixers, malgré une blessure au dos qui aurait pu effrayer les bleu et blanc. La franchise est alors en plein «process», ce concept du «qui perd gagne» inventé par son general manager Sam Hinkie - viré au printemps 2016 juste avant que sa stratégie commence à porter ses fruits. Sa philosophie : accumuler les défaites pour être mieux placé à la draft, la grande loterie annuelle des joueurs.

Derrière «the process», un gimmick ou une prophétie, on ne sait plus, se cache en tout cas un destin. Joel Embiid est né en 1994 à Yaoundé, dans un pays qui, d'après le joueur, n'est pas féru de basket. La légende veut qu'Embiid ne s'intéresse au ballon orange qu'à partir de ses 13 ans. Son père, Thomas, ancien handballeur professionnel, veut que son fils joue au volley ; la famille évoque même l'Insep de Paris.

A 17 ans, Joel, 2,08 m alors, veut quitter le Cameroun pour l'Europe afin de s'adonner au volley. Mais Joe Touomou, scout aux Indiana Pacers, est rencardé par l'oncle d'Embiid et le convainc de s'essayer au basket. A l'été 2011, Joel Embiid participe, au Cameroun, au camp de détection de Luc Mbah a Moute, compatriote évoluant à l'époque aux Milwaukee Bucks. Le premier jour, Joel est introuvable. Il est en fait resté toute la journée à jouer aux jeux vidéo chez lui avec son frère Arthur, trop stressé, confessera-t-il par la suite. Le lendemain, son coach va le chercher. Dès les premiers instants, le pivot illumine.

En septembre, Embiid est amené par le joueur NBA à la Montverde Academy, en Floride, une sorte de centre de jeunes qui prépare les étoiles montantes au basket universitaire. Il choisit ensuite la réputée université de Kansas City, où il jouera avec Andrew Wiggins, premier de la draft en 2014.

Après cette dernière, Embiid confirme les craintes que certaines franchises ressentaient à propos de son physique. Il sera éloigné des parquets les deux années qui suivent, pour une série de problèmes au pied et au dos. Avant d'atteindre le paradis avec des débuts tonitruants en NBA, Embiid passe par les enfers. Son frère Arthur est renversé par un camion et meurt. Entre cet événement funeste et sa rééducation qui s'éternise, le joueur songe à tout plaquer, à retourner au Cameroun.

Mais Embiid tient. La pré-saison 2016-2017 laisse entrevoir un joueur revanchard, apte au plus haut niveau. Le 26 octobre 2016, premier match NBA pour lui. Le talent du pivot explose aux yeux de tous. 20 points, 7 rebonds et 2 contres en vingt-deux minutes. Surtout, la mutation qui s'est opérée impressionne.

Les bons matchs s'enchaînent jusqu'à ce qu'il se blesse de nouveau, au genou cette fois-ci. Il dispute 31 matchs, même pas une moitié de saison. Thibault Meunier : «En NBA, une franchise a trois objectifs possibles. Jouer le titre, atteindre les play-offs ou viser la loterie à la draft. Donc quand Embiid a ses premières douleurs, que fallait-il faire ? Que les Sixers le fassent jouer, même diminué, pour atteindre les play-offs ? Ou le préserver en vue de la saison suivante ?» La deuxième option sera choisie. L'an dernier, Phillie termine quatrième pire équipe de la ligue et récupère le premier choix de draft.

Alors que la saison que nous vivons s'apprête à débuter, les Sixers reçoivent une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que Joel Embiid et Ben Simmons, drafté en 2016 et blessé lui aussi une saison complète, sont remis sur pied. La mauvaise, Markelle Fultz, choisi à la draft en juin, se pète à son tour. Il est censé reprendre l'entraînement ces prochains jours. La malédiction devient adage : les prodiges de Phillie doivent en passer par des séjours très longue durée à l'infirmerie avant de pouvoir œuvrer chez les grands. L'association Embiid-Simons-Fultz attendra. Mais le duo formé par les deux premiers, accompagnés notamment de Dario Saric et Robert Covington, permettent aux Sixers de flirter avec un bilan quasi équilibré depuis octobre (17 victoires pour 19 défaites). Et Embiid tourne à 22 points, 9 rebonds, 3 passes décisives et 2 contres par match de moyenne.

Un dernier trait de caractère fait de Joel Embiid l'attraction de ce début de saison : son trash talking, cette expression tout américaine qui désigne les provocations sur et en dehors du parquet ainsi que les insultes entre joueurs. Contre Utah Jazz, par exemple, le loustic bloque un tir de Donovan Mitchell, lui crie dessus. Ce dernier s'énerve, le pousse. Embiid est au sol et fait le geste de la faute technique en même temps que l'arbitre la siffle, puis lève ses bras, porté par la foule. Whiteside, Towns, Cousins, Westbrook… Tous sont provoqués, répondent, sortent parfois de leur match.

Avant le match contre Détroit, le 3 décembre, Embiid et Andre Drummond se chauffent sur les réseaux sociaux. Dans le dernier quart-temps, le joueur des Sixers joue sur son rival du soir. 5e faute de Drummond. Une minute après, le pivot des Pistons touche de nouveau Embiid de manière irrégulière. 6e faute, fatale : il est exclu. Embiid lève les bras, indique les sorties de secours à Drummond.

Les Débuts en NBA et les Défis Initiaux

Après deux ans en NBA, Joel Embiid est toujours une énigme pour le monde du basketball. Que vaut-il ? Jouera-t-il un jour ? Et même, qui est-il vraiment ? Toutes ces questions sont pour l’instant sans réponses, alors que l'on désespère de le voir en action. La Draft 2014, annoncée comme la meilleure depuis celle de 2003 (avec LeBron James, Carmelo Anthony, Chris Bosh et Dwyane Wade) voit Andrew Wiggins (son coéquipier chez les Jayhawks) et Jabari Parker être sélectionnés aux deux premières positions. D'abord annoncé comme un first pick crédible, Embiid est victime d'une fracture de fatigue au pied droit après avoir déjà connu des soucis de dos et voit donc sa cote chuter peu avant la date fatidique. Ce sont les Sixers qui le choisissent, tentant le pari de le remettre sur pied en espérant le voir marcher ensuite sur la NBA. Embiid a finalement du mal à marcher tout court. Depuis, la franchise paye le pivot camerounais pour rien (ou alors pour draguer vainement Rihanna et Kim Kardashian...), puisqu'il n'a pas joué un match en deux ans.

Né à Yaoundé, au Cameroun, rien ne le prédestinait à devenir professionnel, ni même à jouer au basket. C’est au volleyball qu’il brillait étant jeune et il espérait pourvoir poursuivre une carrière en Europe. Mais, à l’âge de 15 ans, en tombant sur les Finales NBA entre les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics, il trouve Kobe Bryant incroyable et décide de se lancer dans le basket. « J’étais vraiment nul », avoue-t-il aujourd’hui. Mais un petit coup de pouce du destin joue en sa faveur. Il est découvert par Luc Mbah a Moute lors d’un camp de basket. Mbah a Moute est aussi natif de Yaoundé et est le deuxième camerounais de l'histoire de la NBA après Ruben Boumtje-Boumtje. L’actuel joueur des Los Angeles Clippers prend alors Embiid sous son aile et l’emmène aux Etats-Unis, en Floride. Il joue ensuite pour la prestigieuse université de Kansas (11,2 points et 8,1 rebonds de moyenne) pendant un an avant de tenter sa chance en NBA.

On verra Joel Embiid jouer la saison prochaine, c’est quasiment sûr. Les Sixers ont pris le temps de le remettre en forme pour éviter toute rechute et l’ont placé dans les meilleures dispositions. Il faut savoir qu’Embiid fait 2m13 pour 125 kg et le talent brut avoir un impact énorme sur le jeu. "Brett Brown pense qu’il pourrait bien être le deuxième meilleur shooteur de l’équipe. A tel point que Philly préfère se séparer de Jahlil Okafor et/ou de Nerlens Noel pour continuer avec l’intérieur camerounais. Un risque que les Sixers espéreront payant, eux qui semblent sur le point d'en finir avec le tanking éhonté. Il ne reste qu’à voir le résultat en match.

Avec un bilan de 10-25, les Philadelphie Sixers font déjà aussi bien que toute la saison 2015/2016 : 10-72. La raison d’un tel changement : Joel Embiid. Le pivot camerounais, drafté en 3e position de la Draft 2014 tourne à 19.4 points (46.6%), 7.3 rebonds, 2.4 blocs, 2 passes. Des statistiques inédites au scoring pour un intérieur depuis Blake Griffin et sa très grosse saison 2010-2011 à 22.5 points, 12.1 rebonds, 3.8 passes.

En effet, Blake Griffin jouait 38 minutes par match (career-high) en 2010-2011. Cette saison, Joel Embiid est ménagé par le staff des sixers et joue donc 25 minutes par match. Sur 36 minutes par match, Embiid poserait les stats suivantes : 27.8 points, 10.5 rebonds, 3.4 blocs et 2.9 passes. C’est tout bonnement affolant.

Depuis Noël, Embiid voit son temps de jeu augmenter et il en tire parfaitement profit. Avec le retour prochain de Ben Simmons, le numéro 1 de la Draft 2016, les Sixers risquent bien de continuer à titiller les autres équipes. 13e de Conférence Est (devant le Heat et les Nets), Philly va tenter de combler son retard sur le Magic. À titre personnel, Embiid va essayer d’obtenir une sélection au All Star Game.

Depuis 1985, seuls 10 ont réussi cet exploit lors de leur saison rookie (Michael Jordan - 1985, Hakeem Olajuwon - 1985, Patrick Ewing - 1986, David Robinson - 1990, Dikembe Mutombo - 1992, Shaquille O’Neal - 1993, Grant Hill - 1995, Tim Duncan - 1998, Yao Ming - 2003, Blake Griffin - 2011). Pour le moment, Joel est quatrième des joueurs frontcourt à l’est (derrière Kevin Love).

Star des 76ers de Philadelphie, Joel Embiid évolue en NBA depuis la saison 2014-2015. En 10 ans, le pivot des USA a prouvé qu’il était l’un des tout meilleurs joueurs de la ligue. Son nom ne laisse pas indifférent en France. Et pour cause : Joel Embiid aurait pu devenir l’une des stars de l’Equipe de France de basket. Malheureusement, le pivot a choisi de représenter la Team USA. Aujourd’hui, et malgré plusieurs polémiques concernant son comportement sur les parquets, c’est un fait : Joel Embiid fait partie des meilleurs joueurs de basket au monde.

Joel Hans Embiid passe l’intégralité de son enfance à Yaoundé, au Cameroun. Il ne découvrira le basket qu’à l’âge de 15 ans. Son style de jeu lui permet d’être candidat à la Draft NBA 2014. Malheureusement, des problèmes de dos et une blessure au pied l’empêchent d’être sélectionné en 1st pick.

Malheureusement pour les Sixers, les premiers pas de Joel Embiid en NBA sont plus que timides. Le pivot camerounais manque les 2 premières saisons, subissant notamment une opération du pied droit. Les débuts officiels de Joel Embiid en NBA ne rassurent pas les dirigeants des 76ers. Malgré une moyenne intéressante de 20,2 pts et 7,8 rebonds, le pivot ne parvient pas à enchainer les matches. Son état de santé l’empêche de confirmer les belles choses observées.

C’est lors de la saison 2017-2018 que l’on comprend réellement l’engouement autour du pivot des Sixers. Individuellement, Embiid enchaine les performances XXL, atteignant un record de carrière de 46 pts et 15 rebonds à l’âge de 23 ans. Cependant, des blessures rattrapent Joel Embiid. Son équipe ne parvient pas à franchir le palier des Playoffs, ne dépassant pas le stade des demi-finales de Conférence Est.

Avec les arrivées de Seth Curry et Danny Green lors de la saison NBA 2020-2021, Philadephie se renforce et gagne en densité de jeu. Joel Embiid s’impose enfin comme le roi de la raquette. JoJo termine l’exercice avec une moyenne de 28,5 pts, 10,6 rebonds et 2,8 passes en 51 rencontres. Le pivot des 76ers se place 3e des votes concernant le MVP de la saison.

Lors de l’exercice 2021-2022, Joel Embiid finit la saison en tant que meilleur marqueur de la ligue (30,6 pts de moyenne). 2e au titre de MVP derrière Nikola Jokic, le Camerounais prouve que les pivots ont le vent en poupe sur les parquets américains. En terminant une nouvelle fois meilleur marqueur de la saison régulière (33,1 pts de moyenne), Joel Embiid est élu MVP.

Joel Embiid Being An ABSOLUTE MONSTER For 10 Minutes Straight

Les 76ers ne parviennent cependant toujours pas à s’imposer collectivement en Playoffs. La saison 2023-2024 illustre à merveille les 10 années de Joel Embiid en NBA. Le pivot s’offre un record de carrière à 70 points, avant de manquer de nombreux rendez-vous importants.

Joel Embiid mesure 2,13m et pèse 127kg. Un physique qui lui permet d’imposer régulièrement en 1vs1 dans la raquette. Question argent, Joel Embiid est là aussi classé parmi les plus grands de la ligue américaine. Le pivot des 76ers fait même partie du Top 10 des plus gros salaires de NBA. Joel Embiid va toucher 51,4M$ pour la saison 2024-2025. La franchise de Philadelphie devra payer sa star à un prix d’or pour les 3 prochaines saisons ! A l’issue de l’exercice 2024-2025, Joel Embiid aura gagné un total de 266,6M$ avec son salaire. Un joli pactole empoché en seulement 10 saisons aux USA.

Considéré comme un des meilleurs joueurs de NBA, Joel Embiid n’a pas encore réussi à remporter un titre collectif avec les 76ers. Il est d’ailleurs le seul MVP de l’histoire à n’avoir jamais atteint le stade des Finales de Conférence. Une anomalie pour un pivot de son calibre.

Les Statistiques Clés de Joel Embiid

Voici un aperçu des statistiques clés de Joel Embiid qui illustrent son impact sur le jeu :

SaisonPoints par matchRebonds par matchPasses décisives par matchContres par match
2017-201822.911.03.21.8
2018-201927.513.63.71.9
2020-202128.510.62.81.4
2021-202230.611.74.21.5
2022-202333.110.24.21.7

Ces chiffres témoignent de la domination d'Embiid en attaque et en défense, faisant de lui l'un des joueurs les plus complets de la NBA.

Toutefois, le palmarès de Joel Embiid est garnie de plusieurs distinctions individuelles. Nostalgique des Verts et des Reds de Klopp, je m'en remets aux sports d'hiver pour garder le sourire.

Les Sixers encaissent tranquillement les défaites aujourd’hui en regarder leurs talents de demain évoluer à leur rythme. Le troisième choix de la dernière Draft a été sélectionné par la franchise de Philadelphie en ayant des soucis aux pieds, on savait par conséquent que la saison serait jouée en majeure -voir entière- partie sans le voir sur un parquet, de quoi ajouter une nouvelle campagne déprimante du côté de la Pennsylvanie.

Malheureusement, les tentations qui sont offertes à de jeunes multimillionnaires peuvent parfois jouer des tours, comme pour Joel qui semblerait prendre du poids à une vitesse assez inquiétante. Trop de farniente et pas assez de boulot ? La notoriété qui joue des tours et un profil de bosseur rangé au placard maintenant qu’il est blessé ? On sait que ces derniers mois n’ont pas été des plus faciles pour le phénomène, qui a dû mettre une croix sur sa première saison et a notamment perdu son frère par la suite. Embiid aurait des problèmes de surpoids.

Aucun chiffre officiel n’a été communiqué par la franchise, mais certaines sources indiquent qu’il atteindrait les 135 kilos aujourd’hui. Son attitude est également remise en question, notamment son éthique de travail. De plus, une légère altercation avec James Davis (préparateur physique et assistant de l’équipe) serait une des raisons qui aurait forcé la franchise à renvoyer le joueur à Philadelphie durant leur trip sur la Côte Ouest. Embiid n’a pas toujours été un grand bosseur face aux entraînements imposés, ne participant même pas à certains selon une source.

Si les fameuses sources confirment bien la barre des 135 kilos, cela ferait 20 kilos de plus que sa saison à Kansas, et difficile de croire que ce soit 80% de muscles… Sans le moindre vétéran autour de lui pour le diriger si ce n’est Luc Mbah a Moute, le jeune Embiid est logiquement placé devant des tentations qui sont facilement acceptables quand on est blessé et tout à coup multimillionnaire. Voilà ce qui peut se passer quand on pousse le tanking un peu trop loin.

Il y a encore deux semaines Joel Embiid était le favori pour être drafté numéro 1 de la draft mais une facture de fatigue au pied plus tard, sa cote en a pris un coup. Les Bucks l’ont annoncé clairement ils ne veulent pas du Camerounais et les Cavaliers l’auraient également mis de côté. Du coup il ne devrait pas être pris avant le 3ème choix, celui des Sixers, annoncés très intéressés. Si les Sixers ne le choisissent pas, selon Draft Express le Magic pourrait le prendre, tout comme les Celtics et les Lakers dont l’intérêt a filtré.

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À son arrivée sur le campus de Kansas, le coach Bill Self avait garanti à son nouveau pivot Joel Embiid qu’il serait un jour numéro un de la Draft, s’il travaillait dur et progressait régulièrement. Formé à Gainesville en High School où il tournait à 13 points, 10 rebonds et 2 contres de moyenne la saison passée, Embiid n’a découvert le basket qu’il y a trois ans. Sa progression a été fulgurante et il était l’un des lycéens les plus prisés de sa promotion, derrière son actuel coéquipier Andrew Wiggins, Jabari Parker ou Julius Randle.

« Il est le joueur qui m’a le plus impressionné en High School l’an dernier. Ses qualités athlétiques sont peu communes pour un joueur de son gabarit. Cependant, personne ne l’attendait à pareille fête cette année, surtout si l’on regarde la densité de l’effectif des Jayhawks avec Wiggins mais aussi Perry Ellis, Wayne Selden, ou encore Naadir Tharpe. Mais aujourd’hui, la star de Kansas s’appelle Joel Embiid. De plus en plus à l’aise sur le plan offensif, il reste sur sept sorties à plus de dix points au cours des huit derniers matchs. La maturité dont il fait preuve est un autre point très positif qui devrait rassurer les franchises NBA, encore hésitantes avec les pivots africains après le fiasco Hasheem Thabeet. »

Avec 11,0 points à 68,7% aux tirs, 7,6 rebonds et 2,9 contres depuis le début de la saison en un peu plus de vingt-deux minutes de moyenne, Embiid sait qu’il possède encore une belle marge de progression. Mais au rythme auquel il se développe, il devrait être l’un des joueurs dominants lors de la prochaine March Madness, qui arrive à grands pas. Ses performances lors des trois derniers matchs de Kansas, tous remportés face à des membres du Top 25 (Kansas State, Iowa State, Oklahoma State) ont été vraiment excellentes et les chiffres le prouvent avec 13,3 points, 9,7 rebonds et 5,0 contres de moyenne face aux robustes intérieurs de la Big 12. Seul bémol pour lui, son trop grand nombre de fautes commises. Joel Embiid doit apprendre à canaliser son énergie et éviter de commettre des fautes parfois inutiles qui obligent son coach à le rappeler sur le banc.

Après avoir éclipsé Wiggins, Embiid profite de la légère baisse de régime de Jabari Parker pour grimper dans les “Mock Draft” et pourquoi pas devenir le numéro un logique un juin prochain. Il faut le voir arriver, sourire arrogant ou regard perdu, l’air débonnaire, nonchalant, malgré un corps démesuré qui donne l’impression d’avoir affaire à un videur d’une boîte de nuit suffisamment huppée pour recruter un homme aussi costaud. Joel Embiid est l’attraction de ce début de saison de basket nord-américain.

Le père du meneur des Lakers Lonzo Ball s’est pourtant démené pour que son fils lui dispute la lumière, allant jusqu’à provoquer Donald Trump et recevoir une réponse du président américain. Mais Embiid, lui, n’est pas qu’un clasheur du Net, une grande gueule. C’est avant tout un artiste, un talent pur. Le joueur des Sixers est à lui seul une raison de veiller jusqu’à pas d’heures : il incarne cette NBA qui rend fou.

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