L'atmosphère au Parc des Princes est incomparable, animée par des milliers de voix qui s'unissent pour encourager le Paris Saint-Germain. Les chants des supporters parisiens sont une composante essentielle de l'identité du club, scandant chaque rencontre, que ce soit à domicile ou à l'extérieur.
Dans cet article, nous vous faisons découvrir des chants emblématiques du PSG, repris par les Ultras et les tribunes pour mettre le feu et galvaniser les joueurs. Ces chants font vibrer le Parc des Princes et illustrent toute la ferveur des supporters parisiens.

Les Origines Étonnantes de l'Hymne du PSG
Alors que le président du Paris Saint-Germain, Nasser El Khelaïfi indique que son club veut quitter le Parc des Princes, retour sur l'histoire mouvementée des hymnes du club parisien. Mais le Parc des Princes n’a pas toujours résonné au son du batteur de Génésis. Le titre de Phil Collins « Who Said i Would » n'a en effet pas toujours été l'hymne officiel du PSG.
Le tout premier hymne du club parisien a en effet été confié à une chanteuse populaire : Annie Cordy, la chanteuse belge ! Elle était supportrice du PSG et est devenue la marraine du club au début des années 70. Annie Cordy, décédée à 92 ans en septembre 2020, avait concocté le premier hymne du PSG qui s’appelait simplement : « Allez Paris » !
L’attaquant brésilien Neymar ne le sait sans doute pas, mais Annie Cordy est la marraine du Paris Saint-Germain. En 1971, elle a chanté le premier hymne officiel du club intitulé « Allez Paris ! ».
Le 1er février 1970 sur Europe 1, Pierre Bellemare lance un appel pour sauver le Parc des Princes, inoccupé, voué à une destruction. La capitale française n’a plus d’équipe de football de haut niveau. L’époque est dominée par les Verts de l’AS Saint-Étienne et le FC Nantes.
Alors, les personnalités de l’époque habitant à Paris, comme Eddy Mitchell, Jean-Paul Belmondo, Enrico Macias et donc Annie Cordy, sont sollicités pour aller convaincre les Parisiens de devenir, pour 25 francs (soit même pas quatre euros), associés du Paris Football Club (qui fusionnera avec l’équipe de Saint-Germain pour former le PSG).
Le 12 août 1970, le Paris Saint-Germain Football Club est né et l’actrice et chanteuse belge en est la marraine. À la fin de l’année, elle chante les paroles de René Dez et Séverin Marc dans « Allez Paris ! » :
« Allez, allez Paris. Ton équipe est la plus forte. En avant, les gars te portent. Tous dans un seul cri. Allez FC Paris. Droit au but va notre espoir. Nous voulons, ce soir, te fêter Paris ! »
Mais l'intérêt d'Annie Cordy pour le football est à relativiser. En 1998, l'actrice du Passager de la pluie confiait au Parisien : « Avec mon mari (NDLR : François-Henri Bruno), qui était un passionné, nous avons suivi les matchs des Canaris de Nantes, des Verts de Saint-Étienne et de Nîmes. Mais depuis qu'il n'est plus là (NDLR : il est mort en 1989), je ne suis plus une acharnée. Je regarde une demi-heure, pas plus. Je préfère voir les résumés. Si j'ai une place pour un match, je la donnerai au fils de ma gouvernante. Lui, c'est un fou furieux."
"Who Said I Would" de Phil Collins : Un Hymne Rock au Parc des Princes
Pendant presque trente ans, les joueurs du Paris Saint-Germain et leurs adversaires au Parc des Princes ont fait leur entrée sur l’air de “Who said I would” de Phil Collins. Récemment, la direction du club a cru bon de changer la musique d’entrée des joueurs. L’affaire fit grand bruit au point d’éclipser l’actualité mercato du PSG pourtant très riche avec l’arrivée de Lionel Messi.
C’est en 1985 que Phil Collins a enregistré « Who Said I Would » qui figure sur “No Jacket Required”, troisième album solo du leader de Genesis. Mais ce n’est qu’en 1991 que le morceau sort en single, dans une version live pour la promotion de l’album “Serious Hits… Live !”
La Parc des Princes adopte le morceau en 1992 alors que le club vient d’être racheté par Canal Plus. Son intro percutante et cuivrée accompagne les joueurs au moment où ceux-ci font leur entrée pour le match. Une réponse parfaite au “Jump” de Van Halen qui sévit depuis 1986 au stade Vélodrome de Marseille. En véritable Enfant du Rock, Pierre Lescure, président de la chaîne cryptée et donc patron du Paris Saint-Germain, est très attaché à l’atmosphère musicale d’un stade.
Au début, c’est le morceau “Attention Mesdames et Messieurs” de Michel Fugain qui est diffusé à l’entrée des joueurs, mais il recueille plus de railleries que d’adhésion, et est finalement retiré.
“On voulait sortir du foot à papa. Il y avait un débat entre une musique latino en clin d’oeil à Ricardo et Valdo et du rock progressif plus grandiloquent, type Genesis ou Simple Minds. On a finalement choisi l’intro de Who Said I Would de Phil Collins car elle faisait une boucle et les percussions rappelaient le rythme latino” se remémore Gilles, ancien animateur de la tribune Auteuil dans les colonnes de L’Équipe en septembre 2021.
Le titre de Phil Collins bien failli disparaître dès novembre 2015. Lors de PSG-Troyes le 28 novembre, les joueurs font leur entrée sur la pelouse sur l’air de “Ô Ville Lumière”, titre adapté de l’hymne écossais “Flowers of Scotland” que les supporters parisiens chantent de longue date. Le morceau convient à la période, juste après les attentats de Paris, mais il divise les fans.
Beaucoup de supporters regrettent alors “Who Said I Would”. Le titre de Phil Collins est plus adapté que « Ô Ville Lumière« , chant magnifique et populaire, mais qui manque manifestement d’entrain. L’entrée des joueurs doit faire l’objet d’une musique rythmée, riche de percussions et de cuivre à défaut d’un riff imparable. Et puis “Who Said I Would” est déjà inscrit dans l’inconscient des fans du club qui leur rappellent quelques moments inoubliables comme les rencontres de Ligue des Champions ou les duels contre l’Olympique de Marseille.
Le 11 septembre 2021, le club de la capitale officialise dans les colonnes du Parisien le remplacement de “Who Said I Would” par un titre de DJ Snake, supporter du club parisien. La morceau de Phil Collins est relégué au début de l’échauffement des joueurs. Mais ce changement provoque la grogne des supporters parisiens, très attachés au morceau historique. Les dirigeants du club reviendront finalement sur leur décision. “Who Said I Would” n’a pas fini de résonner au Parc des Princes à l’entrée des joueurs.
"Ô Ville Lumière": Un Classique Indémodable
Inspiré de l’hymne écossais Flower of Scotland, « Ô Ville Lumière » a été repris par les ultras parisiens dans les années 90 et s’est imposé comme un des chants emblématiques du Parc des Princes.
Ô Ville Lumière,Sens la chaleur,De notre coeur,Vois-tu notre ferveur,Quand nous marchons près de toi ?Pour Paris je perds la raison,Je ne pourrais m’en passer,Du virage résonne la passion,Des Ultras du PSG !On a Paris dans la peau,Allez, allez, allez Oh !
Depuis les attentats qui ont frappé la capitale, le Paris Saint-Germain a pris pour coutume d’accompagner l’entrée des joueurs, sur le terrain, au rythme du chant « Ô Ville Lumière », en remplacement de l’habituel, « Who Said I Would » du chanteur Phill Collins. Ce n’est pas encore totalement acté mais le club francilien pourrait garder les choses ainsi et faire de « Ô Ville Lumière » son nouvel hymne.

On sait peu de choses sur l’origine de cet hymne. Certains attribuent sa paternité au groupe des Boulogne Boys, sans certitude. Toujours est-il qu’aux carrefours des années 2000, ce chant inspiré de l’hymne écossais Flower of Scotland est l’un des plus populaires dans les tribunes du Parc, entonné par les deux virages (Boulogne et Auteuil) chargés de l’animation.
Disparue avec le plan Leproux Des virages aux mains des groupes d’ultras qui sont évincés du Parc des Princes en 2010. Après la mort de Yann Lorence, jeune supporter, à l’issue d’une rixe, le président de l’époque, Robin Leproux décide de sévir et dissout les groupes de supporters les plus violents : c’est le fameux plan Leproux. Le calme revient dans le XVIe arrondissement de Paris, mais l’ambiance s’en ressent. Les virages s’éteignent, les chants disparaissent et un nouveau public plus familial s’installe dans les tribunes.
Conscients du problème que pose ce manque de ferveur, les nouveaux dirigeants parisiens - le président Nasser al-Khelaïfi en tête - tentent de relancer la culture ultra. En avril 2015, juste avant le choc contre le FC Barcelone en quart de finale de la Ligue des champions, le club publie un communiqué dans lequel il demande aux supporters d’entonner Ô ville lumière, « véritable hymne du Paris Saint-Germain, chanté par un Parc des Princes fier de ses joueurs, du parcours réalisé, et des futures conquêtes ». Grossière erreur.
Dans la foulée, les supporters historiques du club de la capitale s’en prennent à la nouvelle direction, dénonçant une instrumentalisation d’un chant leur appartenant. « Provocation », « Hypocrisie », « Paris c’est nous ! » peut-on lire sur les réseaux sociaux à l’époque.
Mais un dramatique évènement va remettre ce chant au goût du jour. En novembre 2015, la France et sa capitale sont frappées en plein cœur par une série d’attentats. Bataclan, Stade de France, terrasses du XIe arrondissement… Face à l’horreur, les Parisiens brandissent leur devise comme un bouclier « Fluctuat nec mergitur », « il est battu par les flots, mais ne sombre pas » et chante les louanges de leur ville.
Le 28 novembre, l’orchestre des gardiens de la paix joue Ô ville lumière juste avant un match contre Troyes. Les supporters reprennent le chant en chœur. Rebelote lors de la journée suivante contre Lyon puis en Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne. Au point que le club parisien envisage, un temps, de remplacer le fameux Who said I would de Phil Collins qui accompagne l’entrée des joueurs depuis 1992.
Depuis quelques années, Ô ville lumière a moins de succès dans les travées du Parc. Avec le retour des ultras en 2016, le CUP (Collectif Ultras Paris) a lancé de nouveaux chants notamment Tous ensemble on chantera. Composé par un supporter, c’est elle qui accompagne désormais les exploits du PSG.
"Paris SG, Tous Ensemble On Chantera": Un Chant Phénomène
En quelques mesures simples et fédératrices, "Tous ensemble on chantera" est devenu le chant phénomène des supporters du Paris Saint‑Germain. Né dans les tribunes d’Auteuil autour de 2016, ce chant ultra, popularisé par le Collectif Ultras Paris s’est imposé grâce à sa structure rythmique minimaliste : un air facilement mémorisable, parfaitement adapté à l’ambiance et l'alchimie d’un stade.
Tribune Auteuil, 2016 : première explosion vocale au Parc des Princes. Effet viral : l’air s’attache rapidement à l’ADN du club, repris à chaque match, en Ligue 1 comme en compétitions européennes. Caractère fédérateur : sa progression mélodique simple en fait un chant “catchy” qui entraîne les joueurs et les supporters présents.
Lors de la finale de la Ligue des Champions à Munich, le chant a retenti avec force dans l'Allianz Arena, repris en cœur par des dizaines de milliers de supporters parisiens . Une vidéo virale montre des fans entonnant "Paris SG, tous ensemble on chantera" dans une atmosphère électrisante.
L’entraîneur Luis Enrique a lui‑même repris le chant en français lors d’une promenade à vélo, saluant les supporters et affirmant que “le meilleur reste à venir”. Le PSG a transformé ce chant en hymne presque officiel, allant jusqu’à le faire interpréter avec un orchestre symphonique pour célébrer le titre de champion de France !
Voici les paroles de ce chant emblématique :
Paris SG,
Tous ensemble on chantera,
Cet amour qu’on a pour toi,
Qui ne cessera jamais !
Après tant d’années,
De galères et de combats,
Oh pour toi Paris SG.
Le morceau, qui a progressivement envahi les tribunes depuis 2016 et le retour des Ultras au Parc des Princes, est devenu l’hymne officieux du PSG. Avec un rythme assez lent, un ton et des mots moins provocateurs que certains entendus dans d’autres refrains, il parvient à marquer un temps d’arrêt lorsqu’il est entonné, à créer une sorte d’instant solennel qui unit l’ensemble des personnes liées au club.
« D’une certaine manière, chacun peut le prendre un peu comme il veut, complète-t-il. Les Ultras ont forcément pensé à leur interdiction de venir au Parc des Princes pendant plusieurs années, mais pour d’autres supporters, cela peut évoquer les périodes où Paris jouait le maintien où celles où le Parc était gangrené par la violence et les rivalités entre les tribunes Auteuil et Boulogne. Les plus jeunes qui suivent le club depuis moins longtemps pourront eux y voir à travers ce chant les défaites les plus dures à encaisser, la remontada face au Barça par exemple. »
Le Virage Auteuil: Un Cœur Vibrant
Le virage Auteuil est réputé pour ses chants enflammés. Chaque match, les supporters transforment le stade en une véritable fan zone où chaque voix compte. Des chants tels que « Écoutez chanter, écoutez chanter, écoutez chanter les Parisiens » ne se contentent pas d’encourager l’équipe, ils rassemblent également tous les fans, quel que soit leur passé ou leur histoire personnelle.
Chaque chant des supporters est un partage d’émotions. Des paroles comme « Oh pour toi Paris » attirent l’attention sur l’amour indéfectible que les fans portent à leur club. Ces mots résonnent au-delà des murs du stade, atteignant le cœur de ceux qui les chantent. Ils transmettent le sentiment que, peu importe les défis rencontrés, l’amour pour le PSG restera toujours intact.
Voici quelques exemples de chants populaires :
- "Allez Paris, Paris SG"
- "Enfin pour que nos couleurs, brillent encore"
- "Et on te chantera des chansons"
- "On a gagné la coupe ohé !"
- "Allez allez allez"
- "Paris est magique"
Ces chants sont très populaires, car ils sont accessibles à tous ( pas de paroles ). Ce sont des chants dits de " relance " qui permettent de faire repartir la tribune en cas de creux. Ils sont également très porteurs et servent très souvent à faire monter la fièvre quand le stade est bien chaud.
Tableau des Chants Populaires et de Leurs Origines
| Chant | Origine | Utilisation |
|---|---|---|
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°1) | Marseille | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°2) | Italie | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°3) | Boulogne | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°4) | Caen (1993/1994) | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°5) | 1995 | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe ohé !" (chant n°6) | Italie (via Boulogne) | Relance de la tribune |
| "On a gagné la coupe" | Finale de la coupe de France 1993 | Relance de la tribune |
Voici quelques exemples de chants emblématiques :
- « Qui sommes-nous ? Les gens veulent le savoir ! Qui sommes-nous ? Nous sommes supporters du PSG, rien ne pourra nous arrêter, Rouge et Bleu les couleurs de notre cœur, Allez Paris gagne pour nous les ultras, lo lo lo, lo lo lo, lo lo lo lo… »
- « Oh mamma mamma mamma, oh mamma mamma mamma, sais-tu, pourquoi, mon cœur bat Rouge et Bleu ? J’ai vu jouer Paris, j ai vu gagner Paris, et c’est, pourquoi, mon cœur bat Rouge et Bleu !! »
- « Oui c’est toi l’amour de ma vie, tu es mon amour infini, partout où tu iras, je serai toujours là, car mon cœur ne bat que pour toi Paris !! »
- « Depuis de longues années, on marche à tes cotés, c’est du Rouge et du Bleu qui coulent dans nos veines, alors pour toujours, jusqu’au dernier jour, PSG, nous sommes tes soldats, ta fidèle armée, oho, oho, ohooooo, ohooooo… »
- « Oh Parisiens, oh Parisiens, oh Parisiens allez allez, oh Parisiens, allez, oh Parisiens [clap clap] allez allez [clap clap] oh Parisiens, allez allez, lo lo lo looo, lo lo lo looo, lo lo lo, lo lo lo, lo, lo, lo, lo, Oh Parisiens [clap clap] allez allez [clap clap] Oh Parisiens, allez allez. »
- « Ensemble nous sommes invincibles, unis par la même passion, de notre virage terrible, s’élèvent en chœur nos chansons, en Rouge et Bleu allez, en Rouge et Bleu allez, en Rouge et Bleu allez, en Rouge et Bleu allez. »
- « Nous n’irons jamais à Saint-Denis, c’est au Parc que l’histoire s’écrit, nous sommes Rouge et Bleu pour la vie, notre amour s’appelle Paris, en Rouge et Bleu allez… »
- « Allez Paris SG, vous êtes notre fierté, vous allez enflammer, ce stade de légende, et du Virage Auteuil, s’élèvera en chœur, d’une voix phénoménale, cette chanson capitale, La, la, la, la, la la, la, la, la, la, la la… »
- « Un seul club dans notre coeur, Paris SG c’est notre honneur. Partout où il va, nous le suivons. Rien n’arrêtera notre passion. Nous sommes les ultras de la capitale, et notre ferveur est inébranlable, Allez Paris, Paris SG, Allez Paris, Paris SG, Allez Paris, Paris SG, Allez Paris, Paris SG ».
- « Et on supporte Paris, seulement Paris SG, dans le malheur ou dans la gloire, fidèles à nos couleurs. »
- « Oba kaka bona ! Boya tata yéyé ! Boya tata yo ! Boya tata yéhé ! Yéyéyé yéyéyé yéyéyé yéyéyééééé. Si vous voulez gagner, jouez comme des guerriers, faîtes les trembler, soyez sans pitié ! Yéyéyé, yéyéyé, yéyéyé, yéyéyé… ».
- « Ce soir, nous allons chanter, la victoire, la victoire, ce soir, nous allons chanter la victoire du PSG ohé. Ça c’est Paris !! ».
- « Et elle est où, et elle est où, et elle est où la Coupe d’Europe ? Et elle est où, et e...
Les chants des supporters du Paris Saint-Germain sont bien plus que de simples mélodies. Ils sont le reflet d’une passion dévorante et d’une identité qui transcende les frontières du sport. Ces chants, qui unissent les cœurs des Parisiens, racontent bien plus qu’une simple affiliation à une équipe ; ils tissent les liens d’une identité collective et d’un amour indéfectible pour le club.