Le hockey sur glace est un sport très physique. La pratique du hockey sur glace est très physique et il n'est pas rare que de véritables rixes aient lieu sur la glace. Ces altercations ont un attrait particulier pour les novices mais l'inverstissement corporel des joueurs fait partie intégrante du jeu.
Afin d'éviter que la situation ne dégénère complètement, il existe, comme pour tout autre sport, des règles fixes. Au hockey sur glace, il existe aussi le concept de hors-jeu. Un hors-jeu se produit lorsqu'au moins un joueur de l'équipe attaquante se trouve dans le troisième tiers avant que le palet n'ait franchi la ligne bleue.
Les joueurs peuvent pousser du pied le palet, par contre il est interdit de marquer un but de cette manière. Une autre infraction classique des règles concerne la crosse. Celle-ci ne doit jamais être tenue au-dessus des épaules, sans quoi le joueur fautif sera pénalisé de 2 à 5 minutes d'exclusion de jeu. Une infraction peut aussi être de faire un croche-pied, frapper un joueur avec sa crosse ou de le charger.
Une telle faute sera sanctionnée par l'arbitre et le joueur incriminé sera exclu du jeu pour 2 voire même jusqu'à 5 minutes. Il en résulte la supériorité numérique pour l'équipe adverse : le powerplay. Une dureté excessive entraîne presque toujours une pénalité de méconduite. Le joueur sanctionné doit reste sur le banc des pénalités pendant 10 minutes sans pour autant que son équipe soit obligée de jouer en infériorité numérique. En cas de comportement particulièrement brutal, le joueur incriminé peut se voir infliger la pénalité la plus lourde au hockey sur glace : la pénalité de match.
Etant donné que cette discipline sportive est originaire d'Amérique du Nord, le vocabulaire du hockey sur glace regorge de termes anglais.
Au hockey sur glace, il est possible de jouer derrière la cage du gardien. La surface de but est délimitée par une zone bleu clair et un demi-cercle rouge. Le territoire de l'arbitre est délimité lui aussi par un demi-cercle rouge. Sur toute la surface se trouvent des points, certains entourés par des cercles. Ces derniers sont appelés points d'engagement.
En France, les mise en échec sont surveillées de près !
Les combats en NHL : Tolérance et règles spécifiques
Les amateurs de hockey sur glace, et notamment de NHL, se régalent devant les combats entre joueurs. Pour ceux qui n’y sont pas habitués, c’est toujours une surprise que de voir des joueurs enlever leurs gants et se donner des bourre-pifs. Certains pestent contre ce côté violent du hockey, car, selon eux, cela en freine le développement. Mais les fans aiment ça.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la pratique du combat est illégale. En NHL et dans certaines ligues mineures américaines, les joueurs qui participent à un combat reçoivent une pénalité de 5 minutes. Dans les ligues universitaires, aux Jeux olympiques ou dans les ligues européennes, le joueur est exclu et rate le prochain match. Ces sanctions découragent donc les combattants.
Comme on peut le voir, en NHL, les joueurs qui se battent ne sont pas exclus définitivement du terrain. C’est la raison pour laquelle elles y ont encore cours. Attention toutefois, il ne faut pas confondre le combat avec la « mise en échec », qui elle est autorisée.
Quand deux joueurs ont décidé d’en venir aux mains, ils doivent absolument jeter leur crosse et leurs gants au sol. S’ils le font en même temps, les deux joueurs écoperont de la même pénalité. Ils se battent donc à main nue. La crosse et les gants contiennent des parties en plastique et les risques de blessures mortelles sont alors très élevés. Les deux joueurs se battent jusqu’à ce que l’un d’entre eux ait un genou qui touche terre. Chaque équipe peut avoir dans son effectif un « policier ». C’est un joueur qui compense son manque de technique par un formidable sens du combat. Ce dernier peut entrer en jeu à tout moment pour essayer de provoquer un combat.
Un combat bien mené peut retourner le court du match. En plus de créer un choc psychologique, si le meilleur joueur adverse est exclu, cela peut déstabiliser l’équipe et l’amener à encaisser des buts. Toutefois, à l’heure actuelle, les policiers ont tendance à disparaître.
Jusqu’en 2013-2014 en NHL, les joueurs étaient autorisés à enlever leur casque pour se battre. À présent, c’est interdit. La violence des combats a mis en lumière de nombreux cas de commotions cérébrales, mais aussi de mort prématurée.

Le nœud gordien des combats réside dans leur popularité. C’est pour cela, qu’à part une règlementation sévère, les ligues nord américaines ne le supprimeront pas. Des équipes qui seraient totalement anonymes accèdent à la lumière dans le monde entier par le biais de ces pugilats. Sans compter que, dans une arène qui hurle de joie, il est difficile de ne pas prendre des hockeyeurs qui se battent pour des gladiateurs des temps modernes.
Trois combats en à peine neuf secondes de jeu : le match entre les États-Unis et le Canada, le 16 février dernier, sur fond de tensions géopolitiques, a rappelé à tout le monde, si nécessaire, que la castagne restait ancrée dans la culture hockey. Certes, elle diminue fortement.
En Europe et aux JO, les bagarres sont ainsi strictement interdites et sévèrement sanctionnées. Pour autant, nombre de joueurs sont amenés à se battre un jour ou l'autre dans leur carrière, et certains en font une vraie spécialité. On les appelle "enforcer" ou "tough guy", que l'on peut traduire par "policier" et "homme fort". Ceux-là sont prêts à en venir aux mains pour protéger leurs coéquipiers ou casser la dynamique de l'équipe adverse.
Envoyer des mandales sur des patins demande une certaine habileté Le regretté Derek Boogaard, décédé en 2011 à l'âge de 28 ans, était l'un d'eux. Sa carrière de bagarreur est l'une des plus emblématiques de l'histoire de la NHL selon Ross Bernstein, auteur de l'ouvrage de référence The Code : The Unwritten Rules Of Fighting And Retaliation In The Nhl (Le Code : Les règles non écrites des combats et des représailles dans la LNH).
« Derek Boogaard était un garçon imposant. Il s'est battu toute sa vie. Il allait à l'école et se battait. » Même chose sur la glace. Sauf qu'envoyer des mandales sur des patins demande une certaine habilité, loin d'être innée.
« C'est très technique parce qu'avec une main tu dois tenir l'adversaire et avec l'autre main tu dois te battre. Et tu dois aussi savoir inverser, gauche droite, droite gauche. »Au cours de sa carrière, Boogaard a fait appel au boxeur Scott LeDoux. « C'était son mentor. Scott était un bon entraîneur pour lui, car non seulement il était un excellent boxeur, mais il a également joué au hockey. Il l'a entraîné à se battre sur des patins. »
En plus de cette préparation physique, l'ailier Canadien regardait des vidéos de ses adversaires avant de les affronter, pour se familiariser avec leurs déplacements et leur style de combat.
La bagarre au hockey est un art plus subtil qu'il n'y paraît, régi par un ensemble de règles informelles. Les deux combattants doivent avoir consenti au combat en jetant leur crosse et leurs gants pour ne pas s'en servir, ne pas frapper par derrière ou un homme à terre, ne pas s'en prendre à plus petit que soi et continuer d'écouter l'arbitre. Un code d'honneur, que les hockeyeurs se transmettent.
Avec plus de 150 combats en carrière, le Québécois Georges Laraque connaît sur le bout des poings ce code. Depuis qu'il a pris sa retraite sportive, l'animateur radio de BPM Sports partage son savoir-faire à la nouvelle génération : Michael Pezzetta et Arber Xhekaj des Canadiens de Montréal ou encore Matt Rempe des New York Rangers ont bénéficié de ses conseils.
Une vidéo tournée à l'été 2024 le montre sur la glace, muni d'un gant, encaissant des uppercuts de l'attaquant new yorkais. « Matt Rempe, c'était un vrai kamikaze quand il est entré dans la ligue, se souvient Nicolas Cloutier, journaliste pour TVA Sports, diffuseur de la NHL au Canada. Il jetait les gants contre absolument n'importe qui, mais sa technique était très approximative. Il prenait énormément de coups. Laraque lui a donné quelques conseils, il l'a aidé à travailler sur sa défense. »
Quand ce ne sont pas les hockeyeurs eux-mêmes, ce sont les coaches qui incitent à rendre les coups. Jouer les brutes est parfois vu comme un moyen de gravir les échelons.
« Je n'étais pas quelqu'un qui me battait dans la cour d'école ou en soirée, mais sur la glace j'ai pris ce rôle », témoigne Olivier Labelle, ancien joueur professionnel passé par le Championnat de France (Ligue Magnus). J'avais ce côté physique, mais le côté bagarreur s'est développé un peu par nécessité quand je suis arrivé au niveau junior au Québec. Je l'ai fait parce que je rêvais de jouer en NHL et je savais que mon talent ne suffirait pas.
Ses entraîneurs de l'époque l'ont alors poussé à muscler son jeu. « Avant ma deuxième année en juniors, mon coach m'a dit : "si tu veux être repêché pour la draft NHL, il va falloir que tu jettes les gants, tu n'as pas le choix" ».
S'en sont suivis des dizaines de combats les années suivantes jusqu'à signer pro en ligue américaine (l'antichambre de la NHL). « Là-bas, au bout de trois matches, l'assistant coach est venu me voir pour me dire qu'il aimerait que je jette plus les gants. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. J'ai fait ce que j'avais à faire pour garder ma place. »
« Les joueurs savent que s'il y a un "enforcer" sur le banc adverse, ils ne vont pas jouer salement. C'est une arme de dissuasion ».
Reconverti comme agent de joueurs, Olivier Labelle s'estime heureux d'avoir toute sa tête aujourd'hui. Seule une douleur chronique dans le bas du dos lui rappelle la rudesse du hockey des années 2000. Car les temps ont beaucoup changé. Les règles ont évolué pour protéger la santé des joueurs (les commotions cérébrales ont particulièrement touché les bagarreurs du passé). En l'espace de vingt ans, le nombre de combats a été divisé par deux en NHL selon le site spécialisé HockeyFights.com.
Dans les années 60 à 90, il y avait des "enforcers" traditionnels, dont le seul rôle était de sortir du banc et de se battre. Ils jouaient parfois seulement deux minutes par match, relate Ross Bernstein. Aujourd'hui, les joueurs ne peuvent plus être unidimensionnels. Ils sont obligés de faire autre chose, de marquer des buts ou de bloquer des tirs. Le hockey est beaucoup plus compétitif. Il y a toujours des joueurs coriaces, capables de se battre contre n'importe qui, mais ils sont plus complets.
L'accélération du jeu oblige les "hommes forts" à se réinventer. « Pour les rares dont c'est encore le rôle de jeter les gants, la bagarre n'est plus qu'un échantillon de leur entraînement. C'est comme un joueur de foot qui va s'entraîner à tirer des coups francs, explique Nicolas Cloutier. Il y a encore des bagarres, mais on est loin de l'époque où toutes les équipes avaient des "enforcers". »
Néanmoins, les passes d'armes ne sont pas près de disparaître tout à fait. « Les combats existent toujours et existeront toujours parce que les joueurs le veulent, assure Bernstein. Les joueurs savent que s'il y a un "enforcer" sur le banc adverse, ils ne vont pas jouer salement. C'est une arme de dissuasion. »
Exemple récent : Rangers contre Devils
Les bagarres sont fréquentes en hockey sur glace. Lors de la rencontre de NHL entre les Rangers de New York et les Devils du New Jersey, il n’aura fallu attendre que quelques petites secondes après le coup d’envoi pour que la glace se transforme en ring de boxe. C’est du jamais vu. Pourquoi les dix hockeyeurs titulaires en sont venus aux mains aussi vite ?
Un passif non réglé entre deux adversaires serait à l’origine de ce déchaînement de coups de part et d’autre. L’attaquant des Rangers Matt Rempe et le défenseur des Devils Kurtis MacDermid avaient un compte à régler avant le jeu. Ce jour-là, Matt Rempe a décliné une proposition de combat de son adversaire Kurtis MacDermid en début de match. Et comme le relate l’agence américaine Associated Press, la suite de la rencontre a donné lieu à un vilain geste de Matt Rempe sur un autre défenseur adverse.
Cette pratique de l’affrontement à mains nues est plutôt courante en Amérique du Nord, relaie le Huffpost . Ces combats sont tolérés (plus que réellement autorisés), à condition de respecter certaines règles bien strictes. Il est notamment interdit de frapper un joueur à terre, il faut obligatoirement jeter sa crosse et ses gants au sol avant de se battre, et surtout toujours écouter l’arbitre lorsqu’il demande de cesser.
Résultat de cette bagarre générale ? Quatre expulsions de part et d’autre, y compris Matt Rempe et Kurtis MacDermid.
En réalité, dans les règles officielles du sport, le combat est illégal et donc puni. Mais comme les punitions varient selon les ligues, certaines sont beaucoup plus sujettes aux affrontements, parce qu’elles sont volontairement trop laxistes. C’est le cas des ligues américaines (AHL - NHL) où les joueurs sont sanctionnés de seulement quelques minutes de pénalité.
Les combats sont donc fréquents et tolérés s’ils respectent certaines règles : les joueurs doivent écouter l’arbitre, ne pas frapper un homme à terre, et jeter leur crosse et leur gant pour ne pas s’en servir pendant le combat. On appelle ça « The Code » et la CBC en a même fait un documentaire (qui m’a bien servi pour y comprendre quelque chose).
Si « The Code » est respecté, alors le combat peut commencer, et il sera arrêté dès lors qu’un des deux protagonistes ne tiendra plus debout sur ses patins.
Les ligues américaines s’accordent à dire que ces affrontements permettraient de libérer les joueurs d’une frustration qui aurait pu les amener à asséner des coups bien plus dangereux pendant le match. Après tout, on aime le divertissement, donc pourquoi pas. On peut même voter pour le gagnant d’un combat sur Hockey Fights, un site spécialisé dans les combats de hockey sur glace.
Six joueurs par équipe dont un gardien sont simultanément sur le terrain de jeu au hockey sur glace. La position de gardien peut également être prise par un joueur de champ. Les joueurs sont la plus part du temps une minute sur la glace puis sont remplacés. Le palet est contrairement à un ballon de football relativement petit est peut être joué très rapidement - le spectateur peut vite le perdre de vue. C'est la raison pour laquelle pendant les matchs d'équipes professionnelles des lumières clignottent derrière les cages.
A la fin de chaque tiers temps, les équipes changent de côté. En cas d'égalité à la fin des 60 minutes de temps de jeu règlementaire, une prolongation est jouée avec "mort subite" ou une série de tir au but a lieu.
Les deux lignes bleues divisent le terrain en trois zones. La zone défensive est le tiers dans lequel se trouve la cage d'une équipe. La partie sur laquelle se trouve la cage de l'équipe adverse est donc la zone d'attaque. Les zones de défense et d'attaque sont aussi appelées zones d'extrémité. Les buts sont situés respectivement sur chaque ligne de but.
La zone de défense est comprise entre la balustrade derrière le but défendu par l’équipe et la première ligne bleue. Cette zone comprend également une ligne rouge fine, appelée ligne de but, sur laquelle est placé le but à défendre. La zone neutre, quant à elle, est la partie de la patinoire comprise entre les deux lignes bleues. Au milieu de la zone, une ligne rouge aussi épaisse que les lignes bleues symbolise le milieu de la glace et est appelée la ligne rouge centrale. Enfin, la zone d’attaque va de la deuxième ligne bleue à la bande derrière le but défendu par l’équipe adverse.
Lors d’un match, il y a 2 à 4 arbitres sur la glace. Les deux équipes sont composées de 5 joueurs de champs et d’un gardien de but sur la glace. Les équipes peuvent compter un maximum 22 joueurs, dont 2 gardiens sur une feuille de match. L’équipe qui marque le plus de buts au cours de la rencontre est déclarée vainqueur. Certains matches peuvent être complétés d’une prolongation, en cas de match nul entre les deux équipes.
Pour gêner l’adversaire, les hockeyeurs ont le droit de rentrer en contact avec lui pour le déstabiliser et récupérer le palet. Les équipes peuvent réaliser autant de changements de joueurs qu’elles le souhaitent. Un joueur qui attaque n’a pas le droit de précéder le palet dans la zone d’attaque. Autre règle très importante, celle du dégagement interdit.
Le hockey sur glace nord-américain a une spécificité : les combats entre 2 joueurs y sont tolérés. Ils sont sanctionnés, mais les joueurs ne sont pas exclus pour la rencontre. Aussi, les équipes ont des joueurs appelés "policiers", qui servent à protéger les vedettes de l'équipe ou à impressionner l'adversaire. Ces combats sont encadrés par le règlement, et tolérés jusqu'à un certain point par les arbitres. Par exemple, les joueurs jettent simultanément leurs gants à terre pour indiquer qu'ils sont tous les deux d'accord pour se battre, sans qu'il n'y ait "d'instigateur" qui prendrait davantage de pénalités.
Tout comprendre des règles du Hockey sur Glace en 6 minutes !

| Ligue | Sanction pour combat | Exclusion du match |
|---|---|---|
| NHL | Pénalité de 5 minutes | Non |
| Universitaire, JO, Européenne | Exclusion | Oui |