Montréal, une ville reconnue pour sa richesse culturelle et son amour du sport, a une histoire particulière en ce qui concerne le basketball professionnel. Au fil des années, diverses initiatives ont vu le jour, certaines ayant connu un succès éphémère, tandis que d'autres ont pavé la voie à un avenir prometteur pour ce sport dans la métropole québécoise.

Le Paysage Actuel du Basketball à Montréal
Actuellement, plusieurs opportunités existent pour les passionnés de basketball à Montréal. Que ce soit pour rejoindre un petit club local vers Rosemont/Petite Patrie, former une équipe entre amis, ou simplement pratiquer ce sport, les options sont variées. De plus, l'intérêt pour le basketball ne cesse de croître, alimenté par le succès des joueurs québécois au niveau professionnel.
La Ligue élite canadienne de basketball (LECB), fondée en 2019, a également contribué à l'essor du basketball au Canada. Avec l'ajout de Montréal en 2022, la ligue a franchi une étape importante en reconnaissant l'importance de cette ville pour le développement du basketball au pays.
« Montréal est devenue l’une des régions les plus fortes au pays pour le basketball, et nous sommes très heureux d’alimenter cette croissance en créant une franchise professionnelle dans cette ville », a déclaré Mike Morreale, commissaire et chef de la direction de la LECB. « Nous avons maintenant un écosystème au Canada et au Québec qui permet à certains de nos meilleurs joueurs, entraîneurs et directeurs généraux de rentrer au bercail. »
L'Alliance de Montréal, l'équipe de la LECB basée à Montréal, est dirigée par Annie Larouche, qui privilégie les joueurs locaux. La saison de la LECB se déroule en été, débutant le 25 mai et se terminant au mois d’août.
Valérie Plante, mairesse de Montréal, a souligné l'impact positif de l'équipe sur l'économie locale : « Les gens vont venir ici, ils vont assister à un match, et ils pourront profiter des artères commerciales du quartier, aller au restaurant et, pourquoi pas, aller se baigner à la plage de Verdun. »
L'Attrait d'une Franchise NBA à Montréal
L'idée d'une franchise NBA à Montréal refait surface régulièrement, alimentée par l'amour des Québécois pour le basketball et le succès des joueurs canadiens dans la ligue. Une franchise NBA au Québec offrirait à la ligue une nouvelle grande rivalité géographique. En NHL, la rivalité entre les Toronto Maple Leafs et les Montréal Canadiens est l’une des plus anciennes et plus grandes de la ligue et du sport nord-américain en général. En MLS, une rivalité entre le Toronto FC et le Montréal CF (anciennement Impact de Montréal) a émergé dans la même lignée et fait aujourd’hui partie des plus importantes de la ligue.
Au-delà d’une simple rivalité, une franchise à Montréal ou au Québec aurait une consonance culturelle forte. Il s’agirait tout d’abord de la première franchise NBA non-anglophone et donc d’un porte-étendard de l’identité francophone du Québec. À l’image du FC Barcelone aujourd’hui symbole de la lutte culturelle et indépendantiste catalane, une franchise NBA québécoise pourrait à terme obtenir cette même symbolique et attachement local.
Le Canada n’a jamais semblé aussi prêt à accueillir une deuxième franchise NBA. Montréal, deuxième plus grande agglomération du pays semble être une suite logique dans la volonté d’internationalisation de la NBA. Niveau infrastructures, la ville dispose de la Bell Centre, salle de 21 900 places accueillant les Canadiens ainsi que des matchs de présaison NBA de manière régulière.
La parade de champions NBA des Toronto Raptors en 2019 a fait vibrer au-delà de l’Ontario et jusque dans le Québec.
Les Initiatives Passées et Leurs Leçons
Plusieurs équipes de basketball professionnel ont tenté de s'établir à Montréal dans le passé, mais ont rencontré des difficultés diverses. Parmi ces équipes, on retrouve les Dragons, le Matrix et le Jazz.
Faits saillants: Alliance de Montréal vs. Shooting Stars de Scarborough (16 juin 2024)
Les Dragons
Les Dragons étaient une équipe prometteuse avec des joueurs talentueux, mais leur existence a été de courte durée. La version officieuse veut que les mystérieux propriétaires des Dragons aient pris peur à l’annonce de l’arrivée des Raptors de Toronto et des Grizzlies de Vancouver en NBA, et ont décidé de plier bagage, anticipant des pertes financières.
Le Matrix
Le Matrix, dirigé par Pascal Jobin, a connu un certain succès en American Basketball Association (ABA), mais a été confronté à des problèmes liés à la ligue et au manque d'investissements. L’ABA est toujours en affaires, car elle laisse croire à beaucoup de gens qu’ils peuvent devenir propriétaires d’une équipe de sport professionnel en échange d’une modique somme d’argent », explique-t-il.
Le Jazz
Le Jazz a connu une saison désastreuse dans la Ligue nationale de basketball du Canada (LNB), menant à la suspension des activités du club. « Les dirigeants de la ligue m’ont contacté afin de boucher un trou de 40 parties au calendrier, continue Jobin. Les Kebs de Laval ont cessé leurs activités alors qu’ils étaient supposés se joindre à la ligue. J’ai fait de mon mieux. Le Jazz était un projet condamné dès le départ.
Ces expériences passées soulignent l'importance d'avoir une ligue stable, des investissements solides et une implication de la communauté pour assurer le succès d'une équipe de basketball professionnel à Montréal.
Le Développement du Basketball chez les Jeunes
Malgré les défis rencontrés par les équipes professionnelles, le basketball continue de gagner en popularité chez les jeunes Québécois. Le niveau de jeu s'améliore constamment, comme en témoigne le succès des joueurs québécois dans les grandes ligues. En 2019, 153 joueurs canadiens évoluaient en N.C.A.A et 24 en N.B.A !
Des initiatives d'immersion basket à Montréal sont également proposées, offrant aux jeunes joueurs la possibilité de s'entraîner et d'être conseillés par des entraîneurs canadiens. Ces programmes contribuent au développement du basketball à la base et préparent la prochaine génération de joueurs québécois.
Nous sommes au Québec depuis 2018 avec notre société Air Sports Travel et avons placé et suivi plus de 300 joueurs déjà. Lors de ton immersion, tu feras de gros entraînements et/ou des matches.
B.A.E Académie: Une Passerelle vers le Basketball Universitaire au Québec
Créée à Strasbourg en 2017, B.A.E Académie a migré au Québec pour le bien des joueurs et des coaches. En quelques chiffres, B.A.E en 2021/2022 est finaliste des 90 équipes de la coupe du Québec en U13 et champion en U17 garçons sur 64 équipes avec 3 joueurs français.
Parmi les joueurs lycéens entraînés et suivis toute l’année dans les équipes de B.A.E, 10 joueurs qui ont validé leur dernière année d’études de lycée ont été sélectionnés dans un sport étude universitaire dont 2 en D1 CEGEP. Ces joueurs évolueront donc à un très bon niveau pendant 3 saisons et suivront des études post lycée de qualité.
Depuis 2018, B.A.E a fait venir au Canada et a suivi plus de 200 joueurs dont 95% de Français. L'académie s'occupera individuellement de seulement 10 joueurs francophones en 2022-2023 avec un travail de développement individuel important au sein de son académie.
Ces joueurs seront tous scolarisés et intégrés dans les équipes de B.A.E et celles de leurs établissements scolaires, ce qui leur permet de s’intégrer au Canada, de jouer avec des joueurs Canadiens et Américains, d’améliorer leurs compétences en anglais.
B.A.E organise toute l’année des essais pour des joueurs qui après le BAC veulent tenter l'aventure au Canada. Si tu as entre 12 et 23 ans et tu veux savoir si tu as le niveau pour jouer pour une école au Canada et continuer tes études, B.A.E propose une solution.
Tu seras suivi et coaché par le responsable de l'académie, tu auras des visites et des rendez-vous avec les coaches, le personnel administratif des écoles, des matches et des entraînements chaque jour en plus avec plusieurs équipes. Tu peux venir toute l’année (me consulter). Du dimanche au dimanche.
Tu devras atterrir à l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada, le coût du vol, Paris/Montréal est entre 300 et 500 €. Enfin tu peux te faire accompagner par un parent (non joueur) le coût pour lui du séjour sera de 375 € pour 7 jours.
Pour tes repas ils ne sont pas fournis mais tu peux cuisiner dans notre superbe logement (voir photo). Enfin pour accorder avec ton billet d'avion si tu dois rester un jour de plus ou de moins, toute nuit en plus te seras facturé 40€ mais pas de basket au programme.
Nous sommes au Québec depuis 2018 avec notre société Air Sports Travel et avons placé et suivi plus de 300 joueurs déjà. Lors de ton immersion, tu feras de gros entraînements et/ou des matches. Tu seras suivi, coaché et conseillé par plusieurs coachs Canadiens durant ton immersion.
Pourquoi Choisir le Canada pour le Basketball Universitaire ?
Partir au Canada est un très bon choix pour continuer tes études (en français) comparé aux prep school américaine (en anglais) ou tu ne feras pas d’études pendant un an (pour les post BAC) ! Les français ne paient que très peu de frais scolaires dans les écoles publiques. De ce fait ton année basket et scolaire te coûtera 600€ par mois (tout compris avec tes billets d'avion) de l'expertise de B.A.E depuis 2017 au Canada.
En plus du développement des joueurs de son académie, B.A.E organise toute l’année des essais pour des joueurs qui après le BAC veulent tenter l'aventure au Canada.
Le système sport-études basket au Canada est très proche du système U.S avec un niveau basket plus accessible pour les étrangers et surtout un niveau de culture plus accessible puisque 70% des Canadiens parlent Français !
En 2019, 26 joueurs français évoluaient en N.C.A.A et 12 en N.B.A, alors que 153 joueurs Canadiens évoluaient en N.C.A.A et 24 en N.B.A !
L'Université Laval, hôte du championnat canadien de basketball
Formules d'Immersion Proposées par B.A.E Académie
B.A.E Académie à Montréal propose 2 formules d'immersion: Immersion avec nos partenaires sur Montréal. Choix dans les 2 formules en fonction de la période d'ajouter des activités ou services en option (voir formulaire ci-contre).
Notre service voyage, s'occupe de te trouver un lit et un billet d'avion pour toi et tes proches.
Le programme canadien « Bien dans mes baskets »
Le programme canadien « Bien dans mes baskets » de l’école Jeanne-Mance est présent au premier Forum social mondial du sport organisé à Paris jusque vendredi. Ce projet participe au premier Forum social mondial du sport organisé les 27, 28 et 29 novembre à Paris.
"Ne vous empêchez pas de rêver !" L'injonction fait la " une " d'une revue affichée à l'accueil de l'école secondaire Jeanne-Mance de Montréal. Des rêves, les participants de cet établissement au programme "Bien dans mes baskets" n'en manquent pas. Dans cette école de 970 élèves dont 60 % sont issus de milieux défavorisés, l'opération profite chaque année à une centaine d'adolescents, souvent en grande difficulté d'apprentissage et de comportement.
C'est leur bouée de sauvetage pour sortir d'un engrenage maléfique et leur ouvrir une porte vers de nouveaux rêves, sportifs ou académiques.
Martin Dusseault, travailleur social en milieu scolaire, est à l'origine du projet, l'une des best stories du prochain Forum Educasport. " Avant 2001, nous avions beaucoup de mal à rejoindre les adolescents en difficulté des communautés noires du quartier, haïtiens et africains, se souvient-il. L'école fermait à 15 h 30 et les jeunes traînaient dans la cour. Certains jouaient au basket, associé à la culture hip-hop. Un jour, je suis sorti avec mon ballon pour jouer avec eux. "
Il s'est alors rendu compte de l'impact positif que cela avait sur ses relations avec les jeunes dans l'école, puis il est devenu entraîneur. Rapidement, les joueurs lui ont confié leurs problèmes, en tête-à-tête dans son bureau. " Ils me voyaient comme quelqu'un de confiance et non plus comme un travailleur social, assure-t-il. J'ai compris que le basket permettrait d'établir un lien significatif avec des ados en difficulté et de faire de l'école un milieu de vie. "
Le programme " Bien dans mes baskets " s'est développé petit à petit dans l'école, en dehors des cours. " On a même réussi à faire ouvrir le gymnase le midi, les week-ends et durant les vacances scolaires ", précise Martin Dusseault, qui coordonne une petite équipe de travailleurs sociaux et bénévoles (dont d'anciens élèves) pour l'encadrement et l'entraînement.
Le ballon est " un outil d'intervention sociale " auprès des Dragons, nom des huit équipes de basket (six masculines et deux féminines). Il vise l'acquisition d'habiletés sociales dans le cadre d'un projet axé sur les centres d'intérêt des ados, tout en favorisant des comportements sociaux et en développant la motivation scolaire.
Les Dragons ont repeint leur gymnase, aidé à l'installation des salles pour les réunions de parents…
"UNE MEILLEURE ESTIME D'ELLES-MÊMES"
Andrée Marquis, directrice de l'école, voit " vraiment la différence " chez ces jeunes. " Ils sont plus persévérants, ont un énorme sentiment d'appartenance à leur école et à leur milieu, de bonnes valeurs éthiques et de partenariat ", dit-elle.
" Bien dans mes baskets " étend ses ailes aux plus jeunes, avec neuf programmes " mini-Dragons " dans des écoles primaires du quartier. Objectif : faciliter le passage du primaire au secondaire via le basket, en utilisant les plus grands comme entraîneurs bénévoles.
Depuis deux ans, l'équipe de " Bien dans mes baskets " a aussi tissé des liens avec une association de Brooklyn, le Center for Family, qui propose des activités aux jeunes, dont le basket. Avec l'International Association for Social Work, les deux organismes ont monté le projet " Girls Basketball Event ". Une équipe féminine de basket de l'école montréalaise a fait le voyage en février à New York pour une rencontre.
" Certaines en sont revenues transformées, avec une estime d'elles-mêmes bien meilleure ", note Martin Dusseault.
Alonie Le Gresley, 17 ans, était du voyage : " Ça n'avait pas d'importance de gagner ou de perdre les matchs ! Ce qui comptait, c'était d'avoir ces échanges avec des filles comme nous. Nous avions aussi un conflit dans l'équipe, mais tout a été effacé à New York. "
Nommée athlète de l'année 2012 dans son école, Alonie revient de loin. Renvoyée de plusieurs écoles, elle affiche aujourd'hui un beau sourire : " J'aime l'école ! J'ai trouvé ma motivation dans le sport et dans tout ce que je fais avec mes amies de “Bien dans mes baskets”. "
Martin Dusseault est aussi fier du chemin parcouru par Eloho Omalosanga, arrivé à 9 ans du Congo, sans parler ni français ni anglais, avec des troubles de l'apprentissage. Joueur de foot, il " a laissé les pieds pour jouer avec les mains " dans ce qu'il considère, à 26 ans, comme son " autre famille ". Devenu entraîneur, il a reçu le Prix de " bénévole de l'année " au Québec en 2012.
Mambi Diawara, 19 ans, reste aussi très attaché à son école. Né au Canada de parents maliens, il a connu " des hauts et des bas " dans ses études. Grâce à " Bien dans mes baskets ", il a assouvi sa passion pour le sport. Mais il souligne l'aide précieuse reçue de la part des intervenants sociaux pour mieux réussir à l'école. Au point de remporter en 2011 un prix de la persévérance scolaire et sportive, puis celui de " recrue de l'année " du Réseau du sport étudiant du Québec. " Je rêve toujours de basket professionnel ", dit celui qui vient d'être approché par l'équipe de basket d'une université américaine.
Le programme repose en trois grands points:
- Premier pilier : des entraînements de basket accessibles à tous, sans critère de performance, où le sport devient un prétexte pour aborder des compétences psychosociales.
- Deuxième pilier : un suivi individualisé par des travailleurs sociaux, qui interviennent aussi bien sur le parquet que dans les couloirs de l’école.
- Troisième pilier : l’engagement communautaire. Chaque participant doit réaliser 20 à 30 heures de bénévolat annuel, que ce soit en nettoyant des parcs, en mentorant des élèves du primaire ou en organisant des tournois intergénérationnels.
Si les défis financiers persistent, le programme incarne une lueur d’espoir : celle d’une société où le sport ne se contente pas de divertir, mais répare, rassemble et élève.
Voici une liste non exhaustive de joueurs repérés par French Basketball Scouting, illustrant la diversité et le talent présents dans le monde du basketball universitaire et professionnel :
| Nom | Date de naissance | Lieu de naissance | Taille | Poids | Nationalité | Poste |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Yauhen MASSALSKI | 25/03/1999 | Minsk (Biélorussie) | 2.08m | 108kgs | Biélorusse | 5 Bosman |
| MIKE DAVIS | 22 mai 1996 | Brunswick (Georgie) | 1,93 m | 86 Kg | Américain | Arrière |
| Ante Brzovic | 2 juin 2000 | Zagreb (Croatie) | 2,08 m | 102 Kg | Croate | |
| Donovan Donaldson | 1 octobre 1996 | Nashville (Tennessee) | 1,85 m | 84 Kg | Américain | Meneur de jeu |
| Steven Verplancken Jr. | 16 juillet 2000 | San Pedro (République dominicaine) | 1,93 m | 93 Kg | Dominicano-belge | Arrière |
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