Triomphe Historique de l'Équipe de France de Volley-Ball aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021

L'équipe de France de volley-ball a gravé son nom dans l'histoire en remportant la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021. Cette victoire marque un tournant, car c'est la première fois que les volleyeurs français atteignent ce niveau de succès olympique. Retour sur un parcours exceptionnel et une équipe soudée.

L'équipe de France de volley-ball en 2017.

Un Parcours Improbable Vers la Gloire

Cette finale récompense un parcours improbable, de ceux qui restent longtemps dans les mémoires. Imaginez une équipe qui perd deux de ses trois premiers matchs, contre les Etats-Unis et l’Argentine, et redoute de se faire éliminer dès le premier tour, comme aux Jeux de Rio, en 2016. Imaginez ensuite cette même équipe, toujours en phase de poules, dominer la Russie (déjà) et arracher un point du tie-break contre le Brésil, champion olympique en titre.

En quarts de finale, victoire sur les doubles champions du monde polonais, après avoir été menés deux sets à un ! C’était avant un succès sur l’Argentine, retrouvée en demi-finales, puis avant cette seconde victoire de l’été sur la Russie. La plus belle, à n’en pas douter, de toute l’histoire du volley-ball français. « Chaque fois que l’on s’est planté, c’est lorsque l’on pensait être favoris », résume le passeur Antoine Brizard.

La Finale Épique Contre la Russie

Les volleyeurs français sont champions olympiques. Ils ont disposé de la Russie en finale des Jeux, samedi 7 août à Tokyo. Victoire trois sets à deux (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12), presque deux heures et demie après le coup d’envoi. Le match terminé, les Bleus peuvent entamer une danse de la joie. Une sorte de French cancan, presque aussi atypique que leur jeu fait de feintes et de fougue.

D’abord au premier set : les Bleus sont menés de trois points (16-19) lorsque le sélectionneur, Laurent Tillie, demande un temps mort. Première explication, premières solutions : les Français reprennent l’avantage (23-22), sur le tard, passant devant grâce à un smash d’Earvin Ngapeth. Smash contré par les Russes, mais en dehors du terrain. Le deuxième set est plus limpide, face à des adversaires encore sonnés d’avoir laissé échapper le premier.

Tout l’inverse des troisième et quatrième manches, lors desquelles les Russes reprennent des forces, encouragés par une délégation peu avare en « Davaï » (allez) et autres exhortations. Et que dire du tie-break… Intenable. Un mano a mano, point contre point, smash pour smash, auquel même les remplaçants et les membres du staff français semblent avoir envie de participer.

Côté adverse, de la seule tribune occupée de l’Ariake Arena, les sifflets ne sont pas rares pour déconcentrer les Français au moment de leur service. « A deux sets partout, on s’est dit : “Les gars, c’est pas grave, ce sera encore plus beau de gagner trois sets à deux que trois sets à zéro” », raconte Kévin Tillie, dont le père n’est autre que le sélectionneur. « On a eu un coup de barre, on n’avait plus d’énergie, mais on est allé chercher avec le cœur la médaille d’or », apprécie Trévor Clévenot.

Avec aussi « beaucoup de lucidité », insiste son coéquipier Benjamin Toniutti. Il en fallut, en effet, pour rattraper les trois points d’avance pris par les Russes en début de cinquième manche.

Une Équipe de "Survivants"

« On est des survivants », s’exclamait Laurent Tillie, qui n’en avait pas fini. Ces Bleus ont surpris tout le monde, à commencer par leurs adversaires. « On fait des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir au volley, expliquait Jean Patry après la demi-finale. Un mélange de combativité et de créativité par moments. Avec des points qui peuvent faire mal à l’adversaire et nous renforcent mentalement. »

Comme Antoine Brizard ou Barthélémy Chinenyeze, Patry a rajeuni les rangs d’une génération déjà parmi les plus douées du volley français, celle des Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov et Benjamin Toniutti. Ce dernier a toujours le statut de capitaine, mais il a vécu la finale en qualité de remplaçant, Antoine Brizard lui ayant été préféré de nouveau.

MESSAGE CACHE de l'equipe de FRANCE de VOLLEYBALL championne olympique [TOKYO 2020]

La Force d'un Collectif

« On a envie d’être tous ensemble dans la lumière », expliquait Grebennikov dès le premier rassemblement pré-olympique, à Mulhouse, au mois de mai. « On essaie d’oublier l’enjeu, on est une bande de potes qui jouent au volley », précisait Earvin Ngapeth.

Les années avançant, la bande de potes a grandi. « Il y a beaucoup plus de moments sérieux dans nos retrouvailles, dans nos discussions, poursuit Ngapeth, qui a signé dans le même club que Jenia Grebennikov, à Modène (Italie). Ça m’a fait bizarre de l’appeler pour lui parler de l’école des enfants. »

Grebennikov s’en amuse : « Des familles se créent, on se retrouve pour les mariages, certains me disant “Ah, Jenia, t’as des cheveux blancs”, il y en a qui vont devenir chauves. »

Héritage et Avenir

Aujourd’hui, Laurent Tillie n’hésite pas à comparer équipes et époques. Comme joueur, il avait disputé les Jeux 1988 de Séoul, la première des cinq participations olympiques du volley français. Jusqu’à cet été, toutes avaient échoué avant les quarts de finale. Pour le sélectionneur, « il n’y a pas photo », la génération actuelle est « dix fois, vingt fois, cent fois plus forte ».

L’entraîneur de l’équipe de France s’apprête à céder ses fonctions au Brésilien Bernardo Rezende, une référence, après avoir conduit les Bleus jusqu’à leurs premiers titres : premier Euro (2015), premières Ligues mondiales (2015 et 2017) et désormais première médaille olympique, en or de surcroît.

Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov, Trévor Clévenot, Jean Patry, Kévin Tillie ? Tous fils d’anciens volleyeurs. Le sélectionneur national espère désormais que « des garçons et des filles » auront envie de se joindre à eux, bien au-delà des familles d’initiés.

Le titre olympique, « magnifique vitrine », a donné à voir son sport. « Un sport sans contacts, esthétique, spectaculaire, mental », vante-t-il. Un sport « mondial ». La Fédération internationale de volley-ball comprend encore plus de nations membres que celle du football. Depuis samedi, elle compte aussi un nouveau pays champion olympique.

Composition de l'Équipe de France aux Championnats du Monde 2025

Le sélectionneur Andrea Giani a dévoilé ce mercredi la liste des 14 français qui prendront part au Mondial aux Philippines. Parmi eux, Earvin Ngapeth remis de sa tendinopathie du genou droit dans les temps pour la compétition. "Je n'ai pas de douleurs du tout, ça commence à aller bien dans le jeu", expliquait le réceptionneur-attaquant en début de semaine, en stage de préparation à Okinawa. Même constat pour Yacine Louati, débarassé de sa gêne à la cheville droite.

De son côté, Timothée Carle devra encore prendre son mal en patience pour s'imposer en équipe de France. Déjà réserviste lors des Jeux Olympiques à Paris l'été dernier, le joueur de Nagoya, au Japon, occupera le même rôle aux Philippines. "Tim a été blessé en début de saison internationale et n’a donc pas joué les premières poules de la Volleyball Nations League. En son absence, Mathis Henno a fait de très bonnes choses pour nous, ce qui explique ce choix.

Les noms des 14 joueurs français sélectionnés pour le championnat du monde ont été dévoilés ce mercredi. Earvin Ngapeth s'est remis à temps de sa blessure pour prendre part à la conquête du dernier titre manquant aux Bleus."Pour nous tous, c'est un rendez-vous d'équipe, c'est la dernière qui nous manque", résumait parfaitement Earvin Ngapeth à la fin du mois d'août, après un stage à Cannes.

Avec, dans l'effectif, un certain Hubert Henno, père de Mathis Henno, qui s'apprête à vivre sa première expérience en championnat du monde à tout juste 20 ans.

Parcours aux Championnats du Monde 2025

Coup d’arrêt brutal pour les Bleus. L’équipe de France masculine de volley-ball, double championne olympique (Tokyo 2021 et Paris 2024), a été éliminée prématurément des Championnats du monde 2025, organisés aux Philippines. Avec ce revers, les Français terminent la phase de groupes avec un bilan d’une seule victoire pour deux défaites, insuffisant pour accéder aux huitièmes de finale. Cette élimination signe un nouvel échec dans un Mondial qui reste le seul grand titre absent au palmarès de l’équipe de France.

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