Affaire Auradou-Jegou : Accusations de viol en Argentine et soutien familial

L'affaire impliquant Hugo Auradou et Oscar Jegou, deux jeunes rugbymen français, a suscité une vive émotion en France et en Argentine. Accusés de viol aggravé lors de la tournée du XV de France en Argentine en juillet dernier, les deux joueurs ont été au centre d'une enquête judiciaire complexe et médiatisée.

Les faits et l'enquête

En juillet dernier, les internationaux français Oscar Jegou et Hugo Auradou ont été accusés de viol et d’agression sexuelle par une femme en Argentine, lors de la tournée sud-américaine des Bleus.

Après un match contre l'Argentine, une femme de 39 ans a porté plainte contre Hugo Auradou et Oscar Jegou pour viol aggravé. Les faits se seraient déroulés dans un hôtel de Mendoza dans la nuit du 6 au 7 juillet. Les deux joueurs ont nié toute agression, affirmant que les relations sexuelles étaient consenties.

Placés en détention après leur arrestation, ceux qui ont été inculpés en Argentine ont depuis été remis en liberté et autorisés à revenir en France il y a quelques jours.

Hugo Auradou et Oscar Jegou sont rentrés en France il y a maintenant cinq jours. Toujours mis en examen pour « viol avec violence en réunion » pour des faits présumés dans la nuit du 6 au 7 juillet à Mendoza, les deux joueurs du quinze de France attendent désormais la suite judicaire de leur affaire.

Un temps, Hugo Auradou et Oscar Jégou ont été assignés à résidence à Mendoza.

En raison de contradictions notables et zones d’ombre dans le comportement de la plaignante, le 2e ligne de Pau et le 3e ligne de La Rochelle ont été autorisés à rentrer au pays. Les deux joueurs restent inculpés pour viol aggravé. Leur demande de non-lieu pourrait être examinée dans les jours à venir à Mendoza.

Ils ont été autorisés par la justice Argentine à rentrer en France cette semaine.

Le témoignage de David Auradou, père d'Hugo

David Auradou, le père d'Hugo et ancien deuxième ligne du XV de France, s'est confié sur l'affaire qui touche son fils dans un entretien accordé à l'émission « Sept à Huit » sur TF1. David Auradou, père d’Hugo, s’est exprimé pour la première fois dans le cadre de l’affaire dans laquelle est impliquée son fils.

Dans l'émission « Sept à Huit » sur TF1, David Auradou, le père d'Hugo et ancien international, a témoigné sur l'affaire qui touche son fils : « Dans mon intime conviction, je sais que mon fils est innocent, parce que c'est mon fils. Il a une qualité première, c'est qu'il ne ment jamais. Il a d'autres défauts. S'il avait vraiment fait le con, il n'aurait pas été aussi convaincant. Ça c'est une certitude. Que votre enfant soit accusé d'un crime aussi grave, il n'y a pas de mot ».

David Auradou, ancien joueur de l'équipe de France, et père d'Hugo, mis en examen pour viol aggravé sur une femme en Argentine, a témoigné pour l'émission Sept à Huit.

Il ne souhaite « à aucune famille de vivre ce que l’on a vécu », a raconté comment son fils avait vécu son arrestation, et précisé le croire « sur parole ».

David Auradou, qui s’est rendu sur place, raconte son fils. « C’est un gamin qui a la tête sur les épaules. Il est tout sauf quelqu’un de violent. Il est au contraire hyper réfléchi, a beaucoup d’empathie, est à l’écoute des autres. C’est un gamin qui est stable. C’est tout l’inverse que ce qu’on entend de lui », assure-t-il au sujet du deuxième ligne de la Section Paloise.

David Auradou lâche : « Moi, à partir de ce moment-là, je le crois sur parole et je suis intimement convaincu de son innocence. »

Les mots d'Hugo à son père après sa mise en examen

Désormais entraîneur à Suresnes, David Auradou raconte, aussi, les mots tenus par son fils juste après sa mise en examen : « Il ne comprend pas, il est incrédule et il me dit : ''Papa, papa, papa, crois-moi, tout ce que tu vas entendre, tout ce qu'on te dit sur moi, c'est faux''. Et moi, à partir de ce moment-là, je le crois sur parole. »

Lorsqu’il a été arrêté par la police locale, Hugo Auradou a appelé son père par téléphone. « Il est limite en larmes, il reste fort, mais est incrédule », narre le papa, aujourd’hui entraîneur à Suresnes (Nationale).

« Il est limite en larmes mais il reste fort, assure David Auradou. Il ne comprend pas, il est incrédule et il me dit : ’’Papa, papa, papa, crois-moi, tout ce que tu vas entendre, tout ce qu’on te dit sur moi, c’est faux’’. Et moi, à partir de ce moment-là, je le crois sur parole.

« Il est limite en larmes, il reste fort. Il ne comprend pas, il me dit Papa, papa, crois-moi ! Tout ce que tu entends, ce qu’on dit sur moi, c’est faux ! », se souvient-il. « Et moi, à partir de ce moment-là, je le crois sur parole et je suis intimement convaincu de son innocence. »

L’ancien joueur du Stade Français, désormais entraîneur à Suresnes, en banlieue parisienne, a expliqué quels avaient été les premiers mots de son fils à la suite de sa mise en examen pour viol : « Il est limite en larmes, mais il reste fort. Il ne comprend pas, il est incrédule et il me dit : "Papa, papa, papa, crois-moi, tout ce que tu vas entendre, tout ce qu’on te dit sur moi, c’est faux". Et moi, à partir de ce moment-là, je le crois sur parole.

Affaire Auradou-Jegou : la justice relève des contradictions dans le récit de la plaignante

La position de la justice argentine

Après cinq mois de procédure, la justice argentine s’est prononcée, mardi 10 décembre, pour un non-lieu dans l’enquête visant Hugo Auradou et Oscar Jegou, deux rugbymans français inculpés de viol aggravé en juillet, en marge d’une tournée du XV de France dans le pays.

Un communiqué du pôle judiciaire de Mendoza, où la juge Eleonora Arenas a rendu son délibéré, a précisé que « l’acte enquêté ne constitue pas un délit », donc qu’il n’y avait pas eu de viol.

A Mendoza, l’avocat argentin des joueurs, Me German Hnatow, s’est félicité du délibéré rendu par la juge Eleonora Arenas : « L’acte [sexuel] était consenti, aucun crime n’a été commis, et il ne fait aucun doute qu’ils sont innocents. »

La juge chargée de l’affaire, à Mendoza, a rendu sa décision mardi, après cinq mois de procédure. Le parquet avait plaidé en faveur de l’abandon des poursuites.

Tôt dans le dossier, notamment à la mi-août, en décidant la remise en liberté des deux joueurs il avait relevé des « contradictions notoires, incohérences, zones grises » dans le récit de la plaignante.

Puis les avocats des joueurs avaient à leur tour plaidé pour un non-lieu, qu’ils réclament depuis août. Pour eux, « tout a été dit » dans un dossier où « le délit n’a pas existé », en raison de « l’existence de consentement ».

Les deux jeunes hommes affirment depuis le début que les relations sexuelles avec la plaignante, une Argentine de 39 ans rencontrée dans une boîte de nuit, étaient consenties, et sans violence.

Réactions et perspectives

« Bien sûr, il y a eu une explosion de joie », avoue David Auradou, ancien 2e ligne international (40 sélections), au sujet de la décision de justice permettant à son fils de rentrer au pays. « Mais ce sont les montagnes russes. On fait un pas en avant, deux en arrière. Je ne souhaite à aucune famille de vivre ce que l'on a vécu.

Aux yeux de David Auradou, le retour de son fils en France est déjà une première victoire: "Ce sont les montagnes russes", a-t-il exprimé à Sept à Huit.

Il espère également voir son fils de retour sur les terrains, de sorte que cette affaire soit derrière lui. « J’espère que quand il aura fondé sa famille, que son Wikipédia ne soit pas autour de cette affaire. J’espère que les gens dans la rue le reconnaîtront parce que c’est un joueur de rugby de haut niveau.

David Auradou aimerait que son fils retrouve vite les terrains et tourne rapidement la page. « J’espère simplement que le jour où mon fils aura fondé sa famille, son nom sur Wikipedia ne sera pas associé à cette affaire.

Joueur Club Poste
Hugo Auradou Section Paloise Deuxième ligne
Oscar Jegou Stade Rochelais Troisième ligne

« Si leurs performances sportives le permettent, ils seront potentiellement sélectionnables pour rejouer en équipe de France », a affirmé, dès le jugement connu, la Fédération française de rugby (FFR) dans un communiqué. Elle a dit accueillir la décision judiciaire « avec soulagement et satisfaction ».

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