Le water-polo est un sport collectif aquatique opposant deux formations de sept joueurs. C’est un sport collectif joué dans l’eau où deux équipes s’affrontent pour marquer plus de buts que son adversaire en mettant le ballon dans les buts opposés. Le water-polo est présent aux Jeux olympiques depuis le XXe siècle et est le sport collectif olympique le plus ancien. À Paris, il y aura un tournoi femmes et un tournoi hommes.

Action de jeu de water-polo
Histoire et Évolution du Water-Polo
Une variante du water-polo était pratiquée dans la Rome antique. Populaire chez les légionnaires, ils le propagèrent à travers tout l'empire. Il faut ensuite attendre 1869 pour voir les membres du club britannique de natation de Bournemouth pratiquer un jeu dont les règles sont assez proches du water-polo moderne. Les premières règles sont édictées en 1870 par le club de natation de Londres. En 1876, les règles sont publiées et le premier match interclubs se tient en 1874 à Londres. Le premier match international a lieu en 1890. Il met aux prises Angleterre et Écosse.
Une version américaine du jeu se développe à partir de 1897. C'est un jeu plus violent que son homologue britannique. Le water-polo est un sport olympique dès 1900 pour les hommes et passe en 1911 sous le contrôle de la FINA (devenue depuis World Aquatics). Les jeux olympiques ne leur sont ouverts qu'en 2000. Un championnat du monde masculin est mis en place à partir de 1913, le championnat féminin à partir de 1986, en complément de la coupe du monde féminine à laquelle elles ont accès en 1979.
Au milieu du XIXe siècle, un jeu de ballon dans l’eau, le « water-derby », est pratiqué en Grande-Bretagne. Sous le nom de water-polo, il fait son entrée aux JO en 1900 à Paris.
Les Britanniques dominent les palmarès jusqu'aux années 1920. La France, la Belgique, la Suède, la Hongrie et l'Allemagne rivalisent ensuite avec les créateurs britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie, la Yougoslavie et l'URSS viennent rejoindre l'élite mondiale. Le jeu évolue, notamment sous l'impulsion des Hongrois, pays où il est extrêmement populaire.
En 1900, le water polo fait son entrée dans les bassins par la grande porte, en participant aux grands événements internationaux. Il sera l’un des premiers et des seuls sports d’équipe représentés à cette époque. L’année 2000 marque la dernière grande avancée, ou plutôt vient combler un retard des compétitions sur les usages. C’est en effet à Sydney que les femmes rejoignent le tournoi international, alors que les clubs s’étaient depuis des années ouverts à leur pratique.
Composition d'une Équipe et Positions des Joueurs
Une équipe de water-polo se compose de sept joueurs avec six remplaçants. Dans l’eau, il y a toujours sept poloïstes : un gardien et six joueurs de champ. L'équipe a 1 ou 2 gardien(s) qui peuvent avoir le no 1 et le 13 pour le gardien remplaçant. Mais même un joueur de champ peut avoir le 13, ce joueur est appelé la pointe (ou l'arrière pointe/contre pointe). À l’exception du gardien de but, tous les joueurs participent à la défense et à l’attaque dans le jeu. Les joueurs dépensent donc énormément d’énergie au cours d’un match. Pendant l’action de jeu ou lors d’une pause, un joueur peut sortir et être remplacé par un coéquipier. Récemment apparue au water-polo, la flying zone élargit la zone de remplacement des joueurs.
Les 6 joueurs de champ s'organisent habituellement en un demi-cercle, à 2-7 mètres du but adverse, avec un joueur au centre (appelé pointe). Les joueurs s’organisent en demi-cercle autour du but adverse, avec un poloïste au centre, appelé pointe (comme le pivot au handball). C’est un poste particulier, puisque le joueur tourne le dos à la cage opposée. Il a pour rôle de récupérer les passes rapidement afin de buter. Ce poste est assez particulier car le joueur fait face à ses coéquipiers, et tourne donc le dos au gardien adverse. Son rôle est de récupérer une passe, faite sur l'eau, à tourner son défenseur (l'arrière pointe ou contre pointe) pour se retrouver face au gardien et à tirer rapidement. Le jeu pointe/arrière pointe est très engagé et très physique puisqu'une certaine tolérance est laissée aux deux joueurs.
Le gardien porte le bonnet numéroté un, de couleur rouge. Le gardien, comme au football, empêche l’adversaire de scorer.
Durée et Déroulement d'un Match
Un match de water polo se dispute en 4 périodes de 8 minutes de jeu effectif. Ces périodes sont séparées par des temps de repos de 2 minutes sauf entre les 2e et 3e périodes où le repos est de 5 minutes. Le temps de jeu passe de 30 secondes à 28 secondes. Chaque équipe, dès qu'elle prend possession de la balle (interception, engagement, etc.), elle dispose de 30 secondes maximum pour tirer au but. Dès qu’une équipe prend la balle dispose de 30 secondes pour tirer au but. Dans ce cas (qu'il y ait but ou non, ou encore corner), le décompte de ces 30 secondes est réinitialisé.
Règles de Base et Fautes
La balle doit être maniée à une seule main (sauf pour le gardien). Elle ne doit pas être sous l'eau. Le joueur ne peut s'appuyer sur aucune partie du bassin (buts, bords ou fond du bassin) pendant le temps de jeu (si un gardien s'appuie sur le bord du bassin, une pénalité est sifflée contre son équipe).
En revanche, la plupart des coups sous l'eau sont " autorisés " puisque les deux arbitres se trouvent en dehors du bassin, leur visibilité sur les coups se donnant sous l'eau est fortement limitée, voir nulle. L’arbitrage est complexe au water-polo, puisque les deux officiels sont situés au bord du bassin et ne voient donc que très peu ce qui se passe sous l’eau. Cependant, le sport est encadré par un règlement strict.
Globalement, il y a une grande liberté de manœuvre des défenseurs sur le porteur de balle : dès qu’il l’a entre ses mains, on peut le « charger » ou le couler.
Le système de fautes se divise en deux catégories : les fautes simples et les fautes graves.
Fautes simples
- La balle doit être maniée à une seule main (sauf pour le goal).
- Elle ne doit pas être sous l’eau et le joueur ne doit pas l’utiliser pour s’appuyer ou se reposer dessus.
- Le joueur ne peut s’appuyer sur aucune partie du bassin (buts, bords ou fond du bassin) pendant le jeu (si un gardien s’appuie sur le bord du bassin, un penalty est sifflé contre son équipe).
Fautes graves
- Une faute commise sur un attaquant dans la zone des 5 mètres est sanctionnée par un penalty, si ce dernier est en position de marquer. Il est alors tiré sur la ligne des 5 mètres.
- Nager sur le dos de son adversaire ou le frapper entraîne une faute grave assortie d’une exclusion de 20 secondes. Le joueur va alors « en prison ».
- A la troisième faute grave, le joueur est exclu définitivement et remplacé (Exclusion Définitive Avec remplacement (EDA).
- Dans le cas d’une faute encore plus grave, comme un coup volontaire, le joueur est exclu du match et ne peut être remplacé que quatre minutes après la faute.
En fait, certaines fautes au water-polo sont sanctionnées par des exclusions. Elles sont très stratégiques ! Le joueur sort alors du jeu pour une durée de 20 secondes maximum ou la durée de l’attaque en cours. Il doit alors se diriger dans la zone d’exclusion située dans le coin du terrain, proche du banc de ses coéquipiers remplaçants.
Terrain de Jeu et Équipement
La zone de jeu est de 30 mètres par 20 mètres pour les matchs masculins et de 25 mètres par 20 mètres pour les matchs féminins. La profondeur minimale est quant à elle fixée à 1,80m. Un bassin de water-polo doit mesurer entre 20 et 30 mètres de longueur et 10 et 20 mètres de largeur. La profondeur de l’eau est de 1,80 mètre minimum. Le bassin mesure 30 m par 20 pour les matches masculins et 25 m par 20 pour les matches féminins.
La ligne rouge (2 mètres) : zone de hors jeu. Comme dans de nombreux sports, de façon très simple, quand le ballon franchi entièrement la ligne. Ligne rouge (2 m) : zone de hors-jeu. Un attaquant ne peut pas y pénétrer, sauf si la balle est déjà dans cette zone, que la passe est déjà effectuée (balle aérienne) ou que l'attaquant est dans l'aile. Autour de chaque but, on trouve la zone des 2 mètres. On a le droit d’y entrer que si on possède la balle. Elle est délimitée par des plots rouges situés à 2 mètres de la ligne de but et des bouées rouges à 2 mètres des poteaux. Jusque là sous forme d’une ligne aux 2 mètres, cette zone rectangulaire a fait son apparition dans le water-polo en 2019.
Un but peut être marqué avec n'importe quelle partie du corps, à l'exception du poing fermé. Un but peut être marqué en nageant avec le ballon jusqu'au but.
Un ballon de water-polo est comme un ballon de volley-ball. On distingue 5 différentes tailles de ballon au water-polo. De la taille 1 à la taille 5, chaque catégorie d’âge a son ballon autorisé, avec ses caractéristiques règlementaires.
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Équipement Supplémentaire
Et rien d’autre ! Je peux citer l’indémodable peignoir de water-polo (quoique…). Et oui, traditionnellement les joueurs faisaient leur entrée dans le bassin avec un bon vieux peignoir. Personnellement, je trouve ça pas très joli ! Le sac de water-polo peut être un très bon investissement. Entre les affaires qu’on oublie de sécher entre 2 sessions, le bord du bassin trempé et sujet aux éclaboussures, un bon sac étanche et hermétique aux odeurs de moisi est très utile :-). Pour cela, beaucoup utilisent un sac de natation. Les tee-shirts de water-polo sont difficiles à trouver sur internet. Rarement jolis, toujours un peu kitsch.
Quelques poloïstes célèbres
Parmi les principaux poloïstes, citons les Hongrois Tibor Benedek, György Bródy, Dezső Gyarmati, Olivér Halassy, Márton Homonnai, Tivadar Kanizsa,Tamás Kásás, György Kárpáti et István Szívos, les Italiens Gildo Arena, Francesco Attolico, Alessandro Bovo, Paolo Caldarella, Mario Majoni, Eraldo Pizzo, Amedeo Pomilio, Alessandro Campagna, Cesare Rubini et Carlo Silipo, les Espagnols Daniel Ballart, Manuel Estiarte, Miki Oca et Sergi Pedrerol, les Allemands Fritz Gunst, Hagen Stamm, Frank Otto et Erich Rademacher, les Croates Elvis Fatovic, Djuro Savinovic et Ratko Rudic, les Serbes Igor Milanović, Dušan Popović, Vladimir Vujasinović, Aleksandar Sapic et Mirko Sandić, le Monténegrin Mirko Vicevic, les Britanniques Paul Radmilovic, Charles Smith et Georges Wilkinson, le Russe Dimitri Apanasenko, le Belge Victor Boin et les Français Henri Padou, Pierre Garsau, Armand Mikaelian, Michel Idoux, Marc Crousillat et Frédéric Audon.