Parmi les trophées convoités, la Ligue des champions de football est l’un de ceux qui fait le plus rêver les joueurs et les fans. Cette coupe est parmi les plus connues du monde. Et aussi parmi les plus convoitées. Bon nombre de légendes du football ont soulevé, ou seulement rêvé de soulever, le trophée de la Ligue des champions. On vous raconte son histoire et on vous livre ses petits secrets.
Le trophée de la Ligue des champions et ses secrets. Lancée en 1956, la compétition, alors appelée Coupe d’Europe des clubs champions, a vu l’apparition du trophée actuel dix ans plus tard.
On connaît bien le design du prestigieux trophée, facilement reconnaissable avec ses anses immenses qui lui valent le surnom de "Coupe aux grandes oreilles" en France ("Big ears" en anglais et "La Orejona" en espagnol). Mais il n’a pas toujours eu cette allure.
Elle est surnommée "LA COUPE AUX GRANDES OREILLES" à cause de ses deux manches qui sont en forme d'oreilles. Elle est constituée entièrement d'argent.
La coupe actuelle fait 73,5 centimètres de haut et pèse 7,5 kilos. Le trophée est gravé de l’appellation Coupe des clubs européens champions.
7,5 kilogrammes de bonheur, 73,5cm de haut. Le trophée de la Ligue des champions est arrivé à Paris ce dimanche. Les supporters présents sur les Champs-Élysées ont enfin pu apercevoir en vrai la coupe aux grandes oreilles.
L'histoire du trophée original
Au début des années 1950, des journalistes de L’Equipe commencent à évoquer la création d’une compétition réunissant les meilleurs clubs européens. Le projet voit le jour en 1955 et L’Equipe fournit à l’UEFA le trophée de cette compétition, alors appelée Coupe d’Europe des clubs champions.
En 1966, le Real Madrid remporte sa sixième C1 en onze éditions. En effet, en 1966, le Real Madrid a remporté sa sixième C1 et l’UEFA lui a donc offert le trophée original. L’instance européenne a alors demandé un nouveau trophée.
Sous l’impulsion de Hans Bangerter, le secrétaire général de l’UEFA de l’époque, l’instance fait appel à la maison Bijoux Stadelmann, basée à Berne, en Suisse, siège de l’UEFA à l’époque.
L’UEFA commande à l’artisan-joaillier Jörg Stadelmann un trophée d’une valeur de 10.000 francs suisses, soit 6.500 euros de nos jours. "Avec mon père Hans, nous nous sommes rendus au bureau de M. Bangerter et nous avons recouvert le sol avec nos dessins. Il nous a décrit les préférences des Bulgares, des Espagnols, des Italiens, des Allemands et j'en passe. Nous avons superposé les dessins comme un puzzle", explique Jörg Stadelmann.
Hans Bangerter, secrétaire général de l’UEFA à l’époque, a confié cette tâche à la maison Bijoux Stadelmann, basée à Berne (Suisse). C’est l’artisan-joaillier Jörg Stadelmann qui a conçu le nouveau trophée, d’une valeur de 10 000 francs suisses (environ 6 500 euros).
Dans les colonnes du quotidien Berner Zeitung, Nicole Stadelmann, la fille de Jörg Stadelmann qui dirige l’entreprise familiale depuis 2005, se rappelle des exigences de l’UEFA. Il fallait que le trophée soit pourvu de deux anses "pour que les vainqueurs puissent le soulever confortablement". Et l’intérieur de la coupe devait pouvoir contenir "trois ou quatre bouteilles de champagne", et on devait pouvoir facilement boire avec.
Nicole Stadelmann, fille de Jörg Stadelmann qui dirige l’entreprise familiale depuis 2005, avait rappelé il y a quelque temps que l’UEFA souhaitait que le trophée soit pourvu de deux anses « pour que les vainqueurs puissent le soulever confortablement » et que l’intérieur de la coupe devait pouvoir contenir « trois ou quatre bouteilles de champagne ».
Il a fallu 340 heures de travail à la maison Stadelamnn pour forger ce trophée. "J'ai rempli mon contrat et le graveur Fred Bänninger a apporté les finitions. Dans les temps, je tiens à le préciser", insiste Jörg Stadelmann. Le Celtic Glasgow, vainqueur de l’Inter Milan le 25 mai 1967 (2-1), a été le premier club à soulever la Coupe aux grandes oreilles.
«trois ou quatre bouteilles de champagne»340 heures de travail ont été nécessaires pour fabriquer cette «Coupe aux grandes oreilles». Entièrement en argent massif, le trophée mesure 73,5 centimètres de haut et pèse 7,5 kilos.
Le Celtic Glasgow, vainqueur de l’Inter Milan le 25 mai 1967 (2-1), a été le premier club à soulever cette nouvelle coupe.
Depuis 2006 - année qui marquait le 50e anniversaire de la Ligue des champions, comme on l'appelle depuis 1992-, les vainqueurs soulèvent un trophée confectionné par l’entreprise Bertoni, basée à Milan en Italie. Une maison très reconnue dans le monde, puisqu’elle a aussi forgé le trophée de la Coupe du monde, celui de la Ligue Europa, celui de la Supercoupe d’Europe et celui de la Coupe d’Afrique des Nations notamment.
À noter que depuis 2006, c’est l’entreprise Bertoni, basée à Milan en Italie, qui gère la confection du trophée. Guerrino Giorgi, 78 ans, est à la baguette. "Le trophée est entièrement fait en argent", promet-il. Et contrairement à l’ancienne version, figurent sur cette coupe les noms de tous les clubs qui l’ont remporté auparavant. "J’ai été un supporter de l’Inter Milan toute ma vie. En 2010, j’ai ressenti une grande émotion. Quand les joueurs ont soulevé la coupe, j’ai senti que je la soulevais avec eux", confie-t-il, faisant référence au sacre des Nerazzurri contre le Bayern Munich cette année-là (2-0)."Les éléments les plus importants et complexes sont les anses. Il faut 15 jours pour les faire", poursuit Guerrino Giorgi.

The story behind the UEFA Champions League trophy
Les règles de l’UEFA concernant la conservation du trophée
Les règles de l’UEFA qu’il n’y a que dans deux cas qu’un club peut conserver définitivement le trophée (jusqu’en 2009). La coupe est donnée aux clubs qui remportent cinq fois la C1 et aux clubs qui remportent trois de suite la C1. Quand cela arrive, un nouveau trophée est commandé.
C’est arrivé cinq fois. Après le Real Madrid, c’est l’Ajax Amsterdam de Johan Cruyff qui a eu droit de garder la coupe après ses sacres de 1971, 1972 et 1973. Puis, ce fut le tour du Bayern Munich de Franz Beckenbauer (1974, 1975 et 1976). L’AC Milan a été récompensé après sa 5e victoire en 1994 (après 1963, 1969, 1989 et 1990).
Seules les équipes qui remportent trois fois de suite la Ligue des champions, ou qui signent cinq victoires dans la compétition, ont le droit de garder la coupe. Le Real Madrid a conservé la toute premier, dans une version différente, l’Ajax Amsterdam, le Bayern Munich l’AC Milan et Liverpool FC, depuis 2005, ont aussi leur pièce originale dans la galerie à trophées.
Même si en réalité, il s’agit d’une réplique. L‘original se déplace dans le stade où est organisée la finale mais retrouve à chaque fois sa place au siège suisse de l’UEFA, à Nyon, sur les rives du Lac Léman.
Cette règle existe depuis toujours. Même si entre 1968 et 2008, il était possible de conserver la version originale dans deux cas précis : si le club avait remporté cinq éditions au total ou trois fois d’affilée.
Non, le trophée que les joueurs du PSG présentent depuis dimanche, que soit sur les Champs-Élysées, au palais de l'Élysée ou à Roland-Garros ce lundi, n'est pas l'original. En effet, il ne s'agit pas de la même « Coupe aux grandes oreilles » que celle que Marquinhos et ses coéquipiers ont soulevée samedi soir sur la pelouse de l'Allianz-Arena à Munich après leur large victoire en finale contre l'Inter Milan (5-0). Le lauréat de la C1 emporte une réplique, quand l'original retrouve sa place au siège suisse de l'UEFA, à Nyon, sur les rives du Lac Léman.
Quelques clubs ont tout de même pu conserver une « vraie » version. En premier lieu le Real Madrid, en 1966, dans la foulée de son sixième succès. Un trophée « aux petites oreilles » fourni en 1955 par L'Équipe, qui a créé la compétition, alors dénommée Coupe des clubs champions européens (une mention qui apparaît toujours sur le trophée actuel).
La version actuelle est ainsi sortie des ateliers en 2006, affichant 7,5 kg sur la balance, pour 73,5 cm de haut (des mensurations valables aussi pour les répliques). Sauf nouveau changement dans les textes de l'UEFA, une septième version ne devrait pas être commandée.
Depuis 2008-2009, la règle a été modifiée et les « serials vainqueurs » ne peuvent plus conserver l'original (ce à quoi le Real aurait pu prétendre avec ses trois victoires entre 2016 et 2018).
Les répliques, elles, ne peuvent pas circuler librement. Elles « doivent rester en tout temps sous le contrôle du club en question et ne doivent pas quitter le pays du club sans l'accord préalable écrit de l'UEFA », est-il indiqué dans le règlement de l'instance, qui précise que les clubs doivent même « répondre à toute demande de l'administration de l'UEFA de confirmer l'emplacement des répliques ».
La confédération européenne ne souhaite pas non plus que son trophée soit associé à un tiers. Elle précise que « les clubs ne doivent pas permettre qu'une réplique du trophée soit utilisée dans un contexte qui accorderait une visibilité » à un sponsor ou un partenaire commercial. L'UEFA ne plaisante pas avec son image.
Valeur monétaire du trophée
Quelle est la valeur monétaire ? Malgré son aura planétaire, la coupe ne vaut pas une fortune en termes strictement financiers. L’œuvre fut commandée en 1967 pour 10 000 francs suisses, soit l’équivalent de 6 500 euros aujourd’hui.
La version actuelle mesure 74 centimètres de haut et pèse environ 7,5 kilos, des dimensions pensées pour impressionner, mais aussi pour répondre aux exigences protocolaires des cérémonies d’après-match.
Si la Ligue des champions est aujourd’hui un spectacle planétaire, son trophée, lui, a vu le jour dans un contexte bien plus discret. Après que le Real Madrid s’est vu attribuer le trophée original en 1966 pour avoir remporté six éditions en onze ans, l’UEFA a dû faire appel à un nouvel artisan pour en concevoir un second.
Avec mon père Hans, nous avons recouvert le sol du bureau de M. Bangerter avec nos croquis. Le cahier des charges était aussi précis qu’original : deux anses imposantes pour que les joueurs puissent la soulever aisément… et un volume intérieur capable de contenir « trois ou quatre bouteilles de champagne« .
Dans une époque marquée par la surmédiatisation du sport et la professionnalisation extrême des compétitions, ce trophée reste un ancrage émotionnel fort. Le fait que sa conception ait été dictée par une diversité culturelle européenne - des préférences « bulgares, espagnoles, italiennes, allemandes » comme le rapporte Jörg Stadelmann - souligne combien cette coupe est un objet profondément européen dans son ADN, à l’image du tournoi qu’elle couronne.

| Trophée | Valeur estimée |
|---|---|
| Coupe du Monde | 18,3 millions d'euros |
| Copa Libertadores | 7,8 millions d'euros |
| Ligue Europa | 4,12 millions d'euros |
| FA Cup | 1,09 million d’euros |
| Ballon d'Or | 738.454 euros |
| Liga (Championnat d’Espagne) | 550.014 euros |
| Supercoupe de l’UEFA | 430.845 euros |
| Coupe d’Afrique des Nations | 137.495 euros |
| Serie A (Championnat d’Italie) | 60.509 euros |
| Bundesliga (Championnat d’Allemagne) | 52.351 euros |