Le volley-ball est un sport dynamique et passionnant qui a trouvé sa place dans de nombreuses communautés à travers le monde. À Neuville-sur-Saône, comme ailleurs, il a une histoire et des figures marquantes. Cet article explore l'histoire locale et met en lumière le parcours exceptionnel d'Aline Chamereau, une athlète talentueuse qui a marqué le beach volley français.

Neuville-sur-Orne devient Neuville-sur-Ornain: une clarification historique
« J’aimerais bien collectionner des cartes postales anciennes de mon village mais, malgré mes recherches, je n’en trouve pratiquement jamais », se désespère cet habitant de Neuville. Pour comprendre pourquoi il est si difficile de trouver des cartes postales anciennes de Neuville, il faut se pencher sur l'histoire du nom de la commune. Jusqu’en 1926 en effet, seul le nom de Neuville-sur-Orne apparaît sur tous les documents.
Un mystère somme toute clair comme de l’eau de roche pour Jean-Louis Depaquis et Christophe Maginot, l’ancien maire et le nouveau maire, qui ont apporté tout de suite les éclaircissements nécessaires : « En fait, pendant très longtemps et jusqu’en 1926, notre village s’appelait Neuville-sur-Orne et non pas Neuville-sur-Ornain ».
Ainsi, la carte de Cassini, la toute première carte du Royaume de France dressée par ordre du roi Louis XV à partir de 1747, indique bien Neuville-sur-Orne, sur les rives de l’Ornain, en amont de Revigny-aux-Vaches. D’ailleurs, la carte précise que la rivière qui traverse notre village se nomme « Ornain ou Orne ».
Qu’il s’agisse des registres paroissiaux et d’état civil, du cadastre, des délibérations ou des légendes de cartes postales, c’est toujours l’appellation de Neuville-sur-Orne qui apparaît officiellement. Petite exception cependant durant la période révolutionnaire, entre l’an 3 de la République (1794) jusqu’à la fin de l’an 11 (1803), puisque les représentants du village choisissent d’écrire Neuville-sur-Ornain, peut-être à l’image de Bar-le-Duc qui se transforme en Bar-sur-Ornain. Mais au début du XXe siècle, lassé par des erreurs administratives à répétition, les élus de Neuville vont officiellement entreprendre la démarche pour changer le nom de leur commune.
C’est lors de sa séance du 4 décembre 1925 que le conseil officialise sa demande. « L’appellation de Neuville-sur-Orne ne correspond à aucune réalité géographique, puisque Neuville est situé sur l’Ornain et non sur l’Orne. Cette dénomination a parfois de fâcheuses conséquences. Des correspondances dont l’adresse est mal calligraphiée sont dirigées sur Neuville, dans le département de l’Orne, alors qu’elles nous sont toutes destinées. Le conseil demande donc, pour ces raisons géographiques, historiques et pour éviter de regrettables confusions que Neuville-sur-Orne soit dénommé à l’avenir Neuville-sur-Ornain », justifient les élus.
Par décret en date du 29 juillet 1926, la commune est autorisée à changer de nom et devient définitivement Neuville-sur-Ornain.
Aline Chamereau: une étoile du beach volley
C'est désormais officiel : la commission consultative des sélections olympiques et le bureau exécutif de CNOSF ont annoncé ce vendredi 21 juin la sélection d'Aline Chamereau, du Volley-ball Villefranche Beaujolais, en beach volley, avec sa coéquipière grenobloise Clémence Vieira. "Nous sommes trois sur quatre de la région Auvergne-Rhône-Alpes", lance-t-elle avec enthousiasme.
Aline Chamereau a découvert le volley à Villette Paul Bert, à Lyon à 14 ans. Elle a rapidement été repérée et sélectionnée en équipe de France jeunes. Elle a ainsi passé une année au pôle espoirs à Lyon, avant de passer deux années au pôle France cadettes sur le site de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine. En junior, elle a rejoint le pôle France à Toulouse.
De l'indoor au beach volley
"J'ai pas mal bougé, poursuit-elle. Et au moment de passer senior, j'ai découvert le beach volley pendant l'été. Je me suis qualifiée aux Jeux olympiques de la jeunesse avec Héléna Cazaute, la capitaine de l'équipe de France de volley actuelle. J'ai adoré l'expérience, j'ai pris quelques mois pour me décider et je me suis engagée complètement dans le beach en 2016".
Si le principe reste le même, il n'y a que deux joueurs sur le terrain (alors qu'au volley on en compte six), et le terrain est légèrement plus petit. Le tout sans remplaçant ni coach. "On touche tous les ballons, c'est très complet, alors qu'en indoor, chacun a son poste", détaille-t-elle.
En beach volley, comme dans d'autres disciplines, le pays hôte dispose d'une place d'office. "Il y a une équipe de France qui s'est qualifiée via le ranking, explique Aline Chamereau, il fallait être dans les 18 premières. Elles avaient pris pas mal d'avance. Avec Clémence, on avait pas mal de retard sur les points, ça ne fait que deux ans qu'on est ensemble et on a eu des blessures qui nous ont ralenties. Pendant la dernière année, on a aidé à qualifier la première équipe de France au ranking. On essayait de battre toutes leurs équipes concurrentes. Ça a fait un gros travail, et c'est ce qui s'est passé. Ça a été officiel hier, elles sont qualifiées par le ranking et nous par la wild card."
L'objectif est donc rempli, et pour Aline Chamereau, "c'est assez historique". Car la dernière fois que les Françaises ont été qualifiées, c'était en 1996 aux Jeux Olympiques d'Atlanta, et les hommes en 2004 à Athènes, avec une équipe à chaque fois. "Pour Paris, il y aura quatre équipes au beach volley. Ça montre que le beach se développe, et on augmente le haut niveau également, on est sur la bonne voie".
Depuis longtemps, Aline Chamereau soutenait Only beach, le club lyonnais, qui avait des difficultés à avoir des terrains de bonne qualité. Alors que sa mère emménage à Neuville-sur-Saône et son père à Beaujeu, elle a entendu que la ville de Villefranche réalisait ses propres terrains. "C'est important pour moi de faire tout ce que je peux pour valoriser le développement du beach volley, explique-t-elle. Je sais que j'ai découvert le beach très tard, et c'est un sport intéressant même pour les tout-petits, c'est important pour moi de partager ma passion".
Elle a donc pris sa licence au Volley club Villefranche Beaujolais. Des Jeux à la maison, un moment important. "On va jouer devant énormément de public, ça nous est déjà arrivé, mais pas autant. Mais là, ce sera devant un public français, on n'a pas l'habitude. C'est une grosse source de motivation, mais il va falloir faire un gros travail de visualisation mentale pour être préparées à l'événement. Les JO à la maison, c'est une chose qui n'arrive quasiment jamais dans la vie d'un sportif".
Amélie Chamereau a reçu le soutien de partenaires, comme A2C Sport, les Beaujolais Runners, l'association Aimer et agir ensemble, ainsi que des collectivités. À ses côtés le conseil départemental du Rhône, la Ville de Villefranche et la Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône.
Tableau récapitulatif du parcours d'Aline Chamereau
| Étape | Lieu | Description |
|---|---|---|
| Découverte du volley | Villette Paul Bert, Lyon | Début du volley à 14 ans |
| Pôle espoirs | Lyon | Une année au pôle espoirs |
| Pôle France cadettes | Châtenay-Malabry | Deux années au pôle France cadettes |
| Pôle France junior | Toulouse | Pôle France junior |
| Découverte du beach volley | Été | Découverte et qualification aux Jeux olympiques de la jeunesse |
| Engagement total dans le beach volley | 2016 | Engagement complet dans le beach volley |
| Licence | Volley club Villefranche Beaujolais | Prise de licence pour valoriser le développement du beach volley |
Beach-volley : à la rencontre de. Clémence Vieira et Aline Chamereau
