L'histoire des confrontations en Ligue 1 : Saint-Étienne contre Nantes

À l'horizon de cette journée de Ligue 1, la rencontre entre Saint-Étienne et Nantes promet d'être un choc palpitant dans l'antre légendaire du stade Geoffroy-Guichard. Un face-à-face chargé d'histoire et de rivalité attend les supporters.

Les supporters de Saint-Etienne et Nantes pourront suivre la rencontre de Ligue 1 en direct texte sur notre site. La rencontre sera diffusée en direct à la télévision sur : DAZN.

#J18 : le résumé d'AS St-Étienne - FC Nantes (1-1)

Historique des confrontations

Lors de leurs 37 dernières oppositions, les Verts de Saint-Étienne ont remporté 13 victoires, tandis que les Canaris de Nantes se sont imposés à 10 reprises. Pas moins de 14 rencontres se sont soldées par un match nul, témoignant d'une rivalité souvent disputée.

Quelques souvenirs marquants

Des souvenirs restent marquants, comme la victoire 0-3 des Stéphanois à la Beaujoire le 10 mai 2014, répliquée par un succès identique à domicile le 30 novembre 2018. De son côté, Nantes s'est emparé des trois points à plusieurs reprises à Geoffroy-Guichard, notamment par un 0-2 le 12 janvier 2020.

Le FC Nantes : une histoire riche

Le FC Nantes naît le 21 avril 1943 de la fusion de cinq clubs nantais, dont la Mellinet, présidée par Marcel Saupin. Le stade de La Beaujoire suivra 6 ans plus tard. Le premier coup d’éclat des Canaris date de 1963 avec la montée attendue depuis 20 ans en première division.

Deux saisons plus tard, à la surprise générale, le FC Nantes décroche son premier titre de champion de France avec à sa tête le buteur Jacky Simon, Robert Budzynski et Bernard Blanchet. En 1966, les Jaunes conservent leur titre avec sept points d’avance sur Bordeaux, grâce à un buteur d’exception : Philippe Gondet (36 buts).

Le règne de Saint-Etienne commence, mais Nantes reprend le titre en 1973, et échoue une deuxième fois pour le doublé. C’est en 1979, face à Auxerre, et grâce à un triplé d’Eric Pécout, que le FCN remporte sa première Coupe de France. Auparavant, les joueurs dirigés par Jean Vincent avaient remporté le titre en 1977, et avaient même récidivé en 1980.

Jean-Claude Suaudeau remportera deux titres en tant qu’entraîneur, en 1983 -l’époque des grands noms Bossis, Halilhodzic et Touré- puis en 1995, grâce à une jeune équipe au talent fou.

Les Nantais en Coupe du Monde

Ils sont quatre Nantais à disputer la Coupe du Monde 1966 en Angleterre (Robert Budzynski, Jacky Simon, Philippe Gondet et Gaby de Michèle). Ils auraient même pu être six, si le gardien Daniel Eon ne s’était pas blessé gravement lors de la journée de championnat, et si Bernard Blanchet n’avait pas été désigne comme 23e homme lors du dernier stage avant la compétition.

A l’époque, Henri Michel, Patrice Rio, Jean-Paul Bertrand-Demanes et Maxime Bossis sont sélectionnés pour le Mondial 1978 en Argentine, mais Loïc Amisse, Omar Sahnoun et Bruno Baronchelli ont aussi les faveurs de Michel Hidalgo. William Ayache et José Touré prendront leur relais dans les années 80, puis le trio Patrice Loko-Raynald Pedros-Nicolas Ouédec, dans les années 90.

Figures de la formation à la nantaise qu’ils prennent soin de défendre à la moindre occasion, Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu resteront pour l’éternité les trois Canaris champions du Monde 1998.

On pense au duo argentin champion du monde Burruchaga-Olarticoechea, à leurs compatriotes Angel Marcos ou Nestor Fabbri, ou encore à un premier buteur venu des pays de l’Est, Vahid Halilhodzic, avant un certain Viorel Moldovan.

Contexte actuel

Le FC Nantes reste sur plusieurs rencontres d'affilée sans succès avant son déplacement à Saint-Etienne. Alors que se profilent des chocs, les Canaris sont désormais dans l'obligation d'engranger des points face à Saint-Etienne. Tout autre résultat qu'un succès pourrait faire glisser les Jaunes dans la zone rouge.

A l'orée d'un mois capital pour le FC Nantes, le déplacement dans le Chaudron stéphanois ressemble à s'y méprendre à une finale avant l'heure pour deux équipes qui flirtent avec la zone rouge. Et il serait temps que les Jaunes aient "un déclic", s'ils veulent balayer cette série de matchs sans victoire.

Face à un Saint-Etienne qui s'est reverdi avec l'arrivée de Pascal Dupraz, le FC Nantes s'attend à un match piège. Même privés de Ludovic Blas, les Jaunes veulent "enfoncer" les Verts et signer leur troisième succès de rang en Ligue 1.

Si le FC Nantes désire sortir de la zone rouge dans laquelle il a glissé après la victoire du FC Lorient hier, il va devoir réaliser un exploit face au LOSC, invaincu à la Beaujoire depuis 2004. Mais les chiffres ne plaident pas en faveur des hommes de Raymond Domenech.

Relancé dans la lutte pour le maintien grâce à son succès à Strasbourg, le FC Nantes va tenter d'enchaîner un second succès d'affilée pour la première fois depuis 17 mois. En raison de la victoire de Bordeaux à Rennes, les Jaunes doivent gagner pour espérer accrocher la 17e place.

Le FC Nantes veut retrouver le goût du succès après quatre rencontres sans victoire. Dans un stade de la Beaujoire qui sera presque plein avec plus de 33.500 personnes attendues, les Jaunes vont tenter de s'offrir l'OM, une équipe qui leur réussit bien ces dernières saisons.

Match de la peur à Geoffroy-Guichard

À Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne et Nantes s’offraient l’un des premiers duels de la peur de cette saison de Ligue 1. Et dans un stade sans grande ambiance, en raison de la fermeture de la tribune sud (décision de la LFP), le rythme de la partie a vite pris des allures de sieste (1-1).

Moses Simon a ainsi ouvert la voie devant les gradins vides, en récupérant le ballon dans les pieds de Dennis Appiah, avant de frapper fort sous la barre de Gautier Larsonneur (14e). Il a alors fallu attendre l’entrée d’Augustine Boakye pour voir les Verts sortir de leur sommeil, grâce à une frappe sublime dans la lucarne droite d’Anthony Lopes (86e).

Course au maintien

La Ligue 1 va vivre son dénouement avec une dernière journée particulièrement attendue. C'est notamment le cas pour les équipes qui jouent le maintien en queue de peloton du championnat.

Félix Roy (RMC) : "Ils ont des budgets qui n'ont rien à faire à ces places-là. A priori, l'AS Saint-Etienne, c'est le 13ᵉ budget de L1 avec 55 millions d'euros. Saint-Etienne a péché par excès d'audace. Saint-Etienne a décidé de miser sur Eirik Horneland. C'est tout à leur honneur. Les dirigeants n'ont cessé de répéter qu'ils n'étaient pas là pour faire des folies. On a compris. Mais ils auraient pu en faire quelques-unes qui leur auraient permis de se mettre à l'abri bien plus tôt. Notamment à certaines lignes. À l'inverse, le FC Nantes fait une saison insipide. Ils ont un effectif qui n'a rien à faire ici. Nantes se bat contre Le Havre, Angers, Reims. Des clubs qui n'ont pas un euros ou des effectifs bien plus limités. La saison de l'ASSE quant à elle interpelle.

Walid Acherchour (RMC) : "Nantes n'a rien à faire là dans le classement vu leur effectif. Je suis d'accord là-dessus. Ils vont surement s'en sortir. Mais Saint-Etienne, vu d'où ils viennent, vu les choix de la Direction de ne pas avoir énormément renforcé cet hiver, c'est juste leur place de jouer le maintien. Ce qui n'était pas le cas de Nantes.

Jennifer Mendelewitsch (FIFA Agent) : "Je pense que les nouveaux dirigeants de l'ASSE ont sous-estimé la difficulté de la Ligue 1. C'est assez courant pour les étrangers qui débarquent et investissent en France. Ils pensent souvent que ce sera facile et qu'avec un mixte de recrutement low-cost DATA, on peut construire un effectif. Je sais qu'ils essayent de muscler leur cellule de recrutement depuis un moment. Ils se sont rendu compte de cette erreur. Je vois Saint-Etienne sur le long terme et je ne suis pas très inquiet pour le futur. Concernant Nantes, c'est juste le résultat d'années où ils font n'importe quoi.

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