La Ligue des Champions de volley-ball est le théâtre de performances exceptionnelles et de rencontres palpitantes. Cette année, plusieurs clubs français sont en lice pour décrocher le titre suprême. Cet article vous propose un tour d'horizon des dernières actualités, des défis rencontrés et des espoirs placés dans ces équipes.
Après deux ans d’absence, le Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) Volleyball retrouvait la Ligue des champions. C'est seulement la deuxième fois de son histoire que Montpellier participe à la Ligue des champions. Il y prend part cette année grâce à une wild-card validée au mois de juin.
Full Match | Lube CIVITANOVA vs MONTPELLIER | CEV Champions League Volley 2026 | Men
Pour la première saison (2022-2023), l’aventure avait tourné court avec une seule victoire en six matchs. « Sur les matchs à l’extérieur, on ne va pas dire qu’on y va sans pression, mais on est les challengers, on a tout à y gagner », analyse l’entraîneur de Montpellier Loïc Le Marrec.
Difficiles Retrouvailles pour le MHSC
Les retrouvailles ne se sont pas bien passées pour le MHSC avec la Ligue des Champions. Pour son premier match de phases de poule, après deux ans d’absence, le leader du Championnat de France a chuté (3-0) contre la Lube Civitanova. Les Héraultais ont été sèchement battus en Italie par Lube Civitanova, l’un des cadors du handball européen, par 3 sets à 0 (25-16, 25-17, 25-22). Cette défaite, quoique logique, pourrait faire douter les leaders de Marmara Spike Ligue, le Championnat de France de volley, en leur rappelant la mésaventure d’il y a deux ans.
Dès l’entame de la rencontre, les Transalpins ont pris aisément les devants. Ils ont rapidement mené 11-5 puis 14-6, avant de conclure le set 25-16, grâce notamment à un Aleksandar Nikolov des grands soirs. Le Bulgare, brillant lors des derniers Championnats du monde, a été une nouvelle fois le moteur de Lube en fendant régulièrement la défense montpelliéraine. Le deuxième set a été également expéditif (25-17). Poussé par l’Argentin, Montpellier n’a rien lâché dans la troisième manche.
Le club français est resté au coude-à-coude avec son adversaire du soir, avant de se faire distancier 20-14. Il a ensuite sauvé deux balles de matches de suite pour revenir à deux points. Mais le MHSC s’est finalement incliné (25-22). C’est une défaite logique contre une grosse cylindrée européenne.
Sur ce match, le champion de France 2022 avait le statut d’outsider, face à un prétendant au titre. De plus, il a joué sans le pointu Allemand Simon Hirsch, qui souffre du dos, et Nicolas Le Goff, blessé à l’épaule droite. Prochaine rencontre contre Varsovie le 7 janvier avant Louvain le 20 janvier.
Selon le coach, il faut que le club français arrive à performer chez lui et « à attraper au moins une victoire contre l’un des deux gros, Varsovie ou la Lube ». Ensuite, il faudra impérativement « deux victoires sur les Belges ». Si le MHSC termine meilleur troisième, il ira en play-offs.

Défaite de Tours VB face à Ziraat Ankara
Tours, le champion de France en titre, s'est incliné en Turquie mercredi pour ses débuts dans la nouvelle saison de Ligue des champions, face au Ziraat Ankara (3-1). Après Montpellier mardi, Tours faisait son entrée dans la phase de groupes de Ligue des champions, mercredi. Et comme Montpellier, le champion de France en titre a débuté par une défaite, sur le parquet des Turcs du Ziraat Ankara en 4 sets (25-21, 21-25, 25-19, 25-21).
Après avoir gagné la deuxième manche, les Tourangeaux ont longtemps été au contact de leur adversaire dans la troisième (14-12) avant de céder sur la fin. Et ils n'étaient menés que 22-21 en fin de quatrième set, avant là aussi de laisser filer Ankara, champion de Turquie et vainqueur de la Coupe de la CEV la saison dernière, vers la victoire. Trévor Clévenot, l'attaquant de l'équipe de France qui porte les couleurs du Ziraat, a marqué 13 points. Le Slovène Nik Mujanovic a, lui, inscrit 20 points pour Tours et a terminé meilleur marqueur de la rencontre.
Néanmoins, la formation turque avait beaucoup d’atouts dans sa manche, notamment un bien connu du public français : Trevor Clévenot. L’international français formait un trio de feu avec Nimir Abdel-Aziz et Tomasz Fornal, et Tours, après avoir tenu une grande partie du set, lâchait la première manche faute de trouver une solution devant un block hermétique. Mais le TVB se lâchait alors, notamment parce que Nik Mujanović était en feu en attaque.
Le troisième set s’annonçait alors dantesque, mais il allait être décevant pour les Tourangeaux, qui devaient rapidement courir après le score. Mais le block turc devenait une muraille infranchissable, parfaitement cornaqué par Bedirhan Bülbül, et le troisième set n’était finalement qu’une formalité. Tout semblait alors perdu, et encore plus quand le Ziraat Bankası prenait trois points d’avance.
Alexandre Strehlau sortait alors du bois, ramenant son équipe à hauteur. Mais cela n’allait être que le chant du cygne, et malgré une superbe résistance, Tours finissait par rendre les armes, 25-21, 21-25, 25-19, 25-21. Dommage, arracher le tiebreak aurait rapporté un point, qui aurait été bienvenu pour lancer la campagne. Le 6 janvier prochain, pour son deuxième match de poules, le Tours VB accueillera les Italiens de Trente.
Victoire d'Évreux face à Levallois
Ce mardi, devant une belle et joyeuse assistance, les doubles championnes de France en titre ont dominé le promu ébroïcien (3-1). Mais non sans mal ! À l’image d’une Tess Bakana en confiance, les volleyeuses d’Évreux ont livré un beau combat face à Levallois. Le centre omnisports a apprécié.
Avant la rencontre, Simon Garel, l’entraîneur de l’Évreux VB, rêvait de gratter un point au double tenant du titre, Levallois Paris Saint-Cloud. Ce qui aurait été un exploit, avouons-le, face à des Mariannes en confiance après leur prestigieuse victoire, la semaine passée, contre les Polonaises de Rzeszów (3-2), l’un des meilleurs clubs du continent. Il s’agissait d’ailleurs du premier succès d’un club français en Ligue des Champions depuis novembre 2023 et 18 revers d’affilée ! Le challenge était donc de taille.
Mais après 1 h 52 d’une bataille souvent intense, son équipe n’a finalement pu remporter qu’un seul set. Sans la moindre pression et en confiance, elles aussi, après leur renversant succès à Terville-Florange (2-3) quelques jours plus tôt, les Ébroïciennes affichaient un état d’esprit des plus combatifs, à l’image de cet incroyable rallye conclu par Milica Tosic (4-3). Des aces de Laure Jansen et Tess Bakana suivront. Un superbe bloc de cette dernière aussi (8-4). Évreux démarrait sur les chapeaux de roues.
Mais sans s’affoler, les Parisiennes vont combler leur retard (10-11). À 21-19, sur un bloc de Brunier, tous les espoirs étaient permis pour que les Panthères marquent les esprits d’entrée de jeu. Inquiet, Alessandro Orefice, par ailleurs sélectionneur de la Slovénie, prenait un temps-mort. Une petite pause bienvenue pour les visiteuses. À l’expérience, les Mariannes 92 vont décrocher la première manche (23-25) sur une dernière attaque pourtant out mais visiblement effleurée du bout des ongles par Katia Tetuanui sur le challenge vidéo…
« Notre premier set est quasi parfait, assurait Simon Garel. Il nous laisse énormément de regrets. Et c’est pour cette raison qu’on prend une fessée dans le set suivant. Car on y a vraiment cru. » En effet, les Panthères n’ont pas vraiment existé dans la deuxième manche, sans doute encore frustrées de l’issue du précédent set. Dès le départ, les coéquipières de la libéro Rebeka Zyani, élue MVP, ont posé leurs griffes sur cette manche et n’ont, cette fois-ci, jamais douté (5-9 ; 10-16 ; 15-21 ; 17-25).
Les Mariannes 92 avaient activé le mode rempart, comme en témoignent les neuf blocs gagnants (sur les 16 de l’équipe) de la centrale néerlandaise, Tessa Polder, qui a régné en véritable maîtresse des lieux du haut de son 1,89 m. Et puis, avec le cœur, les Ébroïciennes vont magnifiquement relever la tête. La déception du premier set digérée, elles vont lâcher les chevaux, à l’image de la pointue Milica Tosic (21 points) et d’une Tess Bakana (13 points), en grande forme depuis trois matches.
« J’ai commencé la saison en étant crispée. J’étais assez renfermée sur moi. Je m’étais vachement mis la pression. Depuis, j’ai réalisé un gros travail mental car j’avais peur de mal faire. De toute façon, j’étais sur le banc, donc ça ne pouvait pas être pire […]. Maintenant, je prends du plaisir », confiait l’ancienne Bordelaise entre les autographes qui lui étaient demandés.
Déjà élément déclencheur de la folle remontée à Terville, la poste 4 a installé Mia Guyot-Polverini sur le banc, la capitaine ébroïcienne ne rentrant pas en jeu mardi soir, tout comme Justine Fabre, actuellement challengée par Judith Brunier au centre. L’EVB fera donc la course en tête dans cette troisième manche (5-3, 12-8, 17-14). Pari réussi pour Évreux avec une ambiance chaleureuse et bon enfant dans les travées de Jean-Fourré.
Sur leur lancée, les Normandes vont tout d’abord conserver leur belle dynamique et s’accrocher aux Parisiennes (13-13). Ce malgré d’innombrables fautes de service (6 dans cette manche, 15 au total). « Ça revient à ce que je disais en début d’année. Quand on s’entraîne dans trois salles différentes, on ne peut pas être bon aux services. On manque totalement de repères », glissait Simon Garel.
C’est à 16-18 que les Normandes vont laisser les Mariannes s’échapper. Simon Garel aimerait que son équipe prenne des points à domicile, même face à de grosses écuries. C’est exactement l’inverse du match à Terville où on avait superbement terminé. Ce mardi soir, par séquences, on joue formidablement bien contre une équipe de Paris qui est en tout point supérieure à nous. On parvient à les faire douter […]. Globalement, on progresse, appréciait le coach de l’EVB. Les adversaires nous respectent de plus en plus. Je sais que Paris, qui possède le meilleur staff de France, a sérieusement préparé ce match. Ils ont fait des choses fortes contre nous. Car en début de saison, les adversaires jouaient n’importe comment contre nous. »
Nul doute que le leader Mulhouse, que l’EVB a déjà défié en Coupe de France un mois plus tôt, saura prendre au sérieux les Panthères pour viser un onzième succès consécutif en autant de matchs. « Là-bas, ça va être très compliqué, on le sait, avançait Tess Bakana. C’est une très forte équipe, encore plus stable sur tous les aspects du jeu que Paris. À nous de prendre des risques, de nous battre sur chaque point comme si c’était le dernier. Ce genre de match va nous servir à élever notre niveau de jeu, montrer qu’on a notre place en Saforelle. On va tout faire pour les embêter. On progresse collectivement, et je suis persuadée que ça va payer prochainement. »
Objectifs et Perspectives
D'habitude cador du championnat de France, Montpellier aura le rôle de "l'outsider", du prétendant, dans la reine des compétitions européennes. Une belle fierté pour Montpellier, avec un club qui joue la Ligue des champions cette saison, la compétition européenne la plus renommée. Ce n'est pas du football, pas du rugby, pas du handball, mais du volley-ball, avec le MHSC VB qui débute son prestigieux parcours européen, en Italie chez la Lube Civitanova.
« C'est un honneur, un privilège, tu ne joues pas ce type de tournoi tous les ans, toutes les meilleures équipes du monde sont là, c'est clair que ce sera difficile », prévoit le capitaine du MHSC, l'Argentin Ezequiel Palacios. « Hyper excité, hyper motivé, pour les clubs, c'est la plus belle compétition au monde, c'est que du bonheur », confirme son entraîneur, Loïc Le Marrec.
Pour ce premier match en Italie, Montpellier devra faire sans Nicolas Le Goff, puisque le double champion olympique avec les Bleus est blessé. Loïc Le Marrec fixe les objectifs pour cette saison : "Sur les matchs à l'extérieur, on ne va pas dire qu'on y va sans pression, mais on est les challengers, on a tout à y gagner. Chez nous, il faut qu'on arrive à performer et à attraper au moins une victoire contre l'un des deux gros, Varsovie ou la Lube. Par contre, c'est impératif, deux victoires sur les Belges".
En tête du championnat de France, le MHSC change de statut sur la scène européenne. « Tous les week-ends, peu importe qui joue, on reste l'équipe à battre, les autres se disent, 'on n'a rien à perdre'. Contre Varsovie ou Civitanova, on sera dans ce statut-là. Il faut en profiter, ça enlève un petit poids sur les épaules », indique l'entraîneur montpelliérain.
Pour le premier match européen à domicile de la saison, il faudra attendre le 7 janvier et la réception de Varsovie.

Tableau Récapitulatif des Résultats
| Équipe | Adversaire | Résultat |
|---|---|---|
| MHSC | Lube Civitanova | 0-3 |
| Tours VB | Ziraat Ankara | 1-3 |
| Évreux VB | Levallois | 3-1 |