Vincent Riendeau : Un Parcours Hockey International

La carrière de Vincent Riendeau est un exemple de détermination et d'adaptation dans le monde exigeant du hockey sur glace. De ses débuts en Amérique du Nord à son expérience en Europe, Riendeau a su relever les défis et saisir les opportunités qui se sont présentées à lui.

Depuis que je suis jeune. Mon rêve était d’aller dans la ligue nationale et, depuis l’année dernière difficile, je me suis vraiment rendu compte qu’il n’y a pas que là-bas que tu peux gagner ta vie en jouant au hockey.

Angers est un excellent tremplin pour moi, j’aimerais pouvoir revenir ici pour me bâtir un bon CV parce que c’est la 1ère année que je suis gardien partant professionnellement.

Bob Probert smacks Goalie Vincent Riendeau

Débuts et Formation

Le parcours de Riendeau commence par des étapes importantes dans le hockey scolaire et universitaire. Il a joué 2 ans au Collège Antoine-Girouard, là où notre entraîneur-chef a été coach pendant quelques années. Après ça, je suis allé 2 ans dans une « petite » école (150/160 élèves) qui s’appelle Northwood School.

Ensuite j’ai fait des showcases, ce sont des sortes de tournoi où tu t’inscris toi-même ou bien on t’invite si l’organisateur a entendu parler de toi. C’est dans un de ces showcases que Harvard m’a vu jouer.

La différence entre les universités américaines et la LHJMQ c’est que ce ne sont pas des recruteurs qui viennent te voir, c’est directement le coach de l’université donc s'il te fait venir c’est qu’il t’apprécie. Du coup, je suis allé à Harvard jouer et étudier pendant 4 ans.

Moi j’ai été chanceux parce que j’ai travaillé à l’école mais sans vraiment avoir à forcer les choses, j’étais sérieux. Sur la glace, c’est différent, il faut toujours donner le maximum. Les études sont très importantes, il faut se donner un plan B.

Logo de l'Université Harvard

Premières Expériences Professionnelles

Après son passage à Harvard, Riendeau a fait ses premiers pas dans le monde professionnel en Amérique du Nord.

L’année dernière, j’ai commencé par le Texas aux Allen Americans, j’avais signé avant que le championnat se regroupe avec d’autres ligues et il y a beaucoup de joueurs qui sont redescendus dans la nouvelle ligue et donc plus de compétition pour avoir ta place.

J’ai eu la chance que l’autre gardien se blesse, ça m’a permis de prendre du temps de jeu jusqu’à Noël. Ensuite, j’ai dû changer d’équipe, direction le Rapid City Rush dans le Dakota du Sud auprès du Mont Rushmore.

J’y suis resté un petit peu mais je suis revenu au Canada parce que c’était mieux pour moi.

Arrivée et Adaptation à Angers

Un tournant important dans sa carrière est son arrivée à Angers en France.

Tu es arrivé en cours de saison à Angers (début octobre). J’allais arriver dans un camp de la côte Est mais sans avoir de place réellement et j’ai un de mes amis qui est éclaireur pour la LHJMQ qui connaît bien JF Jodoin, l’entraîneur-chef. J’ai reçu un appel du coach qui m’a indiqué sa recherche d’un gardien de but.

Plus ou moins, au hockey on est habitué que les joueurs se promènent. Depuis les cadets, les mouvements de joueurs sont déjà fréquents donc c’est assez facile d’embarquer dans un nouveau groupe de joueur.

J’aime le niveau et la direction que le championnat prend. C’est vrai qu’on voit aussi que, dès qu’il y a des blessés dans les équipes, souvent le manque de profondeur de banc fait que l’équipe en prend un coup. Quand j’étais blessé, par exemple, on a eu la chance qu’Alexis (Neau) soit très bon et qu’il sera sûrement n°1 un jour dans cette ligue mais d’autres équipes n'ont pas cette chance et ont des gardiens prometteurs mais encore trop justes pour la ligue. Après, c’est vrai qu’il y a de meilleurs joueurs sur la glace avec, pour certains, des expériences en ligues nord-américaines (NHL /AHL), comme Maxime Lacroix chez nous.

Le calendrier, c’est aussi une bonne chose pour l’année prochaine, en plus je n’étais pas fan de la Coupe de la Ligue parce que le format football ne peut pas fonctionner au hockey d’après moi. Pour les play-offs, par contre, je préférerais que le match soit en « continue over time », tu joues à 5 vs 5 jusqu’à ce que cela se finisse. Je trouve dommage que tu puisses perdre une partie de play-off aux tirs au but. Mais globalement, j’aime le style de jeu, la direction que ça prend et le calibre.

Statistiques et Performances

Malgré les défis, Riendeau a su démontrer son talent sur la glace.

Tu as pu prendre part à 12 matchs (Magnus) actuellement, avec une moyenne de 2,6 buts encaissés pour un pourcentage d’arrêts à 91%.

Oui c’est sûr qu’il faut les soigner, c’est comme un joueur. Après, je trouve qu’il y a un peu de difficulté pour les statistiques ici parce qu’on n’a pas les mêmes entre les officielles et celles que l’on prend, nous, au club, chaque match. Il y a une assistance sur un but qui ne m’a pas été donnée, par exemple.

Ça s’arrête à la fin des play-offs. C’était pour une saison, c’est compréhensible parce que moi je n’avais qu’une année professionnelle sur mon CV. On commence tout juste à en parler un peu mais ça va évidemment dépendre de mes performances en play-off parce que, même si j’ai de bonnes statistiques, j’ai quand même loupé une partie de la saison à cause de ma blessure.

C’est plutôt l’expérience que j’ai eue avec Harvard parce qu’on participait tous les ans à un tournoi et j’ai joué dans des arenas comme le Boston Garden (patinoire des Bruins Boston), le Madison Square Garden (arène des New York Rangers) et j’ai aussi pu jouer contre et avec des joueurs qui sont maintenant en NHL.

Tableau des Statistiques Clés

Saison Ligue Matchs Joués Moyenne de Buts Encaissés Pourcentage d'Arrêts
Actuelle (Magnus) Ligue Magnus 12 2,6 91%

Qualités et Routine

Riendeau possède des qualités spécifiques qui font de lui un joueur précieux.

Ma vitesse autant en déplacement qu’en réaction sur les tirs. Je suis aussi combatif et j’aime jouer le palet, mes défenseurs vont peut-être ne pas avoir à encaisser certaines mises en échecs parce que je me charge d’aller chercher la rondelle et d’aider à relancer l’attaque. Ma patience et ma technique. Je suis bon quand même pour lire le jeu ou lire les tirs mais ça ne veut pas dire que le palet va prendre exactement cette direction donc vraiment travailler sur ma patience.

Aujourd’hui jour de match au Haras. Je me lève 1h avant de venir à l’arena, j’aime arriver un peu en avance sur l’heure fixée, pour prendre mon temps à l’arena. J’aime bien passer du temps avec mes coéquipiers, être avec les personnes avec qui je « travaille » (rire). Ensuite on va sur la glace pour le morning skate. Retour à la maison, je me fais généralement des spaghettis sauce bolognaise parce que mon estomac a un peu plus de difficulté avec la sauce blanche (rire). Après ça, je peux faire une sieste comme ne pas en faire, je ne pense pas que ça influe sur ma partie.

Vie à Angers

L'adaptation à une nouvelle ville est toujours un défi, mais Riendeau semble apprécier son séjour à Angers.

J’aime bien Angers. Je suis d’une petite ville (50 000 hab) à 40 minutes de Montréal donc c’est un peu un mélange entre les 2. Angers c’est une ville jeune, il y a beaucoup d’universités, j’habite vers la gare donc je peux aller partout à pied ou avec le tram c’est vraiment agréable. J’ai été à New York pour jouer au Madison Square Garden, mais c’est vraiment une jungle de fer, je ne pourrai jamais habiter dans des villes comme ça.

Ville d'Angers

Inspirations et Remerciements

Enfin, Riendeau évoque ses sources d'inspiration et les personnes qui ont compté dans son parcours.

C’est drôle à dire, lorsque j’étais aux États-Unis je suivais beaucoup le football américain et le quart arrière (quarterback) des Patriotes de la Nouvelle Angleterre, Tom BRADY, c’est vraiment à lui, en termes de mentalité et d’éthique de travail, à qui je veux ressembler.

Mis à part mon père et ma mère qui ont été importants pour mon hockey, j’ai mon entraîneur de Midget 3, Mario Pouliot, qui, lui, m’a donné une bonne éthique de travail et un bon mental de vainqueur. Il y a aussi mon entraîneur gardien de but, Olivier Michaud, c’est comme un mentor pour moi. Je voudrais juste les remercier pour leur support.

Les Raptors qui font les déplacements, c’est vraiment super de les avoir auprès de nous, autant dans les victoires que dans les défaites.

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