Histoire et Rivalité dans le Basket Grec : Olympiakos contre Panathinaïkos

La finale du championnat grec de basket entre l’Olympiakos et le Panathinaïkos est bien plus qu'une simple compétition sportive. C'est une saga riche en histoire, rivalité, tensions et incidents mémorables. Entre tensions, débordements et gestes polémiques, la finale du championnat grec de basket a tourné au vinaigre.

Ce qui devait être une série finale palpitante entre les deux géants du basket grec, Panathinaïkos et Olympiakos, s’est transformé en une saga de violence, de provocations et de décisions judiciaires.

Olympiakos vs Panathinaïkos | Derby grec : les dernières secondes | Dernières minutes

Les Origines de la Rivalité

Comme beaucoup de derbys, il tient sa source dans l’origine des clubs. En gros, le Pana était l’équipe supportée par la haute société, la classe bourgeoise, et l’Olympiakos celui de la classe populaire, vu qu’il se situe dans le port du Pirée, près d’Athènes.

Au niveau des résultats, ce sont les deux plus gros clubs du pays, donc ça contribue à accentuer la rivalité. En ce qui concerne le palmarès, l’Olympiakos est devant en nombre de championnats et de Coupes gagnées.

Aujourd’hui, plus grand chose, mis à part que ce sont deux clubs différents. La différence de classe n’existe plus vraiment, vu que ce sont les deux équipes les plus supportées dans le pays. Mais disons que le Pana, en position de faiblesse sportive, essaye d’aller titiller l’ogre qu’est l’Olympiakos, donc ça a déplacé un peu la source du derby sans le dénaturer, vu qu’il ne pourra jamais disparaître.

Après, ce qui les distingue quand même, ce sont les couleurs : le rouge pour l’Olympiakos, le vert pour le Pana. Quand tu vas à Athènes, ça se voit : il y a des tags de partout dans la ville, pour l’un ou pour l’autre. Ça fait partie du paysage : tu es Pana, ou tu es Olympiakos. Tu ne peux pas être les deux ! Et c’est un degré encore deux ou trois fois supérieure aux rivalités qu’on a en France entre Lyon/ASSE ou PSG/OM.

La réputation de l’Olympiakos est liée à celle de Marinakis, le président de l’équipe. Le Pana se place en victime face à l’Olympiakos protégé par les instances. Sinon, les deux clubs sont réputés pour avoir des supporters de feu!

Gate 7 (Olympiakos) vs Gate 13 (Pana). Ils sont réputés comme virulents, voire violents si on joue sur les mots. Pas impossible de les voir sur des fights avant les matchs, aussi. Sur ce point-là, ça serait plutôt l’Olympiakos qui l’emporterait.

Palmarès Européen

Lorsqu’on jette un œil du côté du Palmarès, la tendance semble inversée, avec un « PAO » dominant assez largement « l’OAKA ». En effet, l’Olympiakos (la section basket ayant été créée en 1931) a remporté trois fois l'Euroligue (1997, 2012, 2013) contre six pour le Panathinaïkos (1996, 2000, 2002, 2007, 2009 et 2011). Palmarès Européen largement affiché par « les verts », leur logo arborant fièrement 6 étoiles.

Si l’on considère maintenant le championnat national, c’est encore le « Pana » qui domine avec 34 championnats glanés, avec une domination importante depuis les années 1960 et surtout pendant les années 2000. Entre 2000 et 2010, le « Pana » c’est 9 titres de champions ! Tandis que le rival éternel du Pirée en compte 12 dont une série assez incroyable dans les années 1990 (titrée en 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997).

Un palmarès national donc largement dominé par les deux ogres Athéniens, l’Aris Salonique arrivant bon troisième (avec 10 championnats, merci Nick Gàlis !) et l’AEK Athènes quatrième (avec 8 championnats). Tous deux ayant glanés ces titres il y a de nombreuses années.

Les Rouges ouvriront leur saison européenne avec un match retour du match classique qui avait inauguré la compétition en octobre 2000 contre le Real de Madrid en Espagne.

Tableau Comparatif des Palmarès

Compétition Olympiakos Panathinaïkos
Euroligue 3 6
Championnat National 12 34

La Finale du Championnat Grec 2024

La finale du championnat grec de basket a été reportée, et le calendrier aménagé, après que la tension entre les présidents des deux camps et leurs supporteurs respectifs a atteint son paroxysme.

La finale du championnat, qui oppose deux géants du basket européen, se joue au meilleur des cinq matchs, chaque club accueillant tour à tour une rencontre dans son stade.

Mais au cours de la deuxième rencontre, de fortes tensions ont éclaté dans l’enceinte sportive entre le président du Panathinaïkos et les supporteurs adverses, au point que les rencontres suivantes ont été suspendues jusqu’à l’intervention du gouvernement.

Après une deuxième manche sous très haute tension, le Panathinaïkos et l’Olympiakos se retrouvaient pour un match 3 à haut risque dans le cadre des finales du championnat grec. L’Olympiakos s’est imposé, dans un match qui n’a pas laissé Evan Fournier indemne.

Le match 3 a été tout aussi électrique. Dès le deuxième quart-temps, Evan Fournier, recrue star de l’Olympiakos, a été victime d’une faute rugueuse de Kendrick Nunn, déclenchant un début de bagarre générale. Sous les sifflets nourris du public du Panathinaïkos, Fournier a répliqué d’un geste obscène en direction des tribunes, se tenant ostensiblement l’entrejambe.

Un geste qui a immédiatement déclenché la fureur des supporters et des dirigeants adverses. Le Panathinaïkos a annoncé vouloir engager des poursuites légales, évoquant un acte « d’une gravité extrême » et qualifié de « plus offensant jamais vu dans le basket professionnel grec ».

Après une nouvelle tension, des supporters ont poussé un panneau publicitaire sur le parquet, provoquant l’intervention immédiate des forces de l’ordre. Malgré ce tumulte, l’Olympiakos est parvenu à s’imposer (99-88), prenant ainsi l’avantage 2-1 dans la série. Le club n’est plus qu’à une victoire du titre.

Tensions entre les joueurs de l'Olympiakos et du Panathinaïkos.

Conséquences et Réactions

Evan Fournier est exclu pour un geste obscène destiné à des fans du Panathinaikos (et manquera sans doute un éventuel prochain match pour cause de suspension attendue), Kendrick Nunn et Ergin Ataman (coach du Panathinaikos) sont également renvoyés au vestiaire pour des fautes techniques.

Selon l’Olympiakos, Fournier et Giorgos Bartzokas ont été agressés à la fin de la partie. L’Olympiakos, de son côté, prévoit également une action en justice, relative aux agressions rapportées du coach et de Fournier après la fin de la rencontre.

Sur une action, Evan Fournier a piqué un ballon et a couru vers le panier adverse mais s'est fait violemment sécher par Kendrick Nunn sur son lay-up. Dans la mêlée qui a suivi, Shaq McKissic, a dû saisir le Français et le maîtriser pour qu'il ne se fasse pas vengeance.

À la dernière minute, Kendrick Nunn et Ergin Ataman ont tous deux été expulsés à leur tour près avoir été sanctionnés chacun d'une deuxième faute technique.

C'est ensuite l'entraîneur d'Olympiakos Giorgos Bartzokas, qui a été agressé par des supporters du Pana. Et, évidemment chacun des clubs s'est fendu d'un communiqué.

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