Le 6 novembre dernier, lors du match de Ligue des Champions entre le PSG et l'Atlético de Madrid (1-2), une gigantesque banderole "Free Palestine" a été déployée par le Collectif Ultras Paris (CUP) au Parc des Princes. Cet événement a déclenché une vive controverse et suscité de nombreuses réactions, tant politiques que sportives.

La banderole "Free Palestine" déployée au Parc des Princes. Source: Onze Mondial.
Détails du tifo
Le tifo comprenait le message "Free Palestine" inscrit en grand, entouré des couleurs rouge et bleu du club. On pouvait également y voir un drapeau palestinien ensanglanté, le drapeau du Liban, la ville de Jérusalem, des chars et une personne portant un keffieh. L'immense toile couvrait toute la tribune Auteuil et était surmontée d'une banderole portant l'inscription "La guerre sur le terrain mais la paix dans le monde".
Réactions et Condamnations
Cette initiative a immédiatement provoqué de vives réactions. Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a dénoncé une banderole "scandaleuse", affirmant qu'elle représentait "une carte où l'État d'Israël n'existe plus" et qu'elle était "un appel à la haine".
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a également fermement condamné le déploiement de cette banderole. "Ce tifo n'avait pas sa place dans ce stade", a-t-il déclaré sur X. Il a ajouté : "Je demande au PSG de s'expliquer et aux clubs de veiller à ce que la politique ne vienne pas abîmer le sport, qui doit toujours rester un ferment d'unité".
Bruno Retailleau a également souligné que de tels messages étaient proscrits par les règlements de la Ligue et de l'UEFA, et a menacé d'interdire les tifos pour les clubs ne respectant pas ces règles.

Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur. Source: CNEWS.
Réponse du PSG et Enquêtes
Le PSG a réagi en affirmant qu'il "n'avait pas connaissance du projet d'affichage d'un tel message". Le club a rappelé que le Parc des Princes devait rester un lieu de communion autour du football et qu'il s'opposait fermement à tout message à caractère politique dans son stade.
Le ministre de l'Intérieur a demandé des explications au PSG et a promis des sanctions si le club n'était pas capable de sévir. Le directeur général du PSG, Victoriano Melero, a été convoqué au ministère de l'Intérieur pour s'expliquer sur cette affaire.
Le PSG a promis un contrôle en amont des tifos « pour garantir l’absence de messages à caractère politique ». De plus, l’accès au Parc des Princes en dehors des jours de match allait être interdit au CUP pour une durée non définie.
Position de l'UEFA
Contrairement aux attentes, l'UEFA a indiqué qu'elle n'engagerait aucune procédure contre le PSG. Selon l'instance, la banderole déployée ne pouvait pas être considérée comme provocatrice ou insultante dans ce cas précis.
Suites et Mesures
Suite à cet incident, le PSG a pris plusieurs mesures, notamment l'interdiction d'accès au Parc des Princes au Collectif Ultras Paris en dehors des jours de match. Le club a également promis de renforcer le contrôle des banderoles et d'interdire celles qui n'ont pas été validées.
Tableau récapitulatif des réactions et mesures
| Acteur | Réaction/Mesure |
|---|---|
| Collectif Ultras Paris (CUP) | Déploiement du tifo "Free Palestine" |
| Yonathan Arfi (CRIF) | Condamnation du tifo comme appel à la haine |
| Bruno Retailleau (Ministre de l'Intérieur) | Condamnation, menace de sanctions, demande d'explications au PSG |
| PSG | Affirme ne pas avoir été informé, renforce le contrôle des banderoles, interdit l'accès au CUP hors jours de match |
| UEFA | N'engage pas de procédure |