Le Tours Volley Ball (TVB), émanation de la section volley du Tours Etudiant Club depuis 1940, a connu une ascension remarquable pour devenir une légende du volley-ball français. L'histoire d'un grand club se fait rarement en claquant dans ses doigts ou par le seul miracle d’un coup de baguette magique. Bien au contraire, elle est souvent l’affaire d’un mûrissement, d’une maturation, à la manière que prennent les vieilles vignes pour dévoiler les plus grands crus. Au fil du temps. L’histoire du volley en Touraine est ainsi partie de très loin, passant par les années Ufolep (1940 à 1966) avant de rentrer dans le giron de la Fédération Française de Volley-Ball. Vingt-sept ans de présidence de Louis Monière (1966-1992) auront permis au volley tourangeau de se structurer toujours plus, pour finalement aborder l’ère de la professionnalisation avec Philippe Berthelot (1992-1998). Ce qui se traduira par une montée en Nationale 1A à l’issue de la saison 1993-1994. A son tour, le TVB venait de rejoindre l’élite, mais pour ne plus la quitter cette fois.
Avec un 10ᵉ titre de champion de France, Tours entre dans la légende des clubs sportifs français. A ce jour, outre ses exploits européens, le TVB peut s’enorgueillir d’avoir décroché 11 Coupes de France et 10 titres de champion de France. Il est devenu le club masculin le plus huppé de l’hexagone. Il a vu passer dans ses rangs quelques-uns des meilleurs volleyeurs mondiaux.
Un retour dans la compétition, suite à son titre de champions de France, le Tours Volley Ball est qualifié pour la Ligue des Champions de Volley-Ball. L’an dernier, le TVB s’était « contenté » en effet de la Coupe de la CEV (la deuxième compétition européenne en terme de niveau). Une compétition dans laquelle les Tourangeaux avaient brillé en allant jusqu’en demi-finales (battus par l’équipe polonaise de Rzeszow).
Pour ce retour en Ligue des Champions, le TVB aura fort à faire, le tirage au sort effectué ce 15 juillet a mis en effet dans la poule des Tourangeaux, l’équipe turque de Ziraat Bakkart Ankara, dans laquelle évolue l’international français, double champion olympique, Trevor Clévenot. L’équipe turque s’annonce redoutable, elle qui sort d’un titre national, mais aussi d’une victoire en coupe d’Europe de la CEV, en ayant battu Rzeszow justement en finale. Et ce n’est pas le seul gros nom que le TVB aura à défier, puisqu’en plus de l’équipe turque, les Tourangeaux croiseront également l’équipe italienne de Trentino, championne nationale de l’autre côté des Alpes. Géant européen, Trentino n’est pas un inconnu néanmoins pour le TVB qui avait notamment déjà affronté les italiens en poule de Ligue des Champions il y a deux ans, avec deux défaites à la clé.
En dépit « des suspensions, des blessures importantes de joueurs majeurs, de l’absence de manager principal, le groupe a toujours cru qu’il pouvait renverser le championnat et se mettre dans les meilleures dispositions pour les play-offs », raconte le président du club, François Bruneau. Fidèles dans la tempête, les supporters n’ont jamais déserté le chaudron de Grenon, jusqu’aux playoffs. Montpellier était un mur à percer en demi-finale, difficile à survoler, mais celui-ci effondré, un vent de folie descendu des travées allait raviver les braises. Et contre Poitiers en finale, le 17 mai dernier, la victoire fut d’autant plus incandescente qu’elle était synonyme de 10ᵉ titre de champion de France - record jusque-là détenu par les seuls Dragons de Cannes.
Pour le capitaine Zeljko Coric, ce sacre mérite « un piédestal, très haut, après une saison si particulière, avec beaucoup de turbulences ». Après le départ de Pascal Foussard, figure tutélaire du club depuis 42 ans, d’aucuns ont cru au temps des cendres. Il n’en fut rien.
Parcours en Coupe CEV
En 2017, le Tours VolleyBall remportait la CEV Cup, deuxième compétition européenne de clubs. Cinq ans plus tard, le TVB échouait en finale de cette même compétition. Clairement, Tours était venu pour faire un coup. Le premier set a vu les Tourangeaux prendre la main et dérouler leur volley en utilisant la puissance de Ryan Sclater en attaque pour conserver les commandes. Et quand les Polonais ont haussé le ton et sont revenus à 23-23, le TVB s’est montré clinique pour conclure sur sa première balle de set. Le troisième set s’annonçait alors crucial. Alors que la bataille faisait rage, Tours accélérait brutalement à 15-15 et s’installait en tête. Ryan Sclater était inarrêtable, Gonzalo Quiroga faisait des merveilles au service, et le TVB s’offrait un deuxième set capital en vue du match retour. Mais il pouvait faire encore mieux, et tenait la dragée haute au club polonais dans le quatrième set. Mais les Tourangeaux allaient finir par céder le match, manquant clairement de carburant en fin de rencontre.
Le Tours Volley-Ball a lancé difficilement mais par un succès sa campagne européenne, en s’imposant 2-3 ce mercredi 13 novembre à Schönenwerd. Mais pour les Tourangeaux, la victoire était le plus fondamental. Tours est facilement venu à bout des Belges de Roeselare 3 sets à 0 ce mercredi soir. Le TVB qui s'était imposé au match aller 3 sets à 2 jouera donc les demi-finales de l'épreuve. C'est un succès net et sans bavure, le Tours Volley Ball s'est qualifié ce mercredi soir en battant les Belges de Roeselare en quart de finale retour de la coupe d'Europe CEV sur le score de 3 sets à 0 (25-21 25-19 et 25-17) le tout en 1h15 de jeu. Mis à part le début de la rencontre ou le TVB a été mené 12-7 dans le premier set, les Tourangeaux ont quasiment toujours fait la course en tête durant ce match et ils ont su creuser l'écart lorsqu'il le fallait, bien aidé aussi par des Belges qui ont commis de nombreuses fautes.
Au prochain tour, en demi-finale, le TVB sera opposé à un ogre du volley européen, les Polonais de Rzeszow. Match aller, à priori, le 12 mars en Pologne, retour le 19 mars salle Grenon. D'ici là, le TVB retrouve le championnat de Ligue A ce samedi avec un déplacement à Sète.
Le TVB s'est incliné à domicile 3 sets à 2 ce mercredi 29 janvier contre les Suisses d'Amriswil. Le score du match aller permet tout de même aux Tourangeaux de se qualifier pour les quarts de finale de la CEV.
Le TVB a rendu les armes, ce mardi 11 mars, après une bataille acharnée en Pologne, contre Rzeszów. Une défaite cruelle 3 sets à 2. Mais l'espoir demeure pour se qualifier pour la finale de la Coupe CEV. Le match retour à Grenon, le 19 mars, s'annonce bouillant.
Le Tours Volley-Ball s'est logiquement incliné contre Rzeszów (0-3), en match retour des demi-finales de coupe d'Europe CEV, ce mercredi dans leur salle Grenon. C'est la fin d'un beau parcours européen pour le TVB qui devra vite passer à autre chose.
Luca Ramon sait la mission assignée par les dirigeants, le président François Bruneau en tête, en début de saison : ramener le titre en MSL, un an après une finale perdue et mal négociée contre Saint-Nazaire. « Le match qui arrive est hyper important pour nous, avoue le libéro tourangeau. On doit se servir de cette expérience malheureuse et réussir à provoquer davantage de réussite. Tous les détails comptent, cette défaite est encore là pour nous le rappeler. Gagner le Championnat sera dur mais on va tout faire pour. » Au repos cette semaine, la rude concurrence que forment Montpellier, Chaumont ou Tourcoing a aussi pris rendez-vous.
Samedi soir, en clôture de la saison régulière de la Marmara SpikeLigue (MSL), le TVB reçoit Nice qui, à la faveur d'un succès, peut lui ravir la quatrième place de la phase régulière, synonyme d'avantage du terrain au premier tour des play-offs.
Est-ce le poids de l'histoire d'un club qui va fêter à la fin du mois les vingt ans de son sacre en Ligue des champions et qui rêvait de s'offrir une cinquième finale continentale pour son 188e match sur la scène européenne ? La conséquence d'une saison compliquée, entamée complètement à l'envers et marquée par le passage express d'un manager sportif, l'ex grand international Frantz Granvorka ? Ou l'écart de niveau qui se creuse, année après année entre les plus grosses cylindrées italiennes, polonaises ou turques et le club le plus riche de France ? Un peu de tout ça, sans doute.
Sinon comment expliquer la fébrilité de certains cadres du TVB, tel le métronome Antoine Pothron (4/12), qui réalise pourtant une saison de MVP ? À l'exception de la stabilité du pointu canadien Ryan « Air » Sclater (19 points) ou l'entrée prometteuse du jeune diamant Alexandre Strehlau dans le troisième set dans lequel il a inscrit 8 points, il a parfois été difficile de reconnaître l'équipe qui a failli tordre le nez à Rzeszów au match aller (3-2).
« Mes joueurs se sont mis beaucoup de pression et je ne sais pas pourquoi, avouait le coach brésilien de Tours, un peu sonné par l'issue de sa neuvième demi-finale avec son club. La quantité de services ratés à la fin du premier set, je n'ai pas compris non plus. Sur la totalité de l'affrontement, on n'a pas été si mauvais mais on a subi en permanence la pression physique imposée. Et au final, la qualité individuelle a fait la différence. On va devoir faire notre deuil. » Et rapidement, qui plus est.
Tours s'est imposé ce samedi soir dans le match aller du championnat de France de volley 3 sets à 1 Poitiers. (19-25, 25-20, 23-25, 19-25). Match retour samedi à Tours, avant un éventuel set en or dans la foulée, en cas d'égalité. L'ambiance des grands soirs ne se décrète pas. Elle s'allume savamment puis s'entretient avec passion. Mercredi soir, dans un palais des sports Robert-Grenon plein comme un oeuf et chaud comme la braise, la folie tourangelle s'est évaporée dès la fin du premier acte qui n'aurait jamais dû échapper aux joueurs de Marcelo Fronckowiak. À 23-22, une faute de main - totalement inhabituelle - du passeur et capitaine de Zeljko Coric a jeté comme un voile, et derrière quatre balles de set non convertie (28-30) ont confirmé que, à ce niveau-là, en demi-finales de Coupe d'Europe, rien n'est jamais gratuit. Surtout face à une armada polonaise comme le Rzeszów de Tuomas Sammelvuo et de Stephen Boyer, taillée pour gagner des titres.
| Compétition | Nombre de titres |
|---|---|
| Championnat de France | 10 |
| Coupe de France | 11 |
| Ligue des Champions | 1 (2005) |
| CEV Volleyball Cup | 1 (2017) |

En conclusion, le TVB est « le » temple du volley français dans lequel, cet été, l’équipe de France, double médaillée olympique, s’est elle-même remobilisée. Pour l’heure, avec 10 titres de champion, 11 Coupes de France, une Ligue des champions en 2005 et une CEV Volleyball Cup en 2017.