Histoire du Stade de Rugby de Peyrehorade

Le rugby a réellement démarré à Peyrehorade en 1902. Le club joue en vert et blanc, qui sont aussi les couleurs de la ville. Après une année blanche, le club reprend du poil de la bête en 1941 et est à nouveau engagé en compétition officielle.

Pendant la guerre, le Peyrehorade Sports joue le championnat de France et la Coupe de France de la zone occupée. En 1942, le club abandonne sa couleur rouge, le textile de cette couleur étant difficilement approvisionnable pendant la Seconde Guerre mondiale. Peyrehorade adopte alors le Vert et Blanc, qu'il ne quittera plus..., dont la couleur perdurera pour la suite de l'histoire de l'équipe.

Au lendemain de la guerre, le rugby fédéral fonctionne à nouveau et en 1946, notre club est classé en deuxième division.

En 1923, le club quitte son terrain de la Sablière (trop exigu) pour un autre situé le long de la route de Pau, et qui sera baptisé Paul Dabadie, du nom du capitaine d'avant-guerre, tombé au champ d'honneur. Mais un autre Dabadie s'illustre à cette époque. Prénommé Joseph, médecin dans le civil, il deviendra plus tard Président du Club et donnera son nom au stade.

Lors de la saison 1931-1932, le Peyrehorade sports accède à la première division, qui comptait alors 40 équipes. Il doit sa place au schisme que connaît alors le rugby français, avec la dissidence de 14 des meilleurs clubs (Stade Français, Toulouse, le SBUC de Bordeaux, Bayonne, Perpignan et Pau, notamment), lassés de la violence sur le terrain et de l'amateurisme marron. Ils se regroupent au sein de l'UFRA, qui organise une compétition parallèle.

Peyrehorade, encore professionnel reste à la FFR et dispute donc le championnat de première division, dans une poule de cinq, en compagnie de Toulon, Agen, Montauban et Gujan-Mestras. A cette époque, les matchs sont souvent violents, parfois arrêtés avant la fin. Même les arbitres se mettent au diapason : en 1934, René Tachoires se blesse gravement et décédera un mois plus tard.

Le Peyrehorade Sports a toujours eu un rôle sociétal.

Votre club de rugby à Peyrehorade a toujours été une véritable école de formation, avec pour point culminant la naissance de l’école de rugby en 1967.

L'École de Rugby : Fierté du Club

L’école de rugby PEYREHORADE SPORTS constitue la fierté, le symbole et la principale richesse du club. Dans ses meilleures périodes, elle a compté jusqu’à 255 élèves. Nous accueillons chaleureusement vos enfants au sein de notre organisation, notre mission étant de former de futurs champions.

L'Ecole de Rugby en 1967, première école de rugby cantonale de France avec cars de ramassage passant dans toutes les communes. Au centre, Eugène Richert, son premier président (il était par ailleurs maire de Port-de-Lanne).

Incontestablement, l’activité de l’école de rugby - présentée par Didier Lacaule - qui fonctionne avec le RC Béarn, montre la voie, avec 160 enfants, dont 10 % de filles et une progression de 13 % sur les deux dernières saisons. Le nombre des éducateurs et éducatrices (28 au total, dont 17 avec un brevet fédéral), et le taux d’encadrement (un pour six enfants) constituent une garantie de qualité dans la formation, tant sur le plan du comportement que de la technique et de la tactique, avec une ambition allant « de l’initiation à la compétition ».

Cette volonté a été récompensée à Saint-Sever, lors du tournoi qui rassemblait toutes les catégories, par le trophée de la Meilleure École de rugby. Pour autant, les efforts doivent être poursuivis, avec des objectifs prioritaires : augmentation de l’effectif féminin, labellisation fédérale de 3 étoiles (le plus haut niveau), mise en place du livret d’évaluation pour chaque joueur.

L’assemblée générale du Peyrehorade Sport Rugby Pays d’Orthe et Arrigans s’est tenue vendredi 29 novembre. Si l’état des finances est le principal enseignement de la réunion, les résultats et leur analyse occupent toujours l’essentiel de la soirée.

Évolution et Moments Clés

Saison 1960-1961

Peyrehorade termine deuxième (sur 8) de sa poule.

Saison 1963-1964

Peyrehorade, toujours en deuxième division, termine 5ème de sa poule. Il bénéficie de l'apport de Gaston Dubois, qui jouait jusque là à Dax et venait de perdre face à Mont-de-Marsan la fameuse (pas pour la qualité du jeu...) finale landaise.

Saison 1964-1965

Peyrehorade est toujours en deuxième division. En 1965, mini-révolution, on passe à deux entraînements par semaine. Les résultats sont là, Peyrehorade termine troisième de sa poule et se qualifie.

Saison 1965-1966

Peyrehorade termine troisième de sa poule.

Saison 1966-1967

Peyrehorade termine 7ème de sa poule. Pour le dernier match à la maison (contre Mimizan, gagné 3-0), Peyrehorade lance Michel Taffary, pourtant un cadet, et de petit gabarit de surcroît.

Saison 1967-1968

En championnat, évolution de la formule, avec une première division qui passe à 64 clubs répartis en 8 poules de 8 clubs.

Le 11 septembre 1966, inauguration du nouveau stade, qui prendra plus tard le nom du docteur Joseph Dabadie, Président du PS Rugby Pays d'Orthe. Une affiche Agen-Lourdes est présentée à cette occasion, soit le champion de France contre le vainqueur du Challenge Yves du Manoir. Roger Couderc a assuré le commentaire de ce match. Jean Labat, originaire de Peyrehorade, a été un précieux soutien pour mener à bien cette opération. Michel Jazy discutant avec Raymond Marcillac.

Le 5 avril 1969, création de l'Amicale des Anciens Joueurs du Peyrehorade Sports, avec Henri Novion comme Président.

Pendant toute cette décennie, il y a une grande stabilité dans l'organisation du championnat de France. La première division, dite "Nationale", comprend 56 équipes jusqu'en 1966-1967, et 64 ensuite. Peyrehorade évolue toute la décennie en deuxième division (dénommée "Fédérale").

À partir de 1969, il est interdit de botter directement le ballon en touche quand le botteur ne se situe pas dans ses propres 22 mètres (le ballon doit rebondir avant de sortir).

Pendant cette décennie, le mercredi des Cendres, pourtant premier jour de Carême et jour de jeûne, c'est la fête au stade.

Anecdotes et Héritage

En 1948, Peyrehorade reçoit Hagetmau pour un match à gros enjeu, arbitré par un dénommé J-B Lefort. Le docteur Dabadie le reçoit avant-match et se charge d'une mise en condition psychologique. L'arbitre ne pipe mot mais laisse entendre qu'il a reçu le message et que la neutralité dont il ne saurait se départir sera quand même bienveillante. Fort heureusement, malgré les efforts de l'arbitre pour les empêcher de gagner, les Verts l'emportent 3-0...

La première tribune était en bois, et comme on l'aperçoit ici, elle était déjà équipée d'une sono. Elle sera détruite en 1954 par un incendie dû au poêle à bois chargé de chauffer l'eau des douches...

En 1928-1929, le rugby se professionnalise à Peyrehorade, des joueurs viennent des clubs environnants et l'équipe perd contre St Vincent de Tyrosse le match de la montée en première division.

L’équipe de cadets, prometteuse, a obtenu des victoires superbes mais aussi concédé des défaites parfois cruelles, selon Alain Lamarque, qui voit arriver de beaux jours la saison prochaine. Idem pour les juniors, qui sont passés très près de la victoire finale. François Lafitte a présenté la saison de l’équipe dspoirs, « qui a ramené le septième bouclier de l’histoire des vert et blanc ». Thierry Ladonne a félicité l’équipe première, même s’il n’y a pas eu de fin en apothéose.

Si l’état des finances est le principal enseignement de la réunion, les résultats et leur analyse occupent toujours l’essentiel de la soirée.

En 1924, il arbitre deux matchs où Peyrehorade affronte successivement Nay et Orthez pour une place d'accession à la finale Côte Basque deuxième série. Jugeant l'arbitre trop partisan, les deux clubs porteront réclamation (sans résultat). Il faut dire que brave docteur Dabadie en avait fait beaucoup pour permettre la qualification des siens, ainsi que le rapporte la presse de l'époque :« L'arbitrage partial et énergique de Mr le Docteur Dabadie a favorisé son équipe en laissant passer de menues fautes qu'il sanctionnait aux Nayais :- Il a laissé partir Peyrehorade trop souvent hors jeu- il a arrêté lui-même un dribbling menaçant des Nayais, en se déplaçant trop près des joueurs et en touchant plusieurs fois le ballon : arrêt du jeu, mêlée d'arbitre- Il a arrêté une ouverture sur un en avant-commis par un joueur de Pyrehorade, repris immédiatement par un joueur Nayais, qui lance les 3/4 démarqués. Arrêt de l'action, mêlée.- Il a arrêté deux attaques bien développées, arrivées sur les buts, pour accorder une faute à Peyrehorade ».

C'est vrai que ça faisait beaucoup.

Pendant la première guerre mondiale, la compétition s'est évidemment arrêtée et à la reprise, le club se retrouve avec une équipe décimée. Certains, bien qu'handicapés, reprennent du service. C'est le cas de François Dupaya qui joue avec un seul bras et un redoutable moignon à la place de l'autre. C'est le cas aussi de Gaston Barthouil qui avait perdu un œil et aura du mal à sauver l'autre, les adversaires criant "Crevez-lui l'autre ! ". Les enfants, pour cause de Vêpres, avaient du mal à assister aux matchs. Mais ils savaient ruser.

Le club de Peyrehorade a réussi à rester à un niveau élevé au regard de la taille de la ville. Des joueurs d'envergure et internationaux ont été formés à Peyrehorade.

Le Peyrehorade Sports connaît, chaque malheur trouve une résonance particulière. Certains matchs ont été partagés. D'autres joueurs sont sortis du terrain très meurtris, parfois victimes de crises cardiaques des supporters.

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