Stade Français Rugby Féminin : Ascension et Ambitions des Pink Rockets

Le Stade Français Rugby, reconnu pour ses performances masculines, a développé une section féminine depuis 2011. La section féminine du Stade Français Rugby a été créée en 2011.

Lorsque Fabrice Cueille et Georges Coudane, alors directeur sportif, ont mis en place ce pôle en 2011, seules 7 filles ont rejoint l'aventure. Aujourd'hui, elles sont plus de 100 licenciées, réparties en 3 équipes: Élite 1, Fédérale 1 et Cadettes.

Surnommée les « Pink Rockets », l’équipe débute en bas de l’échelle, mais ne cesse de passer les étapes à vitesse grand V. « On a suivi ce qu’avait fait Max Guazzini avec les garçons.

De la 5e division en 2011, l’équipe première atterrit en 1ère division en 2018. Après une saison en Elite 2, les Pink Rockets retrouveront bientôt les sommets : grâce à leur victoire, face La Rochelle en finale de deuxième division, en juin 2023, les Parisiennes regagneront l’Elite 1 pour la saison 2023-2024 !

Le Stade Français aura donc de nouveau ses deux sections, féminine et masculine, au plus haut niveau. Les Pink Rockets, équipe féminine du Stade Français, évoluent cette saison en Elite 1 Féminine.

Ce dernier week-end sera crucial pour leur accès aux quarts de finale. Les Pink Rockets et Anaïs Lagougine, une des entraîneuses.

Aujourd’hui, la section féminine, nommée les Pink Rockets, est constituée d’une équipe Elite 1 Féminine, d’une en Fédérale 2 et d’une de Cadettes. L’équipe de Fédérale 2 monte en Fédérale 1 à l’issue des playoffs. Celle évoluant en Elite 1 Féminine demeure pour sa part proche d’une accession historique en quart de finale du championnat.

Ascension de Fédérale 3 à Élite 1

Le groupe a démarré en 2011 au plus bas niveau, c’est-à-dire en Fédérale 3. Comme le souligne Fabrice Cueille, entraîneur des Pink Rockets depuis le début, « on est parti de rien, trente-trois joueuses faisaient partie de l’aventure et uniquement trois d’entre elles avaient une licence de rugby l’année précédente ».

Le groupe a monté les échelons année par année, Fédérale 2 en 2014, Fédérale 1 en 2015, Elite 2 Armelle-Auclair en 2016. A la suite de la nouvelle formule du championnat Elite 1 Féminine, les Pink Rockets accèdent au plus haut niveau en 2018, malgré leur défaite en quart de finale d’Armelle Auclair.

Une ascension qui s’est accompagnée en parallèle d’une structuration du groupe (70 joueuses actuellement), du staff (cinq entraîneurs, deux préparateurs physiques, kiné) et des moyens (équipements, locaux)…

Jusqu’à la saison dernière, les joueuses de la section féminine n’avaient pas accès aux mêmes équipements et structures (terrain d’entraînement, salle de musculation,…) que les garçons du Stade Français. Une reconnaissance aujourd’hui pour elles de pouvoir les utiliser !

Néanmoins, les filles du Stade Français Rugby sont toujours orphelines de stade dans la capitale.

Les Forces des Pink Rockets

La section féminine du Stade Français, du fait de sa localisation et de son projet, reste attractive pour les joueuses et notamment des internationales sous contrat fédéral.

D’autant plus, depuis que les Pink sont en Elite 1 Féminine. Plusieurs internationales, cette saison, ont rejoint le club, à l’image de Coumba Diallo, Lenaïg Corson et Chloé Pelle.

C’est un groupe motivé comme le rajoute l’entraîneuse : « Je prends beaucoup de plaisir, parce qu’elles sont à l’écoute et elles ont envie de progresser », à l’image d’une des révélations de l’équipe de France, Doriane Constanty.

La capitaine des Pink, Morgane Perducat, précise : C’est un groupe au grand cœur, avec une grande solidarité. On essaie de rebondir, on sait se remettre en question.

Il est clair qu’on vise les quatre premières places de notre poule et de jouer les playoffs.

« On a eu des résultats. On a 3 titres de vice-champion de France en 9 ans. On a aussi mis en place une stratégie de communication qui fonctionne car on est le 2e club le plus suivi de France derrière le Stade Toulousain.

Il faut toujours avoir des ambitions », déclarait Fabrice Cueille, un des entraîneurs. Avec humilité, il ajoutait : On sait très bien que cette année, ça va être plus dur, ça va aller beaucoup plus vite… Il va pouvoir falloir enchaîner les matches.

Le pari est « presque » atteint. Actuellement, le Stade Français se trouve à la cinquième place du classement de la Poule 1, avec 34 points. A seulement une unité du quatrième, le Stade Rennais (35 points), et à deux longueurs du troisième, l’ASM Romagnat (36 points).

Il reste encore des rencontres très attendues qui permettront de départager ces trois clubs. (Blagnac-Stade Français, Lons-Stade Rennais, Romagnat-Villelonguet). Avec pour enjeu l’accès en quart de finale…

En fonction des résultats de ce 21 avril, les Pink Rockets accéderont soit aux phases finales, soit aux phases de maintien du championnat.

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