L'Histoire du Match Nouvelle-Zélande vs États-Unis et l'Héritage des Jeux Olympiques de 1976

Les Jeux Olympiques de 1976 à Montréal ont été un moment crucial pour le basketball masculin. En effet, ils ont marqué le retour des États-Unis au sommet après la défaite controversée de 1972. Le tournoi de basketball masculin se déroula du 18 au 27 juillet 1976, avec la participation de 12 équipes représentant divers continents.

Avant le match, la Nouvelle-Zélande commence évidemment avec son fameux haka, de quoi donner des frissons même à un type comme Bobby Portis.

Tout n’a pas été rose pour les Américains, grandissimes favoris de la compétition. Cependant, ils l’ont quand même emporté assez largement face à de valeureux All-Blacks (99-72).

Team USA face à la Nouvelle-Zélande

Steve Kerr se doit de passer une soufflante à ses troupes après une défense inexistante et un début de match façon traces de pneu. Le coach décide également d’ouvrir son banc en envoyant notamment Paolo Banchero, Austin Reaves et Tyrese Haliburton au charbon. Ce sont bien les remplaçants qui vont faire le taf et rejoindre leurs adversaires, bien plus coriaces que prévu, grâce à une faculté à aller gratter des lancers.

Mais les Néo-Zélandais, portés par l’infernal Reuben Te Rangi, ne se découragent pas et continuent de jouer les yeux dans les yeux avec les Etats-Unis qui sont parfois dominés dans l’impact. Les deux équipes se rendent coup pour coup. À titre de comparaison, imaginez un tel match entre la Roca Team et le Stade Roubaisien, ça surprendrait non ? Bah nous aussi, mais on se régale devant un match qui s’annonçait être un blow-out et qui finalement est ultra disputé.

Toutefois, les Cainris vont accélérer et trouver leur rythme en attaque avec un Austin Reaves en mode métronome et un Jaren Jackson Jr. qui fait sa tour de contrôle de l’autre côté. Les deux équipes continuent de s’envoyer des mandales au retour des vestiaires. Finn Delany répond à Edwards, Jalen Brunson allume de loin, mais les Américains tardent à creuser l’écart.

Sans faire de bruit, les USA se mettent tranquillement à l’abri. On vous avait dit de vous méfier de l’eau qui dort.

La fin de match sera tranquillement gérée par Team USA, qui contient les assauts néo-zélandais malgré un bon Izayah Le’afa. Score final : 99-72, les Cainris ont même joué la dernière possession, parce qu’esprit FIBA.

Les All-Blacks ont été courageux, valeureux, mais n’ont pas pu faire le poids sur la durée face à Team USA qui a mis du temps à rentrer dans son match (et respecter son adversaire ?), résultat mal payé pour eux. Avertissement sans frais pour les Etats-Unis, mais il faudra tout de même monter en régime s’ils ne veulent pas être trop inquiétés.

Les Jeux Olympiques de 1976 à Montréal

En raison du massacre de Munich, la sécurité de ces jeux était visible. Les mesures de sécurité étendues comprennent l’obligation pour tous les travailleurs de détenir une accréditation valide. Une surveillance acoustique a été mise en place dans le village olympique où les athlètes étaient logés.

Les Jeux de Montréal se sont déroulés dans un contexte de tensions politiques et économiques. Les tensions au Québec étaient encore présentes, 6 ans après la Crise d’Octobre, bien que ces événements ont marqué une perte significative de soutien à l’aile violente du mouvement souverainiste québécois. En 1976, Trudeau, cédant à la pression de la République populaire de Chine, prend un arrêté interdisant à Taïwan de participer en tant que Chine aux Jeux olympiques de Montréal, bien que cette question soit techniquement du ressort du CIO.

Les matchs eurent lieu au Centre Étienne Desmarteau, une arène qui a été utilisée principalement comme salle de hockey sur glace depuis. Les États-Unis, dirigés par l’entraîneur Dean Smith, arrivèrent avec une équipe de jeunes talents universitaires, dont Adrian Dantley et Walter Davis, futurs sextuple All-Star, Phil Ford, MVP du tournoi ACC en 1975, et Mitch Kupchak, joueur ACC de l’année 1976 et futur triple champion NBA.

La Quête de Rédemption de la Team USA

« Je pense que (l’entraîneur Smith) nous a montré le film du match de 72, la controverse qu’ils ont eue à la fin du match », a déclaré Scott May. « Et c’était assez explicite sur ce que vous avez vu. » L’URSS arrive à Montréal en tant que championne olympique et du monde en titre. Les deux Belov, Alexander et Sergei (pas de lien de famille), sont de retour, et sont accompagnés par Alexander Salnikov, nommé dans l’équipe du Mondial 74.

La Yougoslavie, championne d’Europe en titre et médaillée d’argent en 74 compte revenir sur le podium des Jeux Olympiques comme en 68. Pour cela, elle peut compter sur Dragan Kićanović, MVP du dernier Championnat du Monde, Vinko Jelovac, nommé dans l’équipe du tournoi, Krešimir Ćosić, MVP de l’EuroBasket 75, et Dražen Dalipagić, nommé dans l’équipe du tournoi.

Cuba, médaillé de bronze lors des derniers JO et 4e en 1974 compte recréer l’exploit. Pour cela, les deux meilleurs marqueurs de la nation insulaire à Munich, Pedro Chappe et Alejandro Urgelles, ce dernier ayant été nommé dans l’équipe du Mondial 74, et Ruperto Herrera Tabio, devront encore une fois répondre présent.

Enfin, l’Italie joue une nouvelle fois le rôle d’outsider, un cimenté par la troisième place obtenue à l’EuroBasket 75 par une génération en développement.

Le Parcours des Équipes

Les États-Unis, grâce à leur jeu rapide et leur défense rigoureuse, dominèrent la phase de groupes en 1976, remportant leurs matchs avec une marge confortable avec trois exceptions. La première, un 95-94 tendu face à Porto Rico. Porto Rico a eu l’occasion de prendre l’avantage dans les dernières secondes, mais Lee a été sanctionné pour un passage en force alors que les États-Unis menaient 93-92. Phillip Ford a ensuite marqué les deux lancers francs qui ont tué le match.

Deuxième exception, 2-0 face à l’Égypte. Après une défaite 64-103 face à la Tchécoslovaquie, l’Égypte s’est retirée des Jeux Olympiques de 1976, suite au boycott de plusieurs pays africains contre la Nouvelle-Zélande.

En parlant de la Tchécoslovaquie, le pays européen a également mis les États-Unis en danger durant la phase de groupe.

« Toutes les choses que nous avons entendues lors des matchs d’exhibition étaient : « Oh, ils sont trop petits. Ils ne prennent pas assez de rebonds. Oh ceci, oh cela, » » a déclaré May. « Nous avons tout entendu. Mais je pense que les gens n’ont pas réalisé à quel point nous étions durs, dévoués, solidaires, proches en tant qu’équipe, altruistes. Et cela compensait en grande partie notre taille. Nous étions extrêmement rapides.

Qualifiée avec les américains est la Yougoslavie, qui n’aura perdu qu’un match, celui contre la Team USA sous le score de 93-112. Pour les européens étaient devant à la mit-temps avec le score de 55-51. L’équipe de Dalipagić (22 points) semblait être en passe de créer un exploit. Les Etats-Unis se sont alors concentrés sur le travail défensif, le marquage intense des couloirs de passes et la pression sur les joueurs au poste. Ils ont sacrifié leur intelligence personnelle au profit de l’effort défensif et de l’utilisation de leurs capacités de contre-attaque. Le résultat a été un score écrasant de 61-38 à la fin de la deuxième mit-temps.

Avant-dernière journée de la phase de groupe, la Yougoslavie a vu son dernier match contre l’Égypte être annulé. Menée 41-57 à la mi-temps, l’équipe des Balkans est revenue dans le match, portée par Dragan et Drazen, avec 17 et 16 points respectivement, qui sont parvenus à arracher la victoire. Malgré les 16 points de Luciano Vendemini et 15 d’Ivan Bisson, deux héros peu attendus, ce fut insuffisant.

Pendant ce temps dans le groupe B, l’URSS faisait le parcours attendu d’eux en 1976. 5 victoires dominantes, portées par le duo des Belov qui a notamment combiné pour 43 points ensemble lors d’une victoire 129-63 face à l’équipe japonaise.

Ce parcours a notamment contenu une victoire 84-79 face à Cuba qui a complètement basculé les ambitions canadiennes en 1976. Pour résister aux 31 points d’Herrera, il aura fallu 25 points de Phil Tollestrup et 16 points et 14 rebonds de James Russell. Tollestrup sera crucial pour chacune des victoires canadiennes qui auront suivi.

Hélas, le parcours du Grand Nord fut arrêté par les voisins américains en demi-finale, 77-95 étant le score final. Impossible d’arrêter une équipe menée par les 22 points de May et les 12 points et 11 rebonds de Dantley qui qualifient les États-Unis. La petite finale ne fut guère mieux, avec une nouvelle défaite écrasante. 72-100 pour les soviétiques avec 23 points et 14 rebonds d’Alexander qui assurent la victoire.

Médaille de bronze pour l’URSS, car les champions en titre se sont fait sortir par la Yougoslavie en demi-finale, comme en 1968.

La finale de 1976, au lieu d’être un match retour de 1972, fut un match retour de 1968.

La finale, disputée le 27 juillet 1976, oppose les États-Unis à la Yougoslavie. Ce n’est pas le match retour tant espéré par la Team USA, mais une finale devait quand même être gagnée.

Les Américains remportèrent une victoire convaincante avec un score de 95-74, confirmant leur retour au sommet du basketball olympique.

L’équipe américaine, grâce à une défense solide et une attaque efficace, retrouve la médaille d’or, marquant un moment de rédemption après la défaite de 1972.

La victoire des États-Unis réaffirme leur domination, mais le tournoi met également en lumière la compétitivité croissante d’autres nations, telles que la Yougoslavie et le Canada.

Le basketball masculin aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal représente un chapitre essentiel de l’histoire olympique et du développement du sport. Il symbolise la rédemption des États-Unis après la défaite de 1972 et la confirmation qu’il n’y a pas que deux, mais trois puissances majeures dans le basketball avec le retour de la Yougoslavie.

Autant les doubles champions olympiques sortants avaient été bousculés lors de leur match précédent par la Turquie (98-77, mais 66-60 après 30 minutes de jeu), autant ils ont fait en sorte cette fois-ci de se simplifier la tâche face à la Nouvelle-Zélande (98-71). A la pause, les Etats-Unis menaient déjà 57-35, grâce à l'activité des deux intérieurs Kenneth Faried (15 points, 11 rebonds) et Anthony Davis (21 pts, 9 rds), et à l'adresse retrouvée de Stephen Curry (12 pts).

Les Etats-Unis font partie des quatre équipes encore invaincues après trois matches, avec l'Espagne (gr.A), la Grèce (gr.B) et la Slovénie (gr.D).Si la Nouvelle-Zélande, toujours sans la moindre victoire au compteur, est quasiment hors course, la situation est confuse dans ce groupe C pour les trois places à prendre derrière les Américains.

La Turquie se retrouve en posture délicate après sa défaite (58-64) face à l'Ukraine, qui s'est complètement relancée. Les Turcs, vice-champions du monde en 2010, ont été incapables de confirmer la bonne impression laissée contre les Etats-Unis. Ils se sont montrés particulièrement maladroits et n'ont pas réussi à contrôler le jeune meneur remplaçant Olexandr Mishula (19 pts, dont 5/8 à trois points).

La Slovénie a elle aussi continué son sans faute (89-72), devant la Corée du Sud. Mais les coéquipiers de Goran Dragic (22 pts, 4 pds), très passifs en défense en première période, ont mis 25 minutes pour décrocher les Coréens. A l'inverse, la Lituanie, vice-championne d'Europe en 2013, a commis un premier impair, face à l'Australie (75-82). La défense australienne a provoqué un désordre monstre dans les rangs des Lituaniens (22 balles perdues), très légers au poste de meneur depuis le forfait de Mantas Kalnietis.

Largués à la pause (28-47), les Baltes sont bien revenus dans le troisième quart-temps avec un Ronaldas Seibutis en verve (21 pts), mais l'Australie a réagi à temps pour s'assurer cette victoire précieuse. Le Mexique s'est donné une raison d'espérer une qualification pour les huitièmes de finale en dominant l'Angola (79-55), grâce aux 24 points d'Hector Hernandez.

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