Le Stade Mayol, situé au cœur de Toulon, est bien plus qu'un simple stade de rugby. Il incarne l'âme et la passion du rugby varois. Offert par le célèbre chanteur Félix Mayol au Rugby Club Toulonnais, il est un symbole à part entière de la ville de Toulon. À deux pas de la rade, le Stade Mayol est le lieu où les légendes du rugby se sont écrites. En visitant ce stade, vous découvrirez l'histoire fascinante de Félix Mayol, qui est tombé amoureux de ce sport après qu'un ballon ovale ait fait tomber son chapeau près d'un terrain. Vous en apprendrez davantage sur les grands joueurs, les entraîneurs et les présidents qui ont marqué l'histoire du Rugby Club Toulonnais.
Que vous soyez un fan de rugby ou simplement curieux de découvrir l'atmosphère unique de ce stade, le Stade Mayol vous promet une expérience inoubliable.

Le Stade Mayol dans toute sa splendeur.
Les Origines du Stade Mayol
Le Stade Mayol a été inauguré le 28 mars 1920. À Toulon, l'histoire du stade commence en 1920 par un coup de cœur puis par un coup de pioche de Félix Mayol sur un ancien Vélodrome. Le Rugby Club Toulonnais (RCT) est né en 1908 et peut alors se développer. Aux côtés du maire socialiste Emile Claude, Félix Mayol prend part à l’inauguration de l’enceinte qui porte son nom le 28 mars 1920. À cette occasion, le public, venu très nombreux, assiste à partir de 12 h à un match de football entre le onze du RCT et celui du Stade Raphaëlois suivi d’une rencontre de rugby entre le RCT et le Toulouse Olympique Employé Club.
Entre les deux, une course à handicap de 1500 mètres permet au public de patienter. À la mi-temps du match de football, Félix Mayol fait son entrée dans le stade sous les acclamations de la foule. Fidèle à son image, le toupet relevé et le costume bien ajusté, il prend place dans la tribune d’honneur. Le Stade porte le nom de son ''mécène'', le chanteur Felix Mayol, qui a financé sa construction et l'a offert au RCT. Visible ici au centre de la photo, le Stade Mayol fait partie de ces rares enceintes qui trônent en plein centre ville, dans le quartier de Besagne, à quelques encablures de la Rade.
Popularisé par son incroyable houppe et le brin de muguet qui devient son emblème, cet artiste bonhomme, né à Toulon en 1872, a connu un grand succès jusqu’à sa disparition en 1941. En 1902, son fameux Viens poupoule le propulse définitivement en haut de l’affiche. Très attaché à sa ville natale, Félix Mayol est un fervent admirateur de pratique sportive appréciant tout particulièrement les parties de rugby et de football. Entre 1919 et 1920, face à un besoin urgent en infrastructures, il se fait mécène et s’engage à financer la construction d’un stade à hauteur de 60 000 francs or sur un terrain qu’il acquiert et où se trouvait un vélodrome désaffecté.

Le Stade Mayol dans les années 1920.
Évolution et Rénovations
Mais dès 1921, le stade aurait pu être détruit si le projet de construction d’un nouveau vélodrome présenté devant le Conseil municipal avait pu voir le jour. En outre, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var convoitait aussi ces terrains pour y établir des voies ferrées reliant la gare PLM et le port de commerce. Finalement, malgré ces rapides vicissitudes, le stade restera en place (un grand parc omnisport sera construit en 1936 en périphérie, à Font-Pré).
Dans les années 1940, le joueur Marcel Bodrero invente la tradition du « Pilou Pilou ». Durant la Seconde Guerre mondiale, en novembre 1943, Toulon, placée au centre des attentions militaires, est bombardée et le stade Mayol fortement détérioré comme tout le centre-ville trop proche de l’arsenal pour être épargné. Plus de 50 trous de bombes sont constatés sur la pelouse. Il faudra rénover le stade : le RCT s’y attèle tant bien que mal en 1947 avec la construction de la tribune (devenue « présidentielle ») Jules Lafontan ancien pilier des « rouges et noirs », abattu par les Allemands lors de la libération de Toulon en 1944. Il faudra toutefois attendre le milieu des années soixante pour que la ville de Toulon devienne propriétaire de « Mayol » et entreprenne, avec davantage de moyens financiers, une modernisation du bâtiment avec la construction d’une nouvelle tribune nommé Michel Bonnus du nom d’un emblématique arrière, capitaine du RCT au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Mais c’est en 1983 que la mue du stade est la plus spectaculaire : « Mayol 83 » a désormais la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. A cette époque, alors que le RCT présidé par Jacques Messac poursuit activement sa reconstruction qui aboutira quelques années plus tard à la conquête du titre de champion de France en 1987, c’est le football qui a le vent en poupe. Le Sporting Club de Toulon (SCT) vient d’être promu en de Première division nationale pour la saison 1983-84. Cette arrivée parmi l’élite du SCT sous la présidence d’Angelo Bonadeï nécessite son déménagement de Bon Rencontre, jugé trop vétuste, vers Mayol dont la capacité est d’environ 22 000 places. Ainsi, la rascasse (symbole du SCT) et le muguet se voient contraints de faire bon ménage sous l’arbitrage du maire Maurice Arreckx.
Dès lors de multiples constructions vont transformer les abords du stade de plus en plus cerné par des chantiers de construction urbaine : centre commercial, parking sous le stade, Palais des congrès (le palais Neptune) et un hôtel adjacent. Le RCT possède désormais sa propre brasserie place Besagne le « RCT Café » inauguré en 2011. Sous la tribune populaire qui se situe face au mont Faron et baptisée Eugène Delangre (du nom d’un emblématique joueur du RCT de l’Entre-deux-guerres puis entraineur) un « Club house » permet d’organiser des réceptions de séminaires. En 2017, le stade est à nouveau rénové pour accueillir 18 200 supporters. Après plusieurs rénovations, l'affluence peut aujourd'hui grimper jusqu'à 17 000 personnes environ.
Aujourd'hui, le Stade dans sa disposition actuelle. Jamais remis en cause au cœur de la ville, « Mayol » apparaît aujourd’hui comme l’un des plus emblématiques patrimoines de la ville de Toulon. Une fierté aussi car il est le théâtre de grandes rencontres internationales, comme ce match ente l’équipe de France et les All Black de Nouvelle Zélande le 17 octobre 1990 joué dans une ambiance de liesse. L’attention est ainsi portée sur Toulon qui accueille les meilleurs rugbymen du monde tout comme l’ascension du RCT au sommet de la hiérarchie française voire européenne au cours des années 2010 sous la houlette de son emblématique président depuis 2006 Mourad Boudjellal.
Moments Marquants et Anecdotes
Le 26 mars 1967, dans un Mayol fraîchement rénové, le XV de France accueille l'Italie et l'emporte largement (60-13). Un Toulon-La Rochelle en septembre 1973. Pendant dix ans, entre 1983 et 1993, vont cohabiter à Mayol l'équipe de rugby et celle de foot. L'un des matches gravés dans l'histoire de Mayol : 1991, huitième de finale aller du Championnat entre le RCT et Bordeaux-Bègles (victoire 18-9 des Varois). Électrique, pour ne pas dire violent. En novembre 1995, les All Blacks de Jonah Lomu défient les Barbarians à Mayol. Victoire 34-19 des tous frais vice-champions du monde. En novembre 2000, quelques jours avant d'affronter les All Blacks à Marseille, le XV de France s'entraîne à Mayol, devant 5000 spectateurs.
Les années 2010 sont celles du retour au premier plan pour le RCT, qui ramène le Brennus à Mayol en 2014. Le quatrième Bouclier du club après 1931, 1987 et 1992. Le club réussit un triplé en Coupe d'Europe (2013, 2014, 2015). L'occasion pour le président d'alors Mourad Boudjellal d'exhiber les trophées à Mayol. Le foot revient de temps en temps à Mayol, notamment lors du Tournoi de Toulon, remporté ici en 2015 par les jeunes pousses du foot français. Même les champions du monde 1998 viennent tâter la balle ovale à Mayol, comme ici Zinédine Zidane à l'été 2015, lors d'un match caritatif mélangeant foot et rugby.
Ce qui fait le charme de Mayol (1) : les spectateurs privilégiés des balcons voisins. Ce qui fait le charme de Mayol (2) : l'équipe qui fend la foule en arrivant au stade. Ce qui fait le charme de Mayol (3) : le Pilou-Pilou juste avant le coup d'envoi. Ce qui fait le charme de Mayol (4) : le lancer de journal !

L'ambiance unique du Stade Mayol.
Le Stade Mayol : Plus Qu'un Stade, un Symbole
Unique stade en cœur de ville, au plus près de la mer, le stade Mayol est pour les amoureux de rugby un lieu mythique. Chaque match qui s’y déroule est l’occasion pour les supporters toulonnais de communier avec son équipe dans une ambiance passionnée. Construit en 1919 grâce à la générosité du chanteur toulonnais Félix Mayol, lui-même épris de rugby, le stade éponyme est un véritable symbole de Toulon.
Au fil des ans, de multiples rénovations et agrandissements portent aujourd’hui sa capacité à 15250 places et 39 loges. Le temple de Besagne a également accueilli de grands noms de la musique et du spectacle comme Bob Marley, Johnny Hallyday ou encore Bernard Lavilliers. Immergez-vous dans l’atmosphère survoltée des tribunes et, cela va de soi, supportez haut et fort les Rouge et Noir !
Depuis sa naissance en 1908, des joueurs légendaires, nationaux et internationaux, ont évolué au sein du XV du muguet. De Marcel Bodrero - auteur de l’hymne des supporters le « Pilou-Pilou » - à Jonny Wilkinson en passant par André Herrero, Eric Champ ou encore Joe Van Niekerk et Tana Umaga, de nombreux noms illustres complètent le panthéon du club Rouge et Noir.
En bus, hors jours de match, l’arrêt « Mayol » vous déposera à quelques pas du stade. Les lignes U, 3, 6, 15, 23, 40 et BN2 du réseau Mistral le desservent. Les jours de match, les abords du stade sont fermés à la circulation routière.