Le championnat du monde féminin de handball réunit tous les deux ans les meilleures équipes nationales féminines du handball mondial sous l'égide de la Fédération internationale de handball (IHF). En 2017, on dénombre cinquante et une sélections ayant pris part à la compétition. Douze nations ont remporté l'épreuve : dix européennes, une asiatique (la Corée du Sud) et une sud-américaine (le Brésil). Avec sept titres remportés dont trois sous l'égide de l'Union soviétique, la Russie est la sélection la plus titrée. L'équipe de Roumanie détient la particularité d'être la seule à avoir participé à toutes les éditions.

Schéma d'un terrain de handball
Les Débuts du Handball Féminin International
Après le premier championnat du monde masculin en salle organisé en 1938, les femmes doivent attendre 1949 pour connaître leur première compétition internationale, notamment du fait de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit alors d'un tournoi à onze joueuses en plein air. La Hongrie, équipe hôte de cette première compétition mondiale remporte le tournoi.
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L'Évolution vers le Handball à Sept
Le premier championnat du monde à sept est organisé en 1957 en Yougoslavie, il regroupe neuf équipes, uniquement européennes. Bien qu'il s'agisse d'un championnat du monde, seules des équipes européennes participent à cette première édition. De plus, s'il est disputé en plein air, il s'agit bien de la première édition de la compétition avec des équipes de sept joueuses et se distingue donc des précédents championnats du monde de handball à onze. 8000 spectateurs assistent à la finale entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie, pour une victoire 7 buts à 1 des Tchécoslovaques.
Ouverture à l'International
Une première équipe non européenne, en l'occurrence le Japon, participe à l'édition suivante, organisé en 1962 en Roumanie, toujours en plein air[1], sur terre battue, en plein jour en deux mi-temps de vingt minutes. Les entraineurs roumains Niculae Nedeff et Constantine Popescu (en) permettent à l'équipe locale de remporter la compétition grâce à sa victoire en finale face à l'équipe danoise, 8 buts à 5.
L'Arrivée du Handball en Salle
Dès l'édition suivante de 1965, accueillie par l'Allemagne, les rencontres ont lieu en salle. Les huit équipes participantes sont réparties en deux groupes de quatre disputant une phase de groupe, dont les vainqueurs se rencontrent en finale. La Hongrie remporte son premier titre en battant la Yougoslavie en finale par 5 buts à 3.
Annulation et Tournoi de Remplacement
L'édition de 1968, prévue en novembre, est annulée en août par l'IHF après l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'URSS[2]. Neuf équipes étaient qualifiées, dont une seule hors d'Europe, le Japon[3]. En décembre 1968, l'URSS a organisé un tournoi de remplacement non officiel (de) avec quatre des neuf équipes qualifiées.
Domination Est-Allemande et Soviétique
Deux équipes dominent les compétitions féminines de handball dans les années 70 et 80, l'Allemagne de l'Est puis l'Union soviétique. En 1971, neuf équipes sont réparties en trois groupes de trois. Les deux meilleures de chaque groupe rejoignent un tour principal à deux groupes dont les premiers, deuxièmes et troisième se rencontrent ensuite respectivement pour la finale et les matches de classements pour la troisièmes et la cinquième place. Cette édition marque la première victoire de l'Allemagne de l'Est, victorieuse de la Yougoslavie en finale (11-8).
Les Années 1970: Montée en Puissance de la Yougoslavie et de l'URSS
Deux ans plus tard, dans une compétition disputée à douze équipes, les Yougoslaves prendront leur revanche remportant le championnat du monde 1973 disputé à domicile. Cette édition est également marquée par l'émergence au plus haut niveau de l'Union soviétique qui bat les tenantes du titre est-allemande en phase de poule et termine à la troisième place, leur premier podium de la compétition. La Yougoslavie remporte son premier titre, après ses finales malheureuses de 1965 et 1971, en dominant la Roumanie par 16-11 en finale.

Action de jeu au handball
1975: L'Allemagne de l'Est Triomphe en Union Soviétique
Le tournoi de 1975, organisé en Union soviétique, voit la victoire de l'Allemagne de l'Est, devant l'équipe hôte. En l'absence de matchs éliminatoires et de finales, la décision se fait à l'occasion du match nul entre Allemagne de l'Est et URSS (10-10) en début de compétition, et surtout lors de la défaite des soviétiques face à la Hongrie, qui permet aux joueuses est-allemandes de remporter leur second titre après celui de 1971, sans avoir vaincu leur dauphin. Pour la première fois, les États-Unis et la Tunisie participent à la compétition, premiers représentants à ce niveau de leurs continents respectifs.
Qualification Olympique et Doublé Soviétique
Le tournoi sert également de qualification pour le premier tournoi féminin de handball aux Jeux olympiques de 1976, compétition remportée par l'Union soviétique qui réalisera même le doublé lors Jeux de 1980. Une situation comparable a lieu en lors de l'édition de 1978. Les Est-Allemandes, championnes du monde en titre, perdent face aux Soviétiques dans le cadre de la poule finale (12-14), mais la défaite d'un but 10-11 de ces dernières face à la Tchécoslovaquie lors du tour préliminaire permet à l'Allemagne de l'Est d'être couronnée pour la troisième fois de la décennie. La Hongrie complète le podium. Deux joueuses marquent le tournoi de leur empreinte, Waltraud Kretzschmar, capitaine de l'équipe est-allemande, ainsi que Zinaïda Tourtchina, joueuse du Spartak Kiev qui mène la sélection soviétique.
Les Années 1980: Domination Soviétique et Mondialisation
Lors du championnat du monde de 1982, l'équipe d'Union soviétique confirme sa domination et remporte son premier titre mondial. Les coéquipières de Tourtchina remportent tous leurs matchs hormis un dernier match sans enjeu pour elles face la Hongrie qui en profite pour s'emparer de la médaille d'argent. La Yougoslavie doit se contenter du bronze et l'Allemagne de l'Est, en perte de vitesse, termine au pied du podium. Cette édition voit également l'apparition au plus haut niveau de la Corée du Sud qui se classe sixième, marquant l'arrivée d'équipes compétitives hors du continent européen et la poursuite de la mondialisation du handball. Ce point participe probablement de l'élargissement de douze à seize équipes décidé pour le championnat du monde de 1986.

Une équipe féminine de handball en action
L'équipe soviétique, toujours menée par Zinaïda Tourtchina bat en finale la Tchécoslovaquie (30-22) et conserve son titre acquis en 1982.
1990: La Fin d'une Ère et un Tournoi Historique
Le championnat du monde 1990 est la dernière édition du temps de la guerre froide. Si la Réunification allemande a eu lieu deux mois plus tôt en octobre, deux Allemagnes sont encore présentes lors de la compétition et c'est d'ailleurs l'ex-RDA qui s'impose 25 à 19 face à l'ex-RFA lors de la petite finale à forte portée symbolique. L'autre particularité de cette édition est qu'elle se déroule pour la première fois hors d'Europe, en Corée du Sud. Les Coréennes, qui ont créé la sensation deux ans plus tôt en remportant le titre olympique à Séoul, font figure de favorites mais doivent se contenter d'une décevante onzième place. Symbole de la domination des pays du bloc de l'Est, l'URSS et la Yougoslavie se retrouvent en finale après avoir dominé leurs adversaires. Si les Soviétiques prennent rapidement 4 (9-5) puis 6 buts d'avance (17-11), les Yougoslaves parviennent à revenir à un but à 12 minutes du terme (20-19)[5]. Mais l'URSS recrée rapidement un écart de 3 buts pour finalement s'imposer 24 à 22 et remporter son troisième titre consécutif.
1993: La Norvège Accueille, l'Allemagne Surprend
La Norvège, finaliste des Jeux olympiques l'année précédente, accueille l'édition de 1993 avec l'ambition de remporter, à domicile, leur première victoire dans la compétition. La Russie, en difficulté tout au long du tournoi, remporte néanmoins une victoire importante face au pays hôte (19-14), qui prive la Norvège de finale. La Norvège est devancée à la différence de but par l'équipe du Danemark, menée par Anja Andersen, qu'elle avait pourtant dominée lors du dernier match du tour principal. La seconde équipe qualifiée pour la finale est l'équipe d'Allemagne entraînée par Lothar Doering (de), champion olympique en 1980 en tant que joueur. L'Allemagne a réussi à surmonter une entame de tournoi moyenne - qualifiée troisième de son groupe du tour préliminaire - en réalisant un sans-faute lors du tour principal. La finale est l'une des plus serrée de l'histoire de la compétition jusqu'alors. Soixante minutes ne suffisent pas à départager les deux équipes qui disputent une prolongation. Malgré leur domination, les Danoises ne parviennent pas à creuser l'écart et les Allemandes restent au contact. Durant la prolongation, Lothar Doering lance Karen Heinrich (de), auteure jusqu'ici d'un tournoi sans relief, qui va donner la victoire aux Allemandes pour une victoire 22 à 21.
1995: Un Nouveau Format et une Surprise Coréenne
Deux ans plus tard, le championnat du monde 1995 est placé sous le signe de la nouveauté. Attribué en co-organisation à deux pays, l'Autriche et la Hongrie, la compétition prend une nouvelle périodicité biennale et est élargie à vingt participants. Ceux-ci sont répartis en quatre groupes de cinq équipes lors d'un tour préliminaire, dont les trois premiers se qualifient pour une phase finale à élimination directe commençant en huitièmes-de-finale. Les places restantes sont attribuées aux équipes non encore qualifiées lors de matches de barrage. Conformément aux attentes, les quarts-de-finale sont monopolisés par les équipes européennes, seulement accompagnées de la Corée du Sud. En demi-finales, les favorites Danoises et Norvégiennes sont cependant éliminées respectivement par les Sud-Coréennes (33-31) et les Hongroises (22-21). Les Sud-Coréennes, déjà victorieuses des tenantes du titres Allemandes à deux reprises dans la compétition, déploient un jeu tout-terrain, basé sur la vitesse, encore jamais vu jusqu'alors. Lors de la finale disputée à Vienne comme prévu initialement, la Hongrie ne parvient pas à contenir le jeu rapide des joueuses asiatiques et s'incline logiquement par 25 buts à 20.
1997: Drame et Triomphe Danois
En championnat du monde 1997, le tournoi est encore élargi, passant à 24 équipes, à l'identique du tournoi masculin. Quatre groupes de six sont formés pour le tour préliminaire et les quatre premières équipes se qualifient pour les huitièmes de finale. Certaines équipes parmi les favorites, comme la Roumanie, l'Autriche et la Hongrie, sont éliminées dès les huitièmes de finale. En quarts de finale, ce sont les Sud-Coréennes, tenantes du titre, qui sont éliminées. Jusqu'alors invaincue dans la compétition, l'Allemagne, hôte du tournoi perd en demi-finale face à la Norvège (23-25). Au cours de la seconde demi-finale, un spectateur allemand ivre poignarde trois supporteurs danois dont deux succomberont à leurs blessures[6],[7]. Le tournoi est alors à la limite d'être annulé, mais la compétition est finalement maintenue et le Danemark se qualifie pour une finale inédite entre équipes scandinaves, où il domine facilement la Norvège pour une victoire sans appel 33 buts à 20[6]. Déjà championnes olympiques et championnes d'Europe en titre, les Danoises réalisent ainsi un triplé historique.
1999: Désillusion Danoise et Nouvelle Finale pour la Norvège
Deux ans plus tard, les deux finalistes de 1997 accueillent conjointement le championnat du monde 1999, sans changement de format. Ce tournoi à domicile est une désillusion pour les championnes du monde Danoises, éliminées par la France dès les quarts-de-finale (19 buts à 17, après prolongation). En demi-finale, les Norvégiennes surclassent les Autrichiennes (30-18), pour rejoindre à nouveau la finale, comme lors de l'édition précédente. Dans l'autre demi-finale, la France, novice à ce niveau de compétition, élimine la Roumanie (18-17) et s'assure une place sur un podium mondial pour la première fois de son histoire.
2001: La Russie Invincible
Le championnat du monde 2001 se déroule en Italie, sans changement de format. Durant cette édition, la Russie termine championne et invaincue après avoir successivement éliminé l'Italie, la Hongrie, le Danemark avant de disposer des championnes en titre Norvégiennes, également invaincues et impressionnantes jusqu'alors, en finale (30-25)[8]. La RF Yougoslavie remporte la troisième place grâce à sa victoire sur le Danemark 42-40ap, dans ce qui restera l'un des matchs les plus prolifiques de l'histoire des phases finales.
2003: Un Format Modifié et le Triomphe Français
Le système à élimination directe dès les huitièmes-de-finales ne faisant pas l'unanimité, le format change pour le championnat du monde 2003 en Croatie. Les 24 participants sont tout d'abord répartis en quatre groupes de six équipes lors d'un tour préliminaire, les trois premières de chaque groupe se qualifient pour un tour principal à deux groupes de six équipes dont les premiers et deuxièmes se rencontrent ensuite pour des demi-finales croisées. Ce format permet notamment de lisser l'effet d'une mauvaise performance d'un jour. Ainsi, les Françaises, malgré une défaite face à la Corée du Sud (25-27), terminent à la première place de leur groupe du tour principal à la faveur d'une victoire décisive face à la Russie (20-19). Cette défaite relègue les Russes, tenantes du titre, à la quatrième place finale du groupe, alors qu'une victoire leur aurait permis d'en prendre la tête. Dans le second groupe du tour principal, la situation est tout aussi serrée, avec trois équipes en tête à égalité de points. À la faveur de leur victoire dans les rencontres directes entre ces trois équipes, la Hongrie et l'Ukraine se qualifient au détriment de la Norvège. La France défait les Ukrainiennes en demi-finale pour atteindre sa seconde finale, pendant que, dans le même temps, la Hongrie élimine les Sud-Coréennes. Dans une finale mémorable, la France remonte un déficit de sept buts à huit minutes de la fin du temps réglementaire (18-25) pour égaliser dans les dernières secondes (28-28) et finalement l'emporter en prolongation par 32 buts à 29.
2005: La Russie à Domicile
Après son échec de 2003, la Russie accueille le championnat du monde 2005. Pour la première fois, les rencontres sont regroupées dans une seule ville, Saint-Pétersbourg. À domicile, les Russes, toujours dirigées de main de maître par Ievgueni Trefilov, réalisent un sans-faute lors des phases de groupe, de même que les Roumaines, pour se qualifier dans le dernier carré. En demi-finale, la Russie domine sans grande difficulté le Danemark par 31 à 24, rejointe, comme attendu, par la Roumanie, vainqueure de la Hongrie. Devant les 12 300 spectateurs du palais de glace de Saint-Pétersbourg, la Russie domine finalement la Roumanie par 28 buts à 23 et signe son retour au sommet du handball mondial.
2007: La France Hôte et les Nouvelles Règles
L'édition de 2007 est organisée par la France. Les règles changent quelque peu lors de ce tournoi. Les 24 équipes sont réparties en six groupes de quatre, dont les deux premiers sont regroupés par six en deux groupes dans un tour principal. Les quatre premières équipes de chaque groupe sont alors qualifiées pour des quarts de finale croisés. Les équipes éliminées lors du tour préliminaire disputent, elles, un nouveau tournoi de classement, appelé « coupe du Président ». L'ensemble des favoris sont au rendez-vous des quarts de finale dont sortent vainqueur la Norvège, l'Allemagne, la Russie et la Roumanie, qui élimine l'France, hôte du tournoi, 34 buts à 31 après deux prolongations. Dans une revanche de la finale de l'édition précédente, la Russie prend à nouveau le meilleur sur la Roumanie (30-20) et se qualifie pour la finale, où elle affronte la Norvège qui a bat...
Futurs Championnats du Monde IHF
Lors de la réunion du Conseil de l’IHF qui s’est tenue cette semaine au Caire, les pays hôtes des futurs championnats du monde IHF ont été désignés. C’est en Égypte, futur hôte du Mondial masculin, que les championnats du monde 2025 masculins ont été attribués à trois pays, Croatie, Danemark et Norvège, ce qui constituera une grande première pour un Mondial. Un modèle éprouvé lors de l’Euro 2020 masculin organisé conjointement par l’Autriche, la Norvège et la Suède. Le Mondial féminin sera lui accueilli par l’Allemagne et les Pays-Bas.
Quarts de Finale du Mondial de Handball
Avec la défaite de l’équipe de France féminine, ce lundi 8 décembre, contre les Pays-Bas (23-26), toutes les affiches des quarts de finale du Mondial de handball sont désormais connues. Deuxièmes de leur poule, les Bleues défieront le Danemark et évitent la route de la Norvège. Après sa défaite contre les Pays-Bas, l’équipe de France féminine affrontera le Danemark en quart de finale du Mondial de handball. Les choses sérieuses vont désormais débuter. Place aux matches à éliminations directes. Plus de calcul, soit ça passe, soit ça casse. L’équipe de France n’a donc plus de filet de sécurité, contrairement à son match contre les Pays-Bas (23-26), où une défaite ne l’empêchait pas de se qualifier en quarts de finale. Et elle est peut-être un peu plus simple. Car en perdant ce lundi 8 décembre, les Bleues s’évitent de croiser la route de la Norvège, l’ogre de cette compétition. Elles s’offrent une voie potentiellement plus simple, même s’il faudra éliminer le Danemark en quarts de finale, ce qui n’est pas une sinécure.
Programme des Quarts de Finale
- Quart de finale 1: Mardi 9 décembre (17 h 15) : Allemagne - Brésil
- Quart de finale 2: Mardi 9 décembre (20 h 30) : Norvège - Monténégro
- Quart de finale 3: Mercredi 10 décembre (18 h) : Pays-Bas - Hongrie
- Quart de finale 4: Mercredi 10 décembre : Danemark - France
Demi-Finales
- Demi-finale 1: Vendredi 12 décembre : Allemagne/Brésil - Danemark/France
- Demi-finale 2: Vendredi 12 décembre : Pays-Bas/Hongrie - Norvège/Monténégro
Finales
- Petite finale: Dimanche 14 décembre (14 h 30)
- Finale: Dimanche 14 décembre