L'équipe du Mexique de football, surnommée "El Tri" en référence aux trois couleurs du drapeau mexicain (rouge, blanc et vert), possède une riche histoire et une place importante dans le cœur des supporters mexicains.
Au fil des ans, depuis cette lointaine année 1930, l’équipe nationale mexicaine a changé de style, de couleurs et d’écussons dans ses uniformes. Elle a souvent porté les couleurs vert, rouge et blanc, comme dans le drapeau national du Mexique.
Le Mexique est un grand habitué des Coupes du monde, et dispute sa dix-septième phase finale de rang. Avec cette dix-septième participation, le pays se classe cinquième au classement des sélections ayant joué le plus d’éditions, derrière le Brésil, l’Allemagne, l’Argentine et l’Italie.
El Tri affiche une réelle constance dans la performance : il faut remonter à 1978 pour trouver trace d’une élimination des Mexicains au premier tour d’un Mondial.
Best Of Coupe du Monde (partie 1), Équipe de France I FFF 2018
Moments marquants de l'histoire du football mexicain
Longtemps occulté au profit des pays d'Amérique du Sud, le Mexique prouve à l'occasion de la Coupe du Monde 1970 qu'il est lui aussi un grand pays du football. Construit pour l'occasion, le stade Azteca (115 000 places) est un bijou d'architecture, tout comme celui de Jalisco à Guadalajara.
L'équipe nationale réussit également un beau parcours jusqu'en quart de finale et chacune des victoires de la Selección conduit à des scènes de liesse populaire dans les rues.
Avec une seule victoire dans l’histoire des Coupes du monde, le Mexique a été choisi pour accueillir cette Coupe du monde avec l’objectif d’obtenir de bons résultats devant son peuple. Grâce à lui, ils obtiendraient pour la première fois leur laissez-passer pour les quarts de finale.
Les Mexicains vont disputer leur dix-septième Coupe du monde. Ils ont atteint les quarts de finale en 1970 et en 1986.
Depuis la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis, le Mexique est toujours sorti des phases de poules mais il s’est incliné en huitièmes de finale.

Présence du Mexique en Coupe du Monde
Évolution des Uniformes de l'Équipe Nationale Mexicaine
Depuis 1984, la marque allemande Adidas, était chargée d’habiller l’équipe nationale mexicaine et c’est en 1986 que sont apparues les premières trois bandes sur les manches en blanc, caractéristiques de la marque sportive.
Pour la Coupe du monde 1994 avec leurs voisins, Umbro a été chargé de produire ce kit dans une teinte plus sombre et un fond abstrait.
On se souvient de l’uniforme pour avoir utilisé une sublimation qui avait la figure de la pierre du soleil, (communément et incorrectement confondue avec le calendrier aztèque) lors de la Coupe du Monde 1998. Le fabricant était la marque mexicaine ABA Sport.
La marque Athletic a fait son apparition dans l’équipe nationale mexicaine pour cette coupe du monde 2002 avec un style très sobre.
Nike a commencé à s’intéresser à l’équipe nationale mexicaine en 2003 et est devenu son sponsor officiel lors de la Coupe du monde 2006 en Europe. Le détail de la typographie simulant celle de la Coupe du monde 1970 a donné une touche spéciale à ce modèle.
Lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, le Mexique est revenu au vert traditionnel, celui du drapeau. Le col en V combine le ton de base avec un passepoil vert clair le long des côtes. L’uniforme est complété par un short blanc et des chaussettes couleur vin. Le deuxième uniforme est sorti le dernier jour de match. Il est composé d’un t-shirt blanc à col rond avec deux rayures horizontales vertes et rouges au niveau de la poitrine, assorti d’un short de couleur cerise et de chaussettes blanches.
Joueurs Clés et Records
Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection mexicaine est Javier Hernandez, plus connu sous le nom de Chicharito. Il a inscrit 52 buts en 109 sélections depuis 2009.
Le joueur le plus capé est le défenseur Claudio Suarez avec 177 sélections entre 1992 et 2006.
Autres joueurs emblématiques
- Antonio Carbajal: Premier joueur à disputer cinq Coupes du Monde.
- Hugo Sánchez: Considéré comme le meilleur footballeur mexicain de tous les temps et quintuple Pichichi en Espagne.
- Cuauhtémoc Blanco: Idole du Club América et joueur emblématique de la sélection mexicaine.
- Gerardo Torrado: Milieu défensif infatigable, ayant participé à trois Coupes du Monde consécutives.

Hugo Sanchez célébrant un but avec un salto
Palmarès de l'Équipe du Mexique
Voici un aperçu des principales réalisations de l'équipe nationale mexicaine :
- Coupe des Confédérations : 1 (1999)
- Gold Cup : 12 (1965, 1971, 1977, 1993, 1996, 1998, 2003, 2009, 2011, 2015, 2019, 2025)
- Jeux Olympiques : 1 (2012)
L'équipe nationale mexicaine continue d'évoluer et de chercher à atteindre de nouveaux sommets dans le monde du football.
Préparatifs pour la Coupe du Monde 2026 et les Défis Sécuritaires
À quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’excitation aurait dû être totale. Pour la première fois de l’histoire, le tournoi sera organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Côté mexicain, trois villes mythiques du football mondial sont prêtes à vibrer : Guadalajara, Monterrey et Mexico. L’Estadio Akron, l’Estadio BBVA et le légendaire Estadio Azteca doivent accueillir plusieurs rencontres, dont des affiches majeures.
À Guadalajara, un choc Uruguay-Espagne est déjà sur toutes les lèvres. À Mexico, le match d’ouverture doit lancer la fête planétaire. Sur le papier, tout est prêt pour une célébration du football. Mais ces dernières heures, le décor a brutalement changé. Car non loin de l’Estadio Akron, la réalité a rattrapé le rêve. Le Mexique a été secoué par une vague de violences d’une ampleur rare après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG).
La réaction a été immédiate avec des barrages enflammés, des voitures calcinées, des tirs sporadiques et des routes bloquées dans une vingtaine d’États. À Guadalajara, des habitants racontent avoir fui des hommes armés surgis en pleine rue. Les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs régions, fermé temporairement des tribunaux et décrété un Code rouge dans l’État de Jalisco. La présidente Claudia Sheinbaum a appelé au calme, tandis que Washington et Ottawa ont émis une alerte de sécurité pour ses ressortissants.
À mesure que les images de véhicules incendiés circulaient sur les réseaux sociaux, une question s’est imposée : la FIFA doit-elle s’inquiéter ? Officiellement, aucune rencontre n’est remise en cause. Mais en coulisses, la situation sécuritaire alimente les discussions.
Le Mexique doit accueillir des matches à Mexico, Guadalajara et Monterrey, dont plusieurs affiches de phase de groupes et potentiellement des rencontres à élimination directe. À l’Estadio Akron, quatre matches sont programmés, dont Mexique-Corée du Sud et Uruguay-Espagne. Monterrey doit également héberger des barrages décisifs.
Les autorités mexicaines assurent travailler depuis des mois avec la FIFA sur des dispositifs de sécurité renforcés, tels que de la vidéosurveillance étendue, des déploiements massifs de la Garde nationale et de l’armée, ou encore des coordinations internationales. Mais la violence déclenchée par la mort d’El Mencho rappelle brutalement la puissance de nuisance des cartels, capables de bloquer des axes stratégiques, d’attaquer des infrastructures et de semer la panique dans des centres urbains majeurs en seulement quelques heures.
À noter que le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), créé en 2009, est devenu l’un des groupes criminels les plus influents du Mexique. D’après les autorités, il pourrait avoir jusqu’à 10 000 membres armés et serait l’un des principaux fournisseurs de fentanyl destiné aux États-Unis. Le CJNG, qui joue un rôle important dans le commerce international de stupéfiants à destination des États-Unis et de l’Europe, est actif dans les 32 États du Mexique, avec une forte présence à Jalisco, Nayarit, Colima et Veracruz. Il rivalise directement avec le cartel de Sinaloa et se démarque par l’utilisation de véhicules paramilitaires et de drones.
La tension est d’autant plus forte que certaines compétitions locales ont déjà été impactées. Le derby féminin entre les Chivas de Guadalajara et le Club América, prévu à l’Estadio Akron, a été reporté, tout comme le choc Querétaro-Juárez en Liga MX. Deux autres rencontres de deuxième division n’ont pas eu lieu également. Les transports en commun ont été suspendus dans certaines zones, et les rassemblements de masse temporairement interdits.
Sur les réseaux sociaux, des rumeurs virales évoquent un possible déplacement de matches vers des villes américaines ou canadiennes, comme Toronto ou Vancouver, voire l’ajout de nouvelles enceintes au calendrier. Rien d’officiel à ce stade, mais le simple fait que ces hypothèses circulent montre à quel point la confiance peut vaciller rapidement.
L’équipe nationale doit disputer un match amical contre l’Islande mercredi au stade Corregidora de Querétaro. La FIFA, déjà critiquée par le passé pour ses choix géopolitiques, marche sur une ligne étroite. Maintenir les matches au Mexique serait un signal fort de stabilité, mais le moindre incident pendant le tournoi aurait un retentissement mondial.
Pour les fans de football, le dilemme est cruel. Le Mexique est une terre de foot, passionnée et vibrante. L’Estadio Azteca, temple historique, doit accueillir le match d’ouverture et écrire une nouvelle page de sa légende. Guadalajara et Monterrey promettaient une ambiance unique, entre ferveur locale et afflux international. Aujourd’hui, la question n’est pas seulement sportive, elle est également sécuritaire et politique. La Coupe du Monde 2026 devait être une fête du ballon rond à l’échelle du continent nord-américain, mais elle se retrouve aujourd’hui, à quatre mois du coup d’envoi, au cœur d’un bras de fer contre le narcotrafic.
Instabilité récente et perspectives
L’équipe du Mexique de football dispute sa dix-septième Coupe du monde, du 20 novembre au 18 décembre. Le Mexique, actuellement classé 13e au classement de la Fifa, est dirigé par l’Argentin Gerardo Martino depuis janvier 2019.
Cependant, une certaine instabilité dans le jeu est notée. Cette équipe dispose que de très peu d'idées de jeu, ce qui se voient lors de ses derniers matchs où elle n'a pas affiché un bon niveau. Ceci inquiète par ailleurs les supporters mexicains.
Composition probable : G. Ochoa, J. Sánchez, H. Moreno, N. Araujo, G. Arteaga, H. Herrera, E. Álvarez, C. Rodríguez, J. Corona, R. Jiménez, H. Lozano.