L'USAM Nîmes Gard, un club de handball emblématique, a connu des moments de gloire et des périodes difficiles. Son parcours en Coupe de France est jalonné de succès mémorables et de défis surmontés.

Les Années de Gloire et les Premiers Sacres
Le premier succès nîmois en Coupe de France fut marquant : c'était en 1985 à Limoges, contre le grand Gagny. En 1994, l’USAM Nîmes Gard remporte sa troisième Coupe de France. Deux jours avant la liquidation judiciaire du club, les Nîmois coachés par Jean-Paul Martinet démantèlent Livry-Gargan en finale de la Coupe de France (27-13) dans le nouveau palais des sports de Castelnau-le-Lez.
“Je suis allé chercher le trophée, comme les six autres d’ailleurs (championnats et Coupes, NDLR), se souvient Alain Portes, capitaine de l’équipe.
Le 19 juin 1994, Jérôme Chauvet, 24 ans à l’époque, était déjà de la fête : “J’étais revenu pour la Coupe après ma fracture du plancher orbital lors de la bagarre générale en championnat contre l’OM-Vitrolles.
La Descente aux Enfers et la Reconstruction
Malheureusement, le club est rétrogradé en division inférieure suite à un dépôt de bilan. L’USAM Nîmes Gard mange son pain noir. Néanmoins, elle reste qualifiée pour la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes en 1994/95.
Ce sont alors les jeunes qui aident l’association à relever la tête. L’équipe Cadet est sacrée Championne de France. Résultats logiques d’une politique de formation mise en place depuis longtemps.
En 2000, en D2, la deuxième partie du championnat est remarquable avec 10 victoires, 1 nul, 2 défaites. L’équipe réussit à rattraper Nancy et à les coiffer sur le fil. A égalité de points, grâce au goal average particulier et à la meilleure défense de D2, nous terminons auréolé du titre de Champion de France de Division 2.
Nîmes est bien de retour en première division ! Désormais, il faut reconstruire.
Le Retour en Première Division et les Ambitions Retrouvées
De 2001 à 2003, l’objectif du maintien est assuré chaque saison. Et l’USAM Nîmes Gard ne cesse d’intégrer à son équipe première des joueurs de grande qualité, issus de son centre de formation. Citons, Grégoire DETREZ, Jean-Philippe HAON, Arnaud VIELZEUF…
En 2004-2005, L’USAM Nîmes Gard accueille au Parnasse le tournoi de Coupe de la Ligue! Les huit meilleures équipes françaises, dont Nîmes, sont réunies pour s’affronter et accrocher un nouveau sésame à son palmarès.
A ce moment, les ambitions sont claires : L’USAM Nîmes Gard doit revenir à son meilleur niveau et réintégrer le gotha européen dans les trois prochaines années.
2005-2006 assoit ce grand retour puisque les hommes de Christophe MAZEL et Jérôme CHAUVET, deux « anciens », se classent à la 6e place du championnat de France de D1 et participent aux quart de finale de la Coupe de la Ligue.
Mais les progrès se confirment vraiment à l’arrivée d’Alain PORTES fin 2006. Ses deux années d’exercice se sont soldés par une 5e place au classement et pour la saison 2007-2008, une jolie place en demi-finale de la Coupe de la Ligue a été accrochée.
L’année 2008 voit l’élection d’un nouveau président en la personne de Jean-Pierre VERNIER. Entouré d’un bureau et d’un conseil d’administration très volontaires, il a pour principal objectif de remettre la Maison Verte à flot financièrement sans pour autant bousculer son équilibre sportif… Alain PORTES et ses hommes poursuivent donc leur bonhomme de chemin.
Les handballeurs de Nîmes enfin en coupe d'Europe
Les Défis Récentes et l'Espoir de Renouveau
En 2009, un nouveau duo d’entraîneurs inédit est nommé à la tête de l’équipe première. Il s’agit du Montpelliérain au prestigieux palmarès, Laurent PUIGSEGUR qui s’attache les services de Yann BALMOSSIERE, l’emblématique capitaine des Verts pendant 8 ans quelques saisons auparavant. Avec une équipe renouvelée et jeune, ils affrontent un championnat compliqué, au terme duquel l’USAM Nîmes Gard termine à la 9e place.
La saison qui suit revêt un tout autre visage. Les Verts enregistrent l’arrivée de l’international français Franck JUNILLON, et visent le maintien pour un groupe qui doit trouver ses marques. Malheureusement, Franck se blesse lors du premier match et les plans de la paire PUIGSEGUR/BALMOSSIERE sont contrariés. Les blessures s’enchainent chez les joueurs et les solutions de repli se réduisent. Les coéquipiers de Jean-Philippe HAON ne gagneront pas une rencontre lors des matchs aller et rares sont ceux qui donnent cher de la peau de l’USAM Nîmes Gard en première division.
La dernière fois que Nîmes a croisé la route du MHB en Coupe, c’était en mars 2013, et la Green team, futur champion de D2, avait résisté, justement, mais s’était inclinée (30-28) en 8e de finale face au futur vainqueur. Alain Portes, devenu coach, préfère rappeler une autre demie, mais de Coupe de la Ligue celle-là, perdue le 2 février 2008 aux jets de 7 mètres (31-31) lors du Final four d’Albertville.
Dix ans plus tard, des 14 Nîmois présents sur la feuille de match en Savoie, il en reste... zéro. On préférera donc, pour finir, évoquer un succès. Le dernier triomphe usamiste dans un derby date du 21 octobre 2015 au Parnasse, en championnat (33-29 et un 8/8 pour Steven George).
La Finale de 2018 contre le Paris Saint-Germain
Le Paris Saint Germain a remporté la Coupe de France de handball en battant Nîmes, 32 à 26, en finale ce samedi soir à Bercy. C'est le deuxième titre de la saison pour le PSG après la Coupe de la Ligue gagnée en mars dernier. Depuis 2015, le club parisien n'avait plus gagné la Coupe de France. C'est la troisième Coupe de France gagnée par les coéquipiers de Nikola Karabatic après 2015 et 2016.
Contrairement à la finale de la Coupe de la Ligue que le PSG avait survolé contre Toulouse (40-30), ce match-là a été longtemps serré contre des Nîmois qui ont joué les trouble-fête une bonne partie de la saison. En novembre, ils avaient offert à leurs supporteurs une victoire de prestige sur Paris (26-24) et avaient éliminé Montpellier en demi-finale.
Les Parisiens ne se sont détachés que dans le dernier quart d'heure, notamment grâce à de beaux arrêts de l'Espagnol Rodrigo Corrales, entré en deuxième période, et aux buts de Nedim Remili. Durant la première, ils avaient un moment accusé un retard de quatre buts (7-3) face à des Nîmois jouant crânement leur chance à l'image du capitaine Julien Rebichon. Mais cette avance était déjà effacée à la pause grâce au bras de Mikkel Hansen (15-14 pour le PSG).
"Nîmes est une équipe qui joue bien au hand, qui court et sprint tout le temps, qui se donne à fond. On savait qu'il ne fallait pas baisser les bras, ne pas s'affoler si on était mené. On est revenu petit à petit en gardant confiance", a commenté Nikola Karabatic au micro de la chaîne L'Équipe. Cette victoire est de bon augure pour les Parisiens à trois semaines du Final Four de Cologne (26-27 mai), le grand objectif de la saison pour les Parisiens. Le seul point négatif pour Paris a été la sortie de l'ailier Luc Abalo, touché à une jambe, au cours de la deuxième période.
Pour sa première finale de coupe de France depuis 24 ans, l'USAM Nîmes n'a pas démérité. Mieux, les Nîmois ont plus que tenu tête aux Parisiens, prenant notamment le meilleur départ, menant de quatre buts au bout de onze minutes (7-3). Avant que Paris, au gré des rotations, ne revienne dans la partie et ne passe devant d'une courte tête à la pause (15-14).
Et continue à y croire, malgré le festival de Nédim Rémili, l'arrière droit réalisant un impressionnant numéro de soliste avec dix buts, un de plus que Mikkel Hansen. Mais à l'entrée du dernier quart d'heure, et comme les Toulonnaises auparavant dans la finale féminine, les Gardois ont craqué, encaissant un 0-4 fatal. Et laissant ainsi un boulevard aux Parisiens pour remporter leur première coupe de France depuis trois saisons, 32 à 26 au final.
Les Féminines aussi à l'Honneur
Elles étaient favorites et elles ont assumé ce statut. Les Nîmoises se sont imposées ce dimanche en finale de la coupe de France fédérale de handball féminin. Soutenues par les Marguerittoises et une centaine de supporters, les Gardoises réalisent un superbe doublé par la montée en D2F décrochée cette saison.
USAM NÎMOISES - LA MOTTE-SERVOLEX 34-28.
Accor Arena à Paris. Mi-temps : 14-12.
USAM Nîmoises : Carretero-Fontaine (8/30 arrêts) et Degermann (2/7 arrêts) : Roelandt (6/8), Hhantz (3/3), Cubarec , Vivant, Artaud (0/2), Brun (3/4), Priou (3/3), L. Biscuit (1/2), Chebbah (6/10), Renault (5/9), J. Biscuit (1/1) et Semerle (6/6).
La Motte-Servolex : Moulin (8/27 arrêts) et Moreau (0/15 arrêts) ; Drevoniema (2/3), Janvier (2/4), Finnaz (5/9), Andrieux (1/1), Garaix, Lafarge (2/3), Arnoux (0/1), E. Bianchini (1/6), Lissat (8/12), Wild (4/6), L. Bianchini (1/1) et Richard (2/2).
Palmarès de l'USAM Nîmes Gard en Coupe de France
L’Usam, trois trophées à son palmarès, n’avait plus intégré le dernier carré depuis 2002. Une demi-finale de Coupe de France, qui plus est au Parnasse, qui plus est contre Montpellier, c’est un rendez-vous exceptionnel. C’était il y a (déjà) seize ans.
Il faut encore remonter plus loin, en 1994. A la grande époque de l’Usam, qui allait bientôt s’achever avec pertes et fracas.
Le premier succès nîmois en Coupe avait été plus marquant : “C’était en 1985 à Limoges, contre le grand Gagny, rappelle Portes.
| Année | Événement |
|---|---|
| 1985 | Victoire en Coupe de France contre Gagny |
| 1994 | Victoire en Coupe de France contre Livry-Gargan |
| 2018 | Finale de la Coupe de France contre le PSG |
Forcément, il ne fait pas bon rencontrer une formation qui a remporté 13 fois l’épreuve en 18 éditions...