Le chemin pour devenir footballeur professionnel est long et semé d'embûches. L'une des étapes cruciales est l'intégration d'un centre de formation. Mais quelle est la rémunération des jeunes joueurs durant cette période ? Cet article explore en détail les salaires des joueurs en centre de formation, les différents types de contrats, les aides financières disponibles et les perspectives de carrière.

Les Différents Types de Contrats et Leur Rémunération
Le type de contrat proposé à un joueur de football dépend du club, de l’âge, du projet du joueur et de son niveau. Voici les principaux types de contrats offerts aux jeunes joueurs en centre de formation :
- Contrat Apprenti : Destiné aux jeunes joueurs généralement âgés de 15 à 18 ans. Ces contrats sont offerts par les clubs dotés de centres de formation reconnus. La durée de ce contrat varie entre un et trois ans. Il permet aux jeunes talents de suivre une formation sportive intensive tout en poursuivant leurs études. La rémunération pour un apprenti varie généralement entre 300 et 700 euros par mois, augmentant avec l’âge et l’expérience du joueur.
- Contrat Aspirant : S’adresse aux jeunes joueurs de 16 à 18 ans, généralement dans les clubs possédant un centre de formation agréé. La durée de ce contrat est de un à trois ans. Les joueurs sous contrat aspirant bénéficient d’un encadrement professionnel tout en continuant leur scolarité. La rémunération pour les aspirants se situe entre 500 et 1 000 euros par mois et inclut souvent des primes de match.
- Contrat Stagiaire : Est offert aux joueurs de 18 à 22 ans qui ont déjà montré un potentiel significatif. Ce contrat devient de plus en plus rare à mesure que les clubs préfèrent directement les contrats professionnels. Sa durée est généralement de un à deux ans. Les joueurs stagiaires bénéficient d’une formation professionnelle complète et d’une rémunération plus compétitive, généralement entre 1 000 et 2 500 euros par mois.
- Contrat Professionnel (Élite) : Est destiné aux joueurs qui ont prouvé leur valeur et leur potentiel sur le terrain. Il peut être signé dès l’âge de 18 ans et a une durée de un à cinq ans. Les clubs professionnels, y compris ceux de Ligue 1 et Ligue 2, offrent ce type de contrat. La rémunération pour un contrat pro varie considérablement, de 2 500 euros par mois pour les nouveaux professionnels à des salaires beaucoup plus élevés pour les joueurs confirmés, en plus des primes de performance et des droits d’image.
Après des années de formation, les discussions concernant les premiers contrats professionnels donnent souvent lieu à des "confrontations" entre les clubs et les représentants des jeunes joueurs. Chaque partie joue sa carte ce qui peut donner lieu à des jeux de poker menteur avec des enchères qui s’envolent mais la signature d’un premier contrat pro et du salaire qui va avec sont plafonnés par la Ligue de Football Professionnel. Dans les faits, un joueur qui vient de signer un premier contrat professionnel avec l’OL et qui a suivi un cursus dit "normal" comme Yannis Lagha cet été ne pourra pas toucher moins de 2800€ bruts mensuels lors de sa première année.
Cette somme est vue à la hausse si le joueur sort d’un contrat élite avec 4800€ brut mensuels et encore plus lorsqu’il s’agit d’un contrat de stagiaire de trois ans avec une base minimum à 11 200€.
Exemple de Rémunération Minimum des Apprentis (Estimation sur la base du SMIC ou SMC au 01/01/2026)
- 490,22 € : apprenti de moins de 18 ans
- 781,9 € : apprentis de 18 à 20 ans
- 964,7 € : apprentis de 21 à 25 ans
- 1638,42 € : apprentis de 26 ans et plus
Coûts pour l'Employeur (le Club)
Sur la base du SMIC ou SMC au 01/01/2026, reste à charge estimé pour le club :
- 85,62 € : apprentis de moins de 18 ans
- 377,3 € : apprentis de 18 à 20 ans
- 578,1 € : apprentis de 21 à 25 ans
- 1 476,82 € : apprentis de 26 ans et plus
Les Aides Financières Disponibles
Plusieurs aides financières sont disponibles pour les apprentis et les clubs employeurs :
- Aide aux employeurs d'apprentis : 416 € par mois par apprenti pour les employeurs d'un(e) apprenti(e) majeur(e) ou mineur(e). Cette aide est uniquement valable pour la première année du contrat d'apprentissage, pour un contrat signé au plus tard le 31 décembre 2025.
- Aide au permis de conduire : 500 € sous réserve de remplir les conditions suivantes :
- Être âgé d'au moins 18 ans
- Être titulaire d'un contrat d'apprentissage en cours d'exécution
- Être engagé dans un parcours d'obtention du permis B
- Aide au financement des frais annexes : Deux aides sont disponibles pour les frais d'hébergement, restauration et déplacement :
- Opérateur de compétence AFDAS : 3€ par repas (dans la limite de 2 repas par jour) et 6€ par nuit. Montant total de l'aide plafonné à 600€ pour la formation sous réserve d’être logé au sein du Centre Technique.
- Fonds d'Aide au Football Amateur : Via un dossier de subvention, il est possible d’obtenir un co-financement des frais annexes pour sa formation.
- Aide à la fonction Maître d'Apprentissage : Une aide forfaitaire de 100 € par mois pendant 10 mois, versée à la fin du contrat d'apprentissage. Cette aide est à destination des entreprises ayant moins de 11 salariés.
- Action Logement Mobili Jeune : Cette aide est cumulable avec les APL et la CAF. Le revenu doit être inférieur ou égal à 100% du SMIC Brut. La somme de l'aide peut monter jusqu’à 100 €/mois.
- Loca Pass : Cette aide permet l'avance ou paiement du dépôt de garantie et se tient caution pour le locataire.
Les Indemnités de Formation
En droit du sport et plus spécialement dans l’écosystème du football, il existe un concept émanant de la FIFA appelé : “les indemnités de formation”. Lorsqu’un joueur atteint les rangs du football professionnel, il semble raisonnable que le club ou les clubs qui ont participé à la formation du joueur, soient compensés par une somme d’argent. Cela permet à la fois de faire vivre le football amateur mais également d’encourager la formation.
La période de formation et d’éducation d’un joueur de football se situe entre l’âge de 12 ans et de 23 ans. L’indemnité de formation est, en règle générale, due jusqu’à l’âge de 23 ans pour une formation suivie jusqu’à l’âge de 21 ans, sauf s’il est évident que le joueur a terminé sa période de formation avant l’âge de 21 ans.
L’indemnité de formation est inscrite à l’article 20 du Règlement sur le Statut et Transfert du Joueur (RSTJ) de la FIFA : « Des indemnités de formation sont redevables à l’ancien club ou aux anciens clubs : lorsqu’un joueur signe son premier contrat en tant que professionnel, et lors de chaque transfert d’un professionnel jusqu’à la saison de son 23ème anniversaire.

Il y a des cas où l’indemnité de formation n’est pas légalement requise, selon l’annexe 4 article 2 de la FIFA RSTJ. « Pour les joueurs transférés d’une association à une autre dans la zone UE/EEE, les montants des indemnités de formation seront établis en se basant sur les règles suivantes : si le joueur est transféré dans un club de catégorie supérieure, le calcul sera basé sur la moyenne des coûts de formation des deux clubs ; si le joueur est transféré dans un club de catégorie inférieure, le calcul sera basé sur les coûts de formation du club de la catégorie inférieure.
Au niveau des mesures disciplinaires : La Commission de Discipline de la FIFA peut imposer des sanctions disciplinaires aux clubs ou joueurs ne respectant pas les obligations stipulées dans l’annexe 4.
Pour calculer les indemnités dues au titre des coûts de formation et d’éducation, les associations sont tenues de classer leurs clubs en quatre catégories maximum, conformément aux investissements financiers consentis dans la formation des joueurs. Les coûts de formation sont fixés pour chaque catégorie et correspondent au montant nécessaire à la formation d’un joueur pour une année multiplié par un « facteur joueur » moyen (ratio ratio entre le nombre de joueurs formés sur un joueur professionnel.
Selon la circulaire n°1805 du 8 juillet 2022, il est possible de constater de ce tableau que les confédérations de la CONMEBOL et de l’UEFA sont de catégorie I. Mais cela ne veut pas dire que tous les pays du CONMEBOL ont des droits de formations de la Catégorie I (seulement l’Argentine et le Brésil). Ajoutons que l’UEFA compte 7 pays dans sa première catégorie : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Angleterre et le Pays-Bas.
Imaginons un joueur de football professionnel, Tony, né le 13 janvier 1997. Le 1er Juillet 2008 (la saison de son 12ème anniversaire), il est enregistré avec son club de deuxième catégorie en tant que footballeur amateur (01-07-2008 jusqu’au 30-06-2009). Chaque saison prend effet le 1er juillet et se termine le 30 juin de l’année suivante.
De la saison de son douzième anniversaire à la saison de son quinzième anniversaire (2008/2009 puis 2009/2010 et 2010/2011 ainsi que 2011/2012), le montant de l’indemnité de formation sera calculé à l’aide de la catégorie IV de la confédération UEFA, soit : 10 000 EUR x 4 saisons (12ème , 13ème, 14ème et 15ème saison) = 40 000 EUR.
Le Football Semi-Professionnel et Amateur
Le football semi-professionnel en France présente une réalité économique complexe, oscillant entre la passion du jeu et les contraintes financières. Au sein de cette hiérarchie très ordonnée regroupant des millions de joueurs, à quel niveau les footballeurs commencent-ils à percevoir de l’argent ? Doivent-ils absolument jouer pour un club professionnel ?
Signer un contrat professionnel est le graal pour tout footballeur souhaitant toucher au haut niveau. Les joueurs de l’équipe première sont des salariés, liés au club via la signature d’un contrat. Dans la grande majorité des cas, ce contrat est dit « professionnel ». Il est homologué par la Ligue de Football Professionnel (LFP) qui impose un minium salarial. Les joueurs expérimentés ou ayant possédé un contrat élite ou stagiaire en centre de formation bénéficient d’un minimum salarial supérieur.
En France, les footballeurs professionnels ne sont pas les seuls à pouvoir signer un contrat de travail leur assurant un minimum salarial. Reconnu en France par l’UNFP, le contrat fédéral n’est pas obligatoire. Que ce soit en National ou en Régional 1, les dirigeants des clubs amateurs peuvent le délivrer uniquement à certains de leurs joueurs, pendant que le reste de l’effectif ne dispose d’aucun contrat de travail.
D’après cette étude, on comptait lors de la saison 2020-2021 pas moins de 202 joueurs de National disposant d’un contrat fédéral au sein des quinze clubs amateurs de ce championnat. Soit la grande majorité des joueurs. En National 2, 436 contrats fédéraux étaient enregistrés parmi les 52 clubs amateurs, un chiffre descendant à 229 en National 3, malgré la présence de 114 clubs. Le règlement en Régional 1 diffère légèrement.
Tout comme le contrat professionnel, ces contrats fédéraux assurent un minimum salarial. Il correspond au SMIC pour un joueur de Régional 1 et s’élève à 1 943 € brut par mois en National. À noter que les footballeurs anciennement professionnels jouissent d’un traitement de faveur.
Les Primes et Avantages en Nature
Dans le monde du football amateur, afin d’attirer les meilleurs joueurs, certains clubs sont prêts à offrir une rémunération sans passer par le contrat fédéral. L’une des pratiques les plus courantes consiste à glisser un revenu mensuel dans le contrat amateur signé par le joueur. Des « fixes » tel qu’on le nomme dans ce milieu.
Aux côtés de ces « fixes » existe les primes, assez répandues dans le monde du football amateur. Prime de signature, de victoire, de but et même simplement de participation, tous les moyens sont bons pour les clubs d’attirer de bons joueurs en leur promettant une récompense financière. Selon le budget, ces primes peuvent être plus ou moins élevées.
Et quand il ne s’agit pas d’argent, certains clubs offrent des avantages en nature. Un rabais sur un logement ou encore un emploi dans une entreprise locale, si ce n’est directement celle du dirigeant du club.
Le Futsal en France
Alors que la Coupe du monde de futsal se déroule actuellement en Ouzbékistan, la discipline n'est pas encore totalement reconnue en France. Et les salaires ne sont pas si conséquents.
Il est coutume de dire (à juste titre) que le futsal et le football ne sont pas comparables techniquement et sportivement. C'est également le cas économiquement.
Si l'Ouzbékistan accueille actuellement la 10e édition de la Coupe du monde, la discipline peine encore à avoir un statut professionnel et offrir des revenus très élevés aux pratiquants en France.
Ainsi, dans cette division, dominée par l'Etoile Lavalloise depuis deux saisons maintenant, se côtoient des amateurs, semi-professionnels et professionnels.
La rémunération minimale brute annuelle d’un joueur au statut fédéral est, selon la Fédération française de football, «égale à 13 fois le Salaire Minimum Conventionnel mentionné au chapitre 9 de la CCNS hors avantage en nature.» Si on se réfère donc à la Convention collective nationale du sport, cela peut aller de 23.000 à 36.000 euros en moyenne.
Comparaison avec d'Autres Sports Collectifs
Les arbitres des sports collectifs en France ne disposent pas tous du même statut. Dans le rugby, la Fédération Française de Rugby (FFR) compte deux arbitres professionnels à plein temps : Pierre Brousset (Top 14 et international) et Aurélie Groizeleau (ProD2 et Féminines), ainsi que deux arbitres semi-professionnels (2,5 jours de leur semaine consacrés à l'arbitrage) Ludovic Cayre et Tual Trainini (Top 14 et Coupe des champions) et 27 arbitres semi-professionnels (1,5 jour par semaine) pour le Top 14 et la ProD2. Ils perçoivent en plus une indemnité de match : 1 200 euros brut pour un match de Top 14 et 700 euros brut pour un match de ProD2 ainsi que des frais de déplacement (transport, repas, hôtel).
Dans le handball, l'une des promesses de la campagne 2020 pour la présidence de la Fédération française de Philippe Bana (toujours en poste) de professionnaliser l'arbitrage a été abandonnée. Les 21 binômes officiant dans le secteur professionnel français ont donc un statut amateur. Un arbitre sifflant dans l'élite nationale professionnelle de handball perçoit une indemnité par match : 750 euros pour le secteur masculin et 450 euros pour le féminin.
Dans le basket, cette saison, 33 arbitres (3 par match), dont une seule femme, composent le groupe Betclic Elite (33 dans le groupe Pro B). Tous peuvent officier dans La Boulangère Wonderligue, la ligue féminine d'élite, avec des renforts venant du groupe de la Nationale 1 masculine. Non professionnels, les arbitres du secteur pro touchent une indemnité de 660 euros par match en Betclic Elite, 440 en Pro B et 130 en Ligue féminine, financés par les droits d'engagement des clubs, en plus des défraiements.
Dans le volley, il n'existe pas de statut professionnel ou semi-professionnel en France. Environ 70 arbitres officient en LNV (Ligue nationale de volley), soit pour la Première Division masculine et féminine et Deuxième Division masculine. L'indemnité est de 130 euros pour un match de Marmara SpikeLigue, 110 euros pour la Ligue A féminine et Ligue B masculine (les frais de déplacement - train, avion - ou de logement sont également remboursés, en plus d'un barème kilométrique).
Dans le hockey sur glace, il y a 206 arbitres de hockey sur glace en France. Parmi eux, 110 sont des arbitres nationaux et une quinzaine arbitre lors d'événements internationaux.
Les Contrats dans le Football : Obligations et Différences
Les contrats dans le football partagent plusieurs caractéristiques avec les contrats de travail classiques. Tout d’abord, ils incluent une description détaillée des obligations et des droits des parties concernées. Comme tout contrat de travail, ils définissent le cadre de la relation entre le joueur et le club, y compris les conditions de travail, les horaires d’entraînement, et les attentes en termes de performance. Les différences sont également significatives.
Contrairement aux contrats traditionnels, les contrats dans le football mettent fortement l’accent sur les performances sportives et les objectifs de carrière. La durée des contrats est souvent plus courte, avec des périodes allant de quelques mois à plusieurs années, mais rarement à long terme comme dans les entreprises. Les clauses de transfert, spécifiques au milieu du football, permettent aux clubs de vendre ou prêter des joueurs à d’autres équipes, ce qui n’a pas d’équivalent direct dans les contrats d’entreprise.
La gestion des contrats et du budget salarial est souvent du ressort du directeur sportif ou directement du président. En 2013, le président Aulas explique dans une interview ses choix de gestion : « J’ai toujours managé différemment les salariés en CDI et les sportifs qui sont, eux, en CDD ». Il explique ensuite ceci : « Il faut faire attention à l’expression, car la relation avec les sportifs est constamment troublée par le contexte médiatique, alors que personne ne me demande jamais de déclaration sur mes collaborateurs en CDI. Mais au-delà de cet aspect, en matière de management, je suis revenu à une conception assez commune des deux mondes ».
Les deux fenêtres de transfert sont bien connues pour faire partie des périodes les plus mouvementées pour les sportifs et les clubs professionnels. Ceci étant, bien en amont de ce fameux mercato, le jeune joueur est soumis à quelques « turbulences ».
Un club peut à tout moment, avec l’accord du joueur, proposer la signature d’un contrat élite au joueur stagiaire. Un joueur amateur déjà licencié dans un club autorisé peut signer un contrat élite suivant les dispositions prévues aux règlements généraux et au règlement administratif. Pendant les deux saisons (ou la saison) de formation effectuée sous statut élite, le joueur doit disposer d’une convention de formation. Au terme de celle-ci, le contrat élite n’est plus comptabilisé dans l’effectif du centre de formation.
Un joueur devient professionnel en faisant du football sa profession. Au cours de cette première saison professionnelle, le club sera en droit d’exiger la signature d’un avenant de prolongation du contrat de deux saisons. Le club aura dû, le 30 avril au plus tard, prévenir le joueur de ses intentions par lettre recommandée avec accusé de réception, dont une copie sera adressée à la LFP.
Une fois l’accord accepté et signé par les parties, l’avenant est soumis à la LFP pour homologation. Lorsqu’un joueur en cours de contrat est muté, le nouveau club prend, dans tous les cas, à sa charge son salaire à compter de la date d’effet du nouveau contrat. Cette mutation donne lieu à l’établissement d’un avis de mutation définitive auquel est annexée une convention financière selon les modalités prévues dans isyFoot signés par les deux clubs et le joueur.
Lorsqu’un joueur français ou étranger sous contrat signe un contrat pour un club étranger, le montant de l’indemnité de résiliation est fixé de gré à gré.
Durant l’été, certains joueurs issus de l’Académie OL comme Noam Bonnet ont signé leur premier contrat professionnel.
La LFP a fixé une barre minimum pour le salaire d’un jeune professionnel évoluant dans un club de Ligue 1.
Carrière et Possibilités d’Évolution
La carrière d'un footballeur professionnel présente deux caractéristiques : elle est très sélective, et très courte. On dénombre en effet en France plus de 2 millions de footballeurs licenciés dans un club, pour seulement 1% d'entre eux possédant le statut de footballeur professionnel.
Bien que les footballeurs professionnels effectuent leurs premiers matchs de plus en plus tôt, la carrière d'un footballeur professionnel se réalise en moyenne sur une dizaine d'années. Il faut alors penser très vite à sa reconversion lorsque les performances sportives commencent à diminuer.
Les perspectives d'évolution de carrière incluent :
- Coach sportif
- Journaliste sportif
- Entraîneur
- Arbitre
- Directeur de club de football
Si le salaire du débutant avoisine les 1 500 euros mensuels, ce chiffre devient rapidement dérisoire lorsque les performances sportives augmentent. Permettant de gagner extrêmement bien sa vie en jouant au football, le métier de footballeur professionnel n'en demeure pas moins réservé à une élite sportive. Face aux millions de jeunes joueurs dans le monde, qui aspirent à exercer ce métier, les recruteurs n'ont aucune pitié dans la recherche de leurs futurs talents, et une blessure précoce peut en quelques jours mettre un terme à une carrière tant désirée.
Comment Devenir Footballeur Professionnel ?
Se faire repérer dès le plus jeune âge, intégrer une option sportive à l'école puis un centre de formation le plus tôt possible, est la voie royale pour espérer devenir un jour footballeur professionnel. Il est en effet presque impossible, bien que certains joueurs professionnels aient réussi à le faire, de devenir footballeur professionnel sans un parcours en centre de formation.
Certains clubs de football français sont particulièrement réputés pour leurs centres de formation. Le choix de ce dernier peut alors avoir une importance capitale pour la suite de la carrière.
Footsider est la solution innovante pour les jeunes joueurs cherchant à être repérés par des clubs de football. L’application permet aux joueurs de créer des profils détaillés, de partager leurs performances et de se mettre en contact avec des recruteurs. En utilisant Footsider, les jeunes talents augmentent leurs chances de taper dans l’œil d’un club et de signer un contrat dans le football.
Un aspirant footballeur gagne en moyenne entre 212 € bruts et 707 € bruts par mois en France, soit un salaire médian de 460 € bruts par mois.
Salaire Moyen des Footballeurs Professionnels en France
Voici une estimation des salaires moyens des footballeurs professionnels en France (premier contrat) :
- Ligue 1 : Entre 2 800 € bruts et 16 800 € bruts par mois (salaire médian de 9 800 € bruts par mois)
- Ligue 2 : Entre 2 170 € bruts et 12 880 € bruts par mois (salaire médian de 7 525 € bruts par mois)
- National : Entre 1 680 € bruts et 10 080 € bruts par mois (salaire médian de 5 880 € bruts par mois)
- Footballeur stagiaire : Entre 424 € bruts et 5 600 € bruts par mois (salaire médian de 3 012 € bruts par mois)
- Footballeur star de la Ligue 1 : En moyenne 136 667 € bruts par mois
Jouer au football pour représenter son club ou son équipe nationale, telle est la mission principale du footballeur professionnel. Représenter, par son image auprès du public ou des médias, le club qui l'emploie.
Des qualités physiques et techniques optimales sont évidemment indispensables pour pouvoir prétendre devenir footballeur professionnel, qui plus est dans un grand club. Selon les attentes des recruteurs et des entraîneurs, certains pourront s'appuyer sur leurs qualités techniques (comme Messi ou Ronaldo pour citer des footballeurs connus) ou sur leur endurance physique.
Le goût de l'effort pour supporter les charges d'entraînement, la détermination et la capacité à réaliser de nombreux sacrifices (sorties, week-end en famille), seront également les clés du succès pour ceux qui souhaitent vivre professionnellement de leur sport favori.
Enfin, être à l'écoute des autres, qu'il s'agisse de son entraîneur mais aussi de son entourage pour les choix de carrière, et la capacité à se remettre en question, sont deux autres qualités que possède la majorité de ceux qui ont réussi dans le métier.