Le football, plus qu'un simple jeu, est un vecteur de passion et d'unité. Dans le Sud-Finistère, des clubs comme l'US Concarneau et le FC Quimperlé ont su forger leur histoire et souder une population derrière leur équipe grâce à la Coupe de France. Cette épreuve magique permet à un club de se forger une histoire, et de souder toute une population derrière son équipe.

Il n'y a que le sport local, dans notre société aujourd'hui, pour nous permettre de vivre de moments pareils. Le monde pro est tellement une histoire d'argent, qu'il devient presque comme un vulgaire produit de consommation et de marketing. Les clubs les plus fortunés ont pris tôt le virage du marketing sportif, avec des tournées en Asie, dans les Pays du golfe persique, ou aux Etats-Unis.
Deux Clubs du Sud-Finistère en 32ème de Finale
L'US Concarneau et le FC Quimperlé mettent le Sud-Finistère, à l'honneur, par leur performance en coupe de France. Prononcer deux fois le nom d'un club du Sud-Finistère, à la télévision en 32ème, est un plaisir, qui ne peut être dissimulé et doit être pris à sa juste valeur. L'US Concarneau est notre locomotive, le FC Quimperlé, son premier wagon! Aux autres clubs phares du département de mordre d'envie de suivre ces exemples, lors de la prochaine édition, pour à nouveau mettre en avant notre formidable travail de fond dans les clubs.
Encore bravo à l'US Concarneau et le FC Quimperlé, d'avoir franchi ce stade symbolique du 8ème tour. On sent l'immense bonheur d'un joueur amateur dans ses paroles, dans ses yeux, de vivre un rêve de gosse, avec la coupe de France. C'est vrai à l'US Concarneau! Et encore plus vrai au FC Quimperlé, pour qui l'accession en 32ème finale a été vécu comme un événement historique par tout un peuple orange.
Des Dirigeants et Entraîneurs Exceptionnels
Derrière ses clubs se cachent deux grands hommes, à leur tête: Gwénaël Pothier et Jacques Piriou. Il n'y a jamais de hasard, dans la performance sportive. A la tête de la pyramide, on trouve toujours des êtres exceptionnels. A priori, leur parcours divergent. Cependant, ils ont beaucoup de similitudes dans leur approches: passionnés, humains, tenaces. Ils ne mettent pas de barrières, selon l'appartenance sociale des gens. Cette attitude prouve leur grande valeur!
Gwénaël Pothier a fait de la dévotion pour son club du FC Quimperlé, un superbe sacerdoce. Il est celui qui embraie la superbe mécanique du FC Quimperlé, toujours respectueux dans des valeurs immuables, qu'on sent de sa part, qu'elles ne seront jamais bafouées. Les entraîneurs, Nicolas Cloarec de l'US Concarneau et Eric Gaillard du FC Quimperlé, se rapprochent par leur sur-investissement dans le football et leur passion pour le jeu Lorientais de Christian Gourcuff.
Un club, c'est aussi une municipalité qui soutient! Le maire de Concarneau, André Fidelin, ancien directeur du centre de formation du Havre AC, aime le football et ça se sent, à travers ses nombreuses venues au stade Guy-Piriou.
Le Quimper Kerfeunteun FC et le Challenge Fédéral "Match de Rêve"
Avec 10.007 voix, le Quimper Kerfeunteun FC s'est classé en tête des 3.500 clubs amateurs de France, ayant participé au challenge fédéral "Match de rêve". Seul le CS Sedan Ardennes, double vainqueur de la coupe de France et triple finaliste, a été en mesure de disputer la victoire. La ligue de Bretagne, lauréate des deux éditions de ce challenge, peut maintenant s'enorgueillir de voir un de ses clubs récompensés, tout comme le district du Sud-Finistère.
La mobilisation a été totale au club, sous la houlette de Philippe Sizorn et de Anthony Le Pape, pour gagner ce challenge. Ce samedi à 15 heures, le Quimper Kerfeunteun (DSE) joue une place au 7ème tour face à Auray (DSE), devant les écrans de télévision et un stade de Penvillers, qui revivra comme à ses plus belles heures, le temps d'une après-midi sportive et festive.
Le "Match de Rêve" : Une Opportunité Unique
La Fédération française a lancé l'idée d'organiser un « match de rêve » pour le 6e tour. Ainsi, le club qui totalisera le plus de votes, dimanche 21 octobre à minuit, remportera la mise. « Le stade sera également habillé aux couleurs de la Coupe de France et les supporters seront dotés d'un kit. Et les joueurs et le club n'y sont pas insensibles.
« C'est Philippe Sizorn (le responsable de la communication et de l'animation du club) qui nous en a parlé et qui a bien fait circuler le message, explique le coach finistérien. J'ai été surpris de voir l'ampleur que cela a pris mais c'est très motivant de pouvoir vivre quelque chose comme cela. »
Avoir son match filmé et retransmis en direct, c'est forcément très excitant. Vainqueur de la première phase des votes vendredi dernier, le QKFC repart au combat cette semaine. Après le voyage à la Réunion au 7e tour de la Coupe de France en 2009, qui reste marquant dans l'histoire du club, les Quimpérois ont l'occasion d'écrire une nouvelle page importante pour eux.
Si le club du Quimper Kerfeunteun avait joué solo en défendant ardemment les couleurs du Finistère à ce jeu en 2012/2013, il semble avoir été accompagné, cette saison, par deux autres sérieux prétendants avec l'AS Plobannalec-Lesconil, toujours aussi fort quand il s'agit de s'armer dans un défi collecti...
Le Parcours Remarquable d'Herman Koré
Vingt ans après s’être illégalement échappé de son pays en guerre, Herman Koré court toujours. L’ancien clandestin ivoirien sans papiers vit désormais à Quimper où il travaille et continue à marquer des buts pour le Quimper Kerfeunteun FC (R1). C’est l’histoire d’un « sans papiers », d’un clandestin ivoirien, qui a gagné le droit de rester en France en jouant au foot et en marquant des buts, jusqu’en National.
Herman Koré a fêté les 20 ans de son arrivée en France et il peut regarder fièrement le chemin parcouru. Les chemins de traverse, plutôt, car l’ancien clandestin ivoirien a forcé le passage en faisant des pieds et des mains pour être régularisé.
Herman n’a jamais évolué ensuite plus haut que le National, à Concarneau, où il a quand même participé à un quart de finale de la Coupe de France contre Guingamp en mars 2015 (élimination 1-2), mais son but était atteint : être un citoyen français libre.
A bientôt 38 ans, et pour sa dernière saison de footballeur (au Quimper Kerfeunteun FC en R1) Herman Koré s’entretient. « Tout gamin, à 8 / 10 ans, j’ai commencé le foot dans les rues d’Abidjan. On se mettait en ligne, un qui part à gauche et l’autre à droite. C’est comme ça qu’on formait les équipes.
« Dans la cité du port, le jeudi, mes copains partaient à l’entraînement de rugby et je me retrouvais tout seul. C’est pour ça que je m’y suis mis aussi. Et en 3e, mon prof de sports s’occupait d’une équipe qui était inscrite à un tournoi où les meilleurs devaient être recrutés pour la coupe du monde juniors en France.
Lors de la phase éliminatoire, on était surveillé de près par nos dirigeants car il y avait déjà d’autres ivoiriens qui avaient fugué lors de matchs précédents en France. Ils gardaient nos passeports. Mais comme on s’était qualifié, du coup, nous étions un peu moins surveillés. C’est ce soir-là que j’ai décidé de m’évader.
A bientôt 38 ans, et pour sa dernière saison de footballeur (au Quimper Kerfeunteun FC en R1) Herman Koré s’entretient. « A chaque fois qu’on voyait un policier, on était mal. Si on nous avait demandé nos papiers, on n’en avait pas, donc il valait mieux tout faire pour éviter cette situation.
« Pendant que j’étais à Tours, j’ai trouvé dans la banlieue un petit club corpo, à Saint-Cyr-sur-Loire, où on me payait 20 € le but. J’étais plus jeune que les autres, j’allais plus vite et techniquement, j’étais au-dessus.
A bientôt 38 ans, et pour sa dernière saison de footballeur (au Quimper Kerfeunteun FC en R1) Herman Koré s’entretient. « J’étais revenu chez mon cousin à Tours et j’appelle ma soeur en Irlande où je voulais la rejoindre. Elle m’envoie 200€ sur le compte de mon cousin et je prends le train pour Cherbourg où je devais embarquer.
« A Saint-Lô, c’était pour jouer en équipes de jeunes, mais en arrivant, j’ai vu la première qui s’entraînait (alors en CFA, c’est à dire N2) et j’ai dit à leur coach, c’était Olivier Joba, que ses attaquants n’étaient pas bons.
« Dans la vie de tous les jours ce n’était pas facile pour moi. Sans papiers, je n’avais pas de compte, je ne pouvais pas passer mon permis de conduire. Et je ne pouvais pas travailler alors que j’étais devenu indispensable à l’équipe car j’étais décisif et je marquais des buts.
« Je suis resté un an à l’AS Vitré (CFA 2) où je touchais 2000€ par mois mais ce n’est pas ma meilleure saison car j’ai subi le contre-coup du décès de ma mère. Comme j’avais enfin mes papiers, j’étais retourné deux semaines en Côte d’Ivoire pour la revoir et elle est décédée juste après.
« A Concarneau, il y a eu des hauts et des bas mais, avec Saint-Lô, c’est le deuxième club où je suis resté aussi longtemps. J’ai d’abord fait fait cinq belles saisons en CFA (N2), mais l’année suivante, après être monté en National, c’était plus compliqué pour moi car j’étais souvent victime de la concurrence. Il y a aussi le quart de finale de la Coupe de France contre Guingamp (défaite 1-2 en 2015) mais je n’étais que remplaçant car j’avais pris un coup au genou en 1/8e de finale à Croix (0-0, 1-4 a...
Le Football Féminin à Quimper Kerfeunteun
À l’occasion de l’Euro féminin 2022 de football en Angleterre, Ouest-France et Prolongation vous proposent une série sur ces clubs pionniers de l’Ouest. Quatrième et dernier épisode avec le Quimper Kerfeunteun, actuellement en R1, dont le nom a évolué au cours des cinquante dernières années.
Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : le service militaire ramené à un an, la mort du Général de Gaulle, Jean-Paul Sartre personnalité publique et… le football féminin officiellement reconnu par la Fédération française de football.
Dans le Finistère, le Football Féminin Quimper est créé en 1971, à l’initiative de Raymond Biger et Jean Garin, jusque-là impliqués au Stade Quimpérois. Aux alentours, plusieurs communes voient aussi les filles chausser les crampons : Plonéour, Saint-Evarzec, Guilvinec, Penmarch… Des équipes qu’affrontaient les équipes A ou B de Quimper, après sa création.
« Beaucoup ne savaient pas jouer. C’est venu assez rapidement, on s’est bien entendu, relate Gaby Le Bec, anciennement Bechennec, qui fut la première capitaine de l’histoire du club. Bon, forcément ce n’est pas le football féminin de maintenant mais bon, c’était plaisant, on avait du monde qui venait voir. »
Compétitions départementales, puis régionales… En 1974, un championnat national (divisé en poules) est créé, mais Quimper ne le rejoint qu’un an plus tard. Le club de Chaffoteaux et Maury, anciennement Saint-Brieuc puis En Avant Guingamp, est alors le plus gros adversaire.

Le Derby Quimpérois de 2008 en Coupe de France
Le Télégramme propose une série vidéo sur des matchs qui ont marqué l’histoire de la Coupe de France en Bretagne. Le 2 novembre 2008, au 6e tour, la ville de Quimper a eu le droit à un derby entre l’ES Kerfeunteun et le Quimper Cornouaille.
Quimper KFC 1 - 2 Auray FC (26/10/13) Match de rêve (6 ème tour de Coupe de France)
C’est un match qui pourrait difficilement mieux représenter ce qu’est la Coupe de France : en novembre 2008, l’ES Kerfeunteun (DSR) affrontait son voisin du Quimper Cornouaille FC (CFA) au 6e tour. Cinq divisions séparent les deux équipes mais le match avait été disputé, en témoigne le score : 3-1 pour les favoris. Yvan Seznec, le gardien de la formation de CFA avait même arrêté un penalty.
Mais ce match, c’est aussi une histoire de famille : Florent Salaün, joueur de l’ESK à l’époque, avait affronté ses oncles, Ronan et Marc Salaün, qui jouaient en face.
Les Glaziks de Coray et la Coupe de France
Cendrillon de la compétition dans le Sud-Finistère, Coray, en spécialiste de cette épreuve, donnera tout. Et plus encore s'il le faut. Son maître à jouer, Florian Le Du, 25 ans, est un enfant de la commune et défend, depuis ses 7 ans, les couleurs du club. Il explique ses motivations de franchir ce cap.
Les Glaziks de Coray et la coupe de France étaient deux êtres fait pour se rencontrer. Ils se sont tellement bien trouvés en chemin qu'ils font, chaque année, quelques escapades communes. Le championnat est un marathon hebdomadaire. Quant à la coupe, elle est un sprint sur 90 ou 120 minutes, une arène de combat, de vertu et de solidarité, plus que de talent et de technique.
Coray a toujours possédé un attrait pour ces valeurs d'équipe au-dessus de la moyenne. Les retrouver le cendrillon du 5ème tour est presque logique et mérité, pour un club, à la recherche de son glorieux passé. Dans son histoire, Coray a frappé au moins deux fois à la porte du 8ème tour, face à l'En Avant Guingamp en 1985/1986 (défaite 0-7, au 7ème) et face à Thouars en 1997/1998 (0-0, 3-4 tab).
La relégation coup sur coup, en deux exercices de DSR en PH, a été vécu durement par l'ensemble des joueurs et des dirigeants. " Nous sommes encore la moitié de l'effectif à avoir connu la DSR. Tous les joueurs de la première viennent pratiquement de la commune. On veut faire remonter le club. Les anciens sont encore là pour nous soutenir chaque dimanche. On se repose sur un effectif jeune. La moyenne d'âge doit être autour de 25/26 ans. Ces dernières années, avec les relégations, nous avons perdu des joueurs importants. Mais cette année, l'équipe est meilleure que l'an passé. On est prêt pour faire un vrai match de coupe face à Plouvorn", affirme Florian Le Du.
Florian Le Du en est à sa 18ème licence dans ce club, avec pour seule incartade, un passage de deux ans à l'US Concarneau en senior DSE. " Je voulais tenter l'aventure. J'ai eu la chance d'être entraîné par Nicolas Cloarec, l'actuel entraîneur de la CFA. Je suis revenu parce que l'écart entre la DSE et la DSR n'était pas si grand. Je voulais rejouer avec mes potes d'enfance. Coray, il ne faut pas laisser tomber ce club plus bas. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Si le club tombe en D1, c'est fini! Nous devons tout faire pour le remonter en DRH, DSR".
Alors que Coray restait sur deux cartons en PH, l'an passé, dont un cinglant encaissé à Plouay (5-1), le nouveau coach Erwan Gourlaouen décida de changer les joueurs de poste pour provoquer l'électrochoc attendu pour sauver le club de la catastrophe menaçante d'une relégation en D1.
Dans sa quête de stabilisation, Coray souhaite prendre la tangente de Penmarc'h, qui avait chuté jusqu'en PH, avant de retrouver aujourd'hui des cimes plus convenables à son statut en DSR. Florian Le Du et ses partenaires seraient ravis d'être à nouveau présenté comme le cendrillon du 6ème tour de la coupe de France. Il faudra passer l'obstacle de Plouvorn, un tirage diffcile pour les joueurs du président Jean Péron.
Tableau Récapitulatif des Équipes et Compétitions
| Club | Compétition | Tour | Adversaire |
|---|---|---|---|
| US Concarneau | Coupe de France | 32ème de finale | NC |
| FC Quimperlé | Coupe de France | 32ème de finale | NC |
| Quimper Kerfeunteun FC | Coupe de France | 6ème tour | FC Auray |
| Glaziks de Coray | Coupe de France | 5ème tour | Plouvorn |
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