La NBA, ligue de basketball nord-américaine, est un univers où l'excellence sportive et l'héritage culturel se rencontrent. Parmi les nombreuses traditions qui honorent les joueurs ayant marqué l'histoire de leurs franchises, le retrait d'un maillot est l'une des plus prestigieuses. Cet acte symbolique signifie que plus aucun joueur de l'équipe ne portera ce numéro, en hommage à la carrière exceptionnelle et à l'impact indélébile du joueur honoré.
Mais quels sont les critères qui justifient un tel honneur ? Et quels sont les joueurs dont les maillots retirés sont devenus de véritables icônes ? Cet article se penche sur les critères d'attribution des maillots retirés en NBA et présente quelques exemples emblématiques de joueurs qui ont marqué l'histoire de la ligue.
Les plus beaux maillots de l'histoire de la NBA
Les critères d'attribution d'un maillot retiré en NBA
Bien qu'il n'existe pas de règles officielles et uniformes pour toutes les franchises, certains critères reviennent fréquemment dans la décision de retirer un maillot :
- Réalisations sportives exceptionnelles : Un joueur ayant remporté plusieurs titres NBA, trophées de MVP (Most Valuable Player), sélections au All-Star Game, ou ayant établi des records significatifs avec la franchise a de fortes chances de voir son maillot retiré.
- Longévité et loyauté : Un joueur ayant passé de nombreuses saisons avec la même équipe, démontrant son engagement et sa fidélité, est souvent récompensé par cet honneur.
- Impact sur la franchise et la communauté : Un joueur ayant contribué de manière significative à l'image et à la popularité de la franchise, ainsi qu'à la vie de la communauté locale, peut également être considéré.
- Contribution à l'histoire de la ligue : Un joueur ayant révolutionné le jeu, inspiré des générations de basketteurs, ou ayant eu un impact culturel important sur la NBA peut également être honoré.
Il est important de noter que la décision de retirer un maillot est souvent subjective et dépend de la culture et des traditions de chaque franchise. Certaines franchises ont tendance à retirer des numéros plus facilement que d'autres, et pour des raisons qui dépassent parfois le simple cadre des accomplissements basket.
Au Jazz, franchise fière de petit marché, il y a notamment une culture de la longévité, avec des grands noms qui ont fait l’ensemble de leur carrière (ou presque) à Utah.
Apporter à une franchise, c’est aussi s’investir pour la ville, œuvrer dans des actions caritatives ou encore être au contact de la population locale.
Il est toujours reconnaissant des cadeaux qu’il a reçus.
Exemples emblématiques de maillots retirés en NBA
Voici quelques exemples de joueurs dont les maillots retirés sont devenus de véritables symboles de l'histoire de la NBA :

Michael Jordan (n°23, Chicago Bulls)
Le numéro 23 de Michael Jordan est devenu une véritable icône, associée à l'une des plus grandes dynasties de la NBA. Au cours de ses 13 saisons avec les Chicago Bulls, "His Airness" a remporté six titres NBA, cinq trophées MVP et a été sélectionné 14 fois au All-Star Game. Sa capacité à élever son jeu lors des moments les plus cruciaux a fait de lui une légende vivante.
Jordan a dominé la NBA des années 90 avec une grâce et une intensité inégalées, menant les Bulls à deux triplés (1991-1993 et 1996-1998). Jordan a choisi le numéro 23 en hommage à son frère aîné, Larry, qui portait le numéro 45 lorsqu’il jouait au lycée. Michael voulait “être à moitié aussi bon que son frère” et a donc décidé de porter la moitié de 45, soit 22,5, qu’il a ensuite arrondi à 23. Ce qui le rend si spécial, c’est qu’il est reconnaissable entre mille.

Magic Johnson (n°32, Los Angeles Lakers)
Le numéro 32 des Lakers de Los Angeles rappelle l'ère du "Showtime" orchestrée par Magic Johnson dans les années 1980. Arrivé à Los Angeles en 1979, Johnson a rapidement prouvé qu'il était un joueur hors pair. Durant ses 13 saisons avec les Lakers, il a remporté cinq titres NBA, trois trophées MVP de la saison régulière et trois trophées de MVP des finales.
Durant ses années au lycée, Magic Johnson portait initialement le numéro 33. Lorsqu’il arriva à l’université de Michigan State, il souhaita le récupérer mais ce numéro était déjà pris. Il a donc opté pour le numéro 32, une décision qui, au final, marquera son destin. Ce numéro l’a suivi tout au long de sa carrière professionnelle, devenant indissociable de son image et de ses exploits sur les parquets.

Larry Bird (n°33, Boston Celtics)
L'éternel rival de Magic, Larry Bird, a mené les Celtics de Boston à trois titres NBA. Arrivé en NBA en 1979, il a rapidement transformé les Celtics en une équipe dominante, remportant trois titres NBA et trois trophées de MVP en saison régulière. Durant ses 13 saisons à Boston, Bird est devenu un symbole de la rivalité féroce entre les Celtics et les Lakers, notamment lors des finales NBA contre Magic Johnson.
Bird a choisi le numéro 33 pour une raison simple : c’était le numéro qu’il portait déjà à l’université d’Indiana State. Pas de fioritures, juste du vert et blanc, simple et efficace.

Kobe Bryant (n°8 et n°24, Los Angeles Lakers)
Bryant a marqué l'histoire des Lakers avec ses cinq titres NBA et son esprit compétitif incomparable. Drafté en 1996, il a passé 20 saisons à Los Angeles, un record, devenant l'un des plus grands joueurs de tous les temps. Avec cinq titres NBA, deux trophées de MVP des finales, et un titre de MVP de la saison, Bryant a tout gagné. Sa "Mamba Mentality" a inspiré des générations de basketteurs, sur et en dehors du terrain.
Kobe a commencé sa carrière avec le numéro 8, une référence à son passage en Italie, où il portait le numéro 143 dans un camp de basket, et en additionnant ces chiffres, on obtient le fameux 8. Puis, en 2006, il a choisi de passer au numéro 24, son ancien numéro au lycée, marquant un nouveau chapitre dans sa carrière.

Tim Duncan (n°21, San Antonio Spurs)
Tim Duncan, l'homme fort des Spurs de San Antonio, a défini le succès silencieux. Cinq titres NBA, trois trophées de MVP des Finales, et une carrière exemplaire ont fait de lui l'un des meilleurs intérieurs de l'histoire. Arrivé chez les Spurs en 1997, il a passé l'intégralité de sa carrière à San Antonio, où il a remporté cinq titres de champion NBA. Surnommé "The Big Fundamental", Duncan n'était pas un joueur flashy, mais il était incroyablement efficace et méthodique. Sa domination dans la raquette, son intelligence de jeu et son leadership ont fait de lui l'un des meilleurs ailiers forts de l'histoire de la NBA.
Le choix du numéro 21 par Tim Duncan est ancré dans ses débuts au basket. Ce numéro a une signification particulière pour lui puisqu’il rend hommage à son frère aîné, Scott Duncan, qui portait ce numéro lorsqu’il jouait au basket.

Allen Iverson (n°3, Philadelphia 76ers)
L'influence de Allen Iverson dépasse le simple terrain de basketball. Avec son style unique et son attitude de combattant, "The Answer" a révolutionné la culture NBA et la mode, tout en étant un des plus grands scoreurs de l'histoire. En 1996, les 76ers ont fait un choix qui allait tout changer : sélectionner Iverson en première position de la Draft. Son impact fut immédiat. Avec son jeu rapide, agressif et spectaculaire, il a fait trembler les défenses adverses. Même s'il n'a jamais remporté de titre avec Philadelphie, son influence sur et en dehors du terrain reste inégalée.
Allen Iverson a choisi le numéro 3 dès son arrivée en NBA. Numéro qu’il portrait à l’université.

Shaquille O'Neal (n°34, Los Angeles Lakers)
Shaquille O'Neal, le géant dominant des Lakers, a terrorisé les raquettes adverses et mené son équipe à trois titres NBA consécutifs (2000-2002). En 1996, il rejoint l'équipe de la Cité des Anges en provenance du Orlando Magic, formant un duo de légende avec Kobe Bryant. Ensemble, ils conduisent les Lakers à trois titres NBA consécutifs entre 2000 et 2002.
Le choix du numéro 34 par Shaquille O’Neal n’était pas un simple hasard. En fait, il a choisi ce numéro en hommage à son idole, le légendaire pivot des Lakers Kareem Abdul-Jabbar, qui portait le numéro 33.

Dirk Nowitzki (n°41, Dallas Mavericks)
Dirk Nowitzki a révolutionné le poste d'ailier fort avec son tir signature sur une jambe. Dirk Nowitzki est l'incarnation même de la loyauté et de l'excellence à Dallas. Il a passé ses 21 saisons NBA (1998-2019) avec une seule équipe, les Dallas Mavericks, devenant le meilleur marqueur étranger de l'histoire de la ligue. Le point culminant de sa carrière reste sans doute les Finales NBA de 2011, où Nowitzki a mené les Mavericks à leur premier et unique titre en battant la grosse équipe du Heat de LeBron James, Dwyane Wade, et Chris Bosh.
Le choix du numéro 41 par Dirk Nowitzki est assez simple : c’est le numéro qui lui a été attribué lorsqu’il a rejoint les Mavericks en 1998. À une époque où il n’était pas encore une superstar, Dirk n’avait pas d’attachement particulier à un numéro en arrivant en NBA.

Bill Russell (n°6, Boston Celtics)
Bill Russell, le joueur le plus titré de l'histoire de la NBA, avec 11 titres au compteur, est une légende absolue des Celtics de Boston. Son numéro 6 est à jamais associé à sa légende. Bill Russell est tout simplement l’une des plus grandes légendes de l’histoire du basketball et le cœur battant des Boston Celtics des années 1950 et 1960. Avec 11 titres de champion NBA en 13 saisons, il est l’emblème du succès des Celtics.
Le numéro 6 est devenu emblématique grâce à Bill Russell, mais son choix de ce numéro est plutôt simple. Lorsque Russell est arrivé chez les Celtics en 1956, les numéro n’avait pas la même importance qu’aujourd’hui.

Julius Erving (n°6, Philadelphia 76ers)
Connu sous le nom de "Dr. J", Julius Erving a réinventé le jeu aérien. Son arrivée en NBA en 1976, après avoir marqué la ABA (American Basketball Association), a transformé la ligue. Sous ses couleurs, il mène les Sixers à plusieurs finales NBA, remportant un titre en 1983. Julius Erving a choisi de porter le numéro 6 lorsqu’il a rejoint les 76ers en 1976, après son passage dans la ABA.
Le Hall of Fame (« Temple de la renommée » ou « Panthéon de la gloire » selon la traduction) est le saint des saints du sport américain. Physiquement, pour la NBA, ce temple existe. Il est à Springfield dans le Massachusetts sur la côte Est.
Pour y avoir son rond de serviette, il n’est pas indispensable d’avoir joué en NBA. Des joueurs universitaires, des dirigeants, des journalistes y figurent : le plus important est d’avoir contribué au développement universel du basket.
Il existe cinq façons d’entrer : si on est joueur, entraîneur, arbitre, « contributeur » ou si on est une équipe de légende. Parmi celles-ci figure la Dream Team de 1992.