Le match de Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et Newcastle (1-1) a été marqué par une décision arbitrale controversée en toute fin de match, suscitant une vague de réactions indignées. Kylian Mbappé a égalisé ce mardi lors du match de Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain et Newcastle (1-1) sur un penalty accordé au bout du temps additionnel.
Mais la main sifflée par l’arbitre fait réagir les médias européens qui ne comprennent pas la décision de l’arbitre en faveur du club francilien. Longtemps mené par Newcastle, le PSG a arraché l’égalisation sur un penalty transformé par Kylian Mbappé dans les derniers instants du match mardi soir. En évitant une troisième défaite en cinq matchs de Ligue des champions cette saison, le club francilien garde son destin entre les mains et pourra encore finir premier de son groupe en cas de victoire à Dortmund.
Mais avant de penser au déplacement en Allemagne, la presse européenne a majoritairement crié au scandale après le penalty accordé à Paris par Szymon Marciniak. Si le Polonais a d’abord laissé le jeu continuer, le VAR est intervenu pour lui demander de venir voir les images et a sifflé en faveur du PSG. Une décision controversée.
Un penalty litigieux accordé au PSG à la 96e minute, l'arbitre polonais Szymon Marciniak, après consultation de la VAR, a accordé un penalty au PSG pour une main de Tino Livramento dans la surface de réparation. Sur un centre d'Ousmane Dembélé, le ballon a rebondi sur le ventre du défenseur anglais avant de toucher son bras. Cette décision a provoqué une levée de boucliers, tant du côté de Newcastle que des médias britanniques et de nombreux consultants.
Ils estiment que le penalty était injustifié, arguant qu'un joueur ne devrait pas être pénalisé lorsqu'un ballon rebondit sur son corps avant de toucher sa main.
Voici un résumé des réactions et des faits saillants :
Réactions Virulentes en Angleterre
La presse anglaise n'a pas mâché ses mots pour dénoncer l'arbitrage de la rencontre.
"Les Toons volés à Paris", lâche le Daily Star dans ses pages sportives. "La fin de match a été la plus écœurante possible", s’insurge ainsi le célèbre tabloïd après l’égalisation parisienne. Journal local à Newcastle, le Chronicle revient lui aussi sur ce "vol" contre l’équipe d’Eddie Howe avec un "penalty controversé qui fait souffrir les Magpies d’un chagrin dans la ville de l’amour".
Le tabloïd The Sun évoque une fin de match « la plus écœurante possible » tandis que Sky Sports estime que Newcastle a « le droit de se sentir lésé ».
Malgré la « soirée difficile », Bruno Guimarães et ses coéquipiers rentrent à St James’ Park avec un sentiment partagé entre « fierté » et « frustration ». Une déception née de l'espoir d'un succès crucial qui lui tendait les bras jusqu'à la situation litigieuse de la 96e minute.
« Faites-moi une faveur, put***. Quelle connerie ! « Un joueur doit-il vraiment être pénalisé lorsqu'un ballon rebondit sur son propre corps et monte sur son bras ? », s'est questionné le quotidien anglais dans le compte rendu de la rencontre, emboîtant le pas à l'entraîneur anglais Eddie Howe qui a crié à « l'injustice » à propos du pénalty accordé au PSG.
Interrogé par le média, l'ancien arbitre international Mark Clattenburg s'est montré très clair : « Newcastle a tous les droits de se sentir volé.
« Plus nous les voyons jouer, plus nous nous demandons s'ils seront un jour plus que des tyrans dans leur propre ligue nationale », peut-on lire au sujet de la formation entraînée par Luis Enrique.
L'Angleterre crie au "vol".

L'Italie Pense Surtout au Milan, l'Espagne se Paie l'Arbitrage
Déjà assez occupée par les destinées européennes de l’AC Milan et de la Lazio, la presse italienne se fait le simple relais des médias britanniques après le nul controversé entre Paris et Newcastle. Sans tirer à boulets rouges sur l’arbitre, le Corriere dello Sport souligne le but du sauveur Mbappé plus que la controverse qui laisse un mince espoir de qualification aux Rossoneri avant la dernière journée.
La nouvelle soirée compliquée de 'Gigio' Donnarumma inquiète aussi un peu. Idem pour la Gazzetta dello Sport, qui rappelle la colère des journaux et consultants anglais mais ne se prononce pas directement sur la situation sifflée en faveur du PSG.
Heureuse pour la qualification du Borussia Dortmund, la presse allemande juge simplement comme "controversé" le penalty marqué par Kylian Mbappé mais là encore, pas de quoi déchainer les foules.
C’est finalement du côté de l’Espagne que le coup de sifflet de Szymon Marciniak enflamme les médias qui ont abondamment relayé les critiques venues d'Angleterre.
"Les médias espagnols sont hallucinés du penalty accordé au PSG", a ainsi résumé Frédéric Hermel dans l'After Foot après le nul entre Paris et Newcastle.
Certes, les uns des quotidiens sont consacrées aux qualifications du FC Barcelone et de l’Atlético de Madrid. Mais le coup de pouce accordé au PSG fait parler et en particulier sur les radios locales.
Consultant sur les questions arbitrales pour la Cadena Ser, Eduardo Iturralde González a expliqué pour l’émission El Larguero que les "Rois mages étaient arrivés en avance à Paris" (en Espagne, les cadeaux de Noël sont offerts au moment de l’épiphanie) avec ce beau cadeau de l’arbitre polonais à l’opposé des directives de l’UEFA sur les mains.
Pour la radio Cope, le journaliste Pedro Martin set même allé plus loin et a hurlé au scandale après le "penalty infâme" dont ont bénéficié Luis Enrique et son PSG.
"Ce monsieur a bénéficié d’un penalty infâme et sur une action incontrôlée qui peut changer le destin d’un club pour toute son histoire", s’est emporté l’intéressé en voyant l’entraîneur francilien refuser de répondre à la polémique arbitrale en conférence de presse.
"Le football est arrivé à un moment où un fait de jeu peut changer l’histoire d’un club. Comme c’est le cas pour Newcastle. […] Imaginez si une finale de la Coupe du monde se décider sur une main comme celle-là, sur une main comme celle-là. A la fin, les entraîneurs ne contrôlent plus le jeu.
La VAR Pointée du Doigt
La VAR a également été mise en cause dans cette affaire. De nombreux observateurs se sont interrogés sur la cohérence de l'arbitrage, soulignant que la VAR n'avait pas signalé de main de Lewis Miley plus tôt dans le match, dans une situation similaire.
L'UEFA a pris une première sanction en écartant Tomasz Kwiatkowski, l'arbitre en charge de la VAR lors du match, de la rencontre Real Sociedad-Salzbourg prévue ce mercredi.
L'UEFA a estimé que l'arbitre polonais Szymon Marciniak, alerté par son assistant VAR, n'aurait pas dû siffler cette faute de main, car le ballon a d'abord touché la poitrine du joueur, que la surface du corps n'était pas volontairement augmentée et que les consignes sont claires en la matière.
Roberto Rosetti, responsable de l'arbitrage à l'UEFA, avait rappelé en début de saison que "aucune faute de main ne devrait être sifflée contre une joueuse ou un joueur si le ballon a été préalablement dévié par une partie de son corps autre que le bras ou la main, en particulier si le ballon ne prend pas la direction du but."
Présent dans la salle de la VAR mardi soir pour la rencontre de Ligue des champions entre le PSG et Newcastle (1-1), Tomasz Kwiatkowski ne sera finalement pas à son poste pour la rencontre de ce mercredi soir entre la Real Sociedad et le RB Salzburg.
La VAR a recommandé à l’arbitre central du match, Szymon Marciniak, d’aller voir les images de la main de Livramento et d’accorder le penalty, même si la décision finale est revenue à M. Marciniak.
Cette décision de l’UEFA ressemble à un désaveu, et va dans le sens d’Eddy Howe, le coach des Magpies, qui avait estimé en conférence de presse que l’arbitre n’avait « pas pris la bonne décision ».
Le premier concerné est le Polonais Tomasz Kwiatkowski, en charge du VAR dans ce match de groupe de la Ligue des champions. Il devait officier ce mercredi soir lors de Real Sociedad-RB Salzbourg, mais il a été prié de rentrer chez lui par la direction de l'arbitrage de la Confédération européenne, une structure sous la responsabilité de l'Italien Roberto Rosetti.
Du côté de l'UEFA, on estime en effet que l'arbitre polonais Szymon Marciniak, alerté par son assistant VAR, n'aurait pas dû siffler cette faute de main, car le ballon a d'abord touché la poitrine du coupable, que la surface du corps n'était pas volontairement augmentée et que les consignes sont claires en la matière.
Confirmant les lois du jeu édictées par l'IFAB, Roberto Rosetti répétait encore début septembre :
« Dans ses directives pour la prochaine saison, le Conseil du football de l'UEFA recommande de clarifier qu'aucune faute de main ne devrait être sifflée contre une joueuse ou un joueur si le ballon a été préalablement dévié par une partie de son corps autre que le bras ou la main, en particulier si le ballon ne prend pas la direction du but. »
Les arbitres officiant sur les matches de Coupes d'Europe ont reçu ces consignes en début de saison.
Marciniak, un Arbitre Habitué aux Polémiques
Le nom de Szymon Marciniak est familier aux supporters français, puisqu'il avait arbitré la finale de la Coupe du monde 2022 entre la France et l'Argentine.
Szymon Marciniak sera l’arbitre en charge du match de Ligue des champions entre le PSG et Newcastle. Szymon Marciniak sera l’arbitre en charge du match de Ligue des champions entre le PSG et Newcastle.
Le Polonais Szymon Marciniak a été désigné arbitre principal du match de Ligue des champions entre le PSG et Newcastle. Un match où certaines de ses décisions auront été sujettes à polémique, et dont il s’est défendu après coup.
Depuis, il a également arbitré la dernière finale de la Ligue des champions entre l’Inter Milan et Manchester City.
C’est dans son pays natal, en Pologne, que Szymon Marciniak démarre sa carrière d’arbitre de football. En 2009, il officie pour la première fois dans la division 1 polonaise.
Un statut qui lui permet d’arbitrer sur les pelouses internationales. Il dirige donc parfois des matches de Ligue des champions durant la saison.
Dans sa carrière, le Polonais a arbitré lors de trois compétitions majeures de sélections : l’Euro 2016, la Coupe du monde 2018 et le Mondial 2022. Point commun : la France, qu’il a dirigée en finale de l’édition 2022.
En 2016, pour sa première compétition internationale de grande ampleur, c’est en France, pays hôte, qu’il officie. Il dirige deux matches de poules et le huitième de finale entre l’Allemagne et la Slovaquie dans cet Euro.
Pour la Coupe du monde 2018, remportée par l’équipe de France, il ne dirige que deux matches, en phase de poules.
Szymon Marciniak a dû présenter ses excuses, à travers une communication de l’UEFA pour désamorcer la polémique.
Le journaliste Grégory Schneider a qualifié Marciniak de "corrompu" et de "facho" sur les réseaux sociaux, l'accusant d'avoir été orienté lors du match PSG-Newcastle.

Des Précédents qui Interrogent
Avant le penalty litigieux, deux autres actions avaient déjà suscité la controverse : un possible penalty sur Hakimi (69e minute) et une main non sifflée de Miley (72e minute).
Sur l'action d'Hakimi, l'arbitre avait d'abord laissé jouer, avant d'être averti par la VAR et de finalement ne pas siffler de penalty.
Sur la main de Miley, l'arbitre avait laissé jouer, estimant que le ballon avait d'abord touché la cuisse du joueur.
Ces décisions ont alimenté le sentiment d'incohérence et d'injustice entourant l'arbitrage de la rencontre.

Le Débat sur les Fautes de Main Relancé
Le pénalty accordé en toute fin de rencontre au PSG mardi soir, en plus de rendre furieux son adversaire, a remis une pièce dans la machine du sempiternel débat autour des fautes de main dans le football.
C’est à complètement s’y perdre, voire à n’y rien comprendre pour les non-initiés.
Pourquoi la main dans la surface de Lewis Miley à la 72e minute de ce PSG-Newcastle (1-1) a-t-elle été balayée sous le tapis par l’assistance vidéo, alors que celle de Toni Livramento, à la 95e minute, a donné lieu à une vérification par l’arbitre central et, au final, au pénalty de l’égalisation pour le PSG ?
Les deux situations sont, pourtant, très similaires en apparence.
Un ballon offensif touché par un Parisien, qui rebondit sur la cuisse ou le torse d’un joueur des Magpies avant d’aller toucher un bras, vraisemblablement écarté du corps.
Malgré quelques nuances, qu’il convient d’identifier : lors de la première situation, le ballon est dévié par Fabian Ruiz qui vient de manquer un premier contrôle, vers l’arrière, dans une zone où se trouvent peu de Parisiens et l’action se déroule juste devant l’arbitre, M.
J'ASSISTE À L'HUMILIATION DU PSG CONTRE NEWCASTLE (4-1) Mbappe transparent.
Toni Livramento a été sanctionné pour une main dans la surface en toute fin de rencontre au Parc des Princes, ce mardi soir.

Analyse des Actions Litigieuses
Avant ce penalty, deux autres situations brûlantes avaient mis le Parc des Princes en ébullition. Est-ce pour cette raison que monsieur Marciniak, arbitre du soir, a sifflé au bout du temps additionnel, comme le supposait Samir Nasri après coup sur le plateau de Canal + ? On a décidé de visionner à nouveau ces trois actions. Et de vous expliquer pourquoi le penalty final n'était pas celui qu'il fallait siffler…
69e Minute : Le Contact Hakimi-Gordon
Le contexte : Touché côté droit, Ousmane Dembélé lance Achraf Hakimi vers la surface des Magpies. A la lutte avec Anthony Gordon, le Marocain est le plus prompt. Il touche la balle du pied gauche avant de s'écrouler.
Ce que décide l'arbitre : Dans un premier temps, M. Marciniak indique qu'il n'y a pas de faute et demande à reprendre le jeu. Puis, il l'arrête quelques secondes plus tard, averti par le VAR. Finalement, sans aller voir les images, il se fie aux arbitres vidéo et ne siffle rien.
Notre avis : C'est peut-être l'action la plus parlante. Si le contact entre les deux joueurs est léger, il est suffisant pour se siffler tant Hakimi a pris le dessus grâce à sa petite touche de balle. Mais la chute accentuée par le Marocain et le fait que son ballon ait été poussé un peu loin a sans doute peser dans la balance.
72e : La Main Non-Sifflée de Miley
Le contexte : Sur un centre de Bradley Barcola, Fabian Ruiz ne peut reprendre en première intention. Mais, au duel avec Bruno Guimaraes, l'Espagnol réussit à retoucher la balle pour l'envoyer sur la cuisse puis la main du jeune Lewis Miley. Le Parc gronde et les joueurs parisiens lèvent tous les bras tant le contact main-ballon est visible de tous.
Ce que décide l'arbitre : Il laisse jouer avant de finalement… dégainer un carton jaune contre Gianluigi Donnarumma, furieux et auteur d'un geste d'énervement depuis sa partie de terrain. Sur ce coup, le camion VAR ne signale aucune infraction puisque le ballon touche d'abord la cuisse de l'Anglais avant de toucher sa main.
Notre avis : Les clarifications faites par l'IFAB en 2021 sont formelles. Puisqu'il ne touche pas le ballon délibérément du bras, puisqu'il n'augmente pas artificiellement la surface de son corps, Miley ne mérite pas d'être sanctionné. Etant donné le court laps de temps entre le contact de Ruiz et sa main, le mouvement est considéré comme naturel.
90+5e : La Main Sifflée de Livramento
Le contexte : C'est un siège en bonne et due forme. Mené depuis la 25e minute, Paris pousse et accumule les attaques vers la surface des Magpies. Trouvé par Vitinha à l'entrée de la zone de vérité, Ousmane Dembélé centre en première intention. Mais, à moins d'un mètre de lui, Livramento se trouve sur la trajectoire de la balle et dévie le ballon d'abord de la poitrine puis avec le bras.
Ce que décide l'arbitre : M.Marciniak arrête le jeu et attend les consignes du VAR. Sur le coup, il n'a rien sifflé mais n'hésite pas à aller se faire lui-même une idée en allant visionner les images. Malgré une situation analogue à celle de Miley, il décide de siffler penalty.
Notre avis : Cruel mais surtout incohérent. La main de Livramento est similaire à celle de Miley au sens que l'intentionnalité n'existe pas (ballon qui arrive très vite, de très près) et que son bras est dans une position naturelle eu égard à sa position.
Conséquences et Perspectives
Le match nul entre le PSG et Newcastle laisse les deux équipes dans une situation incertaine en vue de la qualification pour les huitièmes de finale.
Au-delà du résultat sportif, la polémique arbitrale a relancé le débat sur l'utilisation de la VAR et l'interprétation des règles du jeu, notamment en ce qui concerne les fautes de main.
| Action | Décision de l'arbitre | Avis |
|---|---|---|
| Contact Hakimi-Gordon | Pas de penalty | Contact léger, mais suffisant pour siffler penalty |
| Main de Miley | Pas de penalty | Décision correcte selon les règles de l'IFAB |
| Main de Livramento | Penalty | Décision controversée et incohérente |