Le Grand Poitiers handball 86 est voué à se développer.
C'est l'histoire d'une renaissance.
Les Griffons du Grand Poitiers Handball renouent avec le succès et obtiennent leur ticket pour la Nationale 2, les filles comme les garçons.
Aujourd'hui, ce sont près de 600 licenciés, et deux équipes premières qui célèbrent la montée en division supérieure.
"Faire remonter en Nationale 2 nos deux équipes, les filles et les garçons, c'est projet sur lequel on travaille depuis quatre ou cinq ans. Et là, c'est bon !
Même enjeu et même combat pour les filles, tenues en échec hier soir, 27 partout, par le TAC de Migné-Auxances.

Pas de place pour le doute, il faudra faire encore mieux la saison prochaine.
En attendant c'est tout un club, ses 45 équipes, ses bénévoles, et son public qui peuvent être fiers du chemin parcouru.
Ambitions et défis du Grand Poitiers Handball 86
Avec un nouveau coach et cinq jeunes recrues, le Grand Poitiers handball 86 vise le top 4 de la poule 2 de Nationale 1 masculine, histoire de pouvoir se projeter vers la N1 Elite.
Changement d’ère au Grand Poitiers handball 86.
Après le long bail de Christian Latulippe et l’intermède Benoît Juin, le club poitevin a jeté son dévolu dès le printemps sur Romain Guillard, jusqu’alors entraîneur adjoint des Vikings de Caen, en Proligue.
L’ancien professionnel (343 matchs en LNH) a signé deux saisons à la tête de l’équipe fanion des Griffons.
« C’est le profil que nous souhaitions, quelqu’un d’exigeant, de rigoureux et d’ambitieux, admet Régis Debare, président du club.
Il a travaillé dans le monde professionnel et va nous apporter sa capacité à faire progresser les jeunes joueurs.
De fait, au-delà des éléments d’expérience (Bourgeuil, Godineau, Guignier), le 8e de Nationale 1 la saison passée a misé sur des pépites à polir.
Exception faite du demi-centre Flavien Long (26 ans), les quatre autres renforts de l’intersaison dépassent à peine la vingtaine.
Le pivot Fayçal Siha Mbedy émarge à 20 ans, tout comme l’arrière-droit Quentin Ducoat, tandis que le prometteur arrière- gauche Swann Beral et l’arrière droit Raphaël Gérard n’ont qu’un an de plus.
Parce qu’une équipe grandit dans la difficulté, le coach poitevin a concocté un programme de pré-saison relevé face à des adversaires de haut niveau : Saintes (N1 Elite) Rezé (N1), la réserve de Nantes (N1), Limoges (N2) et Saint-Cyr (N1).
« J’ai souhaité ce niveau d’adversité parce que je suis rempli d’ambitions, comme l’équipe et la direction.

Il fallait se confronter aux meilleurs... », assure l’entraîneur, qui a érigé le travail au rang de priorité.
« Pour s’asseoir à la table des grands...
En échec face à Saint-Cyr en lever de rideau du Trophée des champions (25-27), les Griffons ont à nouveau chuté face aux mêmes Tourangeaux « dans un match qui compte », samedi au Bois d’Amour (28-32).
Prochaine étape samedi à Torcy.
Pour viser « le top 4 de la poule », il faudra engranger des victoires à l’extérieur, le péché mignon du dernier exercice.
Romain Guillard connaît la chanson.
« Pour s’asseoir à la table des grands, il faut se donner les moyens.
Le temps jouera en notre faveur, on va s’améliorer au fil de la saison.
» Un discours ultra-offensif qui devrait plaire aux supporters des Griffons, conviés six fois à Saint-Eloi en 2024-2025.
Fort de ses 420 licenciés, de sa réserve masculine promue en Nationale 3, de l’équipe féminine aux portes de la N2, le Grand Poitiers handball 86 est voué à se développer.
Jusqu’à la Nationale 1 Elite ?
« Il faut qu’on soit dans le top 4, martèle Régis Debare, pour présenter un dossier sportif et financier convaincant à la fédération.
Le cas du HBC Celles-sur-Belle
Un an après une rétrogradation administrative douloureuse en D2, nouveau coup de tonnerre du côté du HBC Celles.
Le club de hand s'est vu proposer de remonter en élite la saison prochaine.
La Ligue féminine a fait cette proposition après le dépôt de bilan de l'équipe des Neptunes de Nantes.
L'annonce a été faite vendredi 2 août aux dirigeants deux-sévriens, ils avaient jusqu'à ce lundi 17h pour faire part de leur décision.
"On aurait eu un mois, on aurait peut-être eu une réponse différente".
Finalement, Celles-sur-belle préfère ne pas y aller pour des raisons financières et sportives.
"La temporalité de cette demande était trop complexe, explique Frédéric Vignier, le président du club.
Les partenaires institutionnels et privés sont parfois en congé.
Donc on a eu peu de réponses sur le fait de savoir s'ils nous suivaient ou pas.
Financièrement, c'était un trop gros risque.
Et puis sur le plan sportif, on vient de créer une équipe d'avenir avec des jeunes.
Elles ne sont pas formatées pour se battre en LBE.
Il faut être raisonnable.
On s'est déjà pris une claque l'année dernière, on ne va pas tendre la joue pour en prendre une deuxième."
Le président du HBC Celles-MEP reconnait néanmoins avoir envisagé cette montée.
"On s'est dit, c'est l'année des jeux olympiques, les filles ont des chances de médailles, il va y avoir une aura autour du hand féminin.
On a essayé de mettre tout ça en perspective.
Après monter un budget de D2 et de LBE, ce n'est pas la même chose.
On aurait eu un mois pour préparer cette décision, on aurait peut-être eu une autre réponse.
Mais là en 48h, c'est impossible.
Nous demander de remonter alors qu'on a été sanctionné pour les mêmes raisons l'année dernière, c'est incroyable.
La réponse au final était dans la question."
Le dirigeant explique désormais vouloir se concentrer sur la nouvelle stratégie mise en place par le club.
Il espère une remontée dans les prochaines années avec une équipe qui va prendre en puissance.
La commission nationale de contrôle de gestion a confirmé sa décision de rétrograder le HBC Celles en Nationale 1 de handball féminin pour la prochaine saison, l'équivalent de la 3e division.
Le club exprime sa "vive incompréhension et sa "profonde déception".
Pas facile de garder le collectif en ordre de marche : "On a pas une équipe très veille on doit avoir une moyenne d'âge de 23 ans donc après à nous de les aider un peu sur les petits appartements, par exemple, explique Christian Latulippe, le manager.
On construit des budgets qui sont un peu plus cohérents avec le niveau.