Le LOU Rugby a un nouveau capitaine à sa tête. À l’issue du conseil d’administration du 24 mars 2025, Marc-Antoine Ginon a été élu président du club lyonnais. Il succède à Yann Roubert, démissionnaire après son élection à la tête de la Ligue Nationale de Rugby.

Un Homme du Club à la Présidence
Marc-Antoine Ginon est le nouveau président du LOU. Âgé de 34 ans, Marc-Antoine Ginon est PDG de GL Events Sports. Il est aussi le fils d'Olivier Ginon, PDG de GL Events, numéro 1 mondial de l'événementiel et actionnaire majoritaire du club lyonnais. Proche du LOU depuis plus de quinze ans, il a occupé plusieurs postes au sein de GL Events et du club.
« Marc-Antoine Ginon est l'actuel Président Directeur Général de GL events Sports. Proche du club depuis plus de quinze ans, il a occupé plusieurs fonctions chez GL events (actionnaire majoritaire du LOU) puis au LOU Rugby. Habitué à travailler en étroite collaboration avec Yann Roubert, il entend poursuivre le travail de ses prédécesseurs à la tête du club de Top 14 », indique le LOU, 5e de Top 14.
Depuis 2021, il supervise notamment les activités du Matmut Stadium de Gerland, incluant The Ruck Hôtel, le centre d’entraînement, la piscine et la Brasserie du LOU. Depuis 2021, Marc-Antoine Ginon met ses talents de développeur au service de GL events Sports qui regroupe notamment l’ensemble des activités liées au Matmut Stadium de Gerland : The Ruck Hôtel, le centre d’entrainement, la LOU piscine, la Brasserie du LOU et la relation avec le pôle santé.
Continuité et Ambition
À la suite de l'élection de Yann Roubert à la tête de la Ligue nationale de rugby, le LOU a annoncé ce lundi le nom de son nouveau président : Marc-Antoine Ginon. Il était déjà important de confirmer Fabien Gengenbacher dans son rôle de Directeur Sportif. Sa vision et son projet doivent nous servir à construire l’avenir. Puis, il était devenu évident de prolonger Karim Ghezal, qui est l’homme de la situation pour porter notre équipe professionnelle. Nous avons construit des bases saines pour aborder la fin de saison plus sereinement. Fabien et Karim ont toute ma confiance ! Nous prenons les décisions ensemble pour construire un projet solide et ambitieux.
Pour m’accompagner sur l’ensemble des activités et les différents projets du club, j’ai choisi de nommer Patrick Iliou en tant que Directeur Général. Mon ambition est de poursuivre le travail engagé par mes prédécesseurs pour proposer un rugby de grande qualité, qui fédère et fasse rêver. Ma vision est claire : faire de Lyon une place forte du rugby.
Le Lou qui connaît une période aussi faste sur le terrain que mouvementé en coulisse. Actuellement, sixième en championnat, Lyon va mieux après un début de saison compliqué.

Les Défis et les Objectifs
« Je suis content du démarrage de la saison. C’est le fruit du travail fait depuis janvier dernier avec la prise de décision d’écarter Jono Gibbes (super consultant pour le club jusqu’à décembre 2024, NDLR). J’ai donc fait revenir Karim Ghezal (entraîneur en chef, NDLR) pour six mois afin de tenter de remettre les choses à plat. Compte tenu du fruit de son travail, nous avons décidé de le prolonger de trois ans. Et nous avons beaucoup travaillé pour bien finir et bien démarrer la saison, malgré des résultats en Top 14 pas aussi bons que prévu. On a bien fini en Coupe d’Europe, puis bien démarré cette année.
Nous sommes deuxième budget avec 38 millions d’euros - ce qui est différent de la masse salariale - en intégrant la brasserie, l’hôtel et l’événementiel. Mon objectif est de rendre le club le plus autonome possible. Je suis très fier que GL Events ou d’autres partenaires nous accompagnent, comme la Matmut ou 6e Sens Immobilier. Mon rôle est d’embarquer toute l’équipe pour être attractif.
La plupart des clubs du Top 14 sont déficitaires, et le LOU est l’un des moins déficitaires car on a un modèle qui le rend autonome sur le long terme. On a de la chance d’avoir le salary cap (plafond salarial, NDLR) pour empêcher d’exploser le “trou”. Nous ne sommes pas aux États-Unis, en Angleterre ou en Espagne, où l’on vend des places de 100 à 150 euros. Ici, ça démarre à 20 euros.
Ce n’était pas du tout programmé. Yann Roubert a émis le souhait de postuler à la présidence de la LNR. On en a discuté avec l’actionnaire principal et on a pris acte et accepté. S’il était élu, c’était une grande fierté pour le club.
Prendre la présidence du LOU Rugby, c’est déjà une grande fierté. Et, oui, j’avais conscience que c’est une fonction plus ouverte au public. Je dois rendre des comptes aux acteurs du rugby. La responsabilité change un peu car je gérais surtout ce qui n’est pas sportif. Mais je parlais déjà avec les supporters, les partenaires. Après, j’ai eu un parcours atypique. J’ai passé du temps en Australie, j’ai fait la coordination générale du salon Equita Lyon, et ensuite, j’ai été convié à rejoindre l’équipe du LOU pour développer la partie événementielle. J’ai étoffé tout ça pour que ce soit une belle machine sur le long terme.
Deux options pour notre déjeuner : le restaurant voisin du Ruck Hotel, l’hôtel géré par GL Events Sports, et La Brasserie du LOU. Le choix du président se portera sur cette dernière. L’occasion de voir tous les joueurs venir serrer la main de Marc-Antoine Ginon avant de s’installer à la table voisine. « La Brasserie du LOU marche très bien : les joueurs mangent au milieu des gens, je voulais qu’ils soient accessibles. Dans le foot, les joueurs sont à part, c’est dommage pour les supporters.
À quelques hectomètres, donc, The Ruck Hotel, dont la rumeur lyonnaise a susurré qu’il pourrait être en vente. Ce que Marc-Antoine Ginon réfute. « Il se porte bien et on travaille à développer ses activités.
Le Développement du Club
« L’objectif est de la faire progresser grâce au rachat ou à la création d’événements sportifs, mais aussi au rapprochement avec des partenaires potentiels. L’association du LOU, elle, est un autre enjeu d’avenir. L’objectif commun est de développer sa visibilité. Mais de faire aussi le meilleur résultat possible car l’année dernière, on était au fond du classement. On aimerait gagner la coupe des filles dans les trois ans.
« Un vrai travail de fond a été réalisé depuis mon arrivée. L’objectif est de trouver le meilleur système entre les pros et l’association. C’est fini d’avoir les deux à part, sinon ça ne marche pas. Mais il ne faut pas oublier que ça demande beaucoup d’argent. Et on a eu une baisse des subventions.
La stabilité est très importante pour le club et son écosystème. Une saison se prépare un an avant. Il faut toujours anticiper, sinon on ne peut pas être bon, sauf un miracle. J’ai une très bonne relation avec la présidente Michele Kang. Mais il fallait faire cohabiter deux mondes différents. Nous avions déjà fait beaucoup de travaux pour la pelouse, les vestiaires. Ça aurait pu marcher, mais il fallait accepter toutes les contraintes, avoir toutes les bonnes briques qui s’emboîtent.
Cette année, la Coupe d’Europe sera surtout l’occasion de mêler les joueurs pros et les jeunes pour les tester, les habituer au haut niveau, et les préparer à de grandes compétitions. S’ils font un bon parcours en Challenge Cup, ce sera intéressant, mais je mise beaucoup plus sur le Top 14. On ne peut pas comparer les revenus des Coupes d’Europe avec celles du foot.
C’est très simple, je souhaite que le meilleur gagne. Quel que soit le “côté”, le club vivra ! J’ai de bons partenaires, un actionnaire majoritaire qui est là. Je suis dans le club et la maison mère depuis 12 ans.
On dit souvent que vous êtes "le fils d’Olivier Ginon". Je suis avant tout moi, Marc-Antoine. J’ai 34 ans, je sais d’où je viens et ce que j’ai dû accomplir pour en arriver là. Porter ce nom peut être un avantage, mais aussi un défi. Je suis né avec un handicap auditif et j’ai dû me battre plus que les autres pour prouver ma légitimité. Cela fait maintenant 12 ans que je suis au LOU. J’ai occupé plusieurs fonctions qui m’ont permis de progresser, de bien connaître ce club et de m’y attacher profondément.
Je m’inscris dans la durée avec le LOU. Mon objectif est clair : continuer à développer le club. Un des projets majeurs sera d’investir dans la formation car c’est l’avenir du LOU. La construction d’un centre d’hébergement au Matmut Stadium est en cours et avance bien. Il est essentiel que nous puissions proposer à nos jeunes joueurs des logements sur place. Aujourd’hui, nous fonctionnons avec des familles d’accueil, que je tiens bien sûr à remercier, mais un centre dédié leur offrira de meilleures conditions pour leur développement.
D’aller le plus loin possible avec le club, ses partenaires et ses supporters. De savoir gérer aussi bien les victoires que les défaites, car c’est dans ces moments-là que l’on construit un projet solide.
