Dans l'univers du football, l'excitation palpable d'un stade vibrant au rythme des chants de ses supporters est inégalable. Au Parc des Princes, le chant emblématique du Paris Saint-Germain se lève en un cri de ralliement, enflammant l'atmosphère et unissant des milliers de voix en une harmonie explosive. Ce chant, véritable hymne à la passion et à la ferveur, fait trembler les tribunes et rappelle à tous la force indescriptible de l'émotion collective.

Chaque match, la tribune Auteuil devient un véritable théâtre d'émotions. Les supporters entonnent des chants qui invitent les joueurs à se dépasser. Les paroles de ces chants sont simples, mais chargées d'émotion. Exemple avec le célébrissime : « Allez Paris, Allez Paris ! », une phrase qui, à elle seule, est capable de faire vibrer les âmes et de galvaniser l'équipe.
L'Histoire et les Influences des Chants de Stade
Démocratisé en France fin des années 1970 et au début des années 1980, le chant de stade trouverait son origine là où est né le sport lui-même : en Angleterre, à l'origine plutôt sous la forme de cris, de slogans repris à l'unisson. L'Italie a, elle aussi, sa part de responsabilité dans la propagation de cette pratique, dans la forme que l'on connaît aujourd'hui, et notamment en France, où elle a irrigué de son influence les premiers ultras, à Marseille.
Au Parc des Princes, ces deux influences se sont longtemps fait face, littéralement : « Auteuil reprenait le modèle italien, Boulogne plutôt l'anglais », explique un membre de longue date du Collectif Ultras Paris (CUP). Depuis le retour du CUP (en 2016, après avoir été chassé du stade à la suite du plan Leproux lancé en 2010), on a plus insisté sur le côté festif, italien, les chants dansants avec des couplets.
Sans cesse en mouvement, la culture ultra fait émerger de nouveaux chants chaque année dans les tribunes pour venir enrichir le répertoire.
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La Création et l'Adoption des Chants
Selon les fulgurances de chacun, comme l'oeuf ou la poule, vient alors en premier soit la mélodie, soit les paroles. Les ultras, eux, sont généralement du côté des musicologues. « Souvent, la musicalité, la mélodie nous parle, et, une fois qu'on est convaincus, on essaie d'adapter des paroles dessus », explique-t-on du côté du CUP.
Dans les stades, il n'est pas rare d'entendre émaner des tribunes des mélodies qui ont d'abord longuement squatté les rangs du Top 50. À Toulouse, l'hymne occitan « Se Canto » est devenu celui du TFC et repris à l'unisson lors de la finale de Coupe de France 2023.
Le dénominateur commun, bien souvent, c'est une mélodie à la fois entraînante et surtout abordable. En France, il faut que ce soit simple d'exécution, avec ce qu'on appelle des notes conjointes, des rythmes simples.

Diversité Musicale dans les Tribunes
Une fois la mélodie acquise, dans les virages, on entend de tout. Du classique, parfois, la Symphonie du Nouveau monde d'Antonin Dvorak a par exemple trouvé un point de chute chez les Bad Gones lyonnais. Chez le rival stéphanois, on a même versé dans le religieux avec l'Ave Maria de Lourdes, où le « Ave, Ave, Ave Maria » a été transformé en « Allez, Allez, Allez Saint-Étienne ».
À Paris, l'hymne officieux de l'Écosse, le Flowers of Scotland, a donné naissance au Ô Ville Lumière. L'Italie a aussi placé quelques tubes dans les tribunes françaises comme L'estate sta finendo, chanson du duo Righeira sortie en 1985, qui a inspiré le chant Allez, allez, allez qu'on entend partout en Europe, de Rennes à Liverpool en passant par Naples.
Plus récent, la chanteuse Noemi, avec Vuoto a perdere, qui a inspiré le chant devenu mythique des ultras parisiens : Tous ensemble on chantera.
L'Adoption et l'Évolution des Chants
Une fois la mélodie et les paroles réglées, reste à faire adopter le chant par toute une tribune, soit des milliers de personnes qui vont devoir l'intégrer dans leur routine, dans leur catalogue. Un laboratoire fréquent pour les groupes ultras est le déplacement. Le car ou la tribune réduite favorisent les tests.
Parfois, des chants tombent dans les limbes de l'oubli. Pour d'autres, les groupes ultras font le forcing. Comme le Se Canto, il arrive que certains chants passent les frontières des tribunes. Et, parfois, les clubs eux-mêmes se les réapproprient.
C'est comme cela que les Corons, la déclaration d'amour de Pierre Bachelet à son Nord, a d'abord été claironné pendant des années par les ultras Sang & Or avant de devenir l'hymne officieux du RC Lens.
"Tous Ensemble On Chantera" : Un Hymne Né de la Contestation
Pourtant, « Tous ensemble on chantera » ne figure pas dans le répertoire historique des supporters parisiens. La première fois qu'il est entonné, le 1er octobre 2016 lors d'une victoire contre Bordeaux (2-0), le PSG sort à peine d'une période sombre.
La mort de Yann Lorence, un ancien membre de la tribune Boulogne, survenue le 28 février 2010 en marge d'un match contre l'OM, convainc la direction du club de frapper fort. Les associations de supporters sont dissoutes et un placement aléatoire est instauré pour tenter d'éradiquer les graves violences touchant la mouvance ultra dans la capitale. Ces décisions sont appliquées pendant six ans. Jusqu'à la création du Collectif Ultras Paris (CUP), regroupant plusieurs groupes encore actifs issus du virage Auteuil, le 23 février 2016.
Au moment de l'arrivée de Qatar Sports Investments (QSI) à la tête du PSG, en juin 2011, les tribunes se pacifient au détriment de l'ambiance. Pour éviter que le stade devienne « un cinéma à ciel ouvert », le CUP lance ce nouveau refrain, qui viendra progressivement remplacer un autre, moins présent désormais.
« Avant QSI, le chant des supporters avant était ''Ô Ville Lumière'', rappelle un suiveur historique du PSG. En 2012, le club a essayé de le mettre en avant mais ça n'a pas pris avec le nouveau public. »
Celui du CUP prend en revanche de l'ampleur « jusqu'à ce que le PSG mette la main dessus », ajoute le familier du Parc, en référence au nouveau tube joué par un orchestre philharmonique pour fêter le titre 2024, et matraqué depuis sur les canaux du club.
Certains, à l'oreille musicale, y distinguent une ressemblance avec le « Boléro » de Maurice Ravel, dans les percussions. D'autres préfèrent y déceler un rythme guerrier ou de carnaval. Après la finale grandiose contre l'Inter Milan (5-0), à l'unanimité, le nouvel hymne du PSG sonnait cette fois comme un air de victoire.
Origines Italiennes ?
La chanson originale qui aurait inspiré le chant repris par les supporters parisiens serait « Vuoto a perdere » de la chanseuse italienne Noemi. Sa sortie remonte à 2011. Sur le même air, les tifosi de Napoli (club jumelé avec le PSG) entonnent aussi un autre chant très reconnaissable, mais aux paroles différentes : « Je serai avec vous, et vous ne devez pas abandonner, nous avons un rêve dans nos coeurs, Naples redevient champion. »
Controverses et Engagement du Club
Récemment, le club a dû faire face à des controverses, notamment suite à des chants insidieux qui ont perturbé quelques rencontres. Lors d’un match contre l’OL, le ton est monté et le match a même été suspendu temporairement à cause de chants insultants issus du Virage Auteuil.
Le Paris Saint-Germain reste engagé dans une lutte contre toute forme de discrimation, un message pacifiste au cœur des chants qui font l’âme du club.
Le Classique PSG-OM et les Polémiques
Un Classique ça ne se joue pas, ça se gagne. Voici une phrase que l’on entend souvent quand le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille se rencontrent. On peut même dire que les coéquipiers de Marquinhos s’en sont sortis haut la main puisqu’ils se sont imposés 4 à 0 et ont prouvé que sans Kylian Mbappé ils peuvent réaliser une prestation intéressante.
En effet, plusieurs joueurs de l’OM ont assuré qu’ils avaient été insultés par certains supporters franciliens hier soir. De son côté, Warren Zaïre-Emery, mégaphone à la main, a donné le ton. On a aussi entendu des : «Marseillais, n… ta mère.» Une attitude qui a choqué.
Le PSG a d’ailleurs publié un communiqué de presse suite à ces incidents. «Le Paris Saint-Germain condamne toutes les formes de discrimination et tient à rappeler qu’elles n’ont leur place ni dans les stades, ni dans la société. Les champions de France ont également précisé qu’une rencontre sera organisée dans les prochains jours avec «l’ensemble de ses partenaires sur ce sujet essentiel».
La commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel ne veut pas laisser passer ça. Elle va se saisir des faits d’insultes des supporters et joueurs du PSG lors du Classico de dimanche. Le dossier sera donc ouvert dès mercredi. Il est possible que le PSG comme les joueurs concernés soient sanctionnés.
L'Affaire des Banderoles Insultantes envers Véronique Rabiot
Un des banderoles insultantes envers Véronique Rabiot, la mère et agent d'Adrien. Des banderoles insultantes regrettables et qui n'ont pas leur place dans un stade de foot. Elles ont aussi engendré des réactions opportunistes et malvenues.
Une banderole qui dérape.Une notamment qui insulte Adrien Rabiot, traite sa mère Veronique d’un métier… peu glorieux, et pose cette question : « Vero c’est lequel son vrai père ? Fiorese Dehu Cana ou Heinze ».
J’trouve ça dommage d’avoir dérapé sur des banderoles insultantes quand plusieurs messages pouvaient passer autrement.Celle du début de match par exemple qui disait qu’après la qualif légendaire, l’OM était le décrassage annuel du PSG. Ça c’est dans l’esprit d’une rivalité sportive.
Elle a dit hier qu’elle était indignée que personne n’en parle et qu’elle pensait que c’était parce que « dans ce monde de fric tout le monde avait peur du PSG ».
Elle a tenté d’en profiter l’été dernier quand Adrien Rabiot était libre mais n’a pu signé dans le grand club qu’il attendait à cause des exigences salariales trop élevées demandées par sa mère au point qu’il doive signer à l’OM à la mi-septembre 2 mois après la reprise de tous les joueurs pros.Ce monde de fric elle en profite, c’est facile de le dénoncer aujourd’hui.
Donc dans cette histoire y’a pas un bon et un mauvais camp. Y’a que des mauvais camps (parfois des très mauvais camps). Personnellement ça m’attriste qu’on en vienne à de telles extrémités pour du foot.
Le Chant des Rats : Racisme ou Simple Provocation ?
« Dans la boue, y a les rats / Dans les égouts, les rats / Ils sont partout, les rats / Ce sont les Marseillais ! » C’est l’histoire d’une chanson, populaire parmi les supporters parisiens et ressortie chaque saison à l’approche des Classiques, qui suscite la polémique. D’un côté, les Marseillais crient au racisme. De l’autre, les Parisiens plaident volontiers le chambrage à propos de l’hygiène de la ville.
Selon Sébastien Louis, docteur en histoire contemporaine et spécialiste du supportérisme, le racisme de ce chant ne fait aucun doute : « Le terme “rats” est un des nombreux vocables xénophobes pour désigner les populations maghrébines en France, et évidemment, dans ce chant cette parole est une référence aux Marseillais. »
Pour Mathéo Moreau, abonné au Parc des Princes et fidèle supporter du PSG, « est-ce que le chant a une histoire raciste ? Oui. Est-ce que le chant, aujourd’hui, est prononcé par des racistes et a une connotation raciste ? Non. Après, est-ce qu’il faut le changer ? Libre interprétation aux gens qui le lancent, c’est-à-dire au CUP, et ils ont manifestement fait le choix que non. »
Une vision que partage Nicolas Hourcade, sociologue et spécialiste du supportérisme : « De manière générale, les ultras cherchent à dénigrer leurs adversaires dans leurs chants ou sur leurs banderoles. Pour les supporters parisiens, traiter les Marseillais de “rats” est un moyen de les discréditer. »
L’Hommage à Francis Borelli
Ce dimanche 14 septembre 2008, à l’occasion du match Paris SG - FC Nantes (5e journée de Ligue 1), la tribune présidentielle du Parc des Princes sera officiellement rebaptisée « Tribune présidentielle Francis Borelli », en hommage à l’ancien président du PSG, décédé en octobre dernier. Cet honneur fait à « l’homme à la sacoche » illustre l’importance de son oeuvre pour le football à Paris.
Francis Borelli est né le 8 avril 1932 à La Calle (Algérie), un petit port de pêche aujourd’hui appelé El Kala, proche de la frontière tunisienne.
Francis Borelli est élu président du Paris SG. Il conservera ce poste plus de treize ans, durant lesquels il a permis au club parisien de s’installer durablement en D1, malgré la concurrence du Paris FC puis du Matra Racing (Lagardère jettera l’éponge en 1990).
Les supporters envahissant le terrain par ailleurs, il faudra une demi-heure avant de pouvoir disputer la séance des tirs au but. Après le match, Francis Borelli expliquera son geste sur le plateau de TF1 : « Je n’ai pas coutume d’être assez expansif, bien que je sois méridional, mais on ne peut pas contenir une telle joie. Un couronnement de cette nature, c’est tellement extraordinaire qu’on est tout à sa joie, on ne regarde pas, on ne calcule pas, il n’y a pas de comédie, c’est spontané. »