Le Football Club de Périgny, un nom qui résonne avec fierté dans le paysage sportif de la Charente-Maritime. Fondé en 1947 sous le nom d’US Périgny, le club a traversé les époques, les fusions et les transformations, pour devenir une entité sportive respectée et ambitieuse.
L'histoire du club est marquée par des moments clés et des figures emblématiques. Lucien Simonneau fut le premier Président, ouvrant la voie à une longue tradition de dévouement et de passion pour le football local.
En 1968, sous la Présidence de René Fauchet, le club fusionne avec le club de l’entreprise SIMCA et prend le nom de Périgny Pentastar Sport. Cette fusion marque une étape importante dans le développement du club, lui permettant de bénéficier de nouvelles ressources et d'une plus grande visibilité.
Ce dimanche 16 novembre, le club de Régional 1 a affronté le FC Saint-Méziery, un club du même niveau.

"On a été chercher la victoire aux pénalties", s'exclame Théo Delouche, le capitaine du FC Périgny, à la fin du match contre le FC Saint-Méziery. Lui et son équipe se sont qualifiés pour le huitième tour de la coupe de France de football, ce dimanche 16 novembre, avec une victoire aux tirs-aux-buts (4-2), après un score de 1-1 à l'issue du temps réglementaire.
C'est la première fois que le club de l'agglomération rochelaise se retrouve à ce stade de la compétition. "Ce sont des moments exceptionnels qui restent gravés à vie, ça fait vraiment plaisir", poursuit le capitaine.
Le club s'était déplacé à Saint-Mesmin, près de Troyes, dans l'Aube. Un long voyage de 560 kilomètres.
Coupe de France : Une Épopée Mémorable
Le huitième tour de la Coupe de France, c’est l’objectif des Pérignaciens, qui affronteront le FC Saint-Méziéry chez lui, un club du département de l’Aube, actuel 12e de Régional 1.
G.J Sud Saintonge 1-6 FC Périgny (2) 1/4 de finale Challenge Départemental 23/05/15
« Les deux équipes se valent. L’important, c’est de bien appréhender l’événement et d’être prêts le jour J, déclare le coach maritime Damien Leclère. Nos adversaires ont l’avantage du terrain et de l’horaire, mais nous ne sommes plus la même équipe qu’en début de saison. Nous sommes en progression, nous gagnons en maturité et nous avons su obtenir des résultats contre de bonnes équipes. Nous récupérons tous les blessés, hormis Couasnon. Tous les voyants sont donc au vert pour cette rencontre. Nous nous étions fixé l’objectif d’atteindre le 7e tour ; c’est chose faite. Le reste, c’est du bonus. »
Un Groupe « Surmotivé »
Les joueurs sont eux aussi motivés à aller chercher le tour suivant, comme le confirme Malone Devaux, en grande forme en ce début de saison : « Le groupe est motivé à aller chercher la victoire. C’est un événement particulier : partir à l’autre bout de la France, vers Troyes, ce n’est pas courant. Pour le club, c’est un moment historique, nous avons hâte d’y être. Notre force, c’est la cohésion d’équipe. Malgré les départs d’anciens, les nouveaux se sont très bien intégrés, et cela se ressent dans les résultats. Mon début de saison n’est pas trop mauvais, je marque des buts importants, notamment en Coupe. Mais l’essentiel, c’est l’équipe et les victoires. »
Le vice-capitaine Romain Rousseau affiche lui aussi une grande détermination. « Je sens le groupe surmotivé à l’idée de battre le record du club et d’atteindre le 8e tour. Nous allons affronter une équipe que nous ne connaissons pas du tout, et le fait de partir dès le samedi change un peu notre routine. Concernant ma place dans le groupe, j’ai un rôle plus important que l’an dernier. Avec certains départs, je suis devenu vice-capitaine et je prends ce rôle à cœur. Nous savions qu’il serait difficile de refaire une saison comme la précédente, mais nous sommes sur une bonne dynamique.
Pour le prochain match, pas besoin de prendre le bus. Le week-end des 28 et 29 novembre, Périgny recevra le Sporting Club Beaucouzé, un club du Maine-et-Loire qui évolue dans la même division.
Un Rêve Brisé : L'Accession au National 3 Manquée
Pour la première fois de son histoire, le FCP, promu l'an dernier en Régionale 1 et surprenant deuxième de la Poule A en Nouvelle-Aquitaine, devait jouer la montée en National 3 à Soyaux, face au SAG Cestas (Gironde), samedi 31 mai. Il n'en sera rien.
C'est le président du club, Grégory Dufourd, qui a appris la mauvaise nouvelle, ce mercredi après-midi. François Grenet, le président de la Ligue Nouvelle Aquitaine, la lui a annoncée en visioconférence, aux côtés de son président délégué Gilles Bouard, et en présence des dirigeants de Cestas. "On m'a informé que le règlement que nous avait donné la Ligue, à plusieurs reprises, n'était pas en conformité avec celui de la Fédération."
Le FC Périgny avait réussi l'exploit de terminer deuxième de sa poule de Régionale 1 dès sa première saison à ce niveau.
Dans ses règlements généraux pour la saison en cours, la Ligue Nouvelle-Aquitaine prévoit, via l'article 15, alinéa 1, que "dans les compétitions régionales, lorsqu’une équipe terminant première de sa poule ne peut accéder à la division supérieure, (...) elle est remplacée par l’équipe classée immédiatement après elle, soit l’équipe classée deuxième".
Périgny, deuxième, devait profiter de la première place de la réserve de l'ACFC, dont l'équipe fanion est en Nationale 2. Impossible pour Angoulême de monter, les Charentais-Maritimes allaient affronter le premier de la poule B, Cestas. Sauf que. "Les règles de la Fédération française ne permettent qu'un match entre premier et premier" pour les accessions au niveau national, a appris à ses dépens Grégory Dufourd. Sans même jouer le match, Cestas est donc promu en N3.
Le pôle compétition de l'instance régionale a été informé mardi soir de l'erreur par les services juridiques de la FFF, alors que chaque Ligue devait rendre compte de l'organisation des matchs d'accession à venir.
Désormais, le club n'écarte pas la possibilité de déposer un recours. La Ligue doit désormais mener une enquête interne pour établir les responsabilités.
Pour ce déplacement à Soyaux, 1 000€ de frais engagés ne seront pas remboursés. Deux bus de supporters et trois minibus pour l'effectif avaient été réservés. La montée au niveau national, bien que non acquise, avait été anticipée. "On avait quelques partenaires qui étaient prêts à s'engager financièrement en cas de montée en National 3. Je ne sais pas si ce sera la même chose en R1."
Le comité directeur du club doit se réunir ce jeudi soir pour décider d'un éventuel recours à intenter.
Dix jours avant le match de barrage, la Ligue informait d’une modification majeure concernant l’accession au National 3. Les règlements régionaux qui permettaient au FC Périgny de participer au barrage en étant dauphin étaient donc en contradiction avec les textes fédéraux. Cette rencontre, qui devait opposer, samedi 31 mai, le FC Périgny à Cestas, est annulée. Le club girondin accède directement au National 3. La Ligue « regrette la confusion engendrée par cette situation et adresse ses excuses aux clubs concernés ».
« C’est un coup de massue. On nous a annoncé la nouvelle mercredi 21 mai lors d’une visioconférence. Depuis des semaines, nous avions pris les infos auprès de la Ligue pour connaître les modalités d’accession. Mais dix jours avant, on nous prive de cette finale qui était un magnifique coup de projecteur et une grande fête. »
« Les clubs sont gérés par des bénévoles. La Ligue n’hésite pas à prononcer des sanctions très lourdes pour un mot de trop d’un entraîneur ou d’un joueur. Elle nous demande de nous comporter comme des professionnels, alors qu’elle fonctionne comme des amateurs. »
Le FC Périgny n’est pas fautif, cela rend cette décision encore plus difficile à accepter. Le premier sentiment est bien sûr la colère, mais cela ne fait pas avancer les choses. Cette année, il y avait déjà eu un gros souci avec la participation ou non des équipes de Régional 1 à la Coupe de Nouvelle-Aquitaine. Le règlement avait changé en cours de saison. Cela fait tout de même beaucoup d’erreurs de la part de la Ligue.
Vu ce qu’elle nous avait dit, nous avions calqué notre fin de saison sur Feytiat, qui était juste derrière nous au classement, et moins par rapport à Angoulême. C’est un fait, nous avons un peu calculé. Nous avons parfois assuré le point du résultat nul plutôt que d’aller chercher la victoire. En connaissant la règle, nous aurions certainement agi autrement.
Cette rencontre était un énorme événement après une superbe saison. Nous avions repris il y a dix jours, il était prévu des rencontres amicales et des séances athlétiques pour être prêts le 31 mai. Quelques-uns de nos joueurs s’apprêtaient à jouer leur dernier match avant de se retirer. C’était aussi un superbe challenge pour eux. Ce rendez-vous était historique pour le FC Périgny, qui venait d’atteindre l’élite régionale pour la première fois, mais aussi pour le département et l’agglomération, qui n’a plus connu le niveau national depuis 2006 avec l’ES La Rochelle. Maintenant, la question est de savoir comment nous allons pouvoir repartir. Là, nous sommes abattus. Il va falloir être très costauds mentalement pour se remettre dans le coup.