Le Niort Volley Ball (NVB), anciennement connu sous le nom de Volley Ball Pexinois Niort (VBPN), a une histoire riche et passionnante, marquée par une croissance constante et un engagement envers le développement du volley-ball dans la région de Niort. Le club a connu des moments clés qui ont façonné son identité et sa progression, des débuts modestes aux défis ambitieux au niveau national.

Les Débuts du Volley-Ball Pexinois
L'histoire du Volley-ball Pexinois a commencé dans les années 1960. Marcel Soullet se souvient : "J’ai commencé vers mes 15 ans (1963). Avec mes deux frères et les copains du quartier, on jouait alors sur le stabilisé tout proche de la rue du Dixième, au bout du terrain de foot. C’était dans le cadre de la Maison des Jeunes, située alors dans le vieux bourg de Ste Pezenne.
Claude Bonnin témoigne : "Je suis arrivé sans doute en 1969. On jouait sur le stabilisé (en sable bien dur !). J’étais encore (ou déjà !) trop petit pour toucher le haut du filet et j'étais toléré sur les postes arrières ! En fait j'avais déjà inventé le poste de libéro.
En 1978, Claude Bonnin prend les rênes de l’entraînement. "Poussé par Bernard Bretaudeau, tiré par José Febrero (alors Conseiller Technique Volley en Deux Sèvres), je m’étais retrouvé à faire mes premiers stages de formation technique à la fin des années 60. A 18 ans, j’étais donc « promu entraîneur », jusqu’à une parenthèse sous les drapeaux et pour mes études. J’ai affiné mon boulot d’entraîneur avec le club de mon école de formation : le PAVE (Pont Achard Volley Educateur).
En 1983, le club se différencie de l’USP et devient Volley Ball Pexinois, un club autonome avec ses propres statuts. Claude Bonnin obtient son Brevet d’État en 1986, et c’est à cette époque qu’arrivent Alain Guimard, Philippe Legereau, puis Jacques Chaboissant (en 1987), tous titulaires de BE ou en cours.
Sous la direction de Claude Bonnin et d’autres entraîneurs bénévoles, une école de volley est créée tous les mercredis (1983). Dans le même temps, le club s’étoffe en effectif et développe toutes les occasions de faire grandir la convivialité, par exemple avec la mise en place des week-ends de rentrées et le développement de son tournoi annuel en plein air.
Croissance et Structuration du Club
Parallèlement à cette évolution, le VBPN voit l’augmentation de ses effectifs, et par conséquent du nombre des équipes, aussi bien seniors que jeunes : de 50 à 60 licenciés au début des années 80, le VBPN passe progressivement la barre des 100, puis 150 licenciés en 2001, pour atteindre depuis 2004 un effectif de plus de 200. La Nationale 3 est reconquise pour 2 ans en 98.
Plusieurs étapes significatives ont marqué la construction du club :
- L’installation du tournoi de juin sur 2 jours à partir de 1993.
- L’élection de Claude Bonnin à la présidence du Comité Départemental et à la Vice-Présidence de Ligue Poitou-Charentes de Volley en 1995.
- Le premier salarié diplômé, à mi-temps (Greg Aleix) en 1996.
- La création de la section Volley-Loisir en 1996.
- L’élection de Jacques Chaboissant à la présidence en 2000.
- L’adjonction de NIORT à l’identité du Club, le VBP devenant VBP Niort en 2000.
- L’arrivée de Jocelyn Barret, nouveau cadre technique salarié en 2002.
- L’implication du VBPN dans les structures régionales de formations des jeunes, avec la responsabilité et l’installation au Lycée de la Venise Verte, du Centre Régional d’Entraînement et de Formation Féminin (CREF) en 2005.
Il faut aussi rappeler ce que cette « croissance historique » du club doit aux bénévoles : passionnés de Volley-ball, joueurs et dirigeants à la fois, porteurs de projets autant sportifs qu’humains, ils dessinent progressivement l’histoire du VBPN, son esprit, ses valeurs, sa politique.
Au fil des saisons sportives :
- L’organisation et la structuration gagnent en précision, en qualité, sans jamais se départir de l’amitié et de la convivialité.
- Le Comité Directeur s’étoffe en nombre progressivement.
- Les projets sportifs, éducatifs, humains, sociaux, se diversifient tout en étant toujours mis en débat.
- Une gestion financière des plus rigoureuses s’installe.
- Des commissions diverses se créèrent répartissant les compétences et les responsabilités pour plus d’efficacité.
- Les partenariats avec les collectivités locales se confirment et le développement du partenariat privé s’amorce.
Rappelons aussi que l’histoire du club, au moins depuis 1996, peut aussi se lire au travers des choix faits en matière d’emploi (des cadres techniques) et de recrutement (des joueuses pour assurer le haut niveau).
Ascension de l'Équipe Féminine
Depuis les années 2000 et pour les féminines plus spécialement, s’ouvre en effet un processus d’évolution nouveau dans lequel le VBPN ne peut plus s’appuyer seulement sur ses propres forces, issues de sa formation. Il faut « s’ouvrir » à l’élite départementale ou régionale féminine ; ou encore, faire place à quelques joueuses lointaines ou étrangères, dont certaines sauront concilier complètement leur implication dans le haut niveau et l’esprit pexinois.
L’équipe 1 féminine a connu une ascension remarquable :
- L’accession à la Nationale 3 en 2004.
- Une première montée en Nationale 2 en 2006.
- Après une redescente en N3 pour 1 an, les filles retrouvent la N2 en 2008, puis la N1 en 2010.
Toujours en N1 depuis cette date, et avec notamment un parcours exceptionnel en 2012-2013 (aucune défaite en championnat), l’équipe 1 féminine affronte son plus gros challenge depuis l’existence du club en 2013 : monter de 2 niveaux d’un coup (à cause de la refonte des championnats nationaux) et tenter de se maintenir à ce 2ème niveau national qu’est la Division Elite Feminine.
Une période très féconde pour cette équipe, avec la stabilisation d’une cadre-entraineuse-joueuse (Rose Beleng, présente au club depuis 2008), et des recrutements ou arrivées de joueuses de haut niveau à Ste Pezenne.
Accès à la Division Élite Féminine
Les volleyeuses pexinoises ont atteint un niveau historique. D’abord promues suite à une saison fantastique en N2, elles bénéficient de la fusion des divisions élite pour grimper de deux échelons. Mais attention au cadeau empoisonné, prévient le président. Les filles du VBPN évolueront cette année en DEF (Division élite féminine), deuxième échelon national. Du jamais vu.
La Fédération française de volley ball a entrepris une phase de resserrement de son élite. Elle s’est traduite cette année par une fusion de la DEF avec la Nationale 1.
Aux termes d’une belle saison dernière, le VBPN a cru passer de la N2 à la N1. Mais non, il a en vérité gravi deux marches et se retrouve au deuxième échelon national. « Nous sommes évidemment très heureux d’être là, tout en sachant que ce n’était clairement pas notre projet, explique le président Jacques Chaboissant. On tablait sur le fait d’essayer de se maintenir dans cette division intermédiaire, qu’était la N1, entre les mondes pro et amateur.
Lors de la dernière journée de Nationale 2, la victoire à Villejuif n’avait pas suffi aux joueuses de Rose Beleng pour obtenir la montée. Mais l’espoir d’évoluer en Élite la saison prochaine subsistait, par la voie administrative. La bonne nouvelle est tombée ce mardi 11 juin. Monaco et Cannes ayant refusé leur accession en Élite, les Pexinoises, ont été intégrés au prochain championnat Élite. On a accepté.
Le VBPN va donc affronter des clubs aux moyens bien différents. "On n’a pas le budget de certains clubs qui ont 12 joueuses professionnelles. Nous, la majorité des filles travaillent à temps plein à côté. Donc l’idée c’est de trouver des solutions de financements pour peut-être aller à l’hôtel la veille des matchs", poursuit la joueuse. Des matchs qui auront lieu le samedi soir avec des déplacements dans toute la France. "On va jouer à Vitrolles, à Calais, à Lyon...".
Car sportivement, il faudra être solide. "Il ne faut pas terminer le dernier de la poule, le dernier de la phase régulière descend directement en N2".
Le niveau, beaucoup plus exigeant, implique de renforcer son effectif en recrutant deux voire trois joueuses : « Nous sommes huit aujourd’hui, c’est plus que juste. » Une troisième devait arriver cet été, mais le club a dû renoncer au transfert par manque de moyens financiers.
Le niveau DEF est ouvert aux clubs déjà totalement professionnalisés et aux autres, en partie seulement. « Chez nous, seules les deux recrues de l’étranger auront ce statut de salariées (la Roumaine Bianca Balanescu et la Hongroise Timea Kovacs, ndlr). »
Jacques Chaboissant ajoute : « sinon c’est la fin du volley féminin de haut niveau à Niort, et pour très longtemps ». Pourquoi ? « Selon le règlement, le club n’aurait plus le droit de faire signer des contrats pros en cas de descente en N2. Et je crains qu’à Niort - ville qui n’a pas de grosse université - on peine à attirer de nouvelles bonnes joueuses amatrices dans l’avenir.»
Sport peu médiatisé, le volley peine à attirer les gros sponsors privés. « Ce n’est pas faute de se démener pourtant. Quand il est féminin de surcroit, c’est encore plus difficile ». Le président compte explicitement sur le coup de pouce des collectivités.
Le Niort Volley Ball met en place un projet sportif ambitieux, lequel a pour objectif de promouvoir le club et le Volley- ball dans le bassin niortais et plus largement au sein du département et de la région. Dans ce but, le club souhaite renforcer les équipes jeunes de tout âge, car le développement du club en dépend. Aussi, le club mettra un point d’honneur à accompagner et à suivre la progression de ses jeunes. Afin de dispenser des entraînements de qualité, le club souhaite s’inscrire dans un plan de formation de cadres. Le club propose aux jeunes, et au plus âgés, qui le souhaitent, un cadre de formation adapté à leurs envies.
Les Autres Équipes du Club
Si les garçons ne stagnent pas, ils peinent cependant à échapper au niveau ANM : Il faudra 2 années sous forme d’UGSE (Union de Groupement Sportif Elite) avec le Niort Volley Ball, pour accéder pour la première fois de son histoire à la Nationale 3 en 2010. Après quoi, retour à l’identité VBP NIORT, 6 années en N3 et accès à la N2 lors de la saison 17-18. Tout cela avec un effectif, sinon stabilisé, du moins avec quelques joueurs « cadres » qui vont permettre ce parcours. Notamment Alain FOSSI qui s’investit aussi dans la formation des jeunes.
Les autres équipes du VBP Niort poursuivent également leur chemin, avec particulièrement l’émergence de jeunes (cadets pour la plupart) issus de la formation du VBP NIORT et/ou du CRES, qui vont constituer la réserve masculine et inaugurer les très belles réussites à venir des équipes jeunes en Coupe de France.
Il faut aussi citer le très beau parcours des anciens dans le championnat Masculin vétéran en 2013… S’il faut regretter l’arrêt du Championnat Départemental Masculin (2012) l’équipe 3 masculine renaitra en 2013 dans le Championnat « Corpo ».
Défis Financiers et Appel au Soutien
À Niort, le club de volley a lancé une cagnotte en ligne. Pas d'objectif chiffré, "on espère arriver le plus haut possible", indique Elora Martellière, joueuse et responsable des partenariats au sein du VPBN. Ce n'est pas la première fois que le Volley-ball Pexinois Niort fait appel au financement participatif.
Là, "l'objectif c'est plutôt d'apporter un confort supplémentaire à nos joueuses et à nos joueuses, qu'ils puissent performer dans les meilleures conditions possibles", précise Elora Martellière. Surtout que l'équipe féminine, montée en Elite l'équivalent de la 2e division, a eu une surprise au cœur de l'été : un changement dans la formule du championnat.
Le VBPN va donc affronter des clubs aux moyens bien différents. "On n’a pas le budget de certains clubs qui ont 12 joueuses professionnelles. Nous, la majorité des filles travaillent à temps plein à côté. Donc l’idée c’est de trouver des solutions de financements pour peut-être aller à l’hôtel la veille des matchs", poursuit la joueuse.

Un Cadeau de Noël en Été
Le VBP Niort a vécu un événement heureux avec l'annonce de la montée de l'équipe féminine en N2F. Tony Bonnet, le président pexinois, explique : "Lorsque les championnats se sont arrêtés, on était classé deuxième, à trois points du premier que l'on devait rencontrer. En bref, on était dans une très bonne spirale, et on avait toutes les chances d'atteindre nos objectifs."
Finalement, le classement des matchs aller sera retenu comme règle déterminant les montées et descentes, engendrant le maintien du VBP Niort en N3F. Mais l'histoire ne s'arrête pas là... "On est reparti avec la priorité de conserver le même groupe en N3. Début juin, il a fallu qu'on émette nos souhaits sur le fait de se réengager la saison prochaine, et on a émis le souhait, bien entendu, de repartir au même niveau. On a eu un débat au sein du comité directeur afin de savoir si l'on en profitait pour refaire un courrier afin de demander à la fédération de réviser notre dossier. Nous sommes en démocratie, et le oui l'a emporté, donc j'ai formulé une demande en ce sens", poursuit-il.
Une opiniâtreté qui a porté ses fruits, puisque l'instance dirigeante du volley français a tranché en faveur du VBPN, qui accède donc à l'échelon supérieur alors que d'autres clubs de l'Hexagone avaient formulé la même demande. "On a reçu un courrier avec l'extrait du procès-verbal de la commission sportive qui nous a mentionné le fait que nous avions reçu un avis favorable à notre candidature, se félicite le dirigeant. Manifestement, notre argumentation a été bien perçue. Il y a cinq ou six autres clubs qui ont formulé une demande similaire, il y a eu un vote, et c'est nous qui avons été mentionnés."
Tony Bonnet, président du VBP Niort, ajoute : "Sportivement, je pense qu'on le mérite, et c'est pour cela qu'on en avait fait la demande. Certes, ce n'est pas une montée sportive comme on aurait pu l'espérer en début de saison, mais ça reste tout de même une montée ! Les joueuses ont travaillé dur, et on était sur une période avec treize matchs d'affilée sans défaite. Même les équipes adverses nous disaient qu'on produisait l'un des plus beaux jeux de la poule. On avait tous les ingrédients pour terminer la saison sur une très bonne dynamique qui nous aurait, j'en suis persuadé, permis de monter".
Cette montée va engendrer quelques petites modifications dans l'effectif, même si le gros du travail a déjà été réalisé. "La priorité était de conserver le groupe existant avec un apport malin de quelques joueuses qui nous avait sollicités pour venir nous rejoindre, détaille Bonnet.
Tableau Récapitulatif des Étapes Clés
| Année | Événement |
|---|---|
| 1960s | Débuts du Volley-ball Pexinois |
| 1983 | Création du Volley Ball Pexinois |
| 2004 | Accession à la Nationale 3 |
| 2006 | Première montée en Nationale 2 |
| 2010 | Montée en Nationale 1 |
| 2013 | Accès à la Division Élite Féminine |