Les Héros du Volley-Ball aux Jeux Olympiques : Triomphes et MVP

Il y a un an se tenaient les plus beaux Jeux olympiques de l'histoire. Du 26 juillet au 12 août, revivez un grand moment de chaque journée, à travers les récits de ses envoyés spéciaux. Une manière de faire revivre l'émotion, et se rappeler où l'on était quand ils se sont déroulés.

Le Triomphe de l'Équipe de France Masculine

Il faut se souvenir ce qu’était cette équipe il y a 10 ans pour bien se rendre compte de l’exploit monumental que les Bleus du volley viennent d’accomplir, en remportant un deuxième titre olympique d’affilée. « La Fédé n’avait pas d’argent, on dormait dans des hôtels de m…, on était je-sais-pas-combientièmes au ranking mondial, retrace le grand Nicolas Le Goff, l’émotion encore bien présente dans la voix même près de deux heures après la fin du match. C’est ce qui nous motive à chaque fois, on se le dit avec les plus anciens. On est monté, monté, monté, pour en arriver là. »

Là, c’est tout en haut du volley mondial, avec ce doublé qui n’avait été réalisé que par l’URSS dans les années 60 et les Etats-Unis vingt ans plus tard. Qui aurait pu prédire que ce soit la France qui dépoussière les grands livres d’histoire, elle qui n’avait à son palmarès que deux médailles de bronze européennes et une d’argent au niveau mondial depuis l’après-guerre, avant que Laurent Tillie n’arrive au poste de sélectionneur en 2012. L’ancien international a travaillé d’arrache-pied, a construit cette équipe pierre par pierre, faisant émerger peu à peu une génération dorée portée par Earvin Ngapeth, secondé par Kevin Tillie, Antoine Brizard, Nicolas Le Goff ou Jenia Grebennikov.

« Je suis très fier, c’est énormément d’émotions, savoure le bâtisseur, croisé au pied des tribunes après le sacre de cette équipe qu’il a lâchée après Tokyo. C’est une victoire magnifique et historique, sur nos valeurs. » On lui demande s’il reconnaît toujours « son » équipe, il acquiesce sans hésiter. « Elle est dans la continuité, elle prouve qu’on peut gagner au volley en étant plus malin, plus fin. »

Au-delà d’un style qui lui est propre, cette alliance subtile de solidité défensive à toute épreuve et de coups de génie improbables pour faire tourner les matchs, cette équipe reprise par l’Italien Andrea Giani dégage une vraie personnalité, une cohésion. Elle a ce « petit truc en plus », comme on dit, que l’on arrive à sentir même quand on ne la connaît pas bien. Ces mecs-là transpirent la joie de trimer ensemble.

« C’est le groupe le plus soudé que vous n’avez jamais vu, tous sports confondus, vante Barthélémy Chinenyeze, qui en fait partie depuis 2017. On a un truc différent, on se connaît par cœur. Je les vois plus et je dors plus avec ces gars-là qu’avec ma copine ! » Ils passent leurs étés ensemble depuis des années, c’est vrai, écumant les grands championnats, la Ligue mondiale et la Ligue des nations. « On est des frères, on se connaît par cœur, on se respecte, on se dit les choses, observe Trevor Clevenot. Ça marche comme ça chez nous et cette énergie sur le terrain, elle vient de ce qui se passe en dehors. »

Photo de famille. - Mauro Pimentel

Ce tournoi, ils l’ont négocié de main de maître, hormis la grosse frayeur contre l’Allemagne en quart de finale. Menés deux sets à rien, les Bleus ont trouvé le moyen de s’en sortir et le rouleur compresseur ne s’est pas arrêté. Trois sets secs contre les champions du monde italiens en demie, trois sets secs contre les champions d’Europe polonais en finale. Prodigieux.

« Si on nous avait dit il y a une semaine qu’on allait faire deux matchs comme ça, j’aurais eu du mal à le croire, souffle Kevin Tillie. L’Allemagne, c’est le genre de rencontre qui forge le caractère. C’est ça qui fait qu’on est inarrêtable après. » Ça, et le pacte scellé pendant la préparation, alors qu’ils étaient en stage à Pornichet. Les joueurs se sont réunis pour se demander comment ils avaient envie de vivre au village. L’entre-soi contraint de Tokyo, qui leur avait porté bonheur, serait-il encore la bonne solution à la maison, avec cette ferveur ? Jean Patry raconte :

« On savait qu’il y avait des risques de s’éparpiller. Alors on a décidé, ensemble, de rester au village, entre nous, de ne pas faire venir les familles comme ont pu le faire d’autres équipes. On l’a fait sérieusement, on s’est même embêté un peu, mais au final ça a eu du bon parce qu’après on arrivait à la salle en ayant envie de tout bouffer, de s’amuser en plus. »

Cette finale contre la Pologne a été le point d’orgue, la touche finale du chef-d’œuvre. Tous les joueurs ont eu leur moment, à l’image de Quentin Jouffroy, sorti du banc pour coller trois aces quand c’était bouillant en fin de 3e set. « C’est l’équipe qui est MVP », se marre Clevenot, encore impérial en attaque avec 11 points, deuxième scoreur du match derrière un impressionnant Jean Patry (17 points).

Après le podium et une Marseillaise à vous foutre les poils, les joueurs ont du mal à redescendre. « Deux médailles d’or d’affilée, c’est absolument dingue. Tout le monde disait que c’est impossible, et nous on le fait, chez nous », répète Kevin Tillie, comme pour se convaincre lui-même. Mais c’est fou, c’est vrai, et il est grand temps de faire une place à ces Bleus du volley dans le Panthéon du sport français. « On peut dire qu’on le mérite, en sourit Chinenyeze. Le volley, c’est le nouveau handball. C’est en gagnant qu’on arrive à démocratiser un sport, et c’est ce qu’on fait. Maintenant il faut que les gens viennent nous voir encore plus, qu’ils jouent encore plus. »

Le boss Earvin Ngapeth mesure le chemin parcouru. « On le voit avec les réseaux, avec le public, la cote d’amour a explosé, observe-t-il. On sait qu’on a fait quelque chose de grand, même si on ne s’en rend pas encore tout à fait compte. » Laurent Tillie, qui a commenté cette campagne pour France Télévisions, est heureux pour son sport. Et cette équipe dont il parle toujours en disant « on ».

« On a fait grandir fortement et rapidement le volley, par les résultats, l’engouement, le nombre de licenciés, énumère-t-il. L’équipe de France a démontré la beauté de ce sport. Il faut continuer maintenant, même après deux titres olympiques. » C’est vrai, mais les questions autour de l’avenir, ce sera pour un peu plus tard. « Maintenant on va faire la fête, et ça va être énorme ! », promet Patry.

Miraculée contre l’Allemagne en quart de finale des Jeux olympiques, l’équipe de France masculine de volley-ball s’est hissée en demi-finale et peut encore rêver de défendre son titre. C’est un lien spécial qui unit la France et l’Italie en volleyball. D’autre part, le sélectionneur des Tricolores est un certain Andrea Giani, légende du volley-ball italien avec deux médailles d’argent aux JO et trois titres de champion du monde.

« Les hymnes nationaux mercredi, ça ne sera pas particulièrement spécial pour moi. » C’est une véritable montagne qui se dresse devant les coéquipiers d’Earvin Ngapeth avec la deuxième nation mondiale derrière la Pologne. Mais cette montagne est loin d’être insurmontable. Comme la France, l’Italie a cru faire ses valises dès les quarts de finale contre le Japon.

« Alors que nous étions au pied du mur, Simone a sorti deux aces. C’est le leader de cette équipe, nous n’avions plus qu’à le suivre. Génie précoce, Giannelli était déjà titulaire dans le championnat italien à 17 ans, avant de collectionner les distinctions. La France, dernière lauréate de la Ligue des nations, reste néanmoins sur une bonne dynamique contre son voisin italien, malgré ce statut de géant. Les deux équipes se sont affrontées à deux reprises en juin dernier pour deux succès des Bleus au tie-break.

Mais prudence puisque l’Italie avait éteint les espoirs français de sacre européen en 2022, en balayant la France 3-0 en quart de finale. « C’est une équipe magnifique, ils jouent un volley extraordinaire, franchement. Si la France est tenante du titre aux JO, l’Italie tente depuis plusieurs années de réparer une anomalie en allant chercher une médaille d’or qui lui échappe. En 1996 et 2004, l’Italie d’Andrea Giani avait échoué en finale, tout comme en 2016. En plus de ces trois médailles d’argent, trois autres en bronze s’ajoutent à un palmarès frustrant pour la place forte du volleyball mondial.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 se poursuivent ce mercredi, avec une nouvelle journée chargée. Il y aura notamment au programme en soirée la finale de Sofiane Oumiha en boxe.

Les Moments Clés du Match France-Italie

Monumentaux face aux champions du monde italiens, battus 3 sets à 0, les partenaires d'Earvin Ngapeth et Trévor Clévenot ont enflammé tout le stade et décroché leur ticket pour la grande finale ! Les champions olympiques auront le droit de défendre leur titre samedi face à la Pologne... Patrons !

  • Volley (H): 6 balles de match pour la France ! 24-18, les Bleus touchent du doigt leur rêve de nouvelle finale, ça va le faireeee ! Allez les gars !
  • Volley (H): La France à trois points du match ! Ca commence à sentir trèeees bon, Clévenot n'en finit plus d'écoeurer le bloc italien. 21-16, puis 22-16 avec ce service gagnant de Patry !
  • Volley (H): Allez encore un effort pour les Bleus, qui se rapprochent de la finale! 19-15 sur ce block-out et ce pétard de Patry. Plus que 6 points à aller chercher pour les Bleus !
  • Volley (H): La connexion Grebennikov-Ngapeth Jenia Grebennikov impeccable à la réception, Ngapeth dégaîne ensuite, et les Bleus conservent leur avance, 15-11.
  • Volley (H): Ngapeth régale, 13-9 pour les Bleus ! Devant trois Italiens, le Français passe par un trou de souris et claque un superbe smash ! Le bon bloc ensuite permet aux Bleus de passer à +4 dans cette manche !
  • Volley (H): Les Italiens ne sont pas morts Ce ballon de Patry est dehors, les Transalpins reviennent à 6-7. Le challenge pour un bloc-touch n'a rien donné.
  • Volley (H): Les Bleus font déjà le break, l'Italie sans solution 5-1 et le bloc français qui fait le point, après une grosse défense de Ngapeth! Les Bleus sont en fusion sur le terrain, la dynamique est clairement tricolore.
  • Volley (H): Clévenot fait très très mal, et les Français prennent le deuxième set ! Trevor est absolument injouable depuis quelques minutes, tout ce qu'il touche se transforme en or. Les Français en profitent pour se détacher, puis pour conclure ce set sur un ace de Louati (25-21)! Les Italiens ont la mine des mauvais jours.
  • Volley (H): +2 pour les Bleus, sur un vrai temps fort Les Français sont dans l'euphorie et grapillent dans ce deuxième set à 21-19. Les Italiens sont obligés de prendre des risques et Galassi envoie son service dehors, on prend !
  • Volley (H): Les Bleus renversants! Ngapeth et Clévenot sont en train d'enflammer toute la salle et permettent à l'équipe de France de recoller, puis de repasser devant à 18-17. C'est très chaud!
  • Volley (H): Les Italiens reprennent la main Les Bleus sont un peu moins sereins alors que l'Italie met la pression au service. Il faut revenir à plus de maîtrise. +3 pour les Transalpins qui mènent 16-13.
  • Volley (H): La France toujours devant, de peu Clévenot martyrise les Italiens et offre le 12e point à la France dans ce set qui reste accroché. 12-11 pour les Tricolores.
  • Volley (H): Ça repart fort pour les Bleus dans le deuxième set 8-6 pour l'équipe de France face à des Italiens qui ne sont pas au mieux. Antoine Brizard est chaud au service et claque un ace !
  • Volley (H): Quelle fin de set, les Bleus sont en tête Earvin Ngapeth réalise le meilleur set de ses Jeux. Derrière sa star, l'équipe de France a accéléré en fin de set face aux champions du monde en titre avec un dernier point amené par Trevor Clévenot (25-20).
  • Volley (H): La spéciale de Ngapeth! Un bloc à deux se présente? Pas de problème pour Ngapeth qui sort sa spéciale avec un smash façon hélicoptère (21-18).
  • Volley (H): Ngapeth est chaud, temps mort demandé par l'Italie On se rend coup pour coup entre les deux équipes. Ngapeth parvient à se jouer du bloc italien qui comprenait trois hommes (19-17).
  • Volley (H): Un premier set indécis entre les Bleus et l'Italie Un premier set intense se déroule entre les Bleus et l'Italie. Un service gagnat de Ngapeth permet aux Bleus de reprendre la tête (14-13).

Les MVP et Joueurs Clés

Earvin Ngapeth

Si l’équipe de France de volley-ball masculin a brillamment conservé sa médaille d’or samedi à l’Arena Paris Sud, c’est en partie grâce aux performances de sa superstar Eavin Ngapeth. La France n’a pas uniquement doublé sa médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris 2024. Elle s’en tire également avec le titre de meilleur joueur de la compétition tout comme ce fut le cas dans la capitale japonaise, il y a trois ans. Le joueur du club Turc, Halkbank Ankara prenait part pour la troisième fois aux Jeux olympiques à Paris. Le réceptionneur-attaquant de 33 ans, a été déterminant dans le doublé olympique de l’équipe de France.

Eavin Ngapeth est le meilleur marqueur français de la compétition avec 92 points en six matchs (75 attaques, 10 blocs et 5 aces). Il a été particulièrement impressionnant en quarts de finale face à l’Allemagne marquant 21 points pour se hisser à la tête du classement des meilleurs marqueurs du match. Il conduit la Dream Team du tournoi qui est constituée de cinq joueurs français donc le libéro Jenia Grebennikov qui conserve lui aussi sa position de Tokyo 2024.

Parmi les différents postes au volley, le pointu est positionné sur le côté droit du filet, sur la position 2. Il doit transformer des ballons complexes en opportunités de points, même face au bloc adverse qui l’attend au tournant. Même quand il est en position arrière, il est très souvent servi par le passeur pour faire une attaque derrière la ligne des 3 mètres, en poste 1. Comme pour le central, le volley moderne a amené ce joueur à se spécialiser sur les phases offensives. Du coup, en phase défensive, le pointu est exempté de réception. Il reste en retrait, caché derrière les réceptionneurs (R4 + le libéro). Par contre, dans le jeu, il défend en position 1 quand il est arrière. Il est en position avancée en base 1, pour défendre l’attaque du central adverse.

Parmi tous les postes que l’on a dans une équipe de volleyball, le pointu est surement le plus offensif d’entre eux. Que ce soit lorsqu’il est placé sur la ligne avant ou sur la ligne arrière, il est le joueur le plus servi par le passeur.

Comme on demande au R4 d’être régulier en réception, un bon pointu doit être régulier à l’attaque et faire un minimum de fautes directes et un maximum de points.

Le pointu doit posséder une force exceptionnelle pour attaquer et marquer des points même dans les situations complexes ou sous pression. Sollicité dans les moments critiques, le pointu doit démontrer une concentration optimale et une grande combativité.

Stephen Boyer

Stephen Boyer, pointu de talent, est reconnu comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération. Avec ses 1,96 m, une portée d’attaque de 355 cm et une puissance de frappe redoutable, il incarne le prototype parfait de l’attaquant capable de faire la différence dans les moments cruciaux. Sa polyvalence et son efficacité, notamment au service, en font un élément clé de toutes les équipes qu’il a rejointes.

Boyer a débuté sa carrière professionnelle en France, où il s’est illustré notamment avec Chaumont VB 52, club avec lequel il a remporté le championnat de France en 2017. Après un passage remarqué en Italie à Blu Volley Vérone, il a poursuivi son parcours à l’international, jouant au Qatar avec Al-Arabi SC Doha avant de poser ses valises en Pologne.

En Pologne, Stephen Boyer a marqué les esprits avec ses performances pour Jastrzębski Węgiel de 2021 à 2023, puis avec Asseco Resovia Rzeszów, où il évolue actuellement. Lors de la saison 2022-2023, il a été le meilleur serveur de la PlusLiga, réalisant 77 aces, une statistique impressionnante qui témoigne de son impact au service.

Avec Jastrzębski Węgiel, il a contribué aux succès de son équipe en PlusLiga et en Ligue des champions. Désormais sous les couleurs d’Asseco Resovia Rzeszów, il continue d’impressionner. En novembre 2024, il a marqué 30 points lors d’un match contre Gdańsk, remportant le titre de MVP de la rencontre.

Sa capacité à enchaîner les aces est l’une de ses forces : en janvier 2023, il a réalisé une série exceptionnelle de 7 aces consécutifs, une performance rare dans le volley professionnel.

Avec l’équipe de France, Stephen Boyer a décroché les plus hauts honneurs. Il a été champion olympique à Tokyo en 2020 et a contribué au sacre des Bleus lors de la Ligue mondiale 2017. Lors du championnat d’Europe 2019, il a également brillé en signant des points décisifs face à l’Italie, notamment avec un service gagnant en fin de match.

Jean Patry

2,07 m, Pointu de l’équipe de France, Jean Patry a joué un rôle clé dans la conquête de la Ligue des Nations et des Jeux olympiques de Tokyo en 2021.

Joueur Taille Poste Équipe Faits marquants
Earvin Ngapeth N/A Réceptionneur-attaquant Halkbank Ankara MVP des JO de Paris 2024, meilleur marqueur français
Stephen Boyer 1,96 m Pointu Asseco Resovia Rzeszów Champion Olympique, meilleur serveur de la PlusLiga
Jean Patry 2,07 m Pointu N/A Rôle clé dans la Ligue des Nations et les JO de Tokyo 2021

Paola Egonu

Chez les femmes, aussi, il y a quelques joueuses emblématiques à ce poste si important pour une équipe de volley-ball. Paola Egonu, née le 18 décembre 1998 à Cittadella en Italie de parents nigérians, est une figure emblématique du volley-ball mondial. Dès l’âge de 12 ans, elle débute sa carrière au sein de l’équipe locale de Cittadella, avant de rejoindre en 2013 le Club Italia, centre de formation fédéral italien, où elle évolue jusqu’en 2017.

Paola Egonu, mesurant 1,93 m, est l’une des joueuses les plus athlétiques et impressionnantes du volley-ball féminin. Dotée d’une détente exceptionnelle, elle atteint une hauteur d’attaque de 3,44 m et un contre à 3,21 m, des chiffres rarissimes à ce niveau. Elle est connue pour la puissance phénoménale de ses frappes, capable de dépasser les 100 km/h, et pour son incroyable régularité en service, avec de nombreux aces par match. Sa polyvalence et sa vision de jeu lui permettent de trouver des angles d’attaque imprévisibles, tout en maintenant une efficacité redoutable dans les moments décisifs. Egonu combine ces atouts physiques à une capacité mentale à gérer la pression, faisant d’elle une joueuse-clé dans toutes les compétitions.

Sa carrière en club est marquée par des passages réussis dans plusieurs équipes de premier plan. Après le Club Italia, elle rejoint l’AGIL Novara (2017-2019), avec lequel elle remporte notamment la Ligue des champions en 2019. Elle évolue ensuite à l’Imoco Volley Conegliano (2019-2022), où elle accumule les titres nationaux et internationaux, dont le Championnat du monde des clubs en 2019. En 2022, elle s’engage avec le VakıfBank SK en Turquie, avant de revenir en Italie en 2023 pour jouer avec le Vero Volley Milano.

En sélection nationale, Egonu fait ses débuts en 2015 et se distingue rapidement en remportant le Championnat du monde des moins de 18 ans, où elle est élue meilleure joueuse du tournoi. Elle participe aux Jeux olympiques de Rio en 2016 à seulement 17 ans. En 2018, elle contribue à la médaille d’argent de l’Italie au Championnat du monde, établissant un record avec 45 points inscrits lors de la demi-finale contre la Chine.

Focus sur les Jeux Olympiques de Paris 2024

Les Jeux olympiques de Paris 2024 se sont déroulés dans une ambiance électrique, avec des moments inoubliables et des performances exceptionnelles. Les compétitions de volley-ball, tant masculines que féminines, ont été parmi les plus suivies et les plus passionnantes.

Le beach-volley a captivé le monde entier aux Jeux Olympiques de Paris 2024, avec environ 450 000 fans qui ont rempli les tribunes pour voir les meilleurs athlètes du monde s’affronter au pied de la Tour Eiffel.

Le volleyball aux JO 2024 aura une formule identique pour les hommes et les femmes. Le premier tour comportera trois poules de quatre équipes. Les deux premières et les deux meilleures troisièmes de chaque poule se qualifieront pour les quarts de finale, puis ce sera une élimination directe jusqu'à la finale. Introduit en 1964, le volleyball aux JO décernera deux titres en 2024. Les compétitions auront lieu au Hall 1 de la Paris Sud Arena.

Les champions olympiques en titre, les Bleus, visent un doublé historique, exploit réalisé seulement par l'URSS et les USA. Avec le niveau international en hausse, notamment l'Italie championne d'Europe et du monde, la France vise le podium. Pour les Bleues, cette première participation au tournoi olympique, grâce à leur statut de nation organisatrice, vise les quarts de finale. Depuis 2018, elles ont grimpé de la 40e à la 15e place mondiale, démontrant une progression significative.

Plusieurs internationaux français ont été désignés MVP avec leurs clubs respectifs. Honneur au capitaine de l’équipe de France, Benjamin Toniutti, récompensé de sa bonne prestation avec Jastrzebski Wegiel, vainqueur 3-2 à Zawiercie lors de la 6e journée de PlusLiga (25-16, 24-26, 19-25, 25-23, 15-11), après quasiment 2h30 de jeu. Lors de cette même journée de PlusLiga, Kevin Tillie a lui aussi été désigné MVP avec Varsovie, qui a dominé Gdansk 3-0 (33-31, 25-19, 25-22). La 5e journée de Sultanlar Ligi a souri à Iman Ndiaye qui a sans doute livré sa meilleure prestation depuis le début de la saison sous ses nouvelles couleurs de Nilüfer Bursa. Le nombre d’aces d’Earvin Ngapeth dimanche lors de la victoire 3-0 de Fenebahçe à Cizre pour le compte de la 3e journée d’Efeler Ligi. Deux autres internationaux français se sont illustrés au service ces derniers jours, avec 4 aces chacun, Jean Patry, toujours en Turquie, auteur de 18 points avec Galatasaray, qui a dominé Gaziantep en cinq sets, et Nathan Féral, qui confirme match après match son bon début de saison en SuperLega italienne avec Cuneo, qui s’est imposé 3-0 sur le terrain de Grottazzolina pour le compte de la 5e journée (25-21, 27-25, 25-18).

Résultats et Récompenses

  • Paola Egonu sacrée MVP à Paris 2024: Victorieuse du tournoi olympique de volley-ball féminin de Paris 2024 avec l’Italie, Paola Egonu a été élue MVP (Meilleure joueuse du tournoi).
  • Egonu et la Squadra Azzurra entrent dans l’histoire olympique à Paris 2024: Intouchables depuis le début du tournoi, les Italiennes sont devenues championnes olympiques pour la première fois de leur histoire.
  • Le MVP de Paris 2024 s’appelle Ngapeth !: Si l’équipe de France de volley-ball masculin a brillamment conservé sa médaille d’or samedi à l’Arena Paris Sud, c’est en partie grâce aux performances de sa superstar Eavin Ngapeth.
  • La France enlève la Pologne et conserve son titre olympique: Sans trembler, les Bleus ont assommé les Polonais samedi à l’Arena Paris Sud pour s’adjuger leur deuxième titre olympique de suite.
  • Les volleyeurs Américains célèbrent leur 6e médaille olympique à Paris 2024: 8 ans après le bronze de Rio 2016, les États-Unis qui ont battu l’Italie vendredi à l’Arena Paris Sud terminent pour la troisième fois dans l’histoire des jeux, à la troisième position du classement du tournoi olympique de volley-ball masculin.
  • L’Italie balaie la Turquie et fait son entrée dans l’histoire olympique à Paris 2024: L’équipe de volley-ball féminin de l’Italie disputera sa première finale olympique à Paris 2024.

🥇 Les joueurs de l'équipe de France de volleyball reviennent sur leur titre aux Jeux de Paris 2024 !

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