Le rugby s’offre un duo inédit. Charente Libre et la revue de l’ovalie Raffut s’associent pour proposer un hors-série sur l’équipe de Soyaux-Angoulême XV. A compter du jeudi 11 septembre, les deux parutions du groupe Sud Ouest consacrent 68 pages au club né de la fusion entre Angoulême (SCA Rugby) et Soyaux (RCS).
En Charente, l'histoire du SAXV s'est écrite il y a 15 ans autour d'une région, attachée à son canon et son blason. Mais ce n’est que depuis 2010 que Soyaux et Angoulême collaborent, avec donc la création du Soyaux-Angoulême XV. Le Racing Club de Soyaux et le Sporting Club d’Angoulême fusionnent, et choisissent de jouer sous deux couleurs communes : le violet et le parme.
À l’occasion du début de la saison 2025-2026 de la Pro D2, le magazine, vendu au prix de 6,90 euros sous la codification 25916, célèbre les 15 ans du SA XV. Il explore des moments marquants de son histoire comme la première participation aux phases finales de Pro D2. L’avenir est mis à l’honneur. Un zoom dévoile les dix joueurs à suivre cette saison.
Dans les années 1980, le Sporting Club d’Angoulême (SCA) évoluait dans ce que l’on appelait à l’époque le groupe A puis ensuite en groupe B. Le point d’orgue se situant en 1986 après un titre de champion de France remporté contre Voiron. Mais petit à petit, le club dégringolait les étages pour se retrouver en Fédérale 2 puis en Fédérale 3 en 2009. De son côté, le Rugby Club de Soyaux évoluait, lui aussi, en Fédérale 3 ce qui donna lieu à l’époque à de beaux derbys.
Voici en substance le contenu de l’assemblée constitutive du Soyaux Angoulême XV Charente qui s’est tenue hier soir dans les locaux du siège du SCA. Des détails supplémentaires ont été livrés aux licenciés des deux clubs : c’est donc Soyaux qui a été mis en sommeil pour rendre possible cette fusion. Angoulême absorbe très concrètement son voisin. Un détail qui revêt toute son importance : en cas de rupture de cette association, Soyaux repartira en série territoriale, même si ce n’est pas forcément en quatrième série.
Sur les ruines du CAC 16, Angoumoisins et Sojaldiciens ont uni leur force. Ce projet a été adopté par votes par 60 voix pour et 17 contre dans les rangs du SCA et 48 pour et 1 contre dans ceux de Soyaux.
Aquitaine, terre de rugby
L'Ascension Fulgurante du SAXV
On est en juin 2010. La suite ce n’est que réussite. Montée en Fédérale 2 en 2011 avec un titre de champion de France la saison suivante sans avoir connu la défaite. Puis une accession en Fédérale 1 et enfin, cette année, la montée en ProD2. Une réussite et une ascension, comme se plaît à le rappeler Julien Laïrle, « jamais connue dans le monde du rugby. Passer en six ans de la Fédérale 3 au Pro D2, c’est du jamais vu ».
Et le public ne s’y est pas trompé puis que le « vieux stade Chanzy » n’avait pas connu de telles affluences depuis des lustres. Le stade est vétuste et c’est un doux euphémisme même si les dirigeants et la municipalité ont consenti des efforts ces dernières années.
« Le problème, souligne le coach, c’est que l’on était en Fédérale 2 il y a trois ans et que la Ville n’a pas évolué aussi vite que nous. Ce club doit être un engouement pour les élus et non pas une contrainte ou une charge. » « Aujourd’hui, poursuit-il, des moyens doivent être donnés. Il nous faudrait une salle de musculation plus grande, accroître la capacité du stade qui est actuellement de 5 000 places et mettre en place un réceptif pour les nombreux sponsors et partenaires.
Certes les dirigeants se démènent pour améliorer les choses et ils ont été entendus. Le club est devenu professionnel. Il faut tenir compte de cette réalité. La municipalité vient de voter des crédits mais elle ne peut pas tout faire seule. « J’ai grand espoir, souhaite Julien Laïrle, que la ville, le département, le Grand Angoulême et la région fassent sur le plan financier ce que l’on a fait sur le plan sportif. On sait qu’il y a une contrainte de temps mais il ne faudrait pas attendre que l’on se maintienne pour agir. Il faut donner aux dirigeants, au staff et aux joueurs les moyens nécessaires pour que cette belle réussite perdure.
« Il y a six ans, se rappelle Didier Pitcho le président de la SAS, notre budget était de 250 000 euros et il y avait 250 personnes dans les tribunes. Cette année, il va être au minimum de 5 millions et il y a en moyenne 4 000 personnes à chaque rencontre. On se rend compte du chemin parcouru. »
« Aujourd’hui, poursuit-il, on rentre dans le monde professionnel et c’est une grosse satisfaction mais il a fallu travailler dur. On a créé une SAS et en quinze jours avec vingt-cinq chefs d’entreprise et on a constitué un capital de 355 000 euros sachant que l’association SAXV a des parts à hauteur de 90 000 euros. C’était, pour nous, hors de question de spolier le rugby angoumoisin. On a la volonté de faire bouger la ville, le département et que ce soit le début d’une grande aventure. Une aventure qui a commencé il y a six ans et que personne ne veut voir s’arrêter.
Le bureau est voté par les licenciés des deux clubs. Sans surprise Jean-Jacques Pitcho et Jean Alemany sont élus présidents. Le SCA et le RCS sont morts, vive le SA XV.

Le Canon : Symbole d'une Histoire
En Charente, les canons ne sont pas forcément une tradition mais le SAXV a fait le choix de ce logo pour une certaine raison. Il est lié à l’histoire charentaise, et est le symbole des canons rénovés pour le voilier Hermione, un navire de guerre français en service au 18e siècle. Ce canon représente aussi la route des canons, qui relie les fonderies de la Corderie royale au port de Rochefort, tout en passant par le fleuve Charente.
Sur le blason, le canon va faire son apparition en 2014. Lorsque ce blason est observé, une ressemblance se dégage avec un certain club la Premier League, le graal du football anglais. Pour les passionnés du ballon rond, ce logo se rapproche du club d’Arsenal, et les Gunners ne sont pas passés à côté de ce blason du SAXV. Ils ont même fait l’objet d’une marque déposée, car il y avait une forte similitude. Les Charentais ont donc dû changer de logo, en 2017.
À la suite de ce litige, le SAXV présente alors un nouveau blason beaucoup plus moderne. Depuis 2017, le canon est beaucoup plus petit au centre du blason, mais la devise est elle beaucoup plus grande. De roc et de feu, comme cela est indiqué.

Matchs Récents et Défis Actuels
Après deux défaites consécutives, Soyaux-Angoulême a retrouvé le goût du succès en dominant Colomiers (20-16), vendredi, lors de la 17e journée de Pro D2. Et si Soyaux-Angoulême était en train de faire de son stade Chanzy une forteresse imprenable ? Les locaux ont en tout cas signé leur troisième succès consécutif à domicile en dominant Colomiers (20-16), vendredi 19 janvier, lors de la 17e journée de Pro D2.
La délivrance est venue à cinq minutes de la fin. Après une longue phase de possession à quelques mètres de la ligne adverse, le Portugais Nicolas Martins a transpercé le rideau défensif columérin pour redonner l'avantage à son équipe (18-16, 20e). Dans la foulée, Corentin Glénat a pris tout son temps pour transformer le deuxième essai des siens pour se mettre à l'abri d'une pénalité ou d'un drop adverse (20-16, 77e). Globalement, les Columérins ont été bien trop indisciplinés pour espérer davantage vendredi soir.
Il faudra désormais confirmer ce redoux vendredi prochain, avec un déplacement à Montauban qui a perdu un troisième match de suite, à Brive (38-13).
Composition des Équipes
Vendredi soir (20h), Soyaux-Angoulême reçoit Colomiers. Les staffs des deux équipes ont dévoilé leur composition d'équipe.
- Le XV de Soyaux-Angoulême : 15. Ric-Lombard ; 14.Rokoduru, 13. Mau, 12. Roger, 11. Salawa ; 10. Meret, 9. Ayestaran ; 7. N'Zi, 8. Lescure, 6. Laulhé ; 5. Lebas, 4. Coletta ; 3. Halevatau, 2. Mareuil, 1.
- Les remplaçants : 16. Boundjema, 17. El Jai, 18. Taelaga, 19.Witt, 20. Briscadieu, 21. Sitauti, 22. Gay, 23. Talaapitaga.
- Le XV de Colomiers : 15. Coll ; 14. Voretamaya, 13. Pimienta 12. Tuatara, 11. Kamea ; 10. Taefu, 9. Cazenave ; 7. Mbarga, 8. Faleafa, 6. Beco ; 5. Chartier, 4. Faamatuainu ; 3. Delmas, 2. Saaidia, 1. Bordenave.
- Les remplaçants : 16. Barlot, 17. Weber, 18. Timani, 19. Pérez, 20. Tardieu, 21. Fontaine, 22. Inigo, 23.