Les rencontres de rugby, bien que symboles de sportivité et de camaraderie, ont parfois été le théâtre d'événements regrettables. Cet article se penche sur certains incidents notables impliquant l'équipe de Monteux, marqués par la violence et la controverse.
Ces matchs ont toujours été bouillants et les Niçois n’ont toujours pas digéré que Bédarrides les ait battu en quart de finale du championnat de France de fédéral 2 il y a 2 ans ….elle est là aussi la vérité.
Décidément ça va être tous les week end dans cette fédérale 1 ou bien ??… Mais Punaise !.. Qu’attend donc la F.F.R ou surtout la L.N.R pour sévir un bon coup là où ça fait mal , *au porte monnaie du CLUB* , et qui plus est pour finir avec rétrogradation la saison suivante en division inférieure , et peu importe la position au classement de l’équipe agressive du jour . Après c’est fini les sauvageries animales de campagnes . C’est quoi tous ces guignols de sportifs du dimanche dont il faudrait presque retirer à des moments donnés leur licence et qui viennent en plus déverser leur haine de la semaine sur le terrain tous les week-end au lieu de respecter notre Rugby ?.. BOUGEZ les hautes sphères !.. Avant que l’irréparable ne soit commis un jour !.. Y en a MARRE !..
Mais , quelle *cacaphonie* de commentaires quand même , et en plus il n’y en a pas un qui raconte la même histoire là dedans !.. J’y crois pas !.. M.D.R . Enfin , pas grave ce n’est finalement que de la Fédérale . Heureusement d’ailleurs , il faudra s’y habituer de plus en plus je crois . donc là aussi, rien à dire de plus.
Il me semble qu’il faudrait que les 2 présidents se parlent et fasse une déclaration commune.
L'Affrontement ASBC - Nice: Un Match Tendu à Châteauneuf-du-Pape
On jouait les dernières minutes de la 1re période, dimanche, à Châteauneuf-du-Pape, quand le match entre l'ASBC et Nice (26-20) a été interrompu par une bagarre générale, à la suite d'un plaquage "agressif" d'un joueur azuréen sur Lombarteix.
"Ce fut une 'générale' comme il y en a dans tous les matches et en terme de sécurité, on a été dans les règles, tenait à nuancer, hier soir, le président de Bédarrides/Châteauneuf, Philippe Daminiani. Personne n'est entré sur le terrain. Il n'y a pas eu de débordement. On a tout fait pour l'éviter, justement. En fait, les Niçois sont amers, parce qu'ils ont perdu le match. Vous savez, nous, quand on a été chez eux, ce fut terrible."
Et d'assurer : "Il y avait eu trois grosses 'générales' comme celle-ci. On n'a pas pleuré pour autant." Quoi qu'il en soit, l'équipe dirigeante de Nice a porté réclamation. "À la fin du match, j'ai discuté avec l'arbitre, indique le président Daminiani.
Selon le directeur sportif du club de Nice, « Pendant le match, tout se passait bien jusqu’au moment où le talonneur de Bédarrides ne tente de mettre une gifle à notre coach. La tension a commencé à monter. Sur le terrain, nos joueurs ont toujours été dominateurs. Ils ont fait le job. Ils se sont montrés courageux. Se battre à 15 contre 15 est une chose. Résister à tout un stade en est une autre. Notre président Patrice Prévot a, lui aussi, été agressé et sorti du stade ! Une folie.
Juste avant le coup de sifflet final, l’arbitre a expulsé un joueur de chaque camp afin d’arrêter la bagarre et ainsi éteindre le feu. En vain. Les spectateurs s’en sont mêlés. Ce fut une pluie de coups et de crachats. Là-bas, on ne se sent pas en sécurité. On avait même demandé à ne pas jouer dans ce stade à Chateauneuf où seule une main courante sépare les joueurs du public. Ce qu’on a vécu est inadmissible. Quand il y a un incident à Nice, on est montré du doigt. Là, l’arbitre a fait un rapport. On verra la suite. Mais on ne peut pas quitter un vestiaire et un stade sous escorte policière.
Selon certains témoignages, « Les entraîneurs de Nice n’ont pas arrêté de chambrer tout le match. L’un d’eux était derrière les poteaux et pendant les pénalités pour Nice il n’arrêtait pas d’insulter les joueurs de Bédarrides. Mention spéciale à l’arbitrage qui par son incompétence à entraîner les débordements à la fin du match. Seule personne du public à être entré sur la pelouse est un joueur de Bédarrides blessé qui a voulu défendre son père qui venait de se prendre une gifle par un joueur de Nice …. il faut rétablir la vérité !!!.
Et donc les gendarmes ont décidé de les escorter pour sortir du stade alors qu’en fait tout le monde faisait la 3ème mi-temps autour d’un barbeuc?
Les rencontres entre ces deux formations sont toujours explosives et bouillantes.
Le souci pour Bedarrides n’est pas la générale, les flics s’en foutent, c’est du rugby. Mais les supporteurs qui s’en mêlent dans l’enceinte du stade peut être considéré comme un guet appens collectif prémédité. çà toujours été chaud à CHATEAUNEUF ! , à l’époque c’était AUSSI SORGUES et MONTEUX DANS CETTE REGION !
Certainement des consanguins, c’est inadmissible.
Mais Punaise !.. Qu’attend donc la F.F.R ou surtout la L.N.R pour sévir un bon coup là où ça fait mal , *au porte monnaie du CLUB* , et qui plus est pour finir avec rétrogradation la saison suivante en division inférieure , et peu importe la position au classement de l’équipe agressive du jour . Après c’est fini les sauvageries animales de campagnes . C’est quoi tous ces guignols de sportifs du dimanche dont il faudrait presque retirer à des moments donnés leur licence et qui viennent en plus déverser leur haine de la semaine sur le terrain tous les week-end au lieu de respecter notre Rugby ?.. BOUGEZ les hautes sphères !.. Avant que l’irréparable ne soit commis un jour !.. Y en a MARRE !..
Il me semble qu’il faudrait que les 2 présidents se parlent et fasse une déclaration commune.
On jouait les dernières minutes de la 1re période, dimanche, à Châteauneuf-du-Pape, quand le match entre l'ASBC et Nice (26-20) a été interrompu par une bagarre générale, à la suite d'un plaquage "agressif" d'un joueur azuréen sur Lombarteix.
"Ce fut une 'générale' comme il y en a dans tous les matches et en terme de sécurité, on a été dans les règles, tenait à nuancer, hier soir, le président de Bédarrides/Châteauneuf, Philippe Daminiani. Personne n'est entré sur le terrain. Il n'y a pas eu de débordement. On a tout fait pour l'éviter, justement. En fait, les Niçois sont amers, parce qu'ils ont perdu le match. Vous savez, nous, quand on a été chez eux, ce fut terrible."
Et d'assurer : "Il y avait eu trois grosses 'générales' comme celle-ci. On n'a pas pleuré pour autant." Quoi qu'il en soit, l'équipe dirigeante de Nice a porté réclamation. "À la fin du match, j'ai discuté avec l'arbitre, indique le président Daminiani.
Ce match qui était disputé hier après-midi au stade Bertier de Monteux avait un enjeu très important. Si les rugbymen de l’Étoile sportive montilienne (ESM) gagnaient, ils pouvaient atteindre la 4 e place de la Poule 4 du championnat de Fédérale 2 de rugby à XV.
À la fin du match, alors que les “Sangs et Or” menaient 30 à 27, une pénalité a été sifflée en faveur de l’équipe extérieure. Tout est alors allé très vite. Le joueur lyonnais numéro 15 est entré, a tiré et marqué la pénalité. L’arbitre a sifflé la fin de la rencontre sur le score de 30 partout.
Oui mais… Pour le club montilien, ce “botteur” rhôdanien n’aurait jamais dû entrer sur le terrain car le règlement l’interdit… Exaspérés, les joueurs montiliens ont ouvert la troisième mi-temps. Les insultes ont plu sur l’arbitre, puis les deux équipes se sont affrontées aux poings. Une bagarre violente, a laquelle quelques spectateurs ont participé.
Enfin séparés, les joueurs sont entrés dans leurs vestiaires respectifs. Aucun blessé n’a été à déplorer. En revanche, la police municipale, la police nationale de Carpentras et les gendarmes d’Avignon ont été appelés pour sécuriser la sortie du stade des joueurs lyonnais et le départ de leur bus.
Sportivement, les choses ne vont pas en rester là. Le président de l’ESM, Alain Picton, a déposé dès hier soir une réclamation auprès de la fédération, pour un match que beaucoup estimaient hier « volé », à cause « d’erreurs d’arbitrage flagrantes tout au long du match ».
Même si mathématiquement les jeux ne sont pas encore fait, cette victoire chez la lanterne rouge de Monteux font du bien au moral et au classement puisque l’EFSC se retrouve 7 ° avec 30 points devançant Jacou , 28 points (qui a gagné contre Privas) de 2 points et surtout Uzès, 24 points (qui a perdu à la maison contre Avignon)de 4 points.
Il restera donc à l’entente qu’a gagner dimanche prochain face à Uzès pour se rendre ensuite à Vendres et accueillir le leader lors du dernier match le 24 avril.
L’EFSC a très bien débuté son déplacement à Monteux en marquant un essai sur une attaque en première main par F jerez dès la deuxième minute et remettant le couvert peu après sur une belle combinaison en touche par Gras et enfonçant même le clou par Candé , avec les transformation et une pénalité ; 22 à 0 le tout en 25 minute !!
Mais la lanterne rouge sort les arguments frappants et après quelques bagarres se retrouve à 14 (un rouge) Après la ,pause l’EFSC encaisse un essai , puis une autre et une transformation . Mais Momo Javeny sur un coup de pied a suivre de Guillaumet tue le suspens avec un dernier essai portant l’estocade et le score à 29 à 12. Dommage le carton rouge infligé à Gras sur une nouvelle bagarre .
Le rugby est-il devenu trop dangereux ?
Le Drame de 1987 : La Mort de Dominique Leydier
Le 15 novembre 1987, une bagarre générale éclate sur un terrain de Marseille entre l’USPEG et Monteux (Vaucluse). Un joueur ne se relèvera jamais de cette rixe. Dominique Leydier, 26 ans, a trouvé la mort, victime expiatoire d’un certain rugby où les débordements étaient culturellement tolérés. Un match d’antan, dans toute sa sécheresse.
Le 15 novembre 1987, le match d’honneur du Comité de Provence entre l’USPEG de Marseille et Monteux (Vaucluse), dégénère salement. Juste avant le coup de sifflet final, une bagarre générale éclate, coups de poing, coups de pied. Un joueur ne se relève pas, il s’appelle Dominique Leydier.
Nous avons d’abord connu ce nom à travers un challenge provençal estival, sans bien comprendre à quoi et à qui il faisait référence. On a fini par apprendre qu’il s’agissait d’un troisième ligne de 26 ans, qui portait les couleurs de Monteux, en ce jour fatal d’automne.
On se souvient aussi d’un collègue observateur du rugby du Sud-Est qui nous avait raconté avoir croisé celui ou ceux qui avaient été soupçonnés d’avoir envoyé le joueur ad patres. La rumeur les accompagnait. Car il y eut forcément des responsables dans cette terrible affaire, a priori Dominique Leydier n’était pas mort d’une crise cardiaque, ni d’un AVC. Il avait reçu des coups de pied dans la tête, geste de cruauté ultime.
La justice a essayé de retrouver les auteurs, mais le match n’avait pas été filmé : "Il n’y avait pas d’arbitres de touches à ce niveau, il y avait un délégué, mais il a dit qu’il n’avait pas bien vu la scène car il était caché par un poteau. Vous imaginez…."
37 ans après, au bout du fil, deux hommes ont accepté de nous parler, Thierry Leydier, actuel président de Monteux, et cousin de Dominique. À ses côtés, Michel Leydier frère aîné de Dominique. Les deux hommes n’étaient pas présents le jour du match.
"J’étais dans l’armée à l’époque, j’habitais à Reims et j’ai pris ma voiture dès que j’ai su", explique Thierry. Michel complète : "J’étais gendarme dans une autre région et ma famille était venue me rendre visite. C’est moi qui leur ai appris." Mais il ne se souvient pas de la façon dont lui, l’a appris : "On ne nous a laissé aucun espoir. On ne nous a pas ménagés. Mais l’affaire aura connu peu de suites tangibles. La famille a porté plainte, la machine judiciaire s’est mise en route. Le 30 novembre, on organisa une reconstitution de la scène de ce qu'’on pouvait appeler crime, la fameuse bagarre "générale" scène courante de l’époque où le rugby servait de catharsis à bien des pulsions. À notre souvenir, on n’utilisait pas encore l’expression : "zone de non-droit". Les éruptions de violence faisaient partie d’un certain folklore, on disait que le Sud-Est en était le théâtre un peu plus souvent qu’ailleurs. C’est à discuter.
"Dominique n’était pas un bagarreur. Ce match n’était pas annoncé comme sulfureux, ce n’était pas un derby comme il en existait entre Sorgues ou Bédarrides. Yves Bressy, arbitre de première division (finale 1985), est né à Monteux, il était alors une personnalité du club et du Comité de Provence : "Je me souviens de mon retour à Monteux après avoir arbitré un match de Groupe A, j’ai senti la chape de plomb qui s’était abattu sur la ville. Jamais je n’aurais pensé que ça puisse concerner Dominique qui était la correction même. Il écrivait des poèmes, il était éducateur à l’école de rugby. Mais le pire est quand même arrivé et devant l’énormité de la chose, aucune force n’a pu étouffer l’affaire ou la régler à l’abri des regards : information judiciaire, juge d’instruction désigné, expertise demandée pour identifier les causes de la mort.
Le juge était une figure de la magistrature provençale, même s’il était originaire du Tarn-et-Garonne et qu’il avait lui aussi pratiqué le rugby. Il s’appelait Jacques Calmettes et au TUC, club toulousain, certains se souviennent de lui. Deux joueurs de l’USPEG furent donc inculpés, quelques jours après, de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et placés sous contrôle judiciaire. Leurs noms furent publiés dans la presse. Mais ils n’ont jamais été jugés.
En juin 1989, les parents de Dominique Leydier, Jean et Paulette reçoivent par courrier la notification du non-lieu rendu par le juge d’instruction du tribunal de grande instance de Marseille. Car entre-temps, les mis en cause marseillais avaient organisé leur défense évidemment, une contre-expertise avait été demandée aux professeurs Sedan et Choux. Ils avaient rendu leur rapport en 1988. On pouvait lire dans l’ordonnance de non-lieu du juge Calmettes que les "lésions traumatiques sous-cutanées décrites pouvaient avoir une autre origine qu’un coup porté par une chaussure. Par ailleurs, il n’est pas établi que les coups à la tête ont été mortels eu égard à la bénignité des lésions constatées à l’autopsie."
Plus loin, il était écrit : "Il est évident que la mort est liée à un arrêt cardiaque. En revanche, elle peut être liée à autre chose qu’un traumatisme crânien. La première expertise signée du professeur Belkhaïm évoquait des lésions sous-cutanées compatibles avec des coups de godasse, ses successeurs ont renversé l’angle de vision. Oui c’était possible, mais pas certain. C’est un classique de la vie judiciaire, le contre-expert qui met le doute sur les conclusions de l’expert. Les images violentes perçues par les témoins perdaient de leur force après passage par le tamis de la prose médicale. Le doute était installé.
Ainsi donc, un "coup de pompe" dans la tête d’un joueur qui ne se relève pas, ne signifiait pas qu’il y ait un rapport de cause à effet entre les deux événements. Les gens de Monteux eurent le sentiment que l’évidence avait été bafouée ou que la justice s’était engouffrée dans la brèche du doute pour qu’un match, aussi violent soit-il ne se finisse pas au tribunal.
Dans "Midi Olympique", un article de Francis Larribe commentait cet événement qui mettait fin à dix-neuf mois d’enquête. Il était parvenu à joindre les deux inculpés mis hors de cause : "Ils nous ont fait part de leur soulagement. Leur innocence était enfin reconnue. Ces derniers tenant également à témoigner de leur très profond respect aux parents de Dominique Leydier qui surent rester dignes dans toute cette cruelle période." Le journaliste avait également pu recueillir la réaction du père de Dominique.
"Un père accablé de douleur mais digne : deux joueurs de l’USPEG ont été innocentés, je l’admets. Mais il en reste treize autres. On voudrait nous faire croire que notre fils est allergique au gazon. On n’a pas voulu faire la lumière sur cette affaire, la justice n’est pas allée au fond des choses. Pourquoi ? Pourquoi ?…"
L’auteur de l’article, Francis Larribe, explique : "On découvrait toutes ces notions judiciaires, on n’avait pas l’habitude de ça dans le journalisme sportif.
Dans "Le Monde" du 25 juin 1989 nous avions lu un reportage émouvant écrit sur le moment sur les parents de Dominique, ce couple de cultivateurs si éprouvés par la disparition de leur fils. Ils avaient finalement choisi de ne pas faire appel devant la Chambre de l’instruction comme le droit pénal les autorisait à le faire : "Ces malheurs successifs nous ont usés, brisés, anéantis", avaient-ils écrit dans une lettre ouverte aux journaux. Le reporter du Monde (dont nous n’avons pas pu retrouver l’identité) avait particulièrement bien capté la douleur de ces parents survivants, qui se réfugiaient dans leur travail.
Son récit nous avait saisis par sa force, révélateur de la puissance des mots et des images. Jean, 59 ans, ancien joueur expliquait : "Il y a des morts qu’on peut mieux accepter, la maladie, la voiture, mais au rugby, je ne l’admets pas."
On pouvait lire que "Jean et Dominique se ressemblaient, entre la terre et le rugby. Le fils avait choisi de rester à la ferme. Il avait acheté quelques champs, à côté de ceux du père qui expliquait : "J’ai tenté de l’en dissuader, les melons, les fraises, c’est pas florissant, mais c’est ça qu’il voulait faire. Maintenant tout va tomber en friche.""
Le journaliste évoquait la maman Paulette Leydier, "absente ce jour-là à la ferme" : "Elle préfère ramasser les melons, au large, dans les champs, sous le souffle du mistral qui se moque des cyprès et assèche la terre. Elle ne veut plus parler. Elle a trop dit, trop enduré, "trop maigri, c’est un squelette", dit son mari. Lui, il trouve la volonté d’expliquer encore, "parce qu’il faut bien se révolter de temps en temps", quitte à remettre à vif toute cette douleur qui ne le quitte plus. Pour Jean, tout a maintenant le goût amer de l’inachevé. "À quoi a servi cette mort, ces débats sur la violence si c’est pour en arriver là ?" Il reconnaît que parfois il lui vient des idées de vengeance : "Si j’étais corse…, mais je raconte n’importe quoi, rien ne me rendra mon fils." Il se sent abandonné : "Ça doit être comme ça après les drames. Pour les autres, tout s’efface." Le silence lui pèse. Silence des dirigeants de la fédération, silence de la justice, silence des gens de Monteux qui, "par pudeur, pas par indifférence", ne lui parlent plus comme avant.
La famille a finalement reçu assez peu de soutien de la fédération et des instances. "Le seul souvenir que j’ai est celui de Daniel Herrero qui est venu voir mes parents", nous explique Michel Leydier. Mais à Monteux, Yves Bressy, arbitre de haut niveau, avait décidé de mettre sur pied le fameux challenge ouvert aux clubs provençaux.
Évidemment quand on évoque tout ça, une idée majeure s’impose. La même affaire en 2024 prendrait une autre dimension : "À l’époque, c’était difficile, c’est sûr que si ça se passait maintenant, ça aurait un autre retentissement. Mais la justice n’a pas pu déterminer qui a porté le coup. Nous étions tellement effondrés qu’on n’a pas poursuivi. On n’a peut-être pas réagi autant qu’il aurait fallu. Maintenant, on serait plus déterminés, c’est sûr", explique Thierry.
Personne de la famille n’a été reçu par le magistrat instructeur : "Nous avions un avocat qui nous rendait compte de l’avancée du dossier." Des potentiels agresseurs, il retient les propos confus : "Du genre, ce n’est pas moi, c’est un autre." Ils reconnaissent qu’à l’époque les bagarres étaient plus acceptées culturellement : "Mais là, ils avaient vraiment dépassé les bornes." Le point final à l’enquête ne les avait pas davantage anéantis. "On a acté que c’était fini. Yves Bressy était arbitre. Mais il était conscient que le sport qu’il dirigeait tant bien que mal avait ses côtés sombres presque inévitables : "Il fallait mettre des rétroviseurs quand on arbitrait. C’était encore une époque où l’on envoyait le ballon sur le coup d’envoi directement en touche pour avoir une première mêlée au centre et le public applaudissait. Quand vous voyez les matchs actuels de Top 14 et de Pro D2, vous vous dites que maintenant, nous sommes dans le vrai.
Le challenge a perpétué la mémoire de Dominique Leydier pendant plus de vingt ans, puis il est tombé en désuétude, c’est ce qu’on croyait. Yves Bressy nous corrige : "Non, il a disparu à cause d’un problème de licence. Un jour les assureurs ont arrêté de couvrir les licences d’une saison donnée jusqu’au 31 octobre. Ils se sont arrêtés au 1er juillet. Donc au mois d’août, elles n’étaient plus activées quand on organisait le challenge en présaison. Pour que de nouvelles licences soient activées, dans les petits clubs.
A l’issue du match Fred Poquet était très fier de ses joueurs ; « C’est une belle satisfaction au de l’engagement du groupe qui est a féliciter avec un gros cinq de devant , des trois quarts qui ont fait le travail et enfin des jeunes qui ont su se montrer à la hauteur. Rendez vous la semaine prochaine pour ce match contre Uzès a ne pas perdre mais un grand pas a été franchi pour le maintien !! ».
A noter que Fred Poquet qui était au stade de France samedi soir, à fait le maximum pour être présent au bord de touche dimanche pour soutenir son groupe qui le mérite bien.
Dès le début de la rencontre, on eut un petit aperçu de la force des Basques, parfaitement bien au point, notamment en défense où, en écartant JeanLouis Talieu de ses coéquipiers, ils s'exposaient à des contres moins dangereux. Ce sont tout de même les Saint-Gironnais qui débuteront le mieux, marquant coup sur coup par Ayéla sur pénalité et par Gentilini, une fois de plus servi impeccablement par son arrière Ayéla sur tous les bons coups. Et comme ces derniers, véritablement pas dans un grand jour, mais cela arrive à tout le monde, allaient se voir privés de Gérald Estèbe sur carton jaune, à huit contre sept, les avants basques allaient faire la différence.
Revenus à niveau au score, une nouvelle fois par Betachet, sur la lancée, les coéquipiers de Semerena «s'arrachaient» pour pousser les locaux à la faute. Au repos déjà, Baïgorry avait fait le break... Et cela contre toute attente.
En seconde période, le suspense sera encore plus pénible à supporter. Pénalisé une nouvelle fois, carton jaune pour Pierre Ekaterinenko. Les locaux vont toutefois arriver à refaire deux fois leur handicap par Eric Heymans (45e), sur deux mouvements bien amenés par les avants, puis par le jeune Delmas (79e), à la réception d'un coup de pied de Duba. Hélas ! cela ne sera pas suffisant puisque quelques instants plus tard et alors qu'il ne restse que quelques secondes à jouer, M.-Monteux pénalisera les locaux, offrant à Betachet, qui ne va pas s'en priver, la victoire pour son équipe (80e).
Un gros échec pour Saint-Girons qui a aujourd'hui un pied en nationale-2.
A SAINT-GIRONS (A. Pour les vaincus : Trois essais de Gentilini (14e), E.
Tableau Récapitulatif des Incidents Notables
| Date | Événement | Conséquences |
|---|---|---|
| 15 novembre 1987 | Bagarre générale lors du match USPEG Marseille - Monteux | Décès de Dominique Leydier |
| Récent | Match ASBC - Nice interrompu par une bagarre | Plainte déposée par l'équipe de Nice |
| Récent | Match ESM (Monteux) - Équipe de Lyon | Intervention de la police pour sécuriser le départ de l'équipe de Lyon |
