L'équipe norvégienne de handball féminin est reconnue mondialement pour ses performances exceptionnelles, mais son histoire est également marquée par des controverses liées à la tenue vestimentaire et des scandales personnels qui ont secoué la fédération.

L'équipe norvégienne de handball féminin en 2017.
Le Scandale Nora Mørk
Nous sommes en plein mois de novembre 2017. Sur internet, Nora Mørk découvre que certaines de ses photos privées ont été dévoilées par des hackers. Extrêmement courageuse, l'arrière droite de 26 ans décide de témoigner en prime-time à la télévision norvégienne. Dévastée, elle pense un temps à déclarer forfait pour le championnat du monde mais elle décide finalement d'y participer. Si l'affaire est horrible pour la joueuse - au moins 15 personnes sont actuellement soupçonnées d'avoir participé à ce piratage - , elle a pris un nouveau tournant particulièrement sordide avant-hier.
Mørk a ainsi dévoilé dans une interview au quotidien VG que deux des Norvégiens sélectionnés en équipe nationale masculine avaient fait circuler ces photos volées. Scandale au sein de la fédération norvégienne de handball. Nora Mork, star de l’équipe féminine accuse deux joueurs de l’équipe masculine d’avoir diffusé sur Internet des photos intimes d’elle. Il y a quelques mois, Nora Mork, l’une des meilleures joueuses du monde, s’était fait pirater son téléphone. Plusieurs clichés intimes avaient ensuite circulé sur Internet.
Si l’affaire remonte à l’automne dernier, la jeune femme de 26 ans a décidé de la rendre publique cette semaine dans un article publié dans le journal VG. La star de l'équipe nationale dénonce notamment le silence de la fédération sur l'affaire.
Nora Mork aurait pu quitter l'équipe de handball féminin Norvégienne pourtant elle sera bien présente lors de la finale face à la France ce dimanche 17 décembre. En 2018, cette dernière avait menacé de quitter l'équipe nationale après que ses homologues masculins aient fait circuler des photos intimes sur lesquelles elle apparaissait. Nora Mork espérait, en vain, des excuses de la part de sa fédération. Pour autant cette histoire avait soulevé le sport norvégien en 2018, en plein milieu de l'Euro masculin de handball. Nora Mork avait alors été victime d'un piratage de son téléphone quelques années plus tôt. Mais la joueuse avait reproché à ses homologues masculins d'avoir fait circuler certaines des photos intimes piratées. Nora Mork n'aura donc pas eu gain de cause dans cette affaire, qui aura fini par se tasser.
«J’hésite à poursuivre ma carrière en équipe nationale, a expliqué l’intéressée. Les Norvégiennes soutiennent que leur Fédération était au courant de l'affaire depuis octobre. Si les Scandinaves présents en Croatie se refusaient à tout commentaire depuis mardi, la plupart ont dû s'exprimer à ce sujet hier en conférence de presse. Tous disent soutenir Mørk mais beaucoup regrettent le timing de ses déclarations. «Nous soutenons Nora mais, en tant qu'athlètes, nous devons penser à nous même», a expliqué Bjarte Myrhol en référence au match face à la Serbie, ce soir. "Nora pense qu'elle n'a pas reçu assez de soutiens mais nous allons essayer d'être là pour elle.
Choquée par la tournure que prend cette affaire, les mots de Nora Mørk suffisent à eux-mêmes pour décrire son état d'esprit en ce moment : "Vous vous retrouvez nue et vulnérable pour le reste de votre vie. Vous ne savez même plus qui a pu voir ou pas ces photos. Vous y pensez absolument tous les jours, toutes les nuits.
L'affaire Mørk tourne au scandale pour la Norvège
La Controverse du Bikini: "Bikinigate"
Ce dimanche 18 juillet 2021, l'équipe norvégienne de handball de plage n'a pas porté le bikini, tenue obligatoire du sport, lors d'un match officiel. Elles s'exposent à une sanction. C'est un geste politique qui pourrait bien leur couter cher. 50 euros par joueuses, pour être bien précis. Dimanche, l'équipe norvégienne de handball de plage affrontait l'Espagne. Ce, dans l'espoir d'obtenir une révision du règlement, car elles le trouvent dégradant et vraiment pas pratique. Découvrir notre dernier podcast Le problème, c'est que tant que ce fameux règlement n'est pas révisé, les joueuses norvégiennes pourraient être sanctionnées d'une amende.

L'équipe norvégienne de beach handball en short lors d'un match.
Un match politique avant tout Ce match qu'elles ont mené contre l'Espagne, et qui aurait pu leur permettre de gagner la médaille de bronze au championnat d’Europe de handball de plage à Varna en Bulgarie, elles l'ont malheureusement perdu. Mais le plus important était encore de faire passer leur message, qui a obtenu le soutien de la Fédération norvégienne de handball : "Bien sûr que nous prendrions une éventuelle amende à notre charge. Nous sommes tous sur le même bateau", a commenté ce lundi Kare Geir Lio à l'AFP, son président.
Avant que ces championnats d'Europe ne se déroulent, l'équipe avait effectivement demandé à Fédération européenne de handball l'autorisation de jouer en short. Une question à laquelle la fédération a répondu par la négative, arguant que le non-respect du règlement était passible d'une amende. Pour l'instant, la Fédération européenne de handball n'a pas encore décidé si elle appliquerait une sanction, ou non. Tenant compte de la nécessité d'un changement, elle préfère refiler la patate chaude à la Fédération internationale : "L’EHF (la fédération européenne) est engagée à faire avancer ce sujet dans l’intérêt de ses fédérations membres, mais il convient de préciser qu’un changement des règles ne peut se produire qu’au niveau de l’IHF (la fédération internationale)", explique un porte-parole, Andrew Barringer.
Dans les mois à venir, la Fédération norvégienne proposera une motion en vue de modifier le règlement. "Le plus important est de disposer d’équipements avec lesquels les athlètes sont à l’aise. L’Euro féminin de beach handball s’est achevé ce week-end en Bulgarie avec une belle polémique à la clé. L’équipe norvégienne s’est vue infliger une amende pour avoir porté un short en lieu et place d’un bikini comme il est stipulé dans le règlement. L'équipe norvégienne de beach handball. Le 18 juillet, la compétition féminine de beach hanball (une discipline qui fera son entrée à Tokyo) s’est achevée par la victoire de l’Allemagne. Plusieurs délégations européennes, menées de front par l’équipe de Norvège, souhaitent faire évoluer le règlement pour le moins réducteur.
« Les femmes doivent porter une brassière de sport moulante avec des ouvertures au niveau des bras. Une aberration et du sexisme pour les joueuses norvégiennes qui demandent depuis plusieurs années déjà le changement du règlement. En préparation de leur match face à la Hongrie, les Norvégiennes comptaient porter un cycliste souple s’arrêtant au-dessus des genoux. Comme ces athlètes l’ont expliqué, il ne s’agit pas seulement de lutter contre leur apparence hyper sexualisée, mais aussi de privilégier leur confort. En choisissant de porter autre chose qu’un bikini, les joueuses norvégiennes sont allées contre le règlement. Et la Fédération européenne de handball de sortir de ses gonds.
« D’abord, on nous a informées d’une amende de 50 euros par personne et par match, soit un total de 4850 euros pour toute la compétition que nous étions prêtes à payer. Mais juste avant le match, on nous a dit que nous serions disqualifiées à cause du short. Une décision qui n’a pas fait trembler les Norvégiennes, déterminées à faire évoluer leur sport : « Le public présent [lors de leur match perdu face à l’Espagne le 18 juillet, ndlr] a encouragé notre audace. C’est un privilège de pouvoir payer cette amende et on en est conscientes. La Suède, le Danemark ainsi que la France ont d’ores et déjà apporté leur soutien aux Norvégiennes pour réclamer dans une lettre un changement auprès de la Fédération.
Lundi 19 juillet 2021, l’équipe féminine norvégienne de beach handball a écopé d’une amende de 1 500 € pour non-respect de la « tenue exigée », c’est-à-dire un bikini. Si en bord de mer, les amateurs de sports de plage peuvent être vêtus comme bon leur semble, en compétition officielle, c’est une autre histoire. Les joueuses professionnelles doivent-elles obligatoirement porter un bikini ? Aussi incroyable que cela puisse être, en 2021, la question se pose encore alors que l’équipe norvégienne de beach handball a été sanctionnée d’une amende de 1 500 € (150 € par joueuse) par la Fédération européenne de handball. Quelles sont les règles ? La raison ? Dont les côtés « doivent être larges d’au maximum 10 cm ». Et qu’importe si le short pour faire du sport est plus confortable et qu’être à demi nue pour jouer n’ait aucun intérêt sportif… La Fédération s’est défendue en expliquant que ce vêtement n’est pas « en accord avec les termes définis par le règlement de beach handball ».
À noter que les hommes, eux, jouent en tee-shirt de type débardeurs et short au-dessus du genou. Sexiste et d’une autre époque Une décision qui a indigné de nombreux commentateurs et acteurs du handball, mais pas seulement. « Une vision aussi macho de la femme appartient à une autre époque », a écrit un journal régional norvégien dans son éditorial au lendemain du scandale. Sur les réseaux sociaux de nombreuses personnalités ont affiché leur soutien aux joueuses norvégiennes et ont accusé la Fédération d’être sexiste.
Les joueuses ayant contourné les règles susmentionnées, elles ont donc reçu une amende. De quoi susciter la polémique au sein du pays scandinave. Malgré tout, la fédération norvégienne de handball a assuré qu'elle prendrait en charge l'amende. Son président Kare Geir Lio a d'ailleurs déclaré: "Le plus important est de disposer d'équipements avec lesquels les athlètes sont à l'aise.
« En 2021, ça ne devrait même pas être un sujet », a ainsi déclaré Eirik Sørdahl, le président de la Fédération norvégienne de volleyball. « Une vision aussi macho de la femme appartient à une autre époque », s’est de son côté indigné mardi un journal régional norvégien dans son édito. « C’est complètement ridicule », avait également twitté Abid Raja, le ministre norvégien de la Culture, en charge des questions sportives. Punaise, que de changements d’attitudes sont nécessaires dans l’univers international macho et conservateur du sport. »Dette er fullstendig latterlig! Fy søren så mye holdningsendringer som må til i gammelgrodd internasjonalt gubbevelde i idretten! Herregud! Det verste er at de bare ikke skjønner likestillingspoenget en gang! Er’e mulig liksom?!
La Fédération norvégienne a choisi de défendre ses joueuses en se disant prête à assumer la sanction, qui aurait même pu être plus lourde. Face à la Hongrie, les Norvégiennes comptaient ainsi porter un cycliste souple s’arrêtant au-dessus des genoux, en expliquant qu’il ne s’agit pas seulement de lutter contre l’image sexualisée, mais aussi de privilégier leur confort, le bikini étant trop court et inconfortable lorsqu’elles ont leurs règles.
« On nous a d’abord informées d’une amende de 50 euros par personne et par match (soit un total de 4850 euros pour toute la compétition) que nous étions prêtes à payer, raconte Katinka Haltvik, l’une des joueuses, au média norvégien NRK. Juste avant le match, on nous a dit que nous serions disqualifiées (ce que l’EHF a démenti) à cause du short. On a dû se changer et porter un bas de bikini pour pouvoir jouer. Le règlement stipule ainsi que « Les femmes doivent porter une brassière de sport moulante avec des ouvertures au niveau des bras. Le bas doit consister en un bikini qui ne doit pas faire plus de 10 cm sur les côtés ».
Là où l’absurde devient concret, c’est que les hommes jouent… en short ! « Pouvez-vous imaginer combien d’hommes seraient dissuadés de pratiquer ce sport s’ils devaient porter des budgy smugglers (sorte de string pour homme) ? » s’est étonné Rose Boyd, l’une des joueuses de l’équipe d’Australie sur le site The Feed. Au beach-volley, le port du bikini n’est plus obligatoire depuis 2012.
Très vite, l’équipe de Norvège a reçu le soutien de plusieurs pays, comme la Suède, le Danemark, et également la France. Les joueuses me disent qu’elles ne se sentent pas à l’aise, qu’elles se sentent nues et observées. »Face à ce « Bikinigate » grandissant, il ne serait pas étonnant, et même conseillé, de faire évoluer les mentalités. L’EHF a expliqué par son porte-parole, Andrew Barringer, que « seule la Fédération internationale (IHF) peut modifier les règles ». « Le public présent (face à l’Espagne) a encouragé notre audace, conclut Katinka Haltvik. C’est un privilège de pouvoir payer cette amende et on en est conscientes.
La fédération internationale de handball vient de légiférer afin d'autoriser le port de short par les joueuses de beach handball au lieu d'un bikini. C'est une petite révolution dans le milieu du handball qui a été annoncé au début du mois d'octobre par l'IHF avec l'autorisation de porter des shorts, certes courts et serrés, en lieu et place du bikini. On se rappelle tous de l'affaire de l'Euro féminin 2021 avec la sanction infligée à l'équipe de Norvège pour ne pas avoir porter le dit bikini en finale 3/4 de la compétition.
Pour rappel, l'EHF avait condamné l'équipe norvégienne d'une sanction de 1500 € et déclenché un tollé dans les milieux sportifs. Leurs homologues masculins ne sont pas soumis aux mêmes impératifs puisqu’ils peuvent porter des shorts qui arrivent « dix centimètres au-dessus de la rotule » à condition qu’ils ne soient « pas trop amples ». Pour le haut du corps, en revanche, l’IHF exige la même chose pour les deux sexes : des « débardeurs ajustés ». Pour information, dans le milieu du beach volley, les femmes ne sont plus obligées de porter un bikini depuis 2012. Elles en ont eu assez et ne se sont pas gênées pour le montrer. Ce qui n’a pas plu aux instances européennes.
Lundi, la commission de discipline de l’EHF (Fédération européenne de handball) a infligé une amende de 1500 euros (soit 150 euros par joueuse) à l’équipe norvégienne de beach handball, pour avoir enfreint les règles internationales en jouant contre l’Espagne (match pour la 3e place) en short plutôt qu’en bikini, la tenue réglementaire. Les réactions ne se sont pas fait attendre.
| Action | Détails |
|---|---|
| Amende initiale | 1500 € infligée par l'EHF à l'équipe norvégienne pour avoir porté des shorts au lieu de bikinis. |
| Réaction de la Fédération Norvégienne | Prête à payer l'amende et à soutenir ses joueuses. |
| Soutien International | Suède, Danemark et France ont apporté leur soutien aux Norvégiennes. |
| Changement de Règlement | La fédération internationale de handball a légiféré afin d'autoriser le port de short par les joueuses de beach handball au lieu d'un bikini. |