Anciens Joueurs du PSG et Handicap: Un Engagement Fort

Le Paris Saint-Germain (PSG) s'engage activement dans la promotion du sport inclusif et la sensibilisation au handicap. Plusieurs initiatives et rencontres ont été organisées pour encourager la pratique sportive sans limites et pour sensibiliser les jeunes joueurs aux réalités du handicap.

Des joueurs du PSG rencontrent une équipe de foot fauteuil.

Rencontre entre Stars du PSG et Joueurs de Foot Fauteuil

Trois stars du PSG, dont Thiago Silva, sont venues échanger quelques passes avec des joueurs de foot fauteuil. Ils ont testé ces petits bolides et tenté quelques buts, envoyant un message fort : la pratique du sport ne connait aucune limite.

Thiago Silva, Alphonse Areola, Adrien Rabiot et Zoumana Camara (un ancien défenseur qui fait désormais partie du staff) ont participé à cette expérience inédite : le foot fauteuil électrique. La rencontre a eu lieu au gymnase des Lavandières, à Saint-Germain-en-Laye, près du Camp des Loges où s'entraînent les Parisiens.

Au lendemain de leur défaite contre Strasbourg, ces quatre joueurs sont venus à la rencontre de l'équipe de foot fauteuil du club Upsilon de Châtenay-Malabry. Créé en 2005, ce club compte une cinquantaine d'adhérents, dont 20 joueurs de foot fauteuil, hommes et femmes.

Les joueurs du PSG ont pris place dans des petits bolides hyper réactifs qui foncent à plein gaz sur le terrain. L'expérience est déstabilisante, et il faut trouver ses repères. « C'est sympa mais compliqué », commente Adrien Rabiot, ajoutant que c'est « un peu comme avec une voiture. Il faut la prendre en main. »

Alphonse Areola, gardien de but du PSG, a partagé ses impressions : « C'est super dur. Ça va super vite. » Après quelques minutes d'entraînement, il a réussi à marquer un but et s'est dit fier de « marquer son premier but de la saison ». Pour lui, cette rencontre est « importante » car elle offre une « image forte à tous les passionnés de foot ».

Il a également appris que l'équipe de France de foot fauteuil est pour la première fois en 2017 championne du monde, ce qui l'a beaucoup impressionné.

Sebiane Habeddine, président d'Upsilon, a souligné que « le fait qu'ils soient footballeurs doit les aider à anticiper la trajectoire de la balle. Pour le reste, c'est vraiment différent ».

Pour cet ancien capitaine de l'équipe de France de foot fauteuil et vice-champion du monde, cette rencontre a valeur d'exemple : « Elle permet de partager entre sportifs de toutes conditions. Il y a des sportifs de haut niveau, assis et debout, et surtout la relève du PSG. C'est important de convaincre ces jeunes qu'ils pourront faire du sport quelle que soit leur condition physique et leurs aptitudes, de les mettre dans des dispositions positives et constructives ».

Selon lui, « ça matche » car tous ont un point commun : la passion du sport. Il entend, via ce type d'initiative, « créer des ponts ». « Le sport permet de travailler sur les complémentarités, comme dans la société. Il y a dans notre équipe des gens qui ne peuvent pas marcher mais qui sont ingénieurs.

Sensibilisation des Jeunes Joueurs du PSG

L'équipe des U15 du PSG était également présente pour disputer un match debout-assis. Mattéo, 14 ans, a expliqué : « C'est une sensation bizarre. On imaginait que les personnes handicapées ne pouvaient pas faire de foot. Mais en fait on a tous des qualités et des défauts. Il faut exploiter au maximum les qualités pour réussir. »

Diallo Kaou, l'entraîneur, défend un « sport universel » et souligne l'importance d'inculquer ces valeurs aux jeunes joueurs : « On ne doit pas seulement en parler mais le vivre. Lors d'une précédente expérience en cécifoot, nos jeunes ont pris conscience de la chance qu'ils avaient d'avoir tous leurs sens. Ils étaient complètement perdus. »

Sophie Cluzel, également présente, a souligné que « le sport est un vrai vecteur d'intégration et cette rencontre est un beau message ». Elle a même demandé : « A quand une section handisport au PSG ? »

Le témoignage poignant de Bruno Rodriguez

L’ancien attaquant du PSG, Bruno Rodriguez, a marqué les esprits en devant un ambassadeur des personnes amputées. Amputé d’une jambe depuis mars 2022, il a donné le coup d’envoi du match PSG-Ajaccio au Parc des Princes.

Bruno Rodriguez donne le coup d'envoi du match PSG-Ajaccio.

Il a expliqué au Parisien : "J’ai demandé à fouler la pelouse du Parc qui est pour moi le plus beau stade de France avec ma prothèse car je veux sensibiliser les gens".

Joueur professionnel de 1992 à 2006, il n’a évolué qu’une demi saison au PSG. Pourtant, Rodriguez a toujours porté le club parisien dans son cœur, le seul à l’avoir soutenu et à prendre régulièrement de ses nouvelles.

La décision de l'amputation a été motivée par des douleurs atroces causées par de nombreuses blessures à la cheville et des infiltrations reçues pour se soigner. Rodriguez a souffert le martyre ces dernières années en raison de douleurs permanentes à la cheville droite, conséquences de nombreuses entorses et des infiltrations subies au cours de sa carrière professionnelle.

Dans les colonnes du journal L’Équipe, l’ancien attaquant du RC Lens (2000-2004) retrace ses antécédents. « Quand je jouais, j’ai eu beaucoup d’entorses de la cheville, dit-il. Des entorses dues à des tacles un petit peu appuyés, qu’on ne voit plus maintenant parce que les joueurs sont mieux protégés. J’avais tout le temps envie de jouer, pour les petits comme pour les grands matches, donc on me faisait des infiltrations. Et ça laisse des traces. La cortisone qu’on m’injectait, c’est connu, ça ronge le cartilage, et s’il n’y a plus de cartilage, ça couine à l’intérieur. Nous, en tant que footeux, on n’est pas forcément au courant des conséquences.

Après sa retraite sportive, l’ancien joueur du PSG avait ouvert une boulangerie et était devenu directeur sportif de Bastia-Borgo pendant trois ans. Mais il souffrait comme jamais. « Je n’avais plus d’autonomie, raconte-t-il. Je ne pouvais plus conduire. Ma femme était obligée de me laver. Je ne pouvais plus travailler, donc il n’y avait plus de rentrée d’argent. Je n’ai pas pu profiter de mes enfants. Je ne pouvais plus rien faire, je restais à la maison. On ne sert plus à rien. »

Il prend alors la radicale mais primordiale décision pour lui de dire stop et de se faire amputer la jambe droite. « La décision a été difficile à prendre oui mais en même temps, je suis presque sou­lagé.

Au-delà de son histoire personnelle, le natif de Bastia veut alerter sur le danger des infiltrations pour que cela ne se reproduise plus. « Si on m’avait dit que ça allait m’amener là, j’aurais dit non. Tu joues et on ne te dit pas que tu dois te reposer. Mais je n’en veux à personne. »

Victime de trop nombreuses blessures durant sa carrière de joueur, l'ancien attaquant de Ligue 1 Bruno Rodriguez a raccroché les crampons en 2006 après une rechute à la cheville droite. Empêché de vivre normalement par la douleur, l'ancien joueur du FC Metz a pris la décision de se faire amputer de la jambe droite il y a une semaine. Selon lui, ces douleurs sont le fruit des infiltrations reçues plus jeune.

Aujourd'hui, celui qui a vadrouillé dans douze clubs de France et d'Europe de 1992 à 2006 apparaît en paix avec sa décision, et souhaite poursuivre son combat en parlant de sa situation, pour éviter une telle mésaventure à des jeunes joueurs actuels. "Si on m'avait dit que ça allait m'amener là, j'aurais dit non, regrette-t-il. Mais je n'en veux à personne. Il faut que ça serve. Je ne veux pas m'arrêter là. Mon exemple doit servir au monde sportif.

En conclusion, l'engagement du PSG envers le sport inclusif se manifeste à travers diverses initiatives, allant des rencontres avec des athlètes handicapés aux actions de sensibilisation auprès des jeunes joueurs. Le témoignage de Bruno Rodriguez souligne l'importance de la prévention et de la prise de conscience des risques liés aux pratiques sportives intensives.

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