57 sélections ! C’est le nombre impressionnant de sélections que Marine et Romane Ménager totalisent à elles deux au sein de l'Équipe de France de rugby féminin. Sans doute les sœurs les plus connues de la discipline, les jumelles font tout ensemble sur le terrain de rugby.
Évoluant en Élite 1 avec Montpellier et championnes de France en titre, elles font partie intégrante du groupe des Bleues qui ont participé au Tournoi des Six Nations. Seul leur poste les différencie : Marine joue au centre, tandis que Romane évolue en troisième ligne. Elles partagent une relation fusionnelle et un parcours hors du commun.

Une Vie Partagée : Colocation et Confinement
Les sœurs Ménager partagent bien plus que leur passion pour le rugby ; elles partagent également leur quotidien. Marine explique : "Ça se passe plutôt bien. Je suis avec Romane, sur Montpellier, et une amie du club qui est venue habiter chez nous, parce qu’on a un appartement assez grand avec une terrasse."
Romane ajoute : "Ça va bien, on essaie de trouver des choses à faire pour s’occuper, faire passer le temps. On prend un peu notre mal en patience."
Le confinement a été une épreuve particulière pour ces sportives habituées à une vie trépidante. Romane confie : "On habite ensemble depuis pas si longtemps. En général, soit nous sommes chez nos parents, soit en sélection avec l’Équipe de France et donc entourées par les filles du XV. Quand on est chez nous, à Montpellier, on a toujours une amie à la maison, alors ça fait bizarre d’être aussi souvent ensemble, rien qu’à deux quasiment, mais ça se passe plutôt bien. On vit très bien ensemble."
Elle poursuit : "Ce qui est chouette c’est qu’on se connait par cœur. Parfois, il y a des jours où il ne faut pas que je parle à Marine, je le vois, alors on fait notre petite journée chacune de son côté, notre appart est assez grand pour ça [rire]."
Marine détaille leur routine : "Les quatre premières semaines ont été plutôt faciles, nous avons réussi à mettre un rythme de vie en place, mais depuis la deuxième annonce du Président de la république nous avons eu un peu plus de mal. Nous avons eu un passage à vide nous disant « qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? », nous avions l’impression d’avoir fait le tour des choses à faire. Alors, il faut se réinventer pour trouver de nouvelles activités, sachant qu’on avait déjà bousculé nos habitudes pendant les quatre premières semaines, pour changer les choses et ne pas tomber dans la routine."
En temps normal, leur emploi du temps est rigoureusement défini : "C’est tout nouveau pour nous, nous avons toujours nos calendriers et nos créneaux d’entrainement bien définis. Dans un sport collectif, comme le rugby, c’est le même emploi du temps pour tout le monde. Là on essaie d’avoir un schéma de vie plutôt habituel depuis le début du confinement. Nous sommes de bonnes dormeuses, donc on met le réveil 9 heures et on se lève tout doucement. On prend le temps de faire des choses qu’on n’avait pas l’habitude de faire. Par exemple, le matin on se pose devant la télé pour prendre notre petit déjeuner calmement. D’habitude, on a une vie à 300 à l’heure : on se lève, on s’habille, on part en cours ou alors direction l’entraînement et on n’a pas le temps de cogiter. Là, c’est vrai qu’on a peut-être même trop de temps [rires]."
Leur quotidien est rythmé par des activités variées : "Le matin, après notre petit déjeuner, on bosse un peu nos cours ou alors on s’occupe de l’appartement. Le soir, en général, c’est stretching ou yoga."
Malgré ces efforts, le temps reste long : "Malgré tout, le temps est super long ! Ce qui nous manque le plus, à nous, c’est de voir des gens. Dans un sport collectif, on a l’habitude de voir du monde tous les jours. Je me suis rendue compte aussi que chez nous, avec Romane, il n’y a pas une semaine où nous n’invitons pas quelqu’un à manger. Là, on n’a plus ce rythme, on ne voit plus les filles à l’entraînement, on a perdu notre vie d’avant. Ne pas voir de monde, c’est ça le plus dur à gérer. Nous avons toujours été habituées à vivre en groupe, alors se retrouver à 3, c’est le plus gros changement de vie de notre confinement. Le groupe, le collectif ne rythme plus nos journées."
Un Soutien Mutuel Indéfectible
Leur lien de jumelles est un atout majeur, surtout en période d'isolement. Marine souligne : "Oui, carrément. Après avec Romane, qu’on soit isolées ou non, nous sommes toujours à deux. C’est toujours plus facile, parce que nous avons les mêmes manques, par rapport à la famille notamment. Nous sommes pareilles toutes les deux ! Nous pouvons parler facilement, même si nous ne sommes pas très démonstratives sur nos sentiments dans la famille."
Romane confirme : "Oui ! Nous on se ressemble sur plein de choses et on se comprend bien. C’est assez facile de pouvoir discuter, se changer les idées à chaque fois que ça ne va pas très bien. […] Tous les joueurs et joueuses de rugby, peu importe le niveau, on va tous dire que ce qu’on aime dans le rugby c’est le jeu, certes, mais aussi le fait d’être ensemble, avec nos coéquipiers et de pouvoir partager des moments enrichissant ensemble."
L'importance du collectif est cruciale, surtout pour la motivation : "Je pense que c’est un atout, complètement. Nous avons l’habitude de nous entraîner avec des gens. Être en groupe ça te motive, surtout quand, toi, tu n’as pas vraiment envie. Ça booste, en étant seule c’est plus compliqué. Moi quand j’ai pas trop envie, je sais que Marine est là et qu’elle me pousse, et vice versa. Je pense que c’est vraiment cool qu’on puisse être ensemble en confinement et qu’on puisse s’aider sur ce point-là."
Marine ajoute : "Ça nous aide vachement ! Nous, joueurs et joueuses de rugby professionnels ou amateurs, en général, quand on fait de la préparation physique c’est parce qu’on a un objectif derrière et qu’on se dit « je me prépare pour telle date ». Maintenant, ce qui se passe et qui est hyper dur à vivre, c’est qu’on fait de la prépa physique sans objectif. C’est ça qui est compliqué pour se motiver. En général, ce qu’on aime dans le rugby ce n’est pas s’entraîner mais les matchs et les jours-J. La relation qu’on a avec Roro ça aide pour se motiver. Quand j’ai un coup de moins bien un jour et bien elle est là pour me motiver, ou l’inverse."
Romane reconnaît que Marine la motive souvent plus qu'elle ne la motive elle-même : "Romane me motive peut-être un peu plus. Moi, si j’aime le rugby c’est parce que je joue. J’ai un peu de mal à voir la préparation physique comme un jeu."
Romane complète : "La préparation physique et l’alimentation sont deux choses qui m’intéressent, et je pense que ça motive Marine de me voir faire."
L'attente de la reprise est difficile : "On va devoir s’habituer à la frustration de ne pas pouvoir s’entraîner avec nos coéquipières. Actuellement, ça fait depuis le mois de mars qu’on a arrêté, le plus dur c’est qu’on ne sait pas quand nous pourrons reprendre notre rythme de vie habituel. On se tient au courant, on essaye de partager des petits moments au téléphone avec les filles du club et ça nous aide à tenir."
Le manque de la famille se fait également sentir : "Après, nous n’avons qu’une hâte : c’est de pouvoir se déplacer au-delà des 100km, pour pouvoir aller voir notre famille ! Ils sont tous à Lille, à l’autre bout de la France. Ce n’est pas évident d’être loin, et ça a sans doute été pour nous l’annonce la plus dure de ne pas pouvoir se déplacer au-delà de cette limite. Ça fait un petit bout de temps que nous n’avons pas vu notre famille, nos parents. Nous allons manquer les un an de notre filleule. Ce sont des détails, mais qui jouent beaucoup."
Romane est en pleine réflexion sur son avenir professionnel : "Moi, je suis un cas particulier parce que je vais me réorienter, au niveau de mes études. Je suis en pleine période de réflexion sur ce que je voudrais réellement faire. Actuellement, je suis en lien avec quelqu’un qui m’aide à trouver ce que je voudrais faire et à chercher des formations pour la suite."
Marine, étudiante en psychologie, a trouvé des avantages dans le confinement : "Pour moi le confinement a facilité les choses. En étant sélectionnée pour le Tournoi des Six Nations, je savais que je n’allais pas pouvoir retourner en cours pendant plusieurs semaines. En général, quand cette compétition est terminée, je dois rattraper les semaines ratées et, en plus, suivre celles qui arrivent. C’est un rythme très soutenu à la fin du tournoi. Cette année, je dois rattraper les cours et préparer mes examens mais uniquement sur les six premières semaines du semestre. Le 11 mai, à la sortie du confinement, j’aurai des examens à distance, c’est très particulier.[…] C’est pas facile de trouver la motivation pour les cours. Le plus dur c’est de me plonger dans les cahiers et préparer mes partiels mais c’est une formation qui m’intéresse vraiment et j’ai envie de réussir ! J’ai commencé un peu sur le tard, je ne suis qu’à ma deuxième année alors que je vais avoir 24 ans cet été."
À la sortie du confinement, leurs priorités sont claires : "J’irai voir les copines du club, parce qu’elles ne sont pas loin de chez nous et qu’elles nous manquent beaucoup. On se voyait quasiment tous les jours avant le confinement."
Romane ajoute : "Je savais que cette question allait arriver et je ne sais pas s’il y a quelque chose de spécial que j’aurai envie de faire à part retrouver mes ami(e)s et passer des moments avec eux. Aller marcher dehors, me promener, faire des randonnées, prendre l’air et voir des gens. C’est tout ce qu’il me faut à la sortie du confinement."
Jumelles, Meilleures Amies et Coéquipières
Romane et Marine Ménager font partie de ces rares sœurs à percer au plus haut niveau dans leur sport : le rugby. Un parcours hors du commun qu’elles ont raconté dans un entretien aussi touchant qu’amusant.
Romane et Marine Ménager ont, comme on peut l’imaginer, une relation « fusionnelle ». Depuis toujours, les deux sœurs passent le plus clair de leur temps ensemble. « Quand on était petites, c’était un peu moins flagrant car on partageait davantage d’activités avec notre grande sœur Caroline. » Mais le rugby a définitivement rendu les jumelles inséparables !
Avant de découvrir le ballon ovale, Romane pratiquait le judo et Marine était dans un centre aéré multisports. Après une initiation au rugby à l’école, leur grande sœur s’est inscrite et elles ont suivi le mouvement.
Repérées pour exercer au plus haut niveau, Romane et Marine ont pu compter sur leur lien unique pour se sentir en confiance. « On a toujours l’impression d’être dans notre cocon familial. C’est difficile de partir loin de ses parents quand on a seulement 15 ans, mais nous on avait la chance d’être ensemble. »
Pas question pour elles de parler de rivalité, « du moins négative ». « Au contraire, on a toujours transformé ça en quelque chose de positif », raconte Marine. « Quand l’une était meilleure sur les tests physiques par exemple, ça donnait envie à l’autre de pousser encore plus pour être au même niveau. »
Pourtant, à leurs 19 ans, Romane est convoquée avec le XV de France, pas Marine. « C’est là que j’ai eu un déclic. Je trouvais dommage le fait de ne pas vivre cette aventure incroyable avec elle, explique cette dernière, j’ai voulu me bouger pour la rejoindre dans l’effectif. En revanche, je ne me suis jamais sentie moins forte que ma sœur aux yeux des gens et je n’ai jamais appréhendé le fait qu’ils puissent penser que ma jumelle était meilleure que moi."

Comparaisons et Différences
Pas facile cependant pour les sœurs de ne pas être comparées. « C’est pesant, avoue Romane. Depuis qu’on est petites les gens confrontent nos personnalités. Dans le rugby c’est encore pire ! On regarde toujours laquelle des deux a fait le meilleur tournoi ou le meilleur match. »
Obligées parfois de faire abstraction de ce jugement permanent, les deux sportives savent sur quels avis elles doivent se baser. « On ne prend en compte que les remarques de notre entraîneur et du staff. » Toutefois, ces comparaisons systématiques et les différences de niveau sont plus difficiles à gérer pour leurs parents. « Nous, on sait que ça fait partie du jeu. En revanche, eux ne sont pas vraiment de ce monde-là et ont parfois du mal à se positionner. »
À la Coupe du monde de 2017, Romane fut sélectionnée en équipe nationale mais pas sa sœur. « Nos parents ne savaient pas trop s’ils devaient être contents pour elle ou tristes pour moi. Mais maintenant ils s’en sortent très bien et heureusement qu’ils sont là ! Les deux sœurs ont toujours été soutenues dans leur décision de faire du rugby. « On habite dans un endroit encore «vieille France», où les petites filles sont censées faire de la danse ou des sports plus classiques. Nos parents ne nous ont jamais interdit de faire du rugby, au contraire. Pour eux, tant qu’on faisait un sport collectif, c’était très bien."
Jouer l’une contre l’autre ? « Jamais ! Depuis leur plus tendre enfance, Romane et Marine jouent sous les mêmes couleurs. Elles évoluent actuellement au sein du club de Montpellier. Inimaginable pour elles d’évoluer dans deux équipes différentes. « Même dans les entraînements quand on doit jouer l’une contre l’autre on râle », rigole Romane en avançant que leur style de jeu peut même être altéré. « Inconsciemment on y va plus tranquillement. Si on aime habituellement le frontal et le contact, quand on a sa sœur en face c’est plus difficile. Il est impossible de se donner à 100 %. »
Ce lien qui les unit peut néanmoins avoir des points négatifs. « Nous sommes émotionnellement très reliées », racontent-elles d’une voix commune. « Si l’une sort sur blessure d’un match, l’autre va avoir beaucoup de mal à gérer la situation. Nos coéquipières, qui nous connaissent très bien, vont avoir un rôle très important sur notre mental pour nous aider à nous remettre dans le jeu », du moins, si elles ne se trompent pas de prénom… Car sur le terrain comme en dehors, difficile de les différencier. « Sur les photos de nous petites, on aurait du mal à nous reconnaître. »
Les frangines ont redoublé d’imagination pour se distinguer. « À cet âge, on mettait des bandes de couleurs différentes sur nos casques » et aujourd’hui c’est grâce à leurs coiffures que leurs coéquipières peuvent tenter de les reconnaître. « Dans l’action, il est parfois impossible de nous distinguer, on ne fait plus la différence. Donc, même si on se trompe de prénom, ce n’est pas grave, on répond pour les deux ! La plus grande différence entre elle et toi ? Notre tempérament. Quelles différences entre elle et toi ? Je suis plus émotive que Marine et plus timide. Des astuces pour vous différencier ? Notre coiffure ! Marine a toujours un chignon et moi une queue de cheval. Ce n’est pas fait exprès mais ça aide à nous reconnaître."
COMME 2 % DE LA POPULATION MONDIALE, MARINE ET ROMANE MENAGER, JOUEUSES DU MHR ET DE L’EQUIPE DE FRANCE, SONT JUMELLES, UNIES PAR UN LIEN EMOTIONNEL UNIQUE, UNE INTIMITE AFFECTIVE PROFONDE. LEUR COMPLICITE SAUTE AUX YEUX.
Une Relation Unique
« Encore une interview des sœurs Ménager. Des jumelles Ménager. » Romane explique : « On nous pose assez souvent cette question. Non seulement ça ne nous dérange pas, mais je pense que l’on aime cette manière de nous livrer ensemble, d’afficher notre complicité comme nos différences. Dans le rugby en tout cas. C’est notre truc à toutes les deux. »
Marine ajoute : « Nous nous sommes construites ensemble, et c’est assez extraordinaire de vivre cette aventure ensemble. »
Elles n'ont jamais souffert d'être considérées comme des jumelles et pas comme des personnes à part entière. Marine explique : « Pas forcément dans le sens où vous l’entendez. Il nous arrive de souffrir, non pas parce que l’attention est partagée, mais parce que l’on culpabilise si l’on n’est pas là l’une pour l’autre. Quand Romane a été sélectionnée en équipe de France, le moment, par exemple, n’a pas été facile à gérer pour moi."
Romane précise : « Tous nos proches disent que nous sommes très différentes, qu’il n’y a donc pas qu’une seule personne divisée en deux. En même temps, nous sommes très proches, très fusionnelles, mais ça n’a aucune influence sur un terrain. »
Marine souligne : « C’est nous qui avons choisi de ne pas jouer sur le même poste. » Romane complète : « Ou alors pour ne pas avoir à nous retrouver en concurrence pour une place. »
Leur complicité est indéniable. Marine explique : « On ne s’en rend pas vraiment compte, mais oui. On se comprend plus vite. Et si la charge d’émotion est trop importante chez l’autre, on le sent immédiatement et un regard suffit à apaiser. » Romane ajoute : « C’est la même chose avec nos parents lorsqu’ils sont dans les tribunes. »
Sur le terrain, elles sont incapables de se plaquer. Romane confirme : « Même pas à l’entraînement. Nous sommes incapables de nous plaquer. »
Le rugby renforce leur lien. Romane explique : « Oui, c’est sûr. Surtout dans ce milieu. C’est pareil dans la vie. » Marine conclut : « On se connaît tellement! »
Quelle est la nature de leur relation ? Romane répond : « C’est un mélange de tout ça. C’est vrai que nous avons nos habitudes de petit couple. En stage par exemple. On veut toujours être ensemble. Sur les journées off, je me lève assez tôt pour prendre mon petit déjeuner. »
Marine ajoute : « Sur les attentes du quotidien, les choses simples, oui, nous nous retrouvons dans beaucoup de choses, même si nous n’avons pas toujours les mêmes envies. »
La jalousie n'a pas sa place dans leur relation. Romane explique : « Non. Nous sommes toutes les deux réservées. Assez sages. Carrées. Pas les plus grandes farceuses du monde. »
Marine conclut : « Je ne pense pas. Peut-être de la frustration, mais pas une frustration qui s’apparenterait à de la colère, mais plutôt à de la déception, comme en 2017 par exemple, quand Romane a été retenue pour la Coupe du Monde et pas moi. » Romane ajoute : « On ne peut pas être jalouse l’une de l’autre. »
Internationales et Jumelles
Si vous regardez les matchs des Bleues et que vous voyez deux fois la même personne, ce n'est pas votre vue qui vous fait défaut. Romane et Marine Ménager sont jumelles. L’une est troisième ligne, l’autre évolue au centre. Mais toutes les deux se partagent un faciès quasi-identique. Elles, ce sont les Ménager. Romane et Marine sont internationales françaises depuis plusieurs années, et ont la particularité d’être sœurs jumelles.
« Un Honneur » de Jouer avec sa Sœur
À l’occasion de ce Tournoi des 6 Nations, les jumelles ont joué ensemble les deux premières journées. Avec une certaine réussite, puisque Marine, évoluant à l’aile pour l’occasion, a déjà planté un essai, lors du match d’ouverture face à l’Irlande.
Un évènement particulier pour sa sœur Romane ? Si la réussite sororale est évidemment une bonne chose, elle a appris à considérer sa jumelle comme n’importe quelle autre joueuse sur le terrain. « Ça fait plusieurs années qu’on joue ensemble. On essaye de profiter au maximum. Mais quand on est sur le terrain, c’est une coéquipière comme une autre. »
Pas de Concurrence Entre les Ménager
Au-delà de leurs ressemblances faciales, les Ménager partagent également la même taille. Pour autant, elles évoluent à deux postes différents. Si Marine fait parler ses cannes derrière, Romane est une ferrailleuse dans le paquet d’avants. Un choix qui s’est fait naturellement nous explique la troisième ligne.
« Ça s’est fait très jeune. Il y a juste en Cadettes où l’on s’est retrouvé toutes les deux au centre. Je pense que c’est dû à nos styles de jeu qui fait que je joue devant et Marine derrière. Tant mieux, j’ai envie de dire. Comme ça, il n’y a pas de concurrence ou de déception vis-à-vis de l’autre. Là, on sait qu’on est chacune dans notre rôle et qu’on apporte à l’équipe. »
Malgré tout, n’allait pas croire que l’une a hérité de la force et l’autre de la vitesse. Romane est catégorique sur le sujet : Marine et elle sont équivalentes à la course.
« Elle ne va pas beaucoup plus vite que moi. Les Bleues, elles, auront besoin de toutes leurs qualités pour poursuivre leur sans-faute dans le Tournoi des 6 Nations.

Tableau Récapitulatif des Informations Clés
| Information | Marine Ménager | Romane Ménager |
|---|---|---|
| Poste | Centre | Troisième Ligne |
| Club | Montpellier | Montpellier |
| Sélections en Équipe de France | Donnée non spécifiée | Donnée non spécifiée |
| Personnalité | Moins émotive, moins timide | Plus émotive, plus timide |
| Coiffure distinctive | Chignon | Queue de cheval |