Affaire de Rugby en Argentine : Accusations de Viol et Rebondissements Judiciaires

L'affaire impliquant les rugbymen français Oscar Jégou et Hugo Auradou en Argentine a connu de nombreux rebondissements judiciaires.

Vue de la ville de Mendoza, Argentine.

Les Accusations Initiales

La nuit du 7 juillet, après un match contre les Pumas argentins à Mendoza, Oscar Jégou et Hugo Auradou ont rencontré une femme dans une boîte de nuit. Une fois dans la chambre d'hôtel, les versions divergent : les joueurs parlent d'une relation sexuelle consentie, tandis que la femme a porté plainte pour viol aggravé en réunion, présentant des lésions sur le corps.

La victime présumée témoigne de ce qu'elle a vécu la nuit du 6 au 7 juillet, date à laquelle elle a rencontré Hugo Auradou dans une boîte de nuit à Mendoza. « Quand il m’a proposé d’aller boire quelque chose dans son hôtel, j’ai dit oui », a-t-elle déclaré, expliquant qu’une fois arrivée dans la chambre d’hôtel, elle aurait demandé à partir, mais Hugo Auradou l’en aurait empêché : « Il m’a attrapé le cou », a-t-elle assuré.

« Il m’a mise sur le lit. Il m’a déshabillée comme une brute. Il m’a tirée hors du lit alors que j’étais nue et il m’a soulevée par le cou, à tel point que je n’avais plus d’oxygène. J’ai essayé de réagir en le giflant. Oscar Jegou serait ensuite entré dans la chambre. Après avoir cru que le joueur allait l’aider, cette mère de deux enfants affirme qu’il « a abusé (d’elle) ».

« À ce moment-là, j’étais aphone. Je ne pouvais pas crier car j’avais les cordes vocales abîmées. Le blond m’a abusée sexuellement une fois. C’était sans préservatif », a-t-elle mentionné, ajoutant : « Ils m’ont brutalisée et considérée comme un morceau de viande. » La victime présumée a également déclaré : « J’ai préféré me laisser faire après tous les coups que j’avais reçus.

Dans son témoignage auprès des journalistes d'Envoyé spécial, Soledad explique pourquoi elle n'est pas sortie de cette chambre 603 du Diplomatic hôtel de Mendoza alors que la porte était ouverte. "Je ne pouvais pas sortir, parce que Hugo restait toujours autour de moi. J'ai préféré me laisser faire après tous les coups que j'ai reçus. Si cela n'était pas le cas, je ne serais peut-être pas en vie aujourd'hui".

L'avocat français des deux rugbymen, Me Antoine Vey avait alors rappelé que l'enquête "a établi postérieurement que la plaignante avait caché à la justice qu'elle était atteinte de la maladie de Willebrand", une pathologie hémorragique, trouble de la coagulation, qui peut prédisposer aux ecchymoses ou saignements.

La plaignante affirme dans son témoignage au magazine de France 2 que "tout cela n'a rien à voir avec ma maladie. Nous allons demander une expertise judiciaire pour le démontrer".

Procédure Judiciaire et Détention

Les joueurs ont été placés une semaine en détention préventive puis assignés à résidence. Après avoir passé une dizaine de jours en détention début juillet, les deux mis en cause ont été remis en liberté mi-août sur décision du parquet.

Le pôle judiciaire de Mendoza, en Argentine, a accueilli entre ses murs les protagonistes du dossier. La plaignante, une femme de 39 ans qui accuse Oscar Jegou et Hugo Auradou de viol avec violences, a été entendue par la justice.

La plaignante argentine, qui devait se présenter à une audience, était « dans un état émotionnel bouleversé », selon sa défense, alors que les avocats des deux joueurs ont déposé une demande de non-lieu, afin d’obtenir leur retour en France.

L’affaire Jegou-Auradou s’est accélérée ces derniers jours. La justice a ainsi entendu les versions de chacun.

Messages Vocaux et Révélations

Des messages vocaux, dont la teneur a fuité dans la presse argentine, ont été relatés par le journal Clarin, et leur authenticité a été confirmée au Parisien-Aujourd’hui en France par les avocats de la plaignante.

La jeune femme s’adressant son amie entame : "Merci pour le soutien, pour tout. J’ai rencontré un rugbyman français. Super grand le mec. Trop beau, trop beau. Je suis rentrée chez moi à 9 heures du matin. À 9 heures ! Je te dois tout, tu m’as encouragée à ne pas rester ici avec (le prénom de sa fille), chez moi, toujours la même histoire. Quand je sors, j’en profite. Il m’a éclatée.

Elle poursuit : "Il m’a pris la joue et m’a laissé des petits bleus sur le visage, sur la mâchoire, sur le c*l, des éraflures dans le dos. Dans le message suivant : "Il m’a explosée le mec. J’ai des marques sur le dos, la mâchoire. J’ai un œil au beurre noir, j’ai des bleus partout sur les seins, des marques sur le c*l. Il m’a explosée. J’ai un œil au beurre noir, meuf. Le mec, super amoureux mais quand il baisait… Une b*** géante. Énorme le brun. Magnifique. Des yeux… J’ai dû prendre un Diclofénac (un anti-inflammatoire) parce qu’il m’a explosée.

Ce dimanche 11 août au matin, le contenu d’autres messages est révélé par le journal L’Équipe, montrant un ton qui s’aggrave au fil des échanges. "Natacha (l’avocate, NDLR) est en train de déposer la plainte. Et comme je ne peux pas bouger et que je suis pleine de bleus, elle va sûrement m’emmener au ministère public pour qu’ils me prennent des photos de tout le corps. Alors… oui, c’était un abus sexuel. Parce qu’un autre joueur est rentré dans la chambre. Quand j’étais avec lui, un autre est rentré dans la chambre et ils m’ont violée. Mais ne le dis à personne, s’il te plaît.

L’amie répond : "Je ne savais pas ça. Ça fait vraiment beaucoup. Qu’un autre soit rentré dans la chambre ! Et toi qui voulais partir. On accepte ou pas la violence dans une relation sexuelle. Mais si tu étais en train de lui dire que tu voulais partir et que le mec te met un coup de poing dans l’œil, t’attrape le cou, te frappe et qu’en plus, maintenant, tu me dis qu’un autre type est rentré dans la chambre sans ton consentement, alors que tu voulais partir… Ça c’est un viol !

Tentative de Suicide et Récusation des Procureurs

En outre, la femme argentine a tenté, le vendredi 23 août, de mettre fin à ses jours. Cette victime présumée a déposé, le lundi 2 septembre, une demande de récusation des deux procureurs chargés de l’enquête pour « violence mentale et manque d’objectivité ».

La femme argentine de 39 ans, qui accuse de viol les deux rugbymen internationaux français Hugo Auradou et Oscar Jegou, a tenté de mettre fin à ses jours la semaine dernière, ont fait savoir, lundi 26 août, ses avocats à l’Agence France-Presse (AFP). Elle « va bien », mais « ne se présentera pas » non plus à une audience reprogrammée mardi, a-t-il ajouté.

Natacha Romano, l’autre avocate de la plaignante, a précisé que sa cliente avait fait une tentative de suicide « vers 3 heures du matin vendredi », mais que la présence de son père avait évité le pire. Elle « suit actuellement un traitement intensif », a-t-elle ajouté, lundi. Elle est « dans un état émotionnel bouleversé », mais « assistée par les psychiatres de l’hôpital public », a déclaré Me Cardello.

Demande de Non-Lieu et Retour en France

L’avocat d’Oscar Jegou et Hugo Auradou a demandé leur libération. La justice doit apporter une réponse. La demande pourrait être acceptée, et les joueurs autorisés à rentrer en France.

Les avocats des deux internationaux, convaincus que la position de l’accusation était fragilisée, ont par ailleurs déposé une demande de non-lieu mardi pour obtenir leur retour en France. Les avocats argentins des joueurs ont rappelé que depuis leur remise en liberté le 12 août par le parquet - après près d’un mois en résidence surveillée -, « ils sont libres d’aller où ils veulent en Argentine ».

Les deux rugbymen français ont pris l’avion à l’aéroport de Buenos Aires en Argentine pour Paris, ce mercredi 4 septembre vers 5 heures du matin (heure française). L’autorisation avait été donnée aux joueurs de quitter le pays, après l’audience du mardi 3 août, au pôle judiciaire de Mendoza.

La veille, le parquet de Mendoza (ouest) avait autorisé la sortie du pays d’Hugo Auradou et Oscar Jegou, pour qu’ils puissent « voyager en France ». Un feu vert néanmoins « assorti de règles », a précisé Martin Ahumada, porte-parole de la justice provinciale. Les deux joueurs, qui ont depuis récupéré leurs passeports, avaient quitté Mendoza pour Buenos Aires, mardi 27 août. Le même jour, leurs avocats ont déposé une demande de non-lieu.

Non-Lieu et Appel

Mardi 10 décembre, après cinq mois d’enquête, la juge Eleonora Arenas, du pôle judiciaire de Mendoza, a prononcé un non-lieu dans l’affaire. Le quotidien sportif argentin Olé relaie les propos de l’avocat de la défense, Me Rafael Cuneo Libarona : “La juge a ordonné un non-lieu, arguant que les faits ne constituent pas un délit. Le parquet avait requis un non-lieu ‘au bénéfice du doute’, et moi je l’avais requis justement parce qu’il n’y a plus de doute. Et la juge a été d’accord avec moi.”

Après cinq mois de procédure, la justice argentine a prononcé un non-lieu en faveur d’Oscar Jegou et Hugo Auradou. Toutes les charges sont donc abandonnées contre les deux joueurs de rugby, qui avaient été accusés de viol aggravé en juillet, en marge d’une tournée du XV de France.

La décision avait été mise en délibéré fin novembre par la juge Eleonora Arenas. Comme attendu au vu des dernières avancées de la procédure, cette dernière s’est donc prononcée pour le non-lieu, au terme d’une audience qui s’est tenue à huis clos au pôle judiciaire de Mendoza.

« L’acte (sexuel) était consenti, aucun crime n’a été commis et il ne fait aucun doute qu’ils sont innocents », a déclaré Me German Hnatow à l’issue du délibéré. « La réhabilitation judiciaire est acquise », s’est félicité l’avocat parisien des joueurs Me Antoine Vey, « les deux joueurs ont été victimes de fausses accusations ».

En Argentine, la femme qui avait accusé les deux rugbymen français Oscar Jegou et Hugo Auradou de viol aggravé avait fait appel du non-lieu décidé par la justice en décembre 2024.

L'examen de l'appel de la victime présumée se déroulera donc dans la journée du 10 février et à ce sujet, un rendu devrait être délivré par les juges de la cour d’appel de Mendoza deux ou trois jours plus tard. Si la requête de la plaignante était acceptée en appel, l’investigation se poursuivrait. Si elle était rejetée, maître Romano, le conseil de la plaignante, a d’ores et déjà annoncé vouloir se pourvoir en cassation.

La justice argentine s’apprête à réexaminer, ce lundi, les cas d’Oscar Jegou et Hugo Auradou, qui ont bénéficié en décembre d’un non-lieu pour un viol dont ils avaient été inculpés en juillet, une relaxe suivie dans la foulée d’un appel interjeté par la plaignante.

Cela veut donc dire que l'affaire est donc loin d'être finie et pourrait durer encore plusieurs mois. Revenus en France il y a de ça plusieurs mois, Oscar Jegou et Hugo Auradou ont eux d'abord repris le rugby avec leur club respectif avant d'être sélectionnés avec le XV de France pour disputer le Tournoi des 6 Nations 2025.

L’avocate de la plaignante a annoncé avoir fait appel de l’abandon des poursuites visant les deux rugbymen français. « Appel. Au revoir », a simplement commenté Me Natacha Romano.

La décision rendue mardi pourrait toutefois ne pas être définitive.

Confirmation du Non-Lieu en Appel

Les deux rugbymen français Hugo Auradou et Oscar Jegou, jugés en appel pour « viol avec violence en réunion » par la justice argentine, ont vu leur non-lieu confirmé mardi. La plaignante a 15 jours pour se pourvoir en cassation.

La justice argentine a confirmé mardi en appel l'abandon des poursuites à l'encontre d'Hugo Auradou et Oscar Jegou, accusés de « viol avec violence en réunion » à Mendoza (Argentine) pour des faits remontant à la nuit du 6 au 7 juillet 2024. La décision de non-lieu émise en première instance le 10 décembre dernier a donc été confirmée en appel. La plaignante a désormais 15 jours pour faire un pourvoi en cassation.

Réactions et Conséquences Sportives

Oscar Jégou et Hugo Auradou, accusés de viol en Argentine et ayant fait l'objet d'un non-lieu en première instance, sont considérés comme "innocents" par le sélectionneur du XV de France. Il a confirmé qu'ils pourront donc être sélectionnés pour le prochain tournoi des Six Nations.

Après le non-lieu prononcé ce mardi dans l'affaire Jégou-Auradou, Ronan O'Gara le manager du Stade Rochelais réagit pour la première fois après l'abandon des charges contre son joueur. Ils étaient accusés de viol aggravé en Argentine cet été sur une femme de 39 ans.

Depuis, Hugo Jegou et Oscar Jegou ont repris le rugby : en octobre pour le premier, avec Pau, en novembre pour le second avec La Rochelle.

Les deux joueurs, aujourd'hui âgés de 21 ans, avaient été inculpés de viol aggravé après la plainte d'une femme argentine de 39 ans, pour des faits présumés survenus dans leur chambre d'hôtel à Mendoza, à la fin d'une soirée très arrosée après une victoire du XV de France face aux Pumas (28-13).

D'abord placés en détention provisoire, Auradou et Jegou avaient obtenu leur placement en résidence surveillée le 12 août puis leur retour en France le 4 septembre. Le Palois avait rejoué avec son club dès le 6 octobre, quand le Rochelais avait été aligné un mois plus tard. Ils ont tout deux été rappelés avec le XV de France pour préparer le Tournoi des 6 Nations et sont entrés en jeu lors des deux premiers matches des Bleus, face au pays de Galles (43-0) et en Angleterre (25-26). Ils sont tous les deux actuellement à Marcoussis pour préparer le troisième match des Bleus en Italie (dimanche à 16 h 00).

Témoignage dans Envoyé Spécial

Alors que les deux rugbymen palois et rochelais, Hugo Auradou et Oscar Jégou, sont de retour en France ce mercredi après l'autorisation accordée par la justice argentine, la femme de 39 ans qui les accuse de viol témoigne pour la première fois dans la presse française. Soledad a répondu au magazine de France 2 Envoyé spécial qui diffuse l'entretien le jeudi 12 septembre.

"Ils m'ont brutalisée et considérée comme un morceau de viande", explique cette mère de deux enfants, ce que contestent les deux joueurs qui parlent d'une relation sexuelle consentie. Toujours inculpés pour viol aggravé, ils espèrent bénéficier d'un non-lieu d'ici la mi-septembre.

Sur son compte X, Envoyé Spécial a publié un extrait du témoignage de Soledad ce mardi. Elle y raconte sa version de la nuit du 6 au 7 juillet, où elle a rencontré Hugo Auradou dans une boîte de nuit à Mendoza. "Quand il m'a proposé d'aller boire quelque chose dans son hôtel, j'ai dit oui", dit-elle dans des messages vocaux envoyés aux journalistes du magazine. Elle affirme lui avoir ensuite demandé de la laisser rentrer chez elle "car il était tard. Avec la tête il m'a dit non, non non. Il m'a attrapé le cou. Il m'a mise sur le lit. Il m'a déshabillée comme une brute. Il m'a tirée hors du lit alors que j'étais nue et il m'a soulevée par le cou, à tel point que je n'avais plus d'oxygène. J'ai essayé de réagir en le giflant. Au lieu de l'arrêter, cette gifle l'a incité à continuer".

Selon la plaignante, quelques minutes plus tard, Oscar Jegou est entré dans la chambre, "au lieu de m'aider, il a abusé de moi une fois, sans préservatif". Soledad précise quà ce moment-là, elle était aphone, qu'elle ne pouvait pas crier car elle avait "les cordes vocales abîmées".

Affaire Auradou-Jegou : la justice relève des contradictions dans le récit de la plaignante

Tableau récapitulatif des événements clés :

Date Événement
6-7 juillet 2024 Incidents présumés à Mendoza
Juillet 2024 Arrestation des joueurs
Août 2024 Libération et assignation à résidence
4 septembre 2024 Retour des joueurs en France
10 décembre 2024 Prononcé du non-lieu
Février 2025 Confirmation du non-lieu en appel

L'équipe de France de Rugby.

La femme accusant les rugbymen français de viol aggravé « continue de souffrir » et de défendre sa vérité, un an après le début d’une affaire conclue par un non-lieu. Un nouveau recours sera jugé ces prochains mois par la Cour suprême de Mendoza (Argentine).

Alors qu'un nouveau recours déposé par la plaignante sera jugé ces prochains mois, Hugo Auradou dispute la tournée d'été des Bleus en Nouvelle-Zélande.

C’était il y a un an : une tournée d’été du XV de France en Amérique du Sud, un succès contre l’Argentine à Mendoza (28-13), une troisième mi-temps alcoolisée, l’exclusion du groupe bleu de Melvyn Jaminet à la suite de la diffusion d’une vidéo dans laquelle il tenait des propos racistes, et le début de la retentissante affaire Auradou-Jegou, du nom des deux joueurs accusés de « viol aggravé en réunion » par une femme de 39 ans, quelques heures après cette nuit du 6 au 7 juillet 2024.

Arrêtés, temporairement incarcérés puis mis en examen pendant près de cinq mois, le deuxième ligne de Pau et le troisième ligne de La Rochelle avaient finalement bénéficié d’un non-lieu le 10 décembre.

Tout a commencé vers 4 h 30 du matin dans une boîte de nuit de Mendoza. La victime s’est rendue à l’hôtel avec l’un des accusés, identifié en premier lieu comme Hugo. Lorsqu’elle se rend compte de la situation, elle lui demande d’aller aux toilettes mais il s’aperçoit qu’elle veut s’enfuir. Il l’attrape immédiatement, la jette sur le lit, commence à la déshabiller et se met à la frapper sauvagement d’un coup de poing, dont l’hématome est visible sur le visage de la victime. Il l’étouffe, au point qu’elle a l’impression de se sentir partir. Une heure plus tard, le deuxième participant, qui s’appelle Oscar, entre dans la chambre et commence sauvagement à commettre les mêmes actes de violence et d’abus sexuel. Ensuite, cet individu part prendre un bain, et Hugo continue à se servir d’elle, en lui donnant différents coups. C’est-à-dire qu’elle (a des traces) de morsures, des griffures, des coups sur les seins, les jambes et les côtes marquées dans le dos. Jusqu’à ce qu’un des deux hommes s’endorme. Hugo continue. Elle tente de s’échapper au moins cinq fois. Cela s’est répété trois ou quatre fois encore, jusqu’à ce qu’il finisse par dormir. Le procureur est en train de finaliser la définition des infractions. Il s’agit d’une enquête pénale préliminaire. Il y a une privation de liberté pour ne pas l’avoir autorisée à partir lorsqu’elle l’a demandé. La violence sexiste est extrême, le dénigrement l’est lui aussi. Il s’agirait d’une agression sexuelle particulièrement atroce, avec accès charnel, avec la participation de deux personnes, avec violence. On a d’abord dit qu’il s’agissait d’une jeune fille qui cherchait sa chance dans une boîte de nuit. Oui. Il y a un manque d’ancrage. Ils n’ont pas d’adresse réelle en Argentine, et encore moins à Mendoza.

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