Les Minions : Histoire d'un Phénomène Mondial Né en France

À l'occasion de la sortie au cinéma du quatrième volet de "Moi, moche et méchant", plongeons dans l'univers des Minions, ces créatures jaunes drôles et attendrissantes, créées par un studio français et qui sont à l'origine de nombreuses images et vidéos partagées sur internet. Il suffit de quelques syllabes prononcées pour les reconnaître. Les Minions, ces créatures aussi terribles qu'amusantes, fabriquées à partir de pilule jaune, sont de retour au cinéma.

"Moi, moche et méchant 4", le quatrième épisode de la franchise, sort ce mercredi en salles. Inventés par Illumination, un studio d'animation français, ces personnages déjantés et intenables enchaînent les bêtises, pour le plus grand plaisir d'Isaac. "Quand j'étais petit, je rigolais beaucoup, et maintenant je regarde les films avec mon frère", explique le garçon de 12 ans. Les Minions séduisent plusieurs générations. "On les adore, ils sont drôles !" lance un couple de trentenaires, fans de la saga, et qui ont déjà prévu d'aller voir ce quatrième volet.

En 2015, l'humour des Minions avait convaincu plus de 12 millions de Français, avec la sortie du premier film qui leur était entièrement dédié. La force comique de ces personnages réside dans leur langage, le "Minionese", un mélange de plusieurs langues qui n'a aucune signification. Depuis, le web est envahi de gifs et de vidéos à l'effigie des Minions, comme une preuve de leur popularité mondiale.

Lors de la finale du Super Bowl, le célèbre tournoi de football américain, Universal a sorti une bande d'annonce pour ce quatrième volet de "Moi, moche et méchant". Le studio américain a voulu se moquer des préoccupations autour de l'intelligence artificielle. Le résultat est cette courte vidéo amusante.

Minions | Super Fans Spot (HD) | Illumination

L'Invasion des Minions : Du Cinéma au Phénomène Culturel

Le phénomène a pris une autre tournure lors de la sortie du film "Les Minions 2 : il était une fois Gru", il y a deux ans. Des spectateurs se sont habillés à la manière de Gru, le personnage principal de la franchise, pour aller voir le film au cinéma. Portant un costume et des lunettes noires, ils se sont surnommés les "Gentleminions", une expression alliant le terme anglais "gentlemen" et le nom des créatures du film. Certaines salles britanniques avaient alors interdit l'accès aux groupes d'adolescents costumés.

L'image des Minions a été utilisée de nombreuses fois en marge des films qui leur sont consacrés, notamment lors des fêtes de Noël, avec un "Jingle Bells", interprété dans la langue des Minions : Ils sont partout. En héros de BD, sur les paquets de produits alimentaires, dans les menus d'une grande chaîne de restauration rapide et le 8 juillet prochain au cinéma. Mais comment ces seconds rôles de "Moi Moche et Méchant" sont-ils nés et devenus des stars ?

En mai 2013, au moment de la sortie de "Moi, moche et méchant 2", nous avions interviewé Eric Guillon, Nantais d'origine, directeur artistique aux studios Universal, installé à l'époque à Los Angeles. "Ce n'est pas nous qui avons décidé de ce film...", explique le président d'Illumination Entertainment, filiale indépendante d'Universal Studios, Chris Meledandri, "ce sont les Minions qui l'ont imposé !

« C’est le mélange...", explique Chris Meledandri, "entre leur graphisme, la manière dont ils sont animés et les voix qui les personnalisent, le tout sous la direction de Pierre et Kyle et précédemment de Pierre et Chris qui les rend tellement uniques et aussi irrésistibles. La dualité de la nature de leur caractère et les contradictions qui les animent les rendent plus qu’adorables. Leur aspiration à être méchants alors qu’ils sont foncièrement bons nous est familière à tous. Cette facilité d’identification et d’attachement est la clef des films d’Illumination Entertainment.

"Les Minions", sorti dans une dizaine de pays, a déjà atteint, selon le site filmdeculte la deuxième place du box-office mondial avec 36 millions de dollars derrière "Jurassic World". Pendant ce temps-là Eric Guillon travaille déjà sur le troisième volet de "Moi, moche et méchant" qui devrait sortir en juin 2017.

Les Minions bientôt au cinéma et d'ores et déjà en BD. Il y pensait parfois au milieu de la nuit, pendant que sa femme et ses deux enfants dormaient à poings fermés. Il les dessinait dans sa tête, s’imaginait leurs visages, leurs mimiques. Comment les représenter ces « ouvriers apathiques mais attachants, à la solde d’un héros maléfique », évoqués dans le scénario ?

Éric Guillon se disait que ces producteurs américains avaient décidément de drôles d’idées. Au mois de décembre 2007, il a d’abord proposé des personnages de mécaniciens « à l’allure franchouillarde qui n’en fichaient pas une », cigarette au bec et clé à molette à la main. Dans la veine de l’illustrateur Voutch, l’un de ses modèles, il a ensuite essayé des robots chromés, des crapauds rougeauds, des monstres à têtes de poissons... Rien ne convenait tout à fait.

Son ami Pierre Coffin, le réalisateur qui avait fait appel à lui, trouvait qu’il manquait toujours quelque chose. Alors chaque matin, Guillon se remettait à l’ouvrage, au premier étage de son pavillon de Clamart, dans la banlieue parisienne. « C’est dans la solitude que naissent les idées, pas à sept autour d’une table de réunion », raconte-t-il aujourd’hui d’une voix douce et apaisée. Pour s’aérer l’esprit, il allait courir dans la forêt de Meudon.

Un jour, après six mois de doutes et d’esquisses empilées sur la table à dessin, il a fini par griffonner ces créatures jaunes en forme de gélules, vêtues d’une salopette bleue. « Je leur ai ajouté des lunettes de soudeur pour donner plus d’expressivité, plus d’émotion », se souvient-il. Les producteurs ont aimé. Ils lui ont juste demandé de gommer les bourrelets, histoire d’affiner les lignes.

Huit ans plus tard, les dirigeants des studios Universal peuvent danser sur les tables : avec 1,2 milliard de dollars de recettes au box-office, Les Minions viennent d’entrer dans le classement des dix plus grands succès de l’histoire du cinéma derrière La Reine des neiges, Harry Potter ou Avengers. Après des débuts comme sous-fifres azimutés dans les deux premiers Moi, moche et méchant, ils sont devenus les vedettes d’une superproduction entièrement à leur gloire.

De Tokyo à San Francisco, près de cent millions de spectateurs ont vu ces affreux jojos se déhancher sur un air des Village People entre deux mauvais coups. Les gamins de moins de dix ans en sont dingues. Il faut les voir hurler sans raison « Bananaaa » comme leurs idoles pour prendre la mesure du phénomène culturel et marketing.

Par la magie des produits dérivés, les Minions se multiplient maintenant à l’infini sur les serviettes de bains, pantoufles, paquets de céréales, tubes de dentifrices, jusqu’aux boîtes de confiseries. Au point que la très sérieuse National Review, revue de référence du Parti républicain américain, se demande si ce gang d’hurluberlus disposés à obéir aveuglément au plus cruel des chefs ne réprésenterait pas en réalité la masse des supporters de Hillary Clinton...

Osons une théorie moins fumeuse : si les Minions ne ressemblent pas aux héros bien élevés de Disney et Pixar, c’est parce qu’ils ont été conçus par une bande de Français rebelles. Autour d’Éric Guillon, l’auteur des premiers croquis, se sont activés des copains illustrateurs, programmateurs, infographistes, tous salariés du studio parisien Mac Guff. Installés dans un ancien garage Citroën du XVe arrondissement, à deux pas du Champ-de-Mars, ces professionnels de l’animation ne se sont pas contentés d’un rôle de sous-traitants.

Au départ, ils devaient produire des milliers d’images à la chaîne pour un film d’Universal. À l’arrivée, ils ont créé une trilogie qui n’a plus grand-chose à voir avec la commande. Ils ont remanié les scénarios, développé les seconds rôles, inventé des dizaines de situations burlesques. Avec le recul, ils sont presque gênés de l’avouer : sans préméditation, ils ont changé le cours d’une production hollywoodienne pour en faire un étrange objet cinématographique. « C’était une aventure incroyable, nous a confié le coréalisateur Kyle Balda, un ancien de Pixar installé à Paris depuis quinze ans. On avait parfois l’impression de reconstruire à toute vitesse un avion qui avait déjà décollé. »

Jacques Bled et son acolyte Pierre Coffin arpentent les allées du festival de Cannes pour provoquer le destin. Le premier, fondateur de Mac Guff, a recruté le second comme réalisateur au début des années 2000. Il le tient pour un prodige de l’animation. Il l’a fait travailler sur les effets spéciaux de spots publicitaires avant de lui confier la fabrication de la série Pat et Stan, les tribulations d’un hippopotame facétieux et d’un chien grincheux diffusées sur TF1 durant trois saisons. Les deux complices rêvent de cinéma.

Ils viennent de passer 15 mois sur l’adaptation du roman de Roy Lewis Pourquoi j’ai mangé mon père (Hutchinson, 1960) mais l’histoire s’est terminée dans la douleur : ils ont claqué la porte à cause d’un producteur « trop directif », « enfermé dans ses certitudes ». Ils veulent désormais monter leur propre long-métrage : Bones Story, les aventures d’une famille de squelettes tout ce qu’il y a de plus normal, genre classe moyenne pavillonnaire, avec mamie devant la télé du salon et animal de compagnie sur le canapé.

Coffin et Bled ont préparé un pilote de huit minutes pour attirer les producteurs. Une projection est organisée dans une salle du Palais des festivals. Parmi l’assistance, les initiés reconnaissent le crâne dégarni de Chris Meledandri, père de la trilogie L’Âge de glace - une légende depuis qu’il a amassé 2 milliards de dollars de recettes au box office. Après quinze années passées à la Fox, Meledandri s’apprête à créer Illumination Entertainment, la division animation d’Universal. Il cherche des idées, des talents.

L’extrait présenté est un bijou d’humour noir et de virtuosité technique. À la fin de la séance, le producteur tend sa carte de visite à Jacques Bled. « Venez me voir en Californie », lui glisse-t-il. Le rendez-vous a lieu six mois plus tard, dans les bureaux d’Illumination à Santa Monica, à la lisière de Los Angeles. Ce jour-là, Bled se montre aussi curieux que méfiant. Proche de Philippe Starck et de Jean-Paul Goude, cet ancien habitué des nuits aux Bains-Douches a vu son ami Jean-Christophe Comar (dit « Pitof ») se faire marginaliser par la machine Warner lors du tournage de Catwoman (2004). Il s’attend à rencontrer un tycoon insupportable ; il découvre un homme « direct et affable », qui lui lance d’emblée : « Si on bosse ensemble, tu n’auras affaire qu’à moi. »

Le courant passe. Chris Meledandri lui détaille sa vision du métier : dans sa logique, les films d’animation doivent coûter 70 millions de dollars maximum et être bouclés en trente mois. Deux fois moins de temps et d’argent qu’un Disney ou un Pixar. Mais pour Bled, c’est déjà un autre monde : les budgets de Kirikou et d’Azur et Asmar, ses deux grands succès de producteur, n’ont pas dépassé dix millions d’euros chacun.

À la fin de la discussion, le nouvel homme fort d’Universal lui remet un dossier : « Montre ça à Pierre et dis-moi si ça peut l’intéresser. » Quelques jours plus tard, à Paris, Pierre Coffin a du mal à cacher sa désillusion. Meledandri n’a pas envie de financer Bones Story. Il a seulement pensé à lui pour réaliser un film écrit par Sergio Pablos, auteur du remake de Tarzan (1999) pour Disney. L’intrigue tient en quelques lignes : un agent secret nommé Gru veut devenir le plus grand méchant de tous les temps en dérobant la lune.

« Le keynote [document de présentation] était super faiblard, trop linéaire, une suite de saynètes sans intérêt, se souvient Pierre Coffin en remontant les manches de son sweat à capuche Converse. En plus, ce n’était pas mon film et j’avais envie de me sentir chez moi. » Jacques Bled insiste. L’argument économique n’est pas négligeable. Il y aurait du travail pour les équipes de Mac Guff durant des années. La maison, spécialisée dans la production d’images de synthèse depuis 1986, serait moins dépendante des commandes publicitaires. Il prend son ami par les sentiments : « Si tu ne fais pas ce film, je n’y vais pas non plus. C’est peut-être la chance de notre vie mais je m’en fiche. On le fait ensemble ou pas du tout. » Coffin, touché, finit par accepter. Le projet s’appelle Despicable Me. Il sera traduit en français par Moi, moche et méchant.

La Naissance d'une Langue : Le Minion

Comment travaille-t-on pour une major américaine ? Quels sacrifices artistiques faut-il consentir au marketing ? Reste-t-il encore de la place pour la création ? Très vite, le réalisateur français découvre toute l’ambiguïté des méthodes hollywoodiennes : d’un côté, on lui impose un rétroplanning calibré sur trois ans, une visioconférence chaque jeudi soir avec Meledandri, des points réguliers avec les équipes commerciales ; de l’autre, on le laisse s’approprier le scénario. Il commence par densifier le caractère de Gru. « Je me demandais : “Que fait un ­super-méchant quand il n’est pas occupé à détruire le monde ? Il a des problèmes avec la sécu ? Il a oublié de payer l’électricité ?”»

À son ami Guillon, il confie le soin de dessiner Gru sur le modèle de Blofeld, l’ennemi juré de James Bond et chef du Spectre, un grand chauve vêtu d’un col Mao. Puis il demande à son directeur d’animation, Pierre Leduc, de mettre en mouvement le personnage à la manière d’Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux (1991), avec le regard inquiétant de Louis Jouvet dans Salonique, nid d’espions (1937). Il faut 24 images pour obtenir une seule seconde à l’écran, pas question de se tromper.

« Un personnage qui se gratte les fesses à l’écran, c’est une semaine de travail », prévient Pierre Leduc. Dans l’esprit de Coffin, le héros doit être subtilement cruel, capable de consoler un enfant dans la rue en lui offrant un ballon gonflable qu’il s’empresse aussitôt d’éclater. Pour devenir sympathique, il a aussi besoin de compagnons de jeu. Le scénario n’en prévoit pas ? Il y a bien cette scène où Gru prononce un discours devant une foule de serviteurs, les Minions, mais c’est le seul instant où ils apparaissent*. « On va les exploiter davantage »,* lance Coffin à ses équipes. Après tout, Guillon a mis six mois à coucher ces drôles de zigotos sur le papier. Ils méritent bien une promotion.

La mission est confiée à Élisabeth Patte, chef animatrice du studio Mac Guff. C’est la plus fidèle collaboratrice de Pierre Coffin. Dans les années 1990, elle travaillait sous ses ordres chez ExMachina, ancienne filiale de Thomson spécialisée dans l’animation. Elle connaît son humour par cœur. Elle a passé tant de soirées à ses côtés. « Ça m’a coûté mon petit copain de l’époque, se rappelle-t-elle dans le café du canal Saint-Martin où elle a ses habitudes*. Pierre était un pur esprit qui s’exprimait à travers le dessin. Même pour draguer les filles, il griffonnait sur des coins de nappe. »* Avec lui, elle a redessiné « Didy », l’écureuil de la Caisse d’Épargne, puis « Dédé », le cochon de la Française des Jeux.

Lorsqu’elle découvre les croquis des Minions à l’automne 2008, c’est la déception. Ces bestioles n’ont ni cou ni sourcils : comment les rendre vivantes ? « Au studio, tous les animateurs les détestaient », confie-t-elle. Sans prévenir personne, elle modifie la scène du discours, en ajoutant des « micro-gags » en arrière-plan : ici, deux Minions s’embrassent à pleine bouche ; plus loin, d’autres échangent des coups de poings ; un dernier tire une roquette sur ses congénères. On s’écarte du scénario mais qu’importe. Coffin adore.

Le jeudi suivant, il profite de la visioconférence avec Meledandri pour soumettre la séquence remaniée. « Génial ! s’exclame le producteur américain. Si c’est validé au screening, on pourra mettre les Minions sur l’affiche. Le screening. L’un des secrets les mieux gardés d’Hollywood. Le terme désigne les projections privées organisées par les grands studios pour tester leurs films en cours de réalisation.

Sitôt qu’une tranche de vingt minutes est dans la boîte, des cabinets d’études marketing la présentent à un panel de spectateurs qui ont signé au préalable un contrat de confidentialité. À la fin de la séance, chacun remplit un questionnaire pour donner son avis sur l’extrait. Si l’un des sondés signale un passage difficile à comprendre, une expression déplacée, des longueurs dans le récit, allez hop, poubelle. Chez Universal, l’exercice est pris très au sérieux. Chaque scène de Moi, moche et méchant est soumise à une pré-approbation du public. La production veut savoir si l’humour potache des Frenchies passe auprès des Américains.

Le verdict du screening est sans appel : les spectateurs en redemandent.

Un nouveau film commence. À la tête de son équipe de sept animateurs, Élisabeth Patte est chargée de glisser des Minions un peu partout : à droite du logo durant le générique, dans le vaisseau spatial de Gru, au spectacle de fin d’année des trois orphelines. « On devait les voir mais pas trop, se rappelle la jeune femme au regard espiègle. Il ne fallait quand même pas voler la vedette au héros. » Elle se permet toutes les audaces, comme cette scène où un Minion grimpe sur une photocopieuse pour immortaliser son postérieur. Ça passe. Les screenings sont excellents. Même les producteurs américains se prennent au jeu. Ils demandent à Elisabeth de concevoir une saynète dans laquelle un Minion serait pris d’incontrôlables flatulences. Elle accepte, presque désolée. « Ça les faisait mourir de rire, raconte-t-elle. Comme quoi, l’humour... »

L’invasion des petites créatures jaunes change la donne. « Elles ne pouvaient pas rester muettes, c’était impensable », se souvient Pierre Coffin. Un soir, devant son MacBook, il s’amuse à enregistrer sa voix sur les images d’un Minion qui lance une bombinette au milieu de l’assemblée. Il se met à dire n’importe quoi à toute vitesse, avant de hurler : « Pancaaake ! » au moment de l’explosion. Il repasse ensuite la bande dans un logiciel d’effets sonores pour obtenir un phrasé plus rapide, plus aigu, proche de celui d’un cartoon. Le lendemain, quand il fait écouter sa bidouille chez Mac Guff, les collègues manquent de se rouler par terre. « T’as plus le choix, lui lancent-ils. Tu vas devoir enregistrer toutes les voix des Minions. »

Les mois suivants, Pierre Coffin imagine une nouvelle langue ex abrupto : le Minion. Il mélange de vrais mots piochés dans le registre de la cuisine du monde (Yakitori pour dire « en avant » ; Tikka masala pour « ouvrez-moi ») avec des onomatopées à consonances hispano-italiennes (Speta pour « regarde » ; Tatata Balatoo, « je te déteste » ; Helopo, « à l’aide »). Il constitue un nouveau lexique, privilégie la musicalité, s’amuse à glisser dans la bouche de ses personnages des expressions comme « faut pas pousser mamie ». Pour les chiffres, il emprunte le système numérique coréen : hana, dul, set (un, deux, trois). Souvent, il teste le volapuk auprès de ses jeunes enfants. « J’ai utilisé plein de p et de t et les mots finissent en principe par des i, des o e...

Ce qui me plaît le plus, c’est sans doute le langage des Minions ! Qui est un mélange de différentes langues mais aussi de mots inventé et qui pourtant ont un sens. Cela rajoute du comique à n’importe qu’elle situation « Hello Papagena ! J’ai passé un super moment en plus en 3D d’était top ! On retrouve pleins d’allusions comme la célèbre photo des Beatles traversant une rue. La Bande Originale du film est aussi top, contrairement aux films d’animations pour enfants signé Disney, c’est une vraie B.O. Vous aussi vous êtes fan des Minions ?

Les Minions au Super Bowl

Si les New England Patriots, emportés par Tom Brady, ont remporté le 49ème Super Bowl face aux Seahawks de Seattle, une flopée de nouveaux trailers, audience oblige, ont été dévoilés. Dans ce nouveau spot TV en slow motion, les Minions s’entassent dans un stade de football américain et parodient les excès des supporters du célèbre événement sportif. Une voix-off épique et grave annonce qu’ils sauteront partout, renverseront leurs boissons sur leurs partenaires et iront même jusqu’à enlever leurs éternelles salopettes bleues (âmes sensibles s’abstenir) tout simplement "parce que se sont… des Minions !" Les studios d’animation se positionnent déjà pour gagner le cœur des Américains.

Les Minions se déroulera à New York dans les années 60 alors que Kevin, Stuart et Bob, trois intrépides bonshommes jaunes sont à la recherche du maître le plus moche et le plus méchant qui soit pour se mettre à son service.

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