Le sexisme dans le football demeure une problématique prégnante, malgré les avancées notables en matière de féminisation du sport. Cet article examine les statistiques révélatrices de cette inégalité et met en lumière les initiatives entreprises pour combattre le sexisme et promouvoir l'égalité dans le monde du football.

Intérêt croissant des femmes pour le football
Selon une enquête menée entre novembre et décembre 2023 auprès d'un échantillon de 2042 Français de 16 à 75 ans, 36% des femmes se disent intéressées par le football et 32% par le tennis. Le sondage souligne également que les femmes représentent désormais "40% des personnes intéressées par le football", selon la LFP, la part la plus importante jamais enregistrée et un chiffre en constante augmentation, depuis le lancement de l'étude en 2008. Quelque 6,3 millions de femmes supportent désormais un club de Ligue 1 ou de Ligue 2, soit environ 900.000 personnes supplémentaires en un an, affirme encore la LFP.
Engagement de la LFP contre le sexisme
Pour répondre à ces augmentations, l'instance, à l'occasion du 8 mars, annonce son engagement avec l'association "Her Game Too" ("son jeu à elle aussi") qui lutte contre le sexisme en tribunes. Un film de sensibilisation sera diffusé ce week-end dans tous les stades de Ligue 1 et de Ligue 2. Les joueurs seront accompagnés de jeunes filles à leur entrée sur le terrain et les coups d'envoi fictifs des rencontres seront également donnés par des filles.
"D'autres actions doivent être menées par les clubs et notamment ceux comme Bordeaux et Saint- Étienne avec qui nous sommes partenaire" ajoute Anoush Morel, présidente de Her Game Too France et ambassadrice de l'association pour le Paris SG. "L'idée, c'est de montrer que la femme est une supportrice comme une autre, avec les mêmes aspirations. Elle n'a rien d'exceptionnel: elle aime simplement le foot. Comme un homme", insiste-t-elle.
Pour lutter contre les clichés tenaces et les violences sexistes qui accompagnent la venue des supportrices au stade, Her Game Too née au Royaume-Uni et arrivée en France en 2022, se veut un point de contact entre les clubs et leurs supporters. "On a noué des partenariats avec Rennes, Auxerre, Saint-Étienne, Bordeaux et désormais Toulouse et Troyes. On a des ambassadrices dans d'autres clubs, mais pas tous, on se développe encore" précise Anoush Morel.
Les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge
Si les femmes peuvent légalement pratiquer tous les sports à condition de trouver un club, les stéréotypes sexistes persistent et les femmes ont du mal à se faire une place dans des sports traditionnellement considérés comme masculins. L’égalité d’accès au sport des filles et des garçons est en bonne voie, même si de nombreux freins subsistent.
À commencer par des stéréotypes que les femmes ont totalement intégrés, et ce dès le plus jeune âge. « Personne n’a dit à la petite fille de 3 ans de rester sagement assise dans la cour de récréation à parler avec ses copines, quand les petits garçons courent dans tous les sens, explique Nicole Abar, ancienne internationale de football et championne de France, fondatrice de l’association Liberté aux joueuses.
La cour de récréation, premier lieu sexiste ? De nombreuses études montrent qu’en termes d’occupation les petits garçons se trouvent « à l’espace central, sur le terrain de foot », et les petites filles « sur les côtés et près des toilettes ». C’est ce que pointe la 4e consultation nationale des 6-18 ans de l’Unicef, qui a interrogé 26 458 enfants et adolescent·es.
« Pour les garçons, pointe le rapport, jouer avec les filles interroge leur appartenance au groupe de pairs sous l’angle de ce qu’être un garçon signifie. Plus on grandit à l’école élémentaire, plus cette injonction prend de la place, on entend les garçons parler des « petits jeux de filles ».
Catherine Louveau, sociologue et experte du collectif Égal Sport, cofondé par Nicole Abar (voir encadré), a étudié les catalogues 2017 de Decathlon, Intersport, Go Sport et Sport 2000 : les filles n’apparaissent que dans un tiers des photos et principalement dans les rubriques danse et fitness. De quoi conforter, voire renforcer les stéréotypes… qui se retrouvent aussi sur le terrain.
Ainsi, la danse est-elle à 90 % féminine alors que le football et le rugby sont à 90 % masculins. Le 6 mars, Nicole Abar a lancé une campagne de crowfunding pour la fabrication de dix baby-foot mixtes, pour attirer l’attention sur la Coupe du monde féminine de football qui se déroulera pour la première fois en France en juin et juillet. « Nous faisons fabriquer la figurine d’une joueuse de football par l’entreprise française Bonzini, leader du secteur, précise-t-elle.
Les femmes dans l'arbitrage
En France, lors des matchs de football, coups d’envoi, pénaltys et hors-jeux sont sifflés majoritairement par des hommes. Parmi les 20 000 arbitres de la Fédération française de football (FFF), seulement 1 000 sont des femmes. Elles ne représentent que 5 % des arbitres dans l’Hexagone. Dans le vaste univers du football, la sous-représentation féminine n’épargne pas seulement le corps arbitral, elle s’étend à tous les niveaux.
Elles sont 225 817 à avoir la licence sur 2,22 millions de licencié·es, 181 009 footballeuses sur 1,87 millions de joueur·euses. Et parmi les 258 604 dirigeant·es, elles ne sont que 36 000. Les chiffres du foot ne sont pas favorables aux femmes. Pourtant, de grands noms ont percé dans l’histoire de l’arbitrage féminin.
Nelly Viennot fait partie des pionnières. Elle est la première femme à arbitrer un match de D1, le PSG-Martigues au Parc des Princes, en 1996. La même année, elle est la seule arbitre de France sélectionnée pour les Jeux olympiques (JO) d’été à Atlanta. Elle participe ensuite aux épreuves de sélection des arbitres pour la Coupe du monde de football de 2006, du jamais vu pour une femme.
Quant à Sabine Bonnin, elle est la première à avoir dirigé un match professionnel de Ligue 2, Angers-Tours le 24 octobre 2008, et siège, depuis 2017, à la Haute Autorité du Football. Enfin, Stéphanie Frappart, classée parmi « les 30 qui font le foot français » selon L’Équipe, est la première femme de l’histoire à arbitrer un match de Coupe du monde masculine, Costa-Rica-Allemagne, le 1er décembre 2022 au Qatar.
Malgré leurs compétences, les femmes ne sont pas souvent sollicitées pour arbitrer des matchs de football. En effet, il est intéressant de consulter la page internet de la FFF qui répertorie les arbitres ayant officié en finale de Coupe de France de 1918 à 2022. Sur les 103 finales disputées (une finale n’a pas été jouée en 1992), seul un nom féminin apparaît : celui de Stéphanie Frappart en 2022.
D’une manière générale, les femmes officient le plus souvent dans les plus basses divisions du football masculin, se retrouvent en position d’arbitres assistantes ou sont affectées à l’arbitrage des matchs féminins, réputés moins prestigieux. Elles ne sont que trois (contre 86 hommes) à œuvrer dans les championnats professionnels masculins de hautes divisions : Stéphanie Frappart, arbitre centrale en Ligue 1 ainsi que Manuela Nicolisi et Camille Soriano, arbitres assistantes en Ligue 2.
« C’est difficile de traiter une femme d’enculée. Mais on a droit à ‟Va faire la vaisselle !” ou à ‟Va jouer à la poupée !” », confie Sabine Bonnin au journaliste Bruno Lesprit (Le Monde, 12/12/2008). Le 22 novembre 2008, lors de la rencontre Quimper-Saint-Malo, qu’elle arbitre, elle doit composer avec les réactions des joueurs, mais aussi avec celles du public, qui lui lance des « Connasse ! », « Retourne dans ta cuisine ! » ou « T’es dépassée ma pauvre ! ».
Parfois, les agressions sont non seulement verbales, mais aussi physiques. Mélissa Plaza, ex-joueuse professionnelle internationale, remarque dans #MeFoot (2019) que les footballeuses, et les femmes d’une manière générale, « ont trop souvent l’impression de s’incruster dans un monde qui ne veut pas d’elles ».
Le seul arbitre français retenu pour arbitrer l’Euro 2024 en Allemagne et les JO de Paris 2024 est François Letexier, laissant Stéphanie Frappart hors-jeu pour ces grands rendez-vous sportifs.

Étude sur la discrimination de genre dans le football
Mercredi dernier, une étude menée par le groupe Women in football a publié les résultats d’une étude menée en mai 2024 auprès de 995 femmes travaillant dans le monde du football, et les résultats sont inquiétants. Sur ces 995 femmes, 89% ont déclaré avoir déjà été victimes de discrimination. Des chiffres en hausse par rapport aux dernières études en la matière : 82% en 2023 et 66% en 2020.
Pire encore, l’étude pointe du doigt l’inaction autour de ces actes discriminatoires : parmi les personnes ayant rapporté un de ces actes, 60% déclarent qu’aucune action n’a été engagée. Pire encore, 16% de celles-ci ne se sont pas senties écoutées lorsqu’elles ont dénoncé ces discriminations.
La directrice de Women in Football, Yvonne Harrison, déclare : « Tout le monde sait que la discrimination de genre existe dans le football. Mais le problème n’est pas juste que cela arrive. Il y a un plus grand problème concernant la manière de gérer ces cas. Quand la discrimination de genre arrive, beaucoup de femmes ne sentent pas qu’elles peuvent le signaler, et quand elles le font, trop souvent il n’y a pas d’actions.
#BalanceTonSport : des témoignages forts contre le sexisme dans le sport
Il faut se rendre compte que ces comportements là, ils font plus que fatiguer les femmes, ils font du mal. Béatrice Barbusse
Féminisation des publics de football
Afin d’analyser la féminisation des publics de football, 22 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 ont accepté de transmettre à « Ouest-France » leurs données sur le pourcentage de femmes au sein de leur stade ces dernières années. Si des spécialistes saluent une progression, ils alertent cependant sur la nécessité d’instaurer des politiques volontaristes et des mesures contre le sexisme.
Le 12 mars 2023, le groupe ultra marseillais des South Winners a déployé un tifo représentant une supportrice de dos, réalisé par des femmes du groupe, lors de la rencontre entre l'OM et le Racing Club de Strasbourg.
5, 12, 15 ou 25 % : les chiffres peuvent paraître abstraits. Pourtant, lorsque l’on s’intéresse à la place qu’occupent les femmes dans le supporterisme de football en France, le fait d’avoir des données est déjà une petite victoire.
« Dans l’ensemble, c’est difficile d’obtenir des chiffres anciens sur la place des femmes dans le sport, et donc de comparer », explique la sociologue du sport Béatrice Barbusse. Ces données prouvent également que le ressenti, largement partagé par les supporters et clubs interrogés, selon lequel il y a de plus en plus de femmes en tribunes, est fondé.
D’après une étude réalisée tous les trois ans par la LFP avec Nielsen Sports depuis 2013 et communiquée aux clubs, les publics se féminisent progressivement même s’ils demeurent très masculins. Ainsi, le pourcentage de femmes parmi les spectateurs dans les stades de Ligue 1 est passé de 11 % en 2013, à 14 % en 2016 et 16 % en 2019, pour atteindre 17 % en 2022.
« La tendance est donc bien à une féminisation continue du public depuis 2013, même si elle est un peu moins marquée en 2022 par rapport à la dernière vague de 2019 », reconnaît-t-on du côté de la Ligue. Des progrès encourageants, mais insuffisants pour l’association de lutte contre le sexisme dans le sport, Her Game Too. « On ne peut pas se féliciter de gagner seulement 6 % en 10 ans, c’est trop peu, estime leur porte-parole, Anoush Morel.
Ces chiffres sont aussi une lueur d’espoir en matière de lutte contre les discriminations. « La présence de plus en plus importante et massive de femmes, peu importe l’espace social dont on parle, contribue à faire diminuer le sexisme », note la sociologue Béatrice Barbusse. Mais il y a encore du chemin : « On est dans une période intermédiaire, la plus compliquée, où le nombre n’est pas encore suffisant pour faire reculer massivement les actes sexistes.
D’après des documents que Ouest-France a pu consulter, l’Estac Troyes est ainsi le club dans lequel le public à domicile est le plus féminin d’après l’étude de la LFP, avec 27 % la saison dernière (contre 20 % en 2019-2020). Le Racing Club de Strasbourg (26 % en 2022-2023) et l’AJ Auxerre (25 %) complètent le podium.
Le cadre institutionnel du football n’offre pas plus de débouchés à une expression de la pratique et de la passion partagée. Du traitement médiatique du football féminin aux propos et attitudes discriminantes des acteurs du football professionnel, la route est longue vers l’égalité dans les pratiques sportives ou de loisirs.
Des alternatives voient le jour pour porter l’idée neuve d’un football populaire accessible à tous et toutes sur le terrain comme dans les tribunes. Certains discours en disent long sur la persistance de préjugés sexistes « admis » parmi les acteurs du football.
La condescendance est de mise lorsqu’il s’agit pour les médias d’évoquer les femmes et le football. Lorsque ce n’est pas du mépris pur et simple. Nous ne nous épancherons pas tant ces illustrations sont légion, mais vous laissons apprécier quelques exemples de machisme décomplexé : “Je ne parle pas football avec les femmes. […] Qu’elles s’occupent de leurs casseroles et puis ça ira beaucoup mieux.” Bernard Lacombe, manager de l’Olympique lyonnais.
« T’avais des grosses dondons certainement trop moches pour aller en boîte le samedi soir. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir. Elles ont progressé […] et en plus maintenant ce sont des filles.
Le manque de licenciées et les violences
Si l’on se penche sur la pratique, les données statistiques reflètent d’ailleurs ce désamour d’une façon troublante, le football est le sport qui compte le moins de licenciées (4.1%). Ce nombre ne doit pourtant pas être corrélé à une demande particulièrement faible mais bien plutôt à une volonté défaillante de la part des clubs et des équipements sportifs municipaux d’allouer des budgets suffisants aux équipes féminines.
Cette carence s’applique d’ailleurs à tous les domaines du temps libre : Des études ont fait apparaitre qu’environ 2/3 des bénéficiaires entre 8 et 20 ans de l’offre de loisirs publique ou associative subventionnée étaient des garçons.
Peu nombreuses sont les femmes qui se déplacent régulièrement au stade pour voir des matches, moins nombreuses encore celles qui ne viennent pas accompagnées. La construction clanique de la plupart des groupes de supporters explique en partie l’exclusion ou la relégation des femmes en leur sein.
Les rapports sociaux, l’entre soi qui les animent se réfèrent à des modes d’identification traditionnels pour ne pas dire réactionnaires1. Les femmes dans les groupes ultras sont très minoritaires et le plus souvent assignées à des missions subalternes.
Les références constantes à la domination masculine se manifestent dans les différents espaces occupés par les supporters (la tribune, le local, le bar ou le car lors des déplacements). Les chants valorisant la virilité de l’équipe soutenue contre la faiblesse manifestement féminine de l’équipe adverse ainsi que l’esthétique guerrière des noms des groupes de supporters, des slogans, des visuels ou du rythme des tambours, créent et exaltent un corps collectif viril.
La frénésie identitaire associée aux matches revêt parfois une fonction cathartique, « carnavalesque » dont les femmes et les immigrés sont les premières victimes.
Violent envers les femmes, le football ne l’est pas que dans la parole. L’organisation de la coupe du Monde de football s’accompagne systématiquement de la mise en place parallèle d’un véritable mondial de la traite des femmes. En 2006, on estimait à 40 000 le nombre de femmes « importées » d’Europe Centrale et d’Europe de l’Est vers l’Allemagne pour « servir sexuellement ».
Un bordel géant de 3000m2 a été érigé aux abords du Stade Olympique de Berlin pouvant accueillir 650 clients en même temps.”Sur des zones clôturées de la taille d’un terrain de football, on a construit des « cabanes du sexe » ressemblant à des toilettes appelées, « cabines de prestation ».
Initiatives et contre-culture féministe
Sur le terrain, il faut mentionner l’action des dégommeuses. Initiée en 2010 cette équipe composée majoritairement de lesbiennes militantes utilise le football comme vecteur de lutte contre les discriminations. En tribune, les supportrices soutiennent leur équipe avec la même ferveur que leurs camarades masculins. Elles investissent elles aussi les groupes de supporters, obligeant ces derniers à interroger leurs pratiques.
Ce sont par ailleurs les groupes les plus progressistes qui ont intégré l’antisexisme à leur identité affichant ce combat sur des banderoles (la Brigade Nord 99 de Hanovre intitule un tract « AGAB : All Gender Are Beautifull »), des autocollants, à travers des tracts, et lors d’occasions dédiées telles que la semaine contre les discriminations coordonnée par la FARE (Football contre le racisme en Europe) qui est l’occasion pour ces groupes de parler de sexisme en montant des expositions4, en organisant des réunions sur ce thème.
Néanmoins parce que les pratiques évoluent lentement, certaines supportrices font le choix de s’organiser entre femmes, en non-mixité, c’est le cas des SenoritHas aus Jena dont le manifeste « If I were a boy » révèle leur volonté d’exister dans les stades en tant que femme.
La lutte contre le sexisme dans les stades est donc une lutte politique dont la prise en charge résulte d’une politisation des groupes de supporters mais aussi de la résurgence d’une contre-culture féministe.
Encourager l’engagement des femmes dans ces groupes, c’est aussi affirmer l’égalité et la solidarité entre tous les supporters contre les discours des institutions qui criminalisent les groupes de supporters et en premier lieu ceux qui défendent des valeurs progressistes.
La campagne « Ich fühl mich sicher » (« je me sens en sécurité ») lancée en 2014 par le réseau F in Fuẞball combat les contrôles accrus et les campagnes anti-supporters menées par les autorités qui se justifient par l’argument de la sécurité des femmes dans les stades. De même, lorsque la Fédération Turque de Football sanctionne les supporters du Fenerbahce en leur interdisant l’accès au stade en 2011 et 2013, des milliers de femmes viennent enflammer le stade et des affrontements entre ces supportrices et les forces de l’ordre ont lieu avant la rencontre prouvant encore une fois que le supporterisme n’est pas une histoire de genre.
Tableau récapitulatif des initiatives et organisations luttant contre le sexisme dans le football:
| Organisation/Initiative | Description | Actions |
|---|---|---|
| Her Game Too | Association luttant contre le sexisme en tribunes | Partenariats avec les clubs, diffusion de films de sensibilisation, présence de jeunes filles sur le terrain |
| Liberté aux joueuses | Association fondée par Nicole Abar pour l'égalité dans le sport | Campagnes de sensibilisation, actions pour une meilleure représentation des femmes dans le sport |
| Les Dégommeuses | Équipe utilisant le football comme vecteur de lutte contre les discriminations | Actions sur le terrain |
| FARE (Football contre le racisme en Europe) | Organisation coordonnant la semaine contre les discriminations | Expositions, réunions sur le thème du sexisme |
| F in Fuẞball | Réseau combattant les contrôles accrus et les campagnes anti-supporters | Campagne « Ich fühl mich sicher » |