Passionné par le football, Joseph Gemain fonde le Stade Lavallois le 17 juillet 1902. À cette époque, la ville de Laval compte environ 30 000 habitants, et le maire est Victor Boissel.
En 1903, l'équipe du Stade Lavallois intègre le championnat de Bretagne, une compétition comprenant des clubs tels que Nantes, Vannes et Rennes. Au sortir de la Première Guerre mondiale, le Stade Lavallois rejoint la « Ligue de l’Ouest ».
Le Stade Lavallois choisit une couleur qui marquera son histoire : le Tango. L’équipe en profite également pour déménager. Pendant douze saisons, le Stade Lavallois assure son maintien chaque année, jusqu'en 1930 où il est relégué en Promotion d'Honneur.
Les années suivantes sont marquées par des succès variables, et dès 1951, les Lavallois sont relégués en PH. En 1959, Robert Heuillard devient l'entraîneur du club.
En 1964, le gardien Lavallois Jean Barré devient entraîneur-joueur. Il obtient un total de 20 victoires en 26 matchs. L’histoire est en route.
Dès leur première saison à ce niveau, les Lavallois accèdent à la finale du Championnat de France Amateur (CFA). La finale se déroule le 7 juin 1965 au Parc des Princes, et les Mayennais perdent 1-0 face au Gazelec Ajaccio. Les Tango sont rapidement réduits à 10 après la blessure de son avant-centre Jean François FORT (il n’y avait pas de remplacement à cette époque).
En 1968, Henri Bisson nomme Michel Le Milinaire entraîneur de l’équipe (il était en charge des jeunes depuis 1964). Dès sa première saison, il obtient le titre de champion du groupe Ouest de CFA. Mais en phase finale, les Lavallois s’inclinent 2-0 face à l’Union Montilienne Sportive. L’année suivante, la Fédération réforme ses championnats, et le Stade Lavallois est reversé en Division 2 (D2). C’est le début de la gloire pour les Tango.
La ville de Laval décide alors de transférer l’équipe dans un nouveau stade. En 1975, Raymond Kéruzoré signe au Stade Lavallois. La première victoire dans le monde professionnel a lieu contre le Paris Saint-Germain (2-1). Pendant plusieurs saisons, les Lavallois assurent le maintien. Au fil des années, l'équipe change. Ce dernier sera d'ailleurs le grand artisan du maintien lors de la saison 1980/1981, marquant à lui tout seul 23 buts.
En 1982/1983, Les Lavallois terminent à la 5ème place. Bien que salués par la presse nationale pour cet exploit, peu de gens imaginent les Tango faire bonne figure dans cette Coupe Européenne. Annoncés comme perdant avant même de jouer, les Lavallois réussissent l'exploit de sortir le champion Ukrainien (0-0 à Kiev, et 1-0 au retour grâce à un but de José Souto).
Jean-Michel Godard, gardien de l'équipe, restera célèbre avec cette phrase : "Ils nous ont pris pour des schtroumpfs, on les a bien schtroumpfés !". Au tour suivant, c'est une nouvelle grosse cylindrée qui se hisse sur la route du Stade Lavallois, l'Austria de Vienne. La qualification s'est jouée à rien.
1984 c’est aussi la victoire du club en Coupe Gambardella. Emmené par les Jean Luc Dogon, Bertrand Reuzeau et autre Loïc Lambert, le Stade Lavallois s’impose aux tirs au but en finale, à Tours, face au Montpellier de Laurent Blanc et Franck Passi.
En juin 1986, Henri Bisson annonce son retrait de l’équipe Lavalloise. Le football change, et Laval ne parvient pas à suivre avec les nouveaux moyens financiers des grands clubs. Petit à petit, le Stade Lavallois rentre dans le rang.

Habitués à jouer la montée dans les premières années suivant leur relégation, les Tango se retrouvent rapidement à jouer le milieu de tableau, puis le maintien. Johan Chapuis, en bon capitaine, marque le but qui permet aux Tango d’obtenir officiellement la montée à Cannes (1-1). Le lendemain, la ville de Laval organise un rassemblement entre joueurs et supporters afin de célébrer tous ensemble cet évènement.
De retour en Ligue 2 l’équilibre reste précaire. Le projet de Laurent Lairy est d’amener la stabilité et la vision à long terme, ainsi qu’implémenter une politique RSSEE (Responsabilité Sociale, Sociétale, Economique et Environnementale)qui portera le club.
Le stade actuel de Laval est le Stade Francis-Le-Basser. Durant ses 30 premières années d'existence, le club gravit les différents échelons régionaux pour accéder pour la première fois à la Division d'Honneur en 1931. C'est finalement en 1964 que Laval accède au CFA.

L'entraineur mythique du club mayennais, Michel Le Milinaire, mènera le stade tour à tour en D2 puis en D1 (1976). Le début des années 80 correspond à l'apogée du club avec deux victoires en coupe de la ligue (1982,1984), deux 5ème place en championnat (1982,1983) et une participation à la coupe de l'UEFA en 1983. Le stade lavallois réalisera un beau parcours en éliminant le Dynamo Kiev.
1983 October 19 Austria Vienna Austria 2 Laval France 0 UEFA Cup
En cette période de confinement, les clubs de football, dont le Stade lavallois, sont à l’arrêt. La rédaction des sports d’Ouest-France à Laval vous propose de revivre saison après saison les matches marquants de l’histoire des Tango, depuis la montée en D1 en 1976.
Rétrogradés administrativement en D2 la saison précédente, les Girondins de Bordeaux font l’ascenseur et remontent en D1 en terminant premiers de leur poule, comme Valenciennes. L’Olympique de Marseille, justement, remporte son deuxième titre de suite, à nouveau devant l’AS Monaco. Le PSG, Auxerre et Caen complètent le top 5.
Match Mémorable: Stade Lavallois - Amiens (5-1), le 11 avril 1992
En D2, le Stade lavallois n’a pas réussi à terminer en tête de son groupe A, comme le souhaitait le président Jean Py au terme de l’exercice précédent. Valenciennes (1er), et Angers (2e), avaient pris trop d’avance. La réception d’Amiens lors de la 31e journée ne laisse guère le choix aux Lavallois. Pour entretenir cet espoir, ils doivent l’emporter, et largement si possible, face à une formation tout juste maintenue.
La première période est assez brouillonne, mais Thiéblemont réussit l’essentiel en ouvrant le score sur un corner de Guédé (1-0, 23’). L’Ivoirien, qui joue son dernier match à Laval, est à nouveau mis à contribution, cette fois à la finition, pour redonner l’avantage aux siens à la suite d’un centre de Vandescasteele (2-1, 39’). Peu de temps avant, Bonora était parvenu à égaliser en dribblant le portier lavallois Osmond, avant de conclure dans le but vide (1-1, 33’)
Mais c’est après la pause, dans la foulée de l’exclusion de Leroy par M. Garibian, que la rencontre va basculer. Sur le coup franc consécutif au carton rouge, Vandecasteele est servi à 25 m du but de Ducci, et fait le break avec l’aide du poteau (3-1, 62’). Euphorique, l’attaquant formé au Paris Saint-Germain marque deux fois coup sur coup, en fin de partie (4-1, 82’ puis 5-1, 85’), et signe son premier coup du chapeau en D2. Lui-même n’en revient pas.
« Même un doublé, je n’ai jamais réussi ça, confiait-il à Jean-François Quenet dans Ouest-France. Enfin si, en division 3 ! Il ne faut pas oublier le facteur chance. Au match aller, le même coup franc, celui qui a amené le premier de mes trois buts, je l’ai mis sur le poteau. Celui qui dispute la première de ses trois saisons du côté de Francis-Le Basser (avant de partir à Bastia) fait preuve de modestie. »
Pourtant, combiné aux contre-performances du Mans, de Guingamp et de Rouen, son triplé permet à Michel Le Milinaire et ses hommes d’être prébarragistes à une journée de la fin. Malheureusement, la défaite à Tours lors de la 32e journée (3-2) les condamnera à la 5e place finale, derrière les voisins manceaux et Louhans-Cuiseaux.
Composition des équipes :
- LAVAL : Osmond, Ferron, Maurice, Braud, Geffroy (Strzelczak, 85’), Thiéblemont, Vidot, Pérès, Guédé, Vandecasteele, Bouzaiène (Martins, 78’).
- AMIENS : Ducci, Lucas, Leroy, Raymond, Rosset, Rivoal, Mehli, Dobelle (Pichard, 77’), Abraham, Jacquet (Guimard, 77’), Bonora.
Buteurs :
- Laval : Thiéblemont (23’), Guédé (39’), Vandecasteele (62’, 81’, 85’).
| Période | Manager |
|---|---|
| 1 juil. 2019 - | Olivier Frapolli |
| 12 févr. 2019 - 16 août 2018 | Pascal Braud |
| 18 juin 2018 - 12 févr. 2019 | François Ciccolini |
| 21 déc. 2017 - | Manuel Pires |
| 1 juil. 2017 - 21 déc. 2017 | Jean-Marc Nobilo |
| 12 avr. 2017 - | Thierry Goudet |
| 8 nov. 2016 - 11 avr. 2017 | Marco Simone |
| 24 févr. 2014 - 5 nov. 2016 | Denis Zanko |
| 1 juil. 2007 - 24 févr. 2014 | Philippe Hinschberger |
| 1 juil. 2004 - | Denis Troch |
| 14 janv. 2004 - | Alex Dupont |
| 1 juil. 2002 - | Francis Smerecki |
| 1 juil. 1999 - | Victor Zvunka |
| 1 juil. 1995 - | Hervé Gauthier |
| 1 janv. 1993 - | Denis Troch |
| 1 nov. 1992 - 14 déc. 1992 | Bernard Maligorne |
| 1 juil. 1968 - 31 oct. 1992 | Michel Le Milinaire |