Le rugby dans le sang: Origine et expressions

Sport profane ou simple amateur du ballon ovale, découvrez ou révisez la signification des principaux termes et expressions rugbystiques, afin de tout comprendre, ou presque, de la Coupe du monde.

Positions des joueurs de rugby sur le terrain

Expressions et termes clés du rugby

Le lexique du rugby n’est pas toujours facile à comprendre, mais ces expressions pour le moins imagées font également tout le charme de ce sport « de voyous pratiqué par des gentlemen », comme le dit un vieil adage anglais. Dans le rugby, le champ lexical de la « bagarre » est riche.

Attaque et progression

  • Ascenseur: Action qui consiste à soulever un partenaire lors d'une touche ou d'une remise en jeu au pied afin qu'il attrape plus facilement le ballon.
  • Cadrage débordement: Action consistant à fixer un joueur adverse en effectuant une course dans sa direction avant de le déborder par l'un des côtés grâce à un changement d'appui rapide.
  • Chandelle: Terme utilisé lorsqu'un joueur effectue, au pied, un renvoi très haut du ballon pour laisser le temps aux joueurs de son équipe de se rendre au point de chute du ballon. La chandelle est utilisée pour mettre la pression sur l'arrière ou un trois-quart à la tombée du ballon. En anglais, on parle d' « up and under », littéralement « en haut et en bas ».
  • Chistera: Geste technique compliqué, la chistera est une passe effectuée dans le dos, en projetant les bras vers l'arrière pour tromper l'adversaire. Le terme est utilisé par analogie avec le jeu de pelote basque dont la balle est lancée par un geste similaire à l'aide d'un panier en osier.
  • Dribbling: Anglicisme désignant une action par laquelle un joueur pousse le ballon avec le pied. Avec le ballon ovale, le dribbling est un véritable jeu de jonglage au pied. Il peut être tenté à l'approche de l'en-but pour éviter le plaquage d'un adversaire et plonger sur le ballon pour marquer l'essai.
  • Pick and Go: De l'anglais, ramasser et avancer. C'est un anglicisme pour décrire l'action de ramasser le ballon dans un regroupement et de repartir droit devant soi. Tactique un poil gagne petit, mais très efficace et difficile à contrer lorsque bien effectuée par le paquet d'avants. Le demi de mêlée peut également tenter le coup pour surprendre son monde et filer dans l'en-but adverse.

Défense et contact

  • Bouchon: Ce terme caractérise un gros plaquage sur un adversaire. Un bouchon a non seulement pour objectif d'arrêter l'adversaire mais aussi de lui faire passer un message clair : il ne passera jamais plus pendant le match et s'il s'y risque, il en gardera quelques souvenirs. On parle également d'un « caramel », de cartouche, d'arrêt-buffet, ou d'un « tampon ».
  • Cravate: C'est un plaquage à hauteur du cou ou du visage effectué le bras tendu. Considéré comme jeu dangereux. Cette faute peut donner lieu à l'exclusion temporaire ou définitive du joueur auteur de ce geste, souvent très spectaculaire et qui occasionne souvent des blessures graves. Synonyme : manchette (comme les boutons).
  • Fourchette: Geste d'antijeu qui consiste à piquer les yeux de l'adversaire avec deux doigts, imitant une fourchette. La fourchette est aujourd'hui sévèrement punie, et un joueur coupable peut écoper de plusieurs semaines de suspension. A ne pas confondre avec la cuillère, croche-pied effectué avec la main en se jetant derrière un adversaire en fuite, trop loin pour être plaqué.
  • Plaquage: Action de stopper l'adversaire en l'amenant au sol, après avoir attrapé ses jambes ou son torse avec le haut du corps. Un plaquage effectué trop haut (en attrapant au dessus du torse) est jugé fautif car dangereux, comme le plaquage dit cathédrale ou soleil, où le joueur plaqué est soulevé puis retourné, tête vers le sol. Un carton rouge peut sanctionner cette action.
  • Raffut: Action qui consiste à repousser un adversaire avec la main, l'autre main tenant le ballon. Pour s'assurer le maximum d'espace, le porteur du ballon cherchera à tendre au maximum son bras au risque de faire atterrir sa main sur le visage de son adversaire, ce qui peut être considéré comme indélicat.
  • Nettoyage: Action qui consiste à dégager de force les adversaires afin de libérer le ballon d'un regroupement. Moyen utilisé pour enlever des adversaires en position irrégulière et qui gênent le déroulement d'une action. Cette action est réalisée pour faciliter la passe du demi de mêlée vers ses trois-quarts. Synonyme de déblayage.

Phases de jeu spécifiques

  • Ballon mort: Quand le ballon touche la ligne de touche de l'en-but, ou frappe un objet ou quelqu'un situé au-delà de ces lignes, le ballon devient mort. De plus, lorsqu'un joueur porteur du ballon empiète sur la ligne de touche de l'en-but ou alors le sol au-delà de ces lignes, le ballon devient également mort. Enfin, lorsqu'un joueur marque un essai, le ballon devient mort.
  • Drop: C'est une action dans laquelle le ballon est lâché des mains et frappé du pied juste après son rebond au sol. Ce type de coup de pied sert pour certaines remises en jeu (renvoi aux 22 mètres par exemple), mais aussi à marquer si le ballon passe entre les poteaux (sur pénalité, transformation, mais aussi en cours de jeu, ce qui donne un drop-goal).
  • En-avant (faire un): Se produit lorsque le joueur laisse tomber ou passe le ballon en direction de la ligne de but adverse, et non en arrière comme la règle le stipule. L'arbitre siffle alors une mêlée fermée avec introduction du ballon en faveur de l'équipe adverse.
  • Essai: Action consistant pour un attaquant à aplatir le ballon dans l'en-but adverse. À l'origine (et jusqu'en 1887), le fait de porter le ballon au-delà de la ligne de but adverse ne valait aucun point, mais permettait « d'essayer » de faire passer le ballon au pied entre les poteaux pour marquer un but, et ainsi de transformer l'essai. L'essai vaut aujourd'hui 5 points, la transformation 2 points.
  • Maul: Action au cours de laquelle au moins deux joueurs viennent se lier au porteur de la balle et à celui qui l'a plaqué. Les joueurs qui s'y joignent doivent demeurer sur leurs pieds. Les joueurs de l'équipe attaquante doivent avancer vers la ligne de but adverse, sinon l'arbitre peut arrêter le jeu et ordonner une mêlée en rendant l'introduction à l'équipe qui défend. Un maul qui avance de plusieurs mètres est appelé groupé pénétrant.
  • Ruck: Regroupement de joueurs formé autour d'un joueur plaqué, où chacun doit rester debout et essayer, soit en poussant l'adversaire, soit en ramenant le ballon au pied vers son camp, de prendre possession du jeu. Contrairement au maul, autre forme de regroupement, le ballon est ici à terre.
  • Talonnage: Action effectuée par le talonneur lors d'une mêlée ordonnée, par laquelle il ramène le ballon vers son camp avec le talon. Pour faciliter ce geste, il s'appuie sur ses deux piliers. Il ne peut en aucun cas utiliser sa main pour talonner.

Autres termes et expressions

  • Botter: Ce verbe signifie taper dans le ballon au pied. Cette action est souvent effectuée afin d'atteindre une touche et repousser le jeu le plus loin de son camp. Si le joueur se trouve dans ses 22, il peut botter directement sans rebond préalable avant que le ballon ne franchisse la ligne de touche. Sauf sur un coup de pied de pénalité, la remise en jeu est effectuée par l'adversaire.
  • Coaching: Pratique qui consiste à utiliser les remplaçants de manière stratégique. Auparavant, on ne faisait entrer en jeu des remplaçants que sur blessure. Désormais, les entraîneurs (« coach » en anglais ») utilisent leurs remplaçants pour donner du sang frais ou pour apporter des changements tactiques. Un entraineur peut effectuer 7 changements pendant un match.
  • Eponge magique: Eponge utilisée par le soigneur d'une équipe pour remettre sur pied un joueur. Son caractère magique provient de son effet surtout psychologique sur le joueur sonné. En effet, cette éponge mouillée à l'eau froide n'est souvent apposée que pour calmer la douleur. Le progrès technique l'a remplacée de nos jours par une bombe réfrigérante, plus efficace quoique moins magique.
  • Good Game: "Bien joué !". C'est une expression popularisée par l'ancien capitaine de l'Equipe d'Angleterre, le sémillant Will Carling. Après chaque victoire de son équipe, connue à l'époque pour son jeu gagne-petit mais efficace (2 grands chelems en 1991 et 1992, et une finale de Coupe du monde en 1991), Will Carling se faisait un plaisir d'aller serrer la main du capitaine adverse en lui assénant d'un grand sourire un cinglant "Good Game" exaspérant. Pour l'anecdote, Philippe Saint-André n'avait pas manqué de se précipiter vers Carling après la victoire des Bleus contre les Anglais lors du tournoi des 5 Nations en 1996, pour lui adresser un "Good Game" tonitruant.
  • Gros: Terme familier qui désigne les avants. Avant l'entrée dans le professionnalisme, les joueurs de la 1ère ligne du pack (piliers et talonneur) étaient souvent affublés de ce surnom en raison de leur petite taille et de leur musculature toute en largeur au contraire des trois-quarts plus longilignes. Aujourd'hui, avec la préparation physique, ils ont perdu en bedaine et ont gagné en tonicité et en musculature sans « fioritures ».
  • Haka: Le haka est une danse rituelle du peuple maori, dont l'origine se perd dans la nuit des temps. On l'interprétait à l'occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre. Cette danse est désormais célèbre à travers le monde grâce au rayonnement centenaire, de l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise, les All Blacks. Le lien originel entre rugby et haka reste toutefois incertain.
  • Marque: Pour faire un "marque" (ou arrêt de volée), un joueur doit être sur ou derrière sa propre ligne des 22 mètres. Il doit doublement par la voix en criant "marque" et par le geste lors de la réception du ballon dans ses bras. L'arbitre siffle alors et donne un renvoi aux 22 qui doit être frappé par le joueur qui a fait "marque".
  • Mouches ont changé d'âne: A l'origine, cette expression nous vient de La Fontaine et de sa fable « la Mouche du coche ». Dans le contexte rugbystique, cette expression est usitée lors d'un retournement brutal de situation en cours de rencontre.
  • Ouvrir la boîte à gifles: Débuter une bagarre après une action un peu musclée. Ce fait de jeu se déclenche souvent après une mêlée quand des coups sous le manteau ont été échangés.
  • Pack: Terme employé pour désigner la ligne d'avants (joueurs de 1 à 8 inclus). Cette ligne forme la mêlée.

Expressions imagées

Alors que la Coupe du monde de rugby bat son plein depuis le 8 septembre, vous avez sûrement entendu de nombreuses expressions pour le moins originales lors des commentaires des matches. Un vocabulaire propre à l’ovalie mais qui en fait également tout son charme.

« Alors que la cocotte avance, le demi de mêlée sert d’une magnifique chistera son ailier qui met les cannes pour aller à dame. Pour l’équipe adverse, le cochon est maintenant dans le maïs. » Vous n’avez peut-être pas tout compris dans le commentaire de cette action.

Voici une expression qui devrait rythmer les matches de cette 10e Coupe du monde de rugby.

En effet, lorsque le cochon est dans le maïs, c’est que ça sent le roussi pour l’équipe qui est menée.

Mathieu Bastareaud met un bon « caramel » à l’Anglais Ben Te’o lors du Tournoi des 6 Nations 2018. Mathieu Bastareaud met un bon « caramel » à l’Anglais Ben Te’o lors du Tournoi des 6 Nations 2018. Cette expression désigne un plaquage dangereux et illicite.

L’adversaire est considéré comme « monter en cathédrale » lorsque le plaqueur le renverse et que ses pieds passent par-dessus sa tête. On reste dans les actions défensives.

Après les plaquages, place à la cuillère, une technique qui permet de déstabiliser la course de l’adversaire en accrochant son pied ou sa jambe d’un petit geste de la main. Un geste à réaliser en cas de dernier recours lorsque l’on a été pris de vitesse, toutefois interdit au niveau amateur.

Un autre ustensile de cuisine peut également être utilisé lors d’un match de rugby : la fourchette. Une technique à éviter, puisqu’elle consiste à enfoncer ses doigts dans les yeux d’un adversaire.

Après les analogies culinaires, voici une expression qui tire son origine du jeu de dames. En effet, lorsque le joueur va à dame, c’est qu’il parvient à échapper à la défense pour aller aplatir dans l’en-but. L’Irlandais Keith Earls est allé à dame lors du match de préparation au Mondial face à l’Angleterre en août 2023. L’Irlandais Keith Earls est allé à dame lors du match de préparation au Mondial face à l’Angleterre en août 2023.

Décidément, les fruits et légumes alimentent les expressions rugbystiques. Les « oreilles en chou-fleur » sont le résultat des nombreux frottements dans les mêlées qui touchent surtout les avants.

Cette expression signifie que le talonneur, préposé au lancer en touche, a complètement manqué son lancer. Mais si vous êtes repu après tous ces termes culinaires, une variante existe avec « le lancer de brique ».

La cocotte est un des synonymes du maul, un ballon porté par un joueur au milieu d’un regroupement. La cocotte irlandaise lors du match du Tournoi des 6 Nations face à la France en février 2023. La cocotte irlandaise lors du match du Tournoi des 6 Nations face à la France en février 2023.

Aussi connue sous le nom de feinte du facteur ou encore de la moustache, l’expression « se faire la valise » est propre au demi de mêlée.

En effet, c'est issu du mot 'corps' que le verbe 'corser' est apparu au milieu du XVIe siècle pour dire "prendre à bras le corps". Quelque chose qui est corsé, c'est quelque chose d'intense, de fort, de piquant comme un vin ou un assaisonnement .

Le plaisir pris à suivre un match de rugby suppose, comme pour tout autre sport, une connaissance minimale de ses règles. Mais, en l’espèce, celles-ci sont loin d’être simples et découragent parfois le spectateur non initié. Le plaisir suppose également, et cela est encore plus singulier, une grande tolérance au spectacle de la violence.

A l’inverse, du côté des passionnés, on met en exergue la complexité et la finesse des stratégies, ainsi que des valeurs morales élevées qui contrastent avec l’impression de brutalité sauvage donnée par le spectacle. Le rugbyman prend des allures de chevalier moderne, d’aventurier loyal et valeureux.

Lors du match Toulouse-Brive de la Coupe d’Europe de 1998, de grosses plaques de polystyrène avaient été placées à la sortie des vestiaires. Quand les joueurs des deux équipes sont sortis en courant, pour pénétrer sur le terrain, ils ont fait voler en éclats ces portes factices. Cette théâtralisation d’une violence destructrice semble manifester qu’elle fait partie des attentes des spectateurs : tout a été fait pour que les rugbymen apparaissent comme de véritables fauves entrant dans l’arène.

Au rugby, le contact physique est très fréquent et d’une intensité telle qu’il surprend la première fois qu’on assiste à un match. Les entrées en mêlée font s’entrechoquer huit corps massifs contre huit autres, un pack d’avants pesant entre six cent cinquante et plus de huit cents kilos - et les mêlées sont nombreuses pendant un match, trente à trente-cinq. Les plaquages, même s’ils sont exécutés dans les règles de l’art, c’est-à-dire sans danger, provoquent souvent égratignures et contusions.

Le sang coule facilement des nez et des arcades sourcilières, les coups bleuissent les corps. « Une pigne au bon moment, ça ne fait pas de mal, et ça remet chacun à sa place », me disait un vieux supporter.

Pourtant, si l’on en croit les hommes du rugby, la violence du jeu ne serait pas aussi grande ni aussi dangereuse que la croyance profane l’imagine. Ils comparent toujours leur sport au football en affirmant que ce dernier occasionne des blessures plus graves et plus fréquentes.

Il reste que, d’un point de vue extérieur, la référence à la violence est systématiquement incluse dans la terminologie du rugby. Mais elle prend la couleur de l’épopée. Journalistes et écrivains participent largement à cette mythologie en qualifiant le rugby de « guerre euphémisée », « tournoi chevaleresque », « guerre de tranchées », etc.

Ainsi, l’on se plaît à répéter que nombre de commentateurs sont parvenus à délier leur verve en s’immergeant, corps et âme, dans « l’ambiance rugby », n’hésitant pas à participer aux moments festifs d’après match avec les joueurs.

Gens du rugby, journalistes, historiens ou romanciers ont pris un plaisir incontestable à l’usage de l’hyperbole pour peindre le milieu rugbystique. Un des premiers commentateurs français des matchs retransmis à la télévision, Roger Couderc, exerçait ainsi une verve de conteur qui enchanta un public quasi unanime : à la description du jeu s’ajoutaient des commentaires des plus pittoresques que seuls les initiés pouvaient trouver appropriés à la situation. Même les « mamies » étaient sous le charme et manifestaient une passion immodérée.

La rencontre avec une équipe étrangère est une source privilégiée d’inspiration fantasmagorique, la description de l’inconnu se déclinant sur le mode de la fascination ou de l’appréhension. Ainsi, les joueurs sud-africains étaient-ils appelés les « diables du rugby ».

Tout de noir vêtus, ils exécutaient - comme ils le font encore - avant chaque match, pour intimider l’adversaire tout en se galvanisant, le « haka », cri de guerre et danse rituelle des Maoris. Ce ballet gestuel devait être d’autant plus troublant qu’il était accompli par des hommes aux statures impressionnantes, pour la plupart « farmers » travaillant sous un climat difficile.

Il paraîtrait même qu’un malheureux Anglais qui aurait essayé de plaquer un All Black se serait retrouvé paraplégique. Le All Black, lui, n’aurait rien senti...

Même si les représentants de ce peuple lointain sont désormais mieux connus, ils restent porteurs d’une aura qui fait de toute rencontre avec eux un acte de bravoure. Il y a quelques années a surgi parmi eux un individu extraordinaire par sa taille et sa puissance, le Tonguien Jonah Lomu, qui peut effectivement résister au plaquage de plusieurs joueurs et continuer sa course avec une tenaille humaine à chaque jambe.

Le déferlement de commentaires télévisés et d’articles le concernant, détaillant son physique et ses mouvements comme pour essayer de comprendre d’où lui venait cette force surhumaine, montra combien la légende des All Blacks invincibles était persistante, malgré les défaites précédemment subies.

Cette rhétorique de l’épopée pourrait sembler tout à fait disproportionnée avec la juste réalité du jeu et des enjeux si l’on oubliait la présence constante du risque de blessure et de la douleur. Il n’est guère de match où le sang, coulant d’une arcade sourcilière, d’un cuir chevelu ou d’un nez violentés, ne viennent apporter la preuve de l’engagement total du joueur.

Pour remettre sur pied les joueurs blessés sur le terrain, le soigneur accourait alors avec pour simple remède une éponge baignant dans un seau d’eau, qu’il passait sur le front de la victime, qui se relevait aussitôt. Appelée « éponge magique » par les commentateurs de la télévision, elle fut parfois perçue comme telle par les enfants du rugby.

En rappelant l’origine de sa carrière, ce joueur résume bien l’idée, souvent répétée dans le monde du rugby, de la tolérance particulière de ce dernier à la diversité des complexions et des carrures. Et l’on peut supposer, en effet, que le rugby lui a offert la possibilité d’intégrer un groupe qui valorisait son physique de « gros » tout en échappant au carcan de son rôle de « gros ...

Les 2 plus beaux essais Français, commentés par des Australiens et des Néozélandais.

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