Cet article explore l'histoire du hockey sur glace au Mans, les défis rencontrés par le club local, et met en lumière le récent triomphe des Spartiates de Marseille en Division 1.

Le Hockey Club du Mans : Développement et défis
Le Hockey club du Mans se développe, mais doit faire face à d'importants frais de « location de glace ». Il y a quelques jours, la patinoire CityGlace a accueilli un tournoi de hockey réunissant une brochette d'équipes du grand Ouest, en moins de 13 ans. Au premier match, les « Renards » du Mans ont pris une pilée contre les « Ducs » d'Angers.
Mais les deux villes n'ont pas les mêmes moyens. Angers fait partie des meilleurs clubs de France et possède une patinoire municipale. Le Mans, club encore jeune, doit se débrouiller avec une patinoire privée, un frein financier. Résultat : une licence relativement élevée - de 230 € à 290 € - et surtout l'impossibilité de salarier un entraîneur.
« Heureusement, nous avons des bénévoles motivés, formés pour encadrer les enfants et arbitrer », précise Cédric Mascetti, confronté à d'autres soucis : stockage du matériel et marquage sur la glace : « Les lignes du terrain s'effacent. On risque de ne plus être aux normes. Malgré ces difficultés, les « Renards », au fond du trou au début des années 2000, reprennent du poil de la bête.
« On se développe. Pourquoi ne pas avoir construit de patinoire municipale au Mans ? « Trop cher. Ça coûte une fortune. C'est un choix que j'assume », répond François Edom, conscient que « ce n'est pas l'idéal pour le club. Mais on n'aura pas deux MSB ou deux Le Mans FC. Et je ne fais pas des équipes avec des dollars. »
L'adjoint aux sports attend que le club se développe, en trouvant notamment des sponsors, pour « l'accompagner. Le Mans fait donc partie de ces très rares villes équipées d'une patinoire privée, sans tribune, ni plexiglas de protection.
« On est arrivés avec un projet qui n'était pas censé accueillir le hockey. Davantage axé sur le patinage artistique, le couple a malgré tout réalisé des investissements utiles aux joueurs de hockey : balustrade, filets amovibles. « On fait des efforts, on essaie de contenter tout le monde, mais on a des contraintes budgétaires.
Le club a démarré par un groupe d'amis en 1993 et le besoin se faisant sentir le club fut crée en juin 1994 par Henri Maubert qui fut le premier président assister de Gilles Blanchet en tant que trésorier et Mehdi Fleuriau comme Secrétaire. Suite a la démission du Président, Alain Artaud le remplace en 1996.
A l'époque il n'y avait que 25 joueurs dans 2 équipes, une senior entrainée par H.Maubert et une enfant entraînée par G.Blanchet. La patinoire se situait Boulevard J.j.rousseau. Le club a ainsi évolué jusqu'en 2000 date de la fermeture de la patinoire. Celui-ci comptait 41 joueurs.
Puis Le Mans s'est doté en 2001 d'une nouvelle patinoire avec à leur tète Emmanuel Huet et sa Femme Nadine Lesaout. Le HCM a pu renaître après un an de sommeil. Le club s'est engagé dans trois sections du Championnat ,Poussins et Benjamins en ligue de Bretagne pays de Loire et N4 en ligue de Normandie.
Fin 2004 suite a la démission des 3/4 du bureau ( Cedric Vilain fin avril ,Sabine LEYDERT et Fabrice JARRIER en juin 2004)un nouveau bureau s'occupe du club et de ses adhérents à présent et entends bien continuer dans un esprit sportif et de joie pour notre sport LE HOCKEY SUR GLACE.
En juin 2005 élargissement du bureau, avec le départ de Cedric vilain et l'élection de marie Paule Vannerroy, Jean-charles Fritz, Guillaume HACHET ,David HEURTEBISE. Fin 2007, après l'assemblée générale, la quasi totalité du bureau démisionne et voit apparaître une nouvelle équipe de dirigeant détailler ci-dessous.
De nouveaux projets voit le jour, mais le club ne possède plus de sections engagés en championnat. La saison 2007/2008 sera sous le signe de la reconstruction du hockey manceau.
Pour débuter cette saison 2023-2024, Daikin, partenaire historique de la Fédération Française de Hockey sur Glace, s’est rendu au Mans. Vendredi 22 décembre 2023, c’était Noël avant l’heure pour les 170 licenciés du hockey club Le Mans et ses dirigeants.
Sur la patinoire City Glace, c’est effectivement à cette date et dans le cadre de la soirée de Noël du club que s’est tenue la 1ère remise du Daikin Ice Club saison 2023 / 24. Une soixantaine d’enfants et jeunes du club (des U7 aux U15) était réunie pour un « entrainement festif » qui s’est conclu par la remise du Trophée à Alexandre Guillaume, Président du club.
Les Spartiates de Marseille : Champions de Division 1
Ils n’étaient pas favoris. Mais ce week-end à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise, pour le "Final Four" de Division 1, les Spartiates de Marseille ont été impériaux.
"Peut-être que la position d’outsider nous allait bien finalement". Paul Joubert, le jeune attaquant (20 ans) des Spartiates de Marseille est toujours sur son nuage après leur victoire en finale du championnat de France de Division 1 (2ème échelon français).
"Le fait d’être négligés sur le papier nous a forgé une mentalité forte. On n’avait rien à perdre. Face à Nantes, on a fait preuve d’un esprit d’équipe incroyable pour renverser la situation (ndlr : ils étaient menés 2 buts à 1 pour finalement l’emporter 5 à 2). Ça a été le déclic pour la suite de notre week-end".
Jonathan Zwikel, le président du club phocéen, abonde les propos de son jeune joueur. "Nous avions vraiment un bon groupe cette saison. En battant les favoris nantais, nous avons fait taire les sceptiques avant de confirmer en finale.
L'attaquant russe Maxim Makarov (#36) a été l'un des grands artisans de la victoire marseillaise en finale avec deux buts. Pour le jeune ailier gauche (19 ans), Thomas Raby, ce deuxième titre de champion de D1 (ndlr : il avait participé à la victoire de Briançon face à Neuilly-sur-Marne en 2019) se savoure autant que le premier.
"Ce sont des moments qui vont rester gravés à vie, que je n'oublierai jamais. Je pense que c'est le travail de toute la saison qui a payé au bon moment. La semaine de préparation nous a permis d'arriver confiants. L'adrénaline et la cohésion de l'équipe ont fait le reste".
Après une saison particulièrement compliquée suite à la crise sanitaire, les Spartiates de Marseille s’offrent le premier titre de leur histoire mais ne monteront pas en Ligue Magnus l’an prochain. Aucune accession ou relégation sportive n’est prévue cette année.
"On le savait depuis longtemps mais ça n’a pas nui à notre motivation", explique Jonathan Zwikel. Pour l’ancien international tricolore, le fait d’avoir "un palmarès vierge nous donnait très envie d’aller gagner ce titre et de toute façon, l’objectif du club n’était pas de monter en Ligue Magnus. C’est seulement notre 3ème saison en D1. Les choses doivent se faire progressivement. Notre budget est de 800.000€. Pour espérer se maintenir au top niveau français, il faudrait avoir entre 1,2 et 1,3 million d’euros de budget. On est donc encore loin du compte".
Les premières traces de hockey sur glace à Marseille remontent à 1969. Après le succès des Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble, trois entrepreneurs privés installent une piste provisoire dans le hall 8 du parc des expositions. Une patinoire éphémère, démontée chaque printemps.
Il faut attendre 2009 et la création du Palais Omnisport Marseille Grand-Est pour que le hockey sur glace puisse réellement se développer à Marseille. Le Marseille Hockey Club voit ainsi le jour en 2012, en remplacement du Hockey Club Phocéen.
Avec 5.600 places, Marseille dispose aujourd’hui de la plus grande patinoire de France. En 2014, l’arrivée de Luc Tardif Junior, ancien international tricolore, à titre de joueur, entraîneur et manager général du club, va faire passer Marseille dans une autre dimension. En 9 ans, les Spartiates sont passés de la D3 au sommet de la D1.
Et si la crise sanitaire s’estompe un jour, les hockeyeurs bleus et blancs pourront à nouveau compter sur un public fidèle pour aller encore plus loin. Avec une affluence moyenne de 2.600 spectateurs, le club est le plus suivi de la ville derrière l’Olympique de Marseille.
Le président du club l’avoue "Le plus difficile, c'est de faire venir les gens une première fois à la patinoire. Mais en général, ils accrochent car le spectacle est sympa. On organise ça comme un show. C’est familial".
Chez les Spartiates de Marseille, les hockeyeurs n’ont pas l’accent du sud. "Notre centre de formation est jeune et il faut du temps pour former des joueurs", justifie Jonathan Zwikel. "Nous avons quelques bons jeunes de 13-14 ans mais il va falloir attendre encore un peu avant de les voir évoluer en D1".
Cette saison, les Bleus et Blancs se sont appuyés sur 8 joueurs étrangers (Russes, Canadiens, Américains) et 14 Français. Parmi eux, il y a quand même quelques régionaux. Les frères Raby et Villiot sont originaires de Briançon.
"Avec Louis, nous avons une « licence bleue". Elle permet à des joueurs de moins de 22 ans de faire la navette entre la Magnus et la D1 ou la D2", développe Paul Joubert qui a débuté le hockey à l’âge de 3 ans à Saint-Pierre-et-Miquelon. "Quand la saison de Ligue Magnus s’est terminée, j’ai quitté Gap pour rejoindre Marseille où j’ai joué les 3 derniers matchs de championnat avant d’aller disputer le "Final Four".
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Les patinoires en France : Hommages et originalité
En France, lors de la construction de nouvelles patinoires, les propriétaires essayent désormais de faire preuve d’imagination et d’originalité pour choisir des noms qui se démarquent et attirent l’attention. Le choix historique qui semble le plus évocateur est celui de la patinoire d’Amiens car son nom fait volontairement référence au Colisée de Rome.
Il faut noter cependant que dans une vingtaine de villes les patinoires sont éponymes. Autrement dit, elles portent le nom d’une personnalité locale ou nationale emblématique pour lui rendre hommage. A Briançon, la patinoire porte le nom de « René Froget » car cet ancien président du club de hockey local fut arrêté par la gestapo et mourut en déportation en 1945 à l’âge de 52 ans.
Concernant la ville de Dunkerque, sa nouvelle patinoire a conservé le nom de l’ancienne, à savoir « Michel Raffoux », en hommage à ce marin, ancien commandant de ferry, décédé en 1990, qui fut également le président emblématique du club de hockey local. On peut citer aussi la patinoire « Serge Charles » à Wasquehal qui rend hommage cette fois à son ancien maire après son décès en 1994.
Mais la personnalité encore en vie dont le nom a été le plus honoré est celui du célèbre patineur artistique Philippe Candeloro, âgé de 49 ans, devenu commentateur régulier de sa discipline à la télévision, puisque trois patinoires françaises portent son nom : Colombes, Font-Romeu et Valloire.
A noter une particularité : si la patinoire de Gap s’appelle désormais « Alp’Aréna », les noms de Roger Brown et de Jean Ferrand, deux anciens présidents du hockey local disparus, ont été cependant conservés dans la nomination complète de cette piste.
Pour conclure cette revue d’effectif très hétéroclite, je tiens à dire que je regrette personnellement que la ville de Grenoble, qui est devenue une place forte du hockey sur glace français grâce au légendaire entraîneur canadien Pete Laliberté, n’ait pas voulu baptiser sa nouvelle patinoire avec son nom lors de son ouverture en 2001. Pourtant, il est de notoriété publique que le célèbre « Pete » a été incontestablement l’animateur sportif le plus populaire et le plus admiré de la ville de l’Isère dans les années 1960.
C’est grâce à lui si le hockey sur glace est devenu un grand événement local qui a déplacé un public considérable. Le plus navrant, c’est que même l’ancienne patinoire de Grenoble, qui était située sur le boulevard Clémenceau, reconvertie désormais en salle omnisports (Volley, Escrime, Hand), n’a pas été baptisée « Espace Laliberté » comme le souhaitaient au moins de nombreux anciens joueurs et dirigeants !
Ce fut notamment le cas de l’ancien hockeyeur et dirigeant Jimmy Biguet qui est intervenu directement et à plusieurs reprises, malheureusement sans succès, auprès du responsable des sports de la mairie de Grenoble. Enfin, j’ajoute que l’ancien président de la Ligue Nationale des Arbitres Français de hockey (LNAF), André Catelin, avait également lancé de son côté une pétition et s’est battu dans la région parisienne pour que la patinoire de Boulogne-Billancourt, qui n’a pas d’appellation officielle, soit baptisée du nom de Jacques Lacarrière, le père fondateur de notre sport, ancien directeur de la « Fédérale » et son créateur. Pourtant, une fois de plus, cette demande très légitime n’a pas abouti.

Patinoire de Boulogne-Billancourt
| Équipe | Commentaire |
|---|---|
| Tornado Luxembourg | Promotion due à un progrès de fond du hockey au Luxembourg. |
| Wasquehal | Retour en Division 2 après une année en Division 3. |
| Anglet II | Repêché en tant que meilleur quart de finaliste. |
| Orléans | Repêché en tant que meilleur quart de finaliste. |
| Villard-de-Lans | Formation de Division 2. |
| Courchevel/Méribel/Pralognan | Formation de Division 2. |