Le Paris Saint-Germain (PSG), après avoir réalisé un exploit historique à Anfield face à Liverpool, a affronté un nouvel adversaire anglais en quarts de finale de la Ligue des champions: Aston Villa.

Comme face aux Reds, les hommes de Luis Enrique ont reçu le match aller à domicile avant de se déplacer pour la manche retour. En cas de qualification pour le dernier carré, Ousmane Dembélé et ses partenaires retrouveraient le vainqueur de la prometteuse confrontation entre Arsenal et le Real Madrid.
Le PSG a fait le boulot au Parc des Princes en s’imposant 3-1 face à Aston Villa. Les Parisiens avaient pourtant concédé l’ouverture du score, mais les hommes de Luis Enrique ont su réagir grâce à trois buts de grande classe.
Le contexte du match
Le club de la capitale, récent champion d’Europe, affrontait le champion d’Allemagne, le Bayern Munich, pour une place dans le dernier carré. Un match au sommet - non sans évoquer une affiche de Ligue des champions - où le collectif de Luis Enrique avait l’occasion de confirmer son nouveau statut depuis son titre de champion d’Europe, remporté à Munich. Au passage, les Parisiens entendaient effacer les échecs passés face au Rekordmeister bavarois, qui restait sur une série de quatre victoires face au PSG.
« Ça peut être un bon moment pour prendre notre revanche », a confirmé l’attaquant Bradley Barcola, au sortir du succès face à Miami. Celle de la défaite du PSG en 2020, en finale de la Ligue des champions, défaits par les Bavarois (0-1) sur un but de l’ex-Parisien, Kingsley Coman ; ou du dernier face-à-face, le 26 novembre, où les Munichois l’avaient emporté sur leur pelouse (0-1), en phase de ligue de la compétition continentale.
Sept mois plus tard, le PSG a radicalement changé de visage. Depuis sa démonstration en finale de Ligue des champions (5-0 face à l’Inter Milan), le club de la capitale a assis son statut de grand d’Europe - sans oublier son triplé sur la scène nationale (Ligue 1, Coupe de France et trophée des champions) - et a poursuivi sur sa lancée lors de la Coupe du monde des clubs.
« Quand on les avait affrontés [en novembre], on n’était pas dans un très bon moment. Là, je pense qu’on peut montrer beaucoup sur ce match », juge Bradley Barcola. Le rapport de force a changé, confirme Patrick Guillou, spécialiste de la Bundesliga et consultant BeIN Sports.
« Le PSG est favori par rapport à son vécu collectif, sa dynamique et la confiance qu’il a emmagasinée tout au long de la saison, assure l’ancien joueur. Il a plus de garanties dans son jeu que le Bayern, qui a souvent été obligé de bricoler ces derniers mois, en particulier dans le secteur défensif. »
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Les forces en présence
Malgré ces vents porteurs pour les Parisiens, le Bayern Munich restait un adversaire coriace. Après le bilan en demi-teinte de son équipe cette saison - la reconquête de la Bundesliga, mais une élimination dès les quarts de finale de la Ligue des champions - son entraîneur Vincent Kompany avait très vite considéré le tournoi aux Etats-Unis comme une séance de rattrapage.
L’attaquant anglais, Harry Kane, auteur déjà de 41 buts cette saison, toutes compétitions confondues, était l’atout numéro un de sa formation. A ses côtés ; le Français Michael Olise, auteur de 20 buts pour sa première saison au Bayern, et le jeune Allemand Jamal Musiala composaient une redoutable attaque bavaroise - pouvant être renforcée par les entrées en lice de Kingsley Coman, Serge Gnabry ou du vétéran Thomas Müller, qui quittera le club à l’issue du tournoi.
Ces dernières semaines, l'ancien joueur du Real, Marco Asensio, a marqué les esprits par la qualité de son placement et de sa technique dans les petits espaces, mais aussi par sa capacité à se projeter dans la surface pour couper les centres.
Tableau des quarts de finale de la Ligue des Champions
| Match | Date Aller | Date Retour |
|---|---|---|
| Real Madrid - Manchester City | 9 avril | 16 avril |
| Atletico Madrid - Borussia Dortmund | 9 avril | 16 avril |
| Bayern Munich - Arsenal | 10 avril | 17 avril |
| PSG - FC Barcelone | 10 avril | 17 avril |

Unai Emery et ses retrouvailles avec le PSG
Si les deux clubs ne se sont jamais croisés sur la scène européenne, cet affrontement aura malgré tout un air de retrouvailles pour l'entraîneur des Villans, Unai Emery, passé sur le banc du PSG, mais aussi pour deux de ses joueurs ayant évolué à Paris, Lucas Digne et Marco Asensio. Si ces trois-là ne se sont pas véritablement imposés dans la capitale française, ils montrent leur meilleur visage depuis leur arrivée à Birmingham.
Le bilan du passage d'Unai Emery sur le banc du PSG (2016-2018), marqué par des périodes de plénitude dans le jeu (à l'automne 2017 notamment) et de nombreux trophées (sept, dont le triplé Championnat-Coupe de France-Coupe de la Ligue en 2018), a évidemment été plombé par l'épisode fameux de la Remontada (défaite 1-6 à Barcelone le 8 mars 2017 en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions face au Barça de... Luis Enrique).
Depuis son arrivée à Aston Villa, en octobre 2022, Emery (53 ans) a changé son image outre-Manche, au point d'avoir été qualifié de « génie absolu » en septembre dernier par Stephen Warnock, un ancien défenseur des Villans devenu consultant pour la BBC.
Lorsqu'il évoluait à Paris (2013-2015), Lucas Digne a souffert de la concurrence proposée par Maxwell et il avait développé une relation inaboutie avec l'équipe de France, où il était régulièrement appelé mais rarement titulaire pour les matches importants. Aujourd'hui, l'arrière gauche de 31 ans bénéficie d'un statut plus installé avec les Bleus, qu'il a retrouvés après deux ans d'absence en septembre dernier, et qu'il n'a plus quittés depuis, délivrant notamment deux passes décisives lors de la victoire en Italie le 17 novembre 2024 (1-3).