Finale de la Coupe du Monde de Volley : Histoire et Moments Mémorables

La Coupe du Monde de Volley-ball est un événement majeur qui passionne les amateurs de sport à travers le globe. Cet article explore l'histoire des finales de cette compétition prestigieuse, en mettant en lumière les moments clés et les équipes qui ont marqué l'histoire. Nous reviendrons également sur le parcours de l'équipe de France et le sacre de l'Italie en 2025.

Les Origines du Volley-Ball

Saviez-vous que le volley-ball a failli s’appeler la « mintonette » ? Créé en 1895 par un professeur d’éducation physique américain du nom de William G. Morgan, cette discipline est, jusqu’au début des années 30, surtout considérée comme un sport de loisirs.

Chronologie des Événements Clés

Trois ans se sont écoulées entre le premier championnat du monde masculin, créé en 1949, et son pendant féminin en 1952. Le volley devient sport olympique douze ans plus tard, à Tokyo. Les volleyeuses japonaises, surnommées les « Les sorcières de l’Orient » décrochent la médaille d’or. Il faut dire que le pays du Soleil Levant est le deuxième, après les États-Unis, à avoir adopté le volley-ball.

L'Équipe de France : Une Nouvelle Ère

Malgré ce résultat, les volleyeuses françaises n’ont pas démérité lors de ces JO à domicile, qui ont marqué une étape importante dans la politique de développement du volley-ball féminin en France, commencé en 2017. "L'équipe de France féminine était un peu déshabillée en termes de moyens financiers et humains. Il y a eu le choix du président Eric Tanguy [en poste depuis 2015] d'attribuer des moyens cohérents pour que l'équipe puisse travailler", précise à franceinfo: sport Emmanuel Fouchet, manager de l’équipe de France féminine.

Le changement de politique de la fédération a d'ailleurs permis aux joueuses de se mettre en confiance. "Il y a plus de filles qui se sentent bien dans l'équipe, qui ont de l'assurance. C'est important pour notre évolution", estime d’ailleurs Héléna Cazaute, qui a rejoint ses coéquipières lors de la deuxième semaine de la Ligue des Nations. "Quand j'ai vu le niveau collectif à l'entraînement, je me suis dit : franchement, c'est intéressant et il y a quelque chose à faire".

Cette assurance des joueuses passe également par "leur évolution individuelle" affirme Emmanuel Fouchet. "Le fait que les joueuses s’exportent et jouent dans les plus grands championnats étrangers leur permet de se rendre compte qu'elles étaient l'égale de très bonnes joueuses." Cinq volleyeuses tricolores évoluent dans les championnats de référence - l’Italie et la Turquie - dont Héléna Cazaute, qui a signé au Vakifbank Istanbul, dans le championnat où jouent aussi Iman Ndiaye et Amélie Rotar.

"Notre objectif est d'évoluer le plus loin possible, et de se rapprocher de ce que les garçons ont fait, de créer un truc petit à petit. À seulement 23 ans, Iman Ndiaye a d’ailleurs connu une ascension rapide en équipe de France. Sélectionnée pour la première fois lors des JO de Paris - où elle a inscrit cinq points en trois matchs - l’attaquante, qui a passé sa jeunesse aux Etats-Unis, a révélé son potentiel lors de la Ligue des Nations, terminant deuxième meilleure marqueuse de la compétition, avec 233 points marqués en 12 rencontres.

La fille de Bouna Ndiaye, agent de nombreux basketteurs dont Victor Wembanyama, sera donc attendue lors de ce Mondial, épaulée de ses treize coéquipières, le collectif étant un aspect primordial pour le sélectionneur César Hernandez. "Je ne crois pas aux équipes qui ne s’appuient que sur deux ou trois éléments. Nous sommes une équipe, un collectif, et si nous sommes performants, c’est parce que tout le monde donne le meilleur à l’entraînement et tire le groupe vers le haut" avait-il déclaré sur les réseaux sociaux des équipes de France de volley-ball.

L'équipe de France féminine de volley a franchi mardi une étape supplémentaire dans sa progression, en validant sa place pour la phase finale de la Coupe du monde, après son succès à la dure contre la Grèce (3-1: 17-25, 25-21, 28-26, 25-17), à Chiang Mai. Pour la première fois de leur histoire, les Bleues, longtemps étiquetées comme l'équipe la moins performante des sports collectifs tricolores, vont disputer un huitième de finale, contre la Chine ou la République dominicaine, dimanche à Bangkok. La jeune sélection entraînée par l'Espagnol Cesar Hernandez accomplit ainsi son objectif initial, mais le niveau affiché depuis une semaine en Thaïlande entretient l'espoir de réaliser un exploit au tour suivant, contre des adversaires réputées plus fortes. Avec deux victoires pour une défaite - un crève-coeur au tie-break contre le Brésil, vice-champion du monde -, les Françaises, qui répètent vouloir aller le plus loin possible, ont été à la hauteur de leurs nouvelles ambitions. Les trois précédentes participations des volleyeuses au Mondial, la dernière remontant à 1974, se sont à chaque fois terminées en fond de classement.

Contre la Grèce, 28e nation mondiale, les coéquipières d'Iman Ndiaye ont disputé une "finale" pour la qualification, avec le risque d'être éliminées en cas de défaite. Brillantes contre le Brésil, dans un costume d'outsider qui n'a rien à perdre, elles ont cette fois joué avec l'étiquette de favorites et la pression qui va avec. Une situation inédite pour cet effectif nouvellement construit, qui manque d'expérience à ce niveau.

Dans ce contexte, les Françaises ont enchaîné séquences solides et passages à vide, qui ont parfois fait craindre le pire. Le troisième set, crucial entre deux équipes à égalité, a résumé autant leur inconsistance que leur capacité de réaction. Longtemps, elles ont subi, malgré les encouragements de la libéro Juliette Gelin, audibles dans la salle: "C'est maintenant qu'il faut le faire!". La Grèce a compté jusqu'à six points d'avance (21-15), avant le réveil sonné par Ndiaye et Héléna Cazaute, les deux meilleures attaquantes.

Dans un final irrespirable, les Françaises ont sauvé trois balles de set, avant d'empocher la manche à leur deuxième essai, à la suite d'un raté de la passeuse Lamprini Konstantinidou. Les Bleues poursuivent l'exploit ! Après une qualification pour la phase finale déjà historique, elles sont venues à bout de la Chine (5e mondiale) en quatre sets, et verront les quarts de finale.

Helena Cazaute et ses coéquipiers ont atteint les quarts de finale du rendez-vous planétaire, un résultat historique obtenu après un exploit contre la Chine en huitièmes de finale.

Après leur épopée au Mondial en Thaïlande, les Bleues connaissent les contours du rendez-vous majeur de leur été 2026. À l'Euro, les Bleues restent sur deux quarts de finale acquis en 2021 et 2023. Mais depuis, les joueuses du coach espagnol Cesar Hernandez ont encore franchi un cap et peuvent rêver du dernier carré, plus atteint par la France depuis... 1951 ! Il faudra d'abord se qualifier dans les quatre premiers du groupe pour rallier la phase finale à élimination directe.

Tableau des Groupes de l'Euro 2026

Groupe Pays
A Turquie, Lettonie, Pologne, Allemagne, Slovénie, Hongrie
B Tchéquie, Autriche, Serbie, Ukraine, Bulgarie, Grèce
C Azerbaïdjan, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Roumanie, Espagne
D Suède, Monténégro, Italie, France, Slovaquie, Croatie

HISTORICAL MATCH | JAPAN vs FRANCE | Men's VNL FINAL 2024

Le Triomphe de l'Italie au Mondial 2025

Les volleyeuses italiennes ont remporté leur deuxième titre mondial moins d'un an après leur sacre olympique, en battant en finale la Turquie au bout d'un bras de fer magnifique (3-2: 25-23, 13-25, 26-24, 19-25, 15-8) dimanche à Bangkok.

La Nazionale est championne du monde pour la deuxième fois de son histoire après 2002, grâce à sa génération dorée menée par Paola Egonu (22 pts dont 3 contres). Les Italiennes l'ont emporté contre la Turquie au tie-break après une longue bataille (25-23, 13-25, 26-24, 19-25, 15-8). En plus de l'Italie, c'est et l'entraîneur Julio Velasco qui agrandit son palmarès. Après avoir décroché deux titres mondiaux dans les années 1990 avec la sélection masculine italienne, l'Argentin d'origine, âgé de 73 ans, a porté la sélection féminine au sommet du monde avec deux Ligues des nations, une médaille d'or aux Jeux de Paris et désormais d'un titre mondial.

Après renversé le Brésil en demi-finales (3-2 après avoir été menées 1-0 puis 2-1), ses joueuses ont résisté au retour des Turques de Melissa Vargas (28 pts dont 4 aces), championnes d'Europe en titre et qui disputaient elles leur première finale mondiale. Les Italiennes ont fait parler leur expérience dans le tie-break, qu’elles ont maîtrisé après un départ poussif (0-2 puis 4-6), notamment grâce à leur supériorité au contre (5 dont deux chacune pour Ekaterina Antropova et Myriam Sylla).

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