Le rugby, traditionnellement en retrait en matière de salaires par rapport au football, au golf ou au tennis, a connu ces dernières années une augmentation significative de ses rémunérations. Bien que le rugby puisse toujours suivre les sports mondiaux comme le football et le basket-ball dans le total des revenus, l'ère professionnelle moderne a connu une croissance financière importante. Alors que le Top 14 français et le Japan Rugby League One continuent d'attirer les stars avec de lourds salaires, tandis que les clubs anglais et URC cherchent à conserver des talents au milieu des contraintes budgétaires, les meilleurs salaires de Rugby rivalisent désormais avec des athlètes beaucoup plus commerciaux.
Le 24 décembre 2023, le média gallois WalesOnline a dévoilé le classement des dix joueurs de rugby les mieux payés au monde.
Le rugby paie de mieux en mieux ses stars. Trois joueurs ont un salaire de plus d’un million d’euros annuels en 2023.
Le média gallois WalesOnline a révélé le classement de cette année 2023.
Voici le top 10 des joueurs les mieux payés en 2023:
- Finn Russell (Bath) = 1,2 M€
- Owen Farrell (Saracens) = 1,2 M€
- Cheslin Kolbe (Suntory Sungoliath) = 1,1 M€
- Faf De Klerk (Yokohama Canon Eagles) = 1,05 M€
- Siya Kolisi (Racing 92) = 995 000 €
- Dan Biggar (RC Toulon) = 935 000 €
- Maro Itoje (Saracens) = 935 000 €
- Antoine Dupont (Stade Toulousain) = 820 000 €
- Steven Luatua (Bristol Bears) = 725 000 €
Le classement est dominé par Finn Russel, l'ancien joueur du Racing qui a rejoint Bath l'été dernier. Avec 1 150 000 d'euros annuels versés en salaire, le demi de mêlée écossais fait partie des trois joueurs "millionnaires" qui dominent le classement. Il est suivi par l'ancien ailier du Stade Toulousain, le Sud-Africain Cheslin Kolbe désormais au Suntory Sungoliath au Japon et qui toucherait 1 078 000 d'euros annuels.
Le Toulousain, meilleur joueur du monde en 2021 et seul représentant français du top 10, a touché 805 000 € cette année. C’est plus de 300 000 € de moins que le leader du classement, l’Écossais Finn Russel.
Derrière, on retrouve deux champions du monde sud-africains qui évoluent désormais au Japon. L’ailier supersonique Chelsin Kolbe, auteur du contre décisif sur la transformation de Thomas Ramos contre la France en quart de finale du dernier Mondial, voit ses émoluments monter à 1 078 000 € avec Suntory Sungoliath.
Le classement compte trois joueurs du Top 14. Outre Antoine Dupont, on retrouve aussi le champion du monde Siya Kolisi au 4e rang, qui a signé au Racing 92 cette saison avec 978 000 €. Le Gallois Dan Biggar de Toulon occupe la 6e place, avec 920 000 €.
En tête du peloton du classement établi par le média The Scotsman, se trouve l’Écossais Finn Russell, avec un salaire d’au moins 1,2 million d’euros après avoir rejoint Bath. Il est suivi de près par l’Anglais Owen Farrell, dont le prochain transfert au Racing 92 devrait faire exploser ses gains à plus d’un million d’euros.
L’Afrique du Sud domine les places suivantes, avec les champions du monde Cheslin Kolbe et Faf de Klerk qui profitent de contrats lucratifs au Japon. Parmi les autres noms notables, Dan Biggar règne en tant que joueur gallois le mieux payé, tandis que l’Anglais Maro Itoje et le capitaine de la France et du Stade Toulousain Antoine Dupont restent des forces redoutables malgré des salaires légèrement inférieurs.
Cette liste montre la puissance financière croissante du rugby à XV, attirant les meilleurs talents avec des salaires impressionnants.
Le transfert très médiatisé de Farrell des Sarrasins à la course 92 en 2024 a fait de lui le joueur le mieux payé du rugby. Le demi-vol créatif de l'Écosse a brièvement tenu le titre de meilleur pain de rugby après avoir rejoint Bath Post de la Coupe du monde 2023. La moitié de la mêlée talismanique de la France est largement considérée comme la meilleure dans sa position à l'échelle mondiale.
Le passage de Mo'unga au Japon post-All Blacks a été financièrement enrichissant, même selon ses normes élevées.
À l'heure où les rugbymen fêtent Noël, WalesOnline a révélé la liste des dix joueurs les mieux payés au monde en 2023. S'ils restent à des années-lumière de leurs collègues du football, les plus gros salaires du ballon ovale se divisent entre le championnat japonais, la Premiership anglaise et le Top 14.
Seul Français présent dans cette liste révélée par le média gallois, Antoine Dupont pointe à la huitième place du classement, avec "seulement" 805 000 euros par an. Un classement dominé par Finn Russell et son nouveau contrat XXL avec Bath.
Avec 1 115 000 euros au compteur, l'ouvreur écossais peut avoir le sourire et se classe juste devant Cheslin Kolbe (1 078 000 euros) et Faf de Klerk (1 035 000 euros). Les deux champions du monde sud-africains jouent en ce moment au Japon, dans un championnat qui met l'argument financier en premier pour attirer les pointures du rugby mondial.
Le Top 14 ne s'en sort pas si mal malgré les contraintes du salary cap puisque le Racingman Siya Kolisi (978 000 euros) et le Toulonnais Dan Biggar (920 000 euros) sont bien installés au sein de ce classement.
Le Top 14, reconnu comme le championnat de rugby le mieux rémunéré au monde, suscite de nombreux débats, notamment sur le salary cap et l’encadrement de la masse salariale.
Il y a peu de temps, des données vérifiées ont émergé grâce à une étude du cabinet d’audit Nexia S & A, révélant l’état des lieux des salaires dans ce prestigieux championnat.
Top 10 des joueurs les mieux payés au monde en 2021/22
Salaires Moyens et Disparités dans le Top 14
Le salaire moyen d’un rugbyman professionnel en France atteint 259 000 € bruts par an, soit un peu plus de 21 000 € mensuels. Ce chiffre est cinq fois supérieur à celui des joueurs de Pro D2 et 33 % plus élevé que celui de la Premiership ou du championnat japonais, où seuls les joueurs étrangers bénéficient de salaires élevés. Le Top 14 se positionne ainsi comme un véritable eldorado financier du rugby mondial.
Malgré des chiffres impressionnants, il est intéressant de noter que 27 % des joueurs du Top 14 perçoivent moins de 60 000 € bruts par an, ce qui correspond au statut d’espoir. Parmi les 520 joueurs professionnels, seulement 33 d’entre eux déclarent un salaire supérieur à 480 000 € bruts, représentant les étoiles du championnat, souvent des internationaux français.
Répartition des salaires dans le Top 14 par poste
En analysant la répartition des salaires par poste, il apparaît que les joueurs évoluant en deuxième ligne et à l’ouverture sont les mieux payés, tandis que les piliers et talonneurs se retrouvent dans les catégories les moins rémunérées. Cette tendance s’explique par la disponibilité de bons joueurs issus des centres de formation, alors que les numéros 5 et les ouvreurs-buteurs demeurent relativement rares sur le marché.
Dans son édition du 23 décembre 2024, le Midi Olympique publie les résultats d’une étude sur la rémunération des acteurs du rugby tricolore. D’après les résultats, le salaire moyen serait de 259 000 euros bruts par an, soit 21 000 euros mensuels.
Si l’on s’attarde poste par poste, on se rend compte que les joueurs occupant la 2e ligne sont les mieux payés du championnat. Un numéro 4 serait en moyenne rémunéré entre 250 000 € et 260 000 € alors qu’un numéro 5 toucherait entre 270 000 € et 280 000 €. Des fourchettes qui s’expliquent par la rareté des profils pouvant répondre à la dimension physique et technique du 2e ligne.
Avec une fourchette annuelle allant de 260 000 € à 270 000 €, un 3e ligne centre coûte cher, tout comme un ouvreur ou un centre dont la paye moyenne se situe entre 250 000 € et 260 000 €. Les joueurs les moins bien rémunérés seraient les ailiers, les talonneurs et les piliers gauches avec un salaire moyen avoisinant les 190 000 €.
D’après les informations du Midi Olympique, les joueurs les mieux payés du Top 14 toucheraient environ 600 000 euros par an.
Les joueurs évoluant en deuxième ligne, notamment les numéros 5, sont les mieux payés du Top 14, avec un salaire annuel brut moyen avoisinant les 275 000 euros. Les troisièmes lignes centre suivent de près, avec une rémunération moyenne d’environ 265 000 euros.
Malgré un salaire moyen élevé, le Top 14 présente des écarts importants entre les joueurs. Ainsi, 27 % des joueurs perçoivent moins de 60 000 euros bruts annuels, correspondant souvent à des contrats espoirs.
Le Top 14 continue d’attirer les talents grâce à des rémunérations attractives, notamment pour les joueurs occupant des postes clés tels que la deuxième ligne et l’ouverture.
Voici les salaires de quelques joueurs du Top 14:
- Matthieu Jalibert (Union Bordeaux-Bègles) : L’ouvreur bordelo-béglais fait logiquement partie des joueurs les mieux rémunérés du Top 14, avec un salaire brut annuel de 850 000 euros depuis sa prolongation.
- Antoine Dupont (Stade Toulousain) : Capitaine du XV de France, Antoine Dupont figure parmi les joueurs les mieux payés du championnat. Selon les dernières estimations, le demi de mêlée du Stade Toulousain émarge à environ 840 000 euros bruts par an, avec un contrat arrivant à échéance en juin 2027.
- Grégory Alldritt (Stade Rochelais) : Le troisième ligne centre, capitaine du Stade Rochelais et pierre angulaire du XV de France sous l’ère Galthié, bénéficie d’une rémunération annuelle d’environ 600 000 euros bruts, selon le cabinet d’audit Nexia S&A.
- Will Skelton (Stade Rochelais) : Même topo pour le coéquipier de Grégory Alldritt à La Rochelle : Will Skelton. Le deuxième ligne australien aux 36 sélections avec les Wallabies, fait partie des joueurs les mieux payés du championnat de France, avec un salaire annuel brut de 600 000 euros.
- Josua Tuisova (Racing 92) : Enfin, parmi les stars du Top 14 les mieux rémunérées, on retrouve sans surprise un joueur du Racing 92, en la personne de Josua Tuisova.

L'Évolution des Salaires et la Concurrence Internationale
Bien que le Top 14 continue d’offrir des salaires importants, l’époque des millionnaires comme Jonny Wilkinson et Dan Carter semble révolue. Le maintien d’un salary cap à des niveaux raisonnables, associé à la densité des effectifs, contribue à une modération des salaires, ce qui pourrait redéfinir la hiérarchie financière du rugby mondial.
Le futur du rugby français et ses stars se dessineront donc dans un contexte de régulation salariale, mais aussi de concurrence de plus en plus féroce sur le marché international. Le Japon, avec sa Japanese Rugby League One, émerge comme un concurrent sérieux, attirant des talents internationaux avec des salaires approchant le million d’euros par saison.