Les règles du hockey sur glace et son histoire en France

Après avoir fait le point sur l'état des connaissances sur les origines du hockey sur glace, voici l'heure de dévoiler les recherches effectuées sur les premiers coups de patin de ce sport dans l'hexagone, à la fin du dix-neuvième siècle. Des origines que l'on peut maintenant anticiper d'une année par rapport à ce que l'on croyait jusqu'alors.

Les débuts du hockey sur glace en France

L'hiver 1890/91 marque en effet la première trace attestée du hockey sur glace en France. Un hiver rigoureux qui commence très tôt : le dimanche 30 novembre 1890, on recense déjà plus d'un millier de patineurs sur le Grand Canal du parc du château de Versailles. Pendant six semaines, le cercle des patineurs ne désemplit pas, un record.

Les patineurs sont avides de nouvelles activités, et le 4 janvier 1891, l'hebdomadaire L'Écho de Versailles lève le voile sur le nouveau sport à la mode : "Une partie quotidienne du jeu anglais le huggy est organisée sur le bras du canal qui est au pied du Trianon et où se donnent rendez-vous les plus grands patineurs : MM. Girardet, G. Lacombe, Liébaut, etc. On sait que ce jeu consiste à lancer, à l'aide d'un bâton terminé en crochet, une boule de bois et à la faire pénétrer dans le camp des adversaires."

Voici donc les noms de trois des premiers hockeyeurs français dévoilés. Liébaut désigne le médecin versaillais Edmond Liébaut [01/10/1854] ou peut-être son jeune frère pépiniériste René [27/02/1857]. Les deux autres ont aussi laissé une trace dans l'histoire... de l'art. Georges Lacombe, en fait prénommé Paul à l'état civil [18/06/1868 L'Ermitage - 29/06/1916 Alençon] car Georges n'est que son second prénom, accèdera à la célébrité par le surnom de "nabi sculpteur" quand il rejoindra en 1892 les nabis, mouvement post-impressionniste d'avant-garde. Qui était leur compagnon de jeu Girardet ? Le hic est qu'ils sont cinq à Versailles, tous frères... et tous peintres (sauf le petit dernier Théodore-Octave qui n'est "que" dessinateur-graveur). Ils sont alors encore de nationalité suisse, même si la famille s'est installée à Paris avant leur naissance, et à Versailles depuis plus de vingt ans. Ils ne seront naturalisés que bien plus tard. Étaient-ils plusieurs à pratiquer le patinage ?

Quant à ce "huggy", personne n'a entendu parler d'un tel jeu en Angleterre, d'où il est annoncé originaire... Il s'agit forcément du mot "hockey", déformé par une oreille peu habituée à ces sonorités étrangères. Pour s'en convaincre définitivement, il existe un autre document, issu du mensuel (édité par Coubertin) La Revue Athlétique, paraissant le 25 de chaque mois. Un article du numéro du 25 janvier 1891, signé d'un mystérieux J.W.

La presse versaillaise apprendra elle aussi ce nouveau mot. En 1892, on apprend ainsi dans que les parties de "Hocky" ont repris, et en 1893, le nom du sport sera retranscris sous sa forme définitive "hockey". Au fil de ces articles, les règles deviennent plus claires. On apprend que ce sport se joue à onze contre onze, et que le but est de faire passer la balle le plus de fois possible entre les poteaux du camp adverse.

Et quand on dit "grandes", ce n'est pas peu dire. Les hockeyeurs versaillais ne se contentaient pas des dimensions d'un terrain de football (100 mètres sur 50), adoptées de nos jours par le bandy. Les poteaux étaient en effet placés à 200 ou 300 mètres de distance ! Pour ce qui est de la largeur, comme le hockey se jouait sur le bras du canal qui part en direction du Trianon, on peut présumer que toute la largeur du canal à cet endroit était occupée, soit environ 80 mètres.

La surface de jeu n'était en effet pas délimitée ou clôturée : on jouait au milieu du parc, et comme les patineurs et les curieux étaient nombreux, ils passaient parfois sur le "terrain de jeu" de ces hockeyeurs dont ils ne comprenaient pas l'étrange activité.

Schéma d'un terrain de hockey sur glace.

Coubertin et le hockey sur glace

À ce stade de cette recension, une question brûle les lèvres - non encore gelées par le froid - du lecteur perspicace : "Et Coubertin, alors ?" Chacun aura en effet entendu que le Baron, fondateur de l'olympisme moderne, a pratiqué le hockey sur le canal de Versailles. Il ne s'agit pas ici de le démentir. Simplement, la presse versaillaise cite peu de noms de hockeyeurs, et met logiquement en avant les célébrités de la bonne société locale. On n'a donc pas trouvé de comptes-rendus contemporains.

C'est dans Le Vélo du 9 janvier 1895 que Paul Field écrit rétrospectivement : "Un club [le HCP] vient de se constituer pour pratiquer un sport d'hiver très amusant et encore presqu'inconnu à Paris ; il s'agit du Hockey que je me souviens avoir vu jouer pour la première fois en France pendant l'hiver de 1892-1893, sur la grande pièce d'eau du parc de Versailles, sous la direction du baron P. Coubertin - est moins précis dans la date le 11 décembre 1897, toujours dans Le Vélo : "Quelques délicats recrutés par Pierre de Coubertin dans la Société de Sport de l'île de Puteaux et le Racing Club de France se sont, dans l'hiver de 1891 ou de 1892, livrés sur la glace des bassins de Versailles à ce joli jeu."

Ce texte signifie donc que des Parisiens auraient aussi pratiqué le hockey sur glace à Versailles, mais cela semble postérieur à la première saison (1890/91) où seuls des Versaillais étaient cités. À cette époque, aucune équipe permanente n'était formée. Deux capitaines étaient désignés, et chacun d'eux choisissait tour à tour ses équipiers parmi les participants présents.

En 1893, la presse versaillaise commence à émettre le vœu qu'une rencontre puisse avoir lieu entre Versailles et Paris. Une organisation potentielle se crée lorsque le Cercle des patineurs de Versailles est reconstitué en janvier 1894, avec comme président le Baron Adalbert de Sauville [01/09/1845 Toulouse - 04/04/1916 Dinard], un ancien sous-préfet, et comme trésorier Henri Grossœuvre [09/05/1865 Versailles - 13/01/1943 Versailles], qui auront comme point commun d'être tous deux faits chevaliers de la Légion d'honneur.

Henri, qui sera décoré pour avoir donné aux Musées nationaux une grande collection de manuscrits et tableaux, gère avec son frère cadet Eugène [1868-1918] l'hôtel des Réservoirs, une institution versaillaise où sont passées de nombreuses célébrités de l'époque, dont Marcel Proust pendant quatre mois fin 1906 (non, il ne joua pas au hockey, puisqu'il resta reclus dans sa chambre). Il y avait au moins un - et peut-être deux - Grossœuvre parmi les joueurs pionniers du hockey versaillais.

Le hockey sur glace à Paris

Alors qu'à Versailles la pratique du hockey sur glace est attestée pendant quatre hivers de suite, ce sport semble moins pratiqué dans la capitale. Une seule mention a pu être retrouvée pour l'instant. Le Jour de Noël 1891, Le Matin annonce une "grande partie de hockey" pour le lendemain matin, sur le grand Lac, entre les membres des cercles et associations. Il s'agit ici du grand Lac du bois de Boulogne, qui est le lieu privilégié des amateurs de patinage parisiens depuis le Second Empire, puisque Napoléon III et son épouse s'y adonnèrent à cette passion en public.

Pour autant, le hockey reste presque inconnu à Paris. On en veut pour preuve que la revue Le Patineur, pourtant spécialisée, l'annonce comme un jeu nouveau, et le dit importé du Canada. Ce qui permet son implantation, ce n'est pas seulement l'ouverture d'une patinoire artificielle, le Pôle Nord, le 14 octobre 1892 : cette piste de 40 mètres sur 18 est attenante au Casino de Paris - fameuse salle de spectacles - et a son entrée propre sur la rue de Clichy. C'est la première fois que le hockey "canadien" (héritier du bandy qui a retraversé l'Atlantique) fait son entrée en Europe.

Le capitaine des blancs est Meagher lui-même, et le capitaine des rouges est le comte d'Otrante. Il s'agit de Paul Fouché d'Otrante [1871-1930], descendant de Joseph Fouché. Oui, l'autre fameux ministre (de la police) de Napoléon, ancien révolutionnaire jacobin qui se vit remettre le titre de noblesse de Duc d'Otrante pour services rendus, l'alter ego de Talleyrand si différent de caractère mais tout aussi apte aux retournements de veste.

Au HCP, on joue au hockey trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, de 17h30 à 18h. Un compte-rendu de match détaillé est publié dans Le Patineur (à lire dans l'image ci-contre). Chaque "partie" s'interrompt dès qu'un but est marqué, ici les rouges gagnent donc 2-1.

Les abonnés du Pôle Nord viennent exprès assister à ce jeu mondain, et le succès est tel que deux séances supplémentaires de hockey sont ouvertes le mardi et le jeudi à 22h. On finit donc par jouer au hockey tous les jours de la semaine au cours de cet hiver. Et l'on joue aussi en extérieur. Le 11 janvier 1895 au Bois de Boulogne, selon le Figaro du lendemain : "Matinée idéale. Le Bois tout givré et éclairé, à partir de neuf heures, par un soleil resplendissant.

En mars 1895, dans la soirée de gala qui voit Geo Meagher extasier l'assistance en sautant pieds joints par dessus deux chaises (son record est de quatre), une partie de hockey est organisée à la suite de cette exhibition. Dans l'assistance sont cités les noms de Couturier et Wasse, deux hommes-clés dans les premiers temps du hockey français...

Alors que Meagher reprend son bâton de pèlerin et part vers la Grande-Bretagne, les activités liées au hockey sur glace semblent s'interrompre en France pendant les deux hivers suivants. Le Fin de siècle écrit de manière un peu énigmatique le 17 octobre 1895 : "Le Pôle Nord ne chôme pas non plus. C'est là que vont patiner ceux et celles qui ont vraiment l'amour de l'Art.

Au début de la saison 1897/98, après deux saisons sans hockey, Paul Wasse recrée le Hockey Club de Paris avec quelques habitués du Pôle Nord. Un mois après avoir recommencé à s'entraîner à ce nouveau sport, deux fois par semaine, les joueurs français reçoivent le Prince's Club de Londres, qui a déjà une saison entière de pratique (voir hockey en Angleterre avant 1900). La confrontation s'annonce logiquement déséquilibrée.

En raison du retard des Anglais, arrivés le dimanche matin à 5h30, le match prévu le samedi 11 décembre est reporté au dimanche.

La presse française ne donne pas le détail des nombreux buts anglais, mais indique qu'ils ont presque tous été marqués par Davidson - décrit comme un grand dribbleur - et Nother. Enchantés de l'accueil, les Anglais quittent la glace en criant "Vive la France !". Le public répond en criant "Vive l'Angleterre !" C'est l'Entente cordiale avec six ans et demi d'avance !

La description que fait Frantz Reichel du sport est assez confuse, comme le schéma ci-contre. Il mentionne que "chaque équipier occupe un poste spécial qu'il ne peut quitter qu'en conduisant le palet, et qu'il doit regagner quand il le perd".

Cette initiative ne reste pas isolée. George Meagher, après son passage par Londres et Glasgow, est en effet revenu à Paris, avant de partir ensuite à Davos où il jouera un match de bandy Davos - Saint-Moritz (5-6) le 16 janvier 1898.

Meagher est professeur de patinage dans l'autre patinoire artificielle de la ville, le Palais de Glace : encouragé par le succès commercial fulgurant du Pôle Nord, il a ouvert ses portes le 24 décembre 1893 dans un lieu très prestigieux et excellemment situé, le Rond-Point des Champs-Élysées. Cette patinoire circulaire de 40 mètres de diamètre fait 14 mètres de haut.

Ses dirigeants envoient une requête au "Scottish Bandy Club" de Glasgow pour se faire expédier des "crosses canadiennes de hockey". Cette mention importante prouve donc que l'on va jouer à la fois avec un palet et avec des crosses de hockey et non de bandy : la distinction entre ces deux termes n'existe pas encore, et c'est le terme "crosse canadienne" qui permet d'identifier l'accessoire utilisé. Les visiteurs sont des étudiants des universités de Glasgow et d'Édimbourg.

Entre le 24 et le 30 décembre 1897, des démonstrations de hockey sont organisées tous les jours du 24 au 30 décembre.

En ce week-end de Noël 1897, le hockey sur glace devient vraiment l'évènement sportif du moment. Pendant que le HCP affronte les Écossais au Palais de Glace, les températures très basses permettent de pratiquer ce sport en plein air.

Des membres du "Cycle Amateur Versaillais" sont invités le jour de Noël pour constituer un "Hockey Club de Versailles". Ils jouent deux rencontres sur le Grand Canal du parc du château, la première le jour de Noël à 6 contre 5 (ce qui peut expliquer la nette victoire des plus nombreux...), la seconde le lendemain à 9 contre 9 car plusieurs joueurs qui se sont rajoutés le dimanche.

Des membres du "Cycle Amateur Versaillais" sont invités le jour de Noël pour constituer un "Hockey Club de Versailles". Ils jouent deux rencontres sur le Grand Canal du parc du château, la première le jour de Noël à 6 contre 5 (ce qui peut expliquer la nette victoire des plus nombreux...), la seconde le lendemain à 9 contre 9 car plusieurs joueurs qui se sont rajoutés le dimanche.

L'un est Émile Bigot, né le 7 avril 1868 à Meulan dans les Yvelines. Clerc de notaire à 20 ans, il rentre à la compagnie ferroviaire PLM où fera toute sa carrière comme rédacteur, chef de la section contentieux et enfin sous-chef de bureau. Outre cette carrière professionnelle qui lui vaudra la médaille d'honneur des chemins de fer en 1923 pour ses trente ans de service, il est le secrétaire général du Cycle Amateur Versaillais entre 1894 et 1899 et édite en 1894 une revue France cycliste. Il est le correspondant à Versailles de l'Union Sportive des Fédérations des Sports Athlétiques (USFSA), ainsi que du Club des Patineurs de Paris dont il est un des premiers membres (le numéro 25), même si son adhésion semble éphémère.

Quant à "Steinbach", il s'agit soit de Georges Steinback [03/03/1880 - 08/02/1951], soit de son frère Yvan Steinback [13/02/1882 - 19/02/1967]. Tous deux ont la particularité d'être nés à Moscou, et très grands pour l'époque (177 cm pour l'aîné, 182 cm pour le cadet à leur taille adulte). Ils doivent paraître grands pour leur âge, mais ont à peine 17 et 15 ans au moment de ce match. Georges sera négociant à Neuchâtel (Suisse) puis sera concessionnaire des automobiles Peugeot à Versailles. Si l'on peut penser que Steinback désigne plutôt l'aîné, paraissant plus mature pour être désigné capitaine, on ne peut totalement exclure le cadet au seul motif de son âge.

Charles Delbruck [30/07/1882 - 04/06/1952] est en effet encore plus jeune à 15 ans et 4 mois ; c'est le fils d'Alfred Delbruck qui était le secrétaire du Cercle des Patineurs de Versailles lors de sa refondation en 1894. Mais le benjamin de ce match est Marcel Baillet, futur constructeur de charpentes, alors âgé de... 14 ans et 6 mois ! Il a peut-être été emmené le second jour par son frère aîné Maurice Baillet (20 ans, 160 cm), futur directeur de l'École d'apprentissage de Versailles et Officier de la Légion d'honneur.

Ces mêmes jours, le Sporting Club d'Enghien joue deux rencontres...

Règles du hockey sur glace

Au fil de ces articles, les règles deviennent plus claires. On apprend que ce sport se joue à onze contre onze, et que le but est de faire passer la balle le plus de fois possible entre les poteaux du camp adverse.

Une équipe est hors jeu dès qu'un joueur entre dans la zone de défense de l'adversaire avant le palet. Pour éviter le hors-jeu, l'équipe attaquante temporisera, attendant que ses joueurs soient revenus en zone neutre, avant de lancer le palet vers la zone d'attaque. C'est la situation typique où les attaquants ne se sont pas bien compris sur le tempo. Si la défense réussit à renvoyer le palet en zone neutre, tout les attaquants devront se replier avant de relancer une attaque. Autrement dit, le palet doit toujours pénétrer en zone d'attaque (franchir la ligne bleu adverse) avant les joueurs. Lors de l'entrée du palet en zone d'attaque, aucun joueur ne doit s'y trouver.

C'est le même principe qu'un hors-jeu sauf que seul les joueurs en défense peuvent jouer sans interrompre le jeu. Les joueurs à l'attaque doivent revenir à la ligne bleue et attendre que l'arbitre indique qu'il est annulé pour reprendre le jeu.

Cette faute est commise si un joueur expédie directement le palet de sa moitié de patinoire directement derrière le but adverse (franchissement de la ligne rouge) sans que personne ne le touche. Cette règle ne s'applique pas dans le cas où l'équipe fautive est en infériorité numérique ou si le palet entre (par chance) dans le but adverse (il y aura alors but). L'engagement se fait sur le point d'engagement de la zone défensive de l'équipe fautive.

Pénalités

  • Pénalité mineure (2 minutes) : Le joueur va en prison pendant 2 minutes, un joueur de moins sur la glace et annulation de la pénalité en cas de but. Un substitut va en prison pendant deux minutes.
  • Pénalité majeure (5 minutes) : Le joueur va en prison pendant 5 minutes, un joueur de moins sur la glace mais pas d'annulation de la pénalité en cas de but. En NHL, le joueur ne va pas obligatoirement aux vestiaires.
  • Pénalité de méconduite (10 minutes) : Le joueur va en prison pendant 10 minutes mais il n'y a pas d'infériorité numérique pour son équipe. En cas de deux pénalités de méconduite dans le même match pour le même joueur, ce dernier se verra infliger une pénalité de méconduite pour le match, et sera expulsé. En Suisse, dès la 55e minute, le joueur qui reçoit sa 1ère pénalité de 10' du match peut aller au vestiaire.
  • Pénalité de méconduite pour le match (20 minutes) : Expulsion mais pas d'infériorité pour l'équipe. Expulsion, rapport d'incident et commission de discipline qui tranchera sur un (des) match(s) de suspension.
  • Pénalité de match (5 minutes) : L’équipe joue pendant 5 minutes en infériorité numérique et la pénalité de 5 minutes ne sera pas annulée en cas de but. Le joueur fautif va au vestiaire. Un joueur substitut de son équipe le remplace sur le banc des pénalités.

Tout comprendre des règles du Hockey sur Glace en 6 minutes !

tags: #hockey #sur #glace #canal