L'Histoire du Hockey sur Gazon à Cambrai : Un Club de Champions

Le hockey sur gazon est un sport d'équipe dynamique qui oppose deux équipes de onze joueurs, dont un gardien de but équipé de protections. Les joueurs utilisent une crosse pour manier une balle et tenter de marquer des buts. Ce sport, en phase avec son époque, véhicule des valeurs essentielles telles que le fair-play, l'authenticité, le respect et la convivialité, attirant ainsi de nombreux adeptes au fil des ans. L'esprit d'équipe, nourri par la complémentarité des individus, est au cœur de ce sport.

Dans l'histoire du hockey français, des personnalités ont marqué leur époque, comme Yves, né en 1953 à Cambrai, une ville connue pour le hockey, a commencé à pratiquer ce sport vers l'âge de 11 ans. Après une carrière de joueur de 20 ans au club de Cambrai, il s'installe à Templemars en 1984 pour des raisons professionnelles. Sa passion pour le hockey l'a conduit à rejoindre le club de Wattignies, où il pensait terminer sa carrière de joueur de manière détendue. Cependant, il y a trouvé un groupe de jeunes joueurs talentueux, de 10 à 15 ans plus jeunes que lui, dont certains ont joué en équipe de France.

Les Origines et le Développement du Hockey sur Gazon

Le hockey est considéré comme le plus ancien jeu de balle et de crosse connu. Des historiens situent sa pratique dès 2000 ans avant J.-C. en Perse, et il était également pratiqué par les Grecs, les Romains et les Arabes. Au Moyen Âge, sa popularité en Angleterre était telle qu'il fut temporairement interdit, car il concurrençait la pratique du tir à l'arc, essentielle à la défense du pays. Des vitraux des cathédrales de Canterbury et de Gloucester témoignent de cette popularité, représentant des hommes jouant avec des crosses en forme de crochet.

Le hockey sur gazon moderne a émergé en tant que sport à part entière à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne. Le développement du hockey a conduit à la création de plusieurs organisations, notamment l'Union Nationale de Hockey (de 1887 à 1895) et l'Amateur Hockey Association, fondée à Londres en 1886. Le hockey s'est ensuite répandu dans le monde entier grâce aux colonies britanniques. Le hockey sur gazon a fait ses débuts aux Jeux Olympiques en 1908 pour les hommes, tandis que les femmes ont été admises aux Jeux en 1980.

En 1962, Sous l’impulsion du nouveau et jeune président de la FFH Alain Danet, et avec l’aide du Secrétariat d’état à la Jeunesse et aux Sports, de l’époque, la F.F.H. aura à sa disposition une mise en place de cadres techniques d’état. Le tout premier nommé pour des actions nationales est Mr. Claude Windal, joueur international ayant les fonctions de moniteur national de hockey sur gazon.

C’est d’abord l’organisation d’un grand tournoi pré-olympique de Lyon du 28 septembre au 6 octobre. Celui-ci sera organisé́ sous la haute autorité́ du vice-président de la F.F.H. et président du comité́ du Lyonnais : Mr. Charles Maximin. Ce grand festival regroupe douze nations, fut joué dans le stade de football de Gerland avec une nouveauté́ : pour la première fois au monde, des matches auront lieu en nocturne.

Pour cette manifestation, la mobilisation du hockey français fut totale. Après ce succès, la FFH reçoit de la F.I.H. le Trophée Paul Leautey qui récompense la nation qui a le mieux servi le hockey mondial dans l’année.

En 1964, la France n’est pas qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo. Avec l’aide du Secrétariat d’état à la Jeunesse et aux Sports, l’équipe de France masculine effectue une tournée légendaire de 38 jours en Indes au pays des champions olympiques.

En 1968, ont lieu les Jeux olympiques de Mexico. L’équipe de France masculine, après deux longs stages en altitude au lycée climatique de Font-Romeu, partira pour Mexico directement (adaptation à l’altitude). Le tournoi de hockey regroupe 16 nations. La médaille d’or est remportée par le Pakistan devant l’Australie (victoire 2 buts à 1). La médaille de bronze remportée par l’Inde devant l’Allemagne (victoire 2 buts à 1).

En 1969, un an après les J.O., la France est invitée à participer à un grand tournoi international organisé à Lahore au Pakistan.

En 1974, la Fédération Internationale de Hockey (créée en 1924) confie à la France, l’organisation de la première Coupe du Monde Féminine des Nations. La F.F.H choisit un lieu emblématique du Hockey : la Côte d’Azur, plus précisément Mandelieu-la-Napoule.

C’est donc du 17 au 24 mars 1974 que cette belle région se voit remplie de fans et de curieux. Au milieu des mimosas en fleurs, plusieurs terrains de hockey en gazon naturel, des tribunes et un immense chapiteau bar-restaurant accueillant officiels, joueuses, spectateurs, organisateurs etc.

En 1950 lors d'un match féminin au stade de Passy à Paris. (Actuellement maison de la radio). A droite, au stade de Colombes, un match féminin Stade Français.

Tout en pensant aux nombreux championnats de France, les joueurs de l’équipe de France masculine se préparent pour les Jeux olympiques d’Helsinki (Finlande) qui seront organisés en 1952. L’Équipe de France masculine participe aux Jeux olympiques d’Helsinki au mois de juillet. La médaille d’or revient à l’équipe de l’Inde qui bat les Pays - Bas 6 - 1 en finale. La médaille de bronze revient à la Grande-Bretagne qui bat le Pakistan 2 - 1.

La délégation hockey était conduite par monsieur Henri Boinot dirigeant du C.A.S.G. Ses résultats : France - Egypte: 1-1 France ; Italie: 0-0 ; France - Espagne : 1-2. La médaille d’or revient à l’Espagne.

Le Centenaire de la Fédération Française de Hockey

Le centenaire de la Fédération Française de Hockey, créée en 1920, est l’occasion de rassembler toutes les forces vives du hockey français en 2020. Dans ce contexte difficile, il est essentiel de nous unifier autour de nos valeurs fortes que sont le Fair-Play, l'Authenticité, le Respect et la Convivialité. Dans ce cadre, le Comité des 100 ans a décidé de mettre en lumière les moments clés de notre sport. Pour ce deuxième article, le Comité des 100 ans a souhaité mettre en lumière les épopées olympiques des années 40 et 50. Cette période est marquée par la participation aux Jeux olympiques de Londres en 1948 et ceux d’Helsinki, en Finlande, en 1952. A noter que le début de cette période est marqué par le Seconde Guerre Mondiale.

Les activités reprennent petit à petit avec notamment deux rencontres internationales en 1942 France-Espagne ainsi que la reprise du championnat en 1943. La décennie 1940 débute par la mort de Félix Gimonprez, l’une des icônes du hockey lillois et du hockey nationale. En effet, il est le capitaine des Bleus lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Pendant l'Occupation, il est difficile de jouer au hockey. Il est à noter, quand même, que deux rencontres internationales ont lieu entre la France et l’Espagne en 1942. L’un des matchs à Lyon, l’autre à Valence. Après la guerre, le monde se remet avec beaucoup de difficultés des ravages qu’elle a occasionnées. Le sport fait partie des activités qui donnent des espérances aux peuples du monde entier. L’activité́ nationale reprend avec régularité́ en 1946.

Sur le plan international, tous les regards sont tournés vers les Jeux olympiques de Londres. Ce sera l’évènement sportif de cette décennie. La médaille d’or revient à l’Inde qui bat en finale la Grande-Bretagne 4 buts à 0. À la suite de ces JO, la France remporte un joli succès international en 1949 contre les Pays-Bas sur le score de 1 but à 0. Ces années de hockey pour l’Equipe de France sont marquées par la présence d’un certain Diran Manoukian. Sa passion et son chauvinisme pour son club du Stade Français le caractérisaient bien. Le début de la décennie est marqué par les différents championnats de France masculins et féminins. Chez les hommes le titre revient à la S.A.V. En 1954 , au sein du championnat de France, les titres reviennent pour les hommes au S.A.V.Primrose de Bordeaux et pour les dames au Football Club de Lyon. (F.C.L.). En 1956, les titres reviennent pour les hommes à la S.A.V.

La Fédération Française de Hockey décide de créer une compétition pour les jeunes (championnat de France catégorie cadets). La même année, sous l’impulsion d’un dirigeant parisien monsieur Henri Boinot du C.A.S.G, entreprend des démarches avec le commissariat aux sports militaires (C.S.M.) pour que soit créée une section hockey dans le célèbre Bataillon de Joinville (B.J.). A cette époque, le Bataillon de Joinville était basé à Joinville-le-Pont au plateau de la redoute de Gravelle.

L'Ascension du Cambrai Hockey Club

Fort de son expérience au niveau national et des titres nationaux que le club remporte régulièrement, le CAMBRAI HOCKEY CLUB, chez les Seniors Filles est monté sur la plus haute marche du podium en devenant Championne de France en NAT. 1 et en terminant à la 3eme place en ELITE au cours de la saison Hivernale 2015-2016. La relève étant assurée ,les U16 Filles et U14 Garçons ont remporté également le titre national en salle. Par ailleurs, la saison Gazon s'est terminée également par un titre national chez les U16 Filles et deux titres de Vice champion de France en nat. Chez les Seniors Garçons on compte 3 titres de Champion de France en salle en 1976, 2008 et 2015, un titre de Vice-Champion d’Europe groupe C en 2009 et de Champion de France N1 sur Gazon en 2010, l'équipe première du CAMBRAI HOCKEY CLUB enchaîne les succès.

Le verdict est tombé en Élite qui jouait ses phases finales dames et hommes le week-end dernier à Cambrai. En demi-finale, chez les dames, la classe de l’allemande Sonja Zimmermann a permis au CAM92 de prendre l’avantage sur le Polo Marcq, une équipe débutant à ce niveau qui présentait une équipe emmenée par Marie-Sophie Grynzinski, meilleure buteuse de la compétition avec 26 buts en 11 matchs. 3/1 pour CAM92, avec 3 buts de Sonja Zimmermann. La 2ème rencontre entre IH Lambersart et Cambrai HC ne donnait pas de vainqueur, 2 buts partout, buts de Sharon Seaton et Julie Martinot pour IHL, buts de Mickaela Lahlah et de Morgane Dupont pour CHC. Ce sont donc les shoot out qui envoyaient les joueuses locales en finale, 2 so à 1 pour Cambrai. En petite finale pour la 3ème place, les marcquoises imposaient leur jeu en marquant 2 buts par Veronika Bassi et Agustina Arista face aux Lambersartoises qui ont buté sur Othane Pertzing, la gardienne marcquoise en pleine réussite. En finale, pour le titre de championne de France, les joueuses de Montrouge menaient rapidement de 2 buts avant que le match ne s’emballe et que les cambraisiennes ne jouent leur va-tout en sortant leur gardienne de but ; s’en sont suivies 5 minutes de folie avec un nouveau but du CAM92 de Sonja Zimmermann et un but de Martina Alessi pour CHC.

Chez les hommes, le suspense était à son comble pour la première demi finale entre Iris Hockey Lambersart et Racing Club de France : 4 buts partout avec des buts de Arthur Golliot, Adrien Pecqueur, Blaise Lesueur et Adrien Cousin pour les hommes de Sullivan El Ghezzi contre des buts de Mathieu Boucher, Simon Martin-Brisac, Arthur Plauche et Achille Loussif pour les jeunes racingmen. Il fallait donc en arriver aux shoot out, remportés par Lambersart 3 so à 2. Dans l’autre rencontre, les hommes du CAM92 ne laissaient aucune chance aux lucistes battus 5/1, but de Félix Caucheteux pour LUC Ronchin. La finale pour la 3ème place offrait un nouveau suspense avec une victoire 5 buts à 4 pour les racingmen contre ces mêmes lucistes. La finale pour le titre a également accouché d’un match tactique et disputé entre 2 équipes valeureuses et bien organisées. A ce petit jeu, les montrougiens prenaient rapidement le contrôle du score par Mathis Bézier-Mercier, suivi par Evan Raimbault et Antonin Igau au cours du 3ème quart-temps. Dans le dernier quart, Lambersart mettait une énorme pression sur son adversaire qu’il bousculait, sans parvenir à marquer jusqu’à ce but d’Adrien Cousin à la 35’ qui relançait le suspense. Cependant, les joueurs du CAM92 tenaient bon en s’arcboutant devant leur but et en annihilant toutes les opportunités adverses.

Le Cambrai Hockey Club remporte son 2ème titre de champion de France Elite féminine consécutif en battant le Lille Hoc (1-3) dans une finale 100% nordiste. Les Hennuyères, qualifiées de justesse la veille face au Racing CF, ont cette fois parfaitement maîtrisées le match, face à des Lilloises qui n’ont pas pu rééditer la qualité de jeu de la veille. Jouée à 13h sous une chaleur accablante, cette finale n’a finalement pas donné lieu au duel serré espéré. Les Cambrésiennes, après leur demi-finale décevante de la veille, ont en effet resserré les boulons pour livrer une copie autrement plus convaincante que la veille face au Racing Club de France. Après une 1è période équilibrée (0-0, 15è), Charlotte Querleu va faire la différence pour Cambrai en marquant 2 fois en 6 minutes (0-2, 27è). Un score qui en restera là au repos. Quelques minutes après la reprise, la capitaine Agustina Arista porte l’estocade (0-3, 36è). Les Lilloises vont alors jouer leur va-tout dans le dernier quart-temps, après le but de Juliette Hannebicque (1-3, 43è). Mais elles ne parviennent pas à franchir la muraille cambrésienne gardée par Diane Saint-Martin, l’héroïne de la veille. » Mon équipe a réussi un grand match tactiquement, physiquement, techniquement », affirme ainsi l’entraîneur cambrésien Gabriel Gomez. « Son attitude a été très positive durant tout le match. Les joueuses avaient plus de certitudes. Elle a mieux exploité les balles. La victoire est donc logique face à Lille, qui est une grande équipe.

La gardienne Diane Saint-Martin partage l’analyse de son coach. « Hier, on n’était pas dedans en demi-finale. On était contentes de passer quand même. » Les Cambrésiennes ont mieux géré la chaleur, qu’elles retrouveront certainement la semaine prochaine lors de la Coupe d’Europe B en Turquie. Pour Diane Saint-Martin, ce second titre confirme une progression constante. « On a marqué beaucoup plus de buts que l’année dernière. On a la meilleure défense du championnat et la meilleure attaque. Les Lilloises, elles, avaient du mal à cacher leur déception après leur démonstration face à Saint-Germain. Elles pouvaient en effet croire au titre après leur superbe performance de la veille. Les Lilloises sont donc en vacances, à l’exception de Philippine Delemazure, qui va rejoindre l’équipe de France pour préparer les Jeux Olympiques de Paris. Les Cambrésiennes elles auront à peine le temps de célébrer leur titre. Elles joueront en effet en fin de semaine l’Euro Hockey Club Trophy 2 à Antalya. Gabriel Gomez conserve ses joueuses sous pression car il espère faire un résultat en Turquie. « Je suis un coach qui veut gagner tous les matchs. La saison est donc loin d’être terminée pour les Hennuyères.

Finale du championnat de France féminin Elite de hockey/gazon. Complexe du Lille HMC à Lambersart. Chaleur lourde. Buts pour Cambrai: Charlotte Querleu (21è, 27è), Agustina Arista (36è). Lille MHC : Hermant (g) - Aélion, Bens, Boulais, Castanier (cp), D’Haussy - Delemazure, Gellens, Giardina, Guignard, Hannebicque, Jardemar - Lebaindre, Mallet, Bobens, Yago Roryo, Status. Cambrai HC : Saint-Martin (g) - Alessi, Antonioni, Arista (cap), Bacquet, Béthune - Bracq, Castanheira, De taeye, Druart, Durachta, Fontaine - Gilson, Gobere, Isore, Lahlha, Querleu.

Compétition Année Résultat
Championnat de France Elite Féminine 2023 Champion
Championnat de France Elite Féminine 2024 Champion
Championnat de France Nat. 1 Féminine 2015-2016 Champion
Championnat de France Elite Féminine 2015-2016 3ème place
Championnat de France U16 Filles 2015-2016 Champion (salle et gazon)
Championnat de France U14 Garçons 2015-2016 Champion (salle)
Championnat de France Seniors Garçons (salle) 1976, 2008, 2015 Champion
Championnat de France Seniors Garçons (gazon) 2010 Champion

Caroline Durachta : Une Figure Emblématique du Club

Comme son père, elle marquera l'histoire du Cambrai hockey club. Comme lui, elle a eu trois filles et a longtemps été scout. La comparaison s'arrête là ? « J'ai aussi le même visage que lui, surtout quand je suis enceinte. » Caroline Durachta manie l'humour aussi bien que sa crosse. Avec agilité. L'exemplaire joueuse du CHC, devenue « capitaine idéale », dixit son entraîneur, affiche à 30 ans le plus beau palmarès en exercice du club. Un CV sur lequel elle inscrira probablement de nouvelles lignes cette saison. Pour autant, elle ne se repose jamais sur ses titres pour imposer le respect à ses camarades. Et à ses adversaires. Son arme : le mental. Le mordant.

N'allez pas lui parler du match nul concédé dimanche au Stade Français. Deux jours plus tard, seule dans le club house, face au terrain de ses habituelles performances plongé dans le noir, Caroline l'a mauvaise. « Je suis en colère à cause du manque d'envie de l'équipe sur ce match. On n'a pas fait ce qu'il fallait faire. Perdre un match ne me dérange pas quand on est moins fortes. Mais là... » Ce nul lui laisse dans la bouche le goût amer de la défaite. Défaite qu'elle n'a connue qu'à une reprise, d'un but, cette saison. Rien n'horripile plus l'ergothérapeute en maison d'accueil spécialisé que le manque d'engagement de ses coéquipières, aussi rare soit-il. Caroline le reconnaît : elle n'est peut-être pas la meilleure technicienne et la plus physique des filles du CHC. Seulement, elle ne lâchera jamais le morceau. « J'ai une bonne vision du jeu. Mais ma force, c'est mon envie, ma motivation. C'est savoir se faire mal, aller chercher mes limites et ne pas m'écouter. C'est faire un pas de plus vers la balle et me dire que je peux faire mieux. Car c'est avec le mordant que l'on progresse. »

Caroline a vite placé dans son trousseau cette indispensable clef vers le haut niveau : à 7 ans, quand elle a signé sa première licence à Cambrai. Le hockey est gravé dans l'ADN des Delloye. « Ce n'était pas une obligation familiale mais cela s'est imposé à moi. Mon père était le conseiller technique régional. Ma mère a commencé le hockey après l'avoir rencontré. J'ai d'ailleurs joué avec elle et l'une de mes soeurs. Milieu de terrain, véritable plaque tournante de son équipe, Caroline met ses qualités de coeur au service du collectif, sur gazon comme en salle. Ce mental d'acier s'est aussi forgé dans le plaisir que prend la Cambrésienne chaque semaine sur le terrain. « Avec les sélections régionales, j'ai connu de nouvelles copines. En équipe de France des 16 et 18 ans, j'ai rencontré des amies. « Le hockey, c'est un loisir. Mais mon loisir, c'est le haut niveau. Le 'touche baballe”, je n'y arrive pas. Pourtant, chaque année, je me dis que je vais arrêter, que c'est fatiguant... » Et à chaque fois, elle signe une nouvelle licence et s'offre un autre challenge. Cette saison, elle est servie. Le titre national sur gazon est plus que jamais accessible. Celui en salle tend les bras aux Cambrésiennes. Et l'accession au groupe A du championnat d'Europe est à la portée des Cambrésiennes. Alors bien sûr, Caroline devra conjuguer exploits sportifs, métier et vie familiale. Sur ce dernier point, elle peut compter sur Stéphane, son mari, joueur vétéran du CHC venu sur le tard et très bien intégré à la vie du club, pour veiller sur leurs trois enfants pendant que maman est sur le terrain. Des enfants déjà sportifs. Elisa, 4 ans, s'est mise au tennis. Charlotte, 5 ans, a, elle, préféré le hockey. En rien surprenant, puisqu'elle a été championne de France... in utero. « Enceinte de 4 mois et demi, j'étais sur la feuille de match de la finale, juste au cas où il y aurait eu des penalties. » L'improbable séance de tirs au but a eu lieu. Et Caroline a bien sûr réussi le sien.

Le Hockey en Salle à Cambrai

Tout pour les Jeux olympiques sur gazon. C’est un peu le credo de la fédération française de hockey qui a décidé il y a quelques années de réduire le hockey en salle à sa plus simple expression. Pas d’équipe de France en salle, pas d’événement majeur à organiser. Un choix financier pour une petite fédération. « Elle a soutenu notre demande pour l’organisation des championnats d’Europe ce week-end », rappelle Eric Villain, dirigeant historique du Cambrai Hockey Club. Mais ce sera tout. Pourtant, en salle, la technique, la vitesse et la réactivité sont démultipliées. Autant d’atouts précieux ensuite… sur gazon.À Cambrai, surtout chez les filles, on s’en est fait une spécialité avec 17 titres nationaux depuis 1999. L’équipe entraînée cette saison par Caroline Durachta a donc gagné le droit de disputer la coupe d’Europe, chez elle. « C’est moins cher d’organiser que de se déplacer. Avec les participations des collectivités et des partenaires, on retombe sur nos pieds. Pour la dynamique du club, ça mobilise tout le monde, pour développer la promotion du sport et pour le vécu emmagasiné par les joueuses, c’est une expérience incomparable ! » La confrontation avec le haut niveau, la solidarité qui en découle sont irremplaçables. Et Cambrai aimerait aussi y ajouter une ligne de plus au palmarès.

Hockey en salle féminin (Coupe d’Europe B), sale Vanpoulle à Cambrai. Ce vendredi, matchs de 9 h 30 à 18 h 45. 13 h 15 : Cambrai - HC Wac (Aut). 18 h 45 : Cambrai - Swansea (Gal). Samedi, de 9 h à 20 h 15. 12 h 45 : Cambrai - Grinstead (Ang). Dimanche (matchs de classement) de 10 h 15 à 14 h 15. Entrée : 10 € par jour.

Le LUC Ronchin, champion de France, devait disputer la coupe d’Europe A en salle en Turquie ce week-end. Avec le séisme, la compétition a été reportée. Le scénario des phases finales du championnat de France en salle est désormais bien connu. A la fin, Lillois et Cambrésiennes repartent avec le titre. Dimanche, dans la salle Vanpoulle de Cambrai, les favoris l'ont une fois encore emporté. Chez les femmes, les Cambrésiennes ont largement dominé des Lilloises trop timorées et qui s'inclinent pour la seule fois de la saison indoor. Trois penalty-corner d'Alix Perrocheau et deux buts de Peggy Bergère (elle en avait inscrit quatre en demi-finale face au Stade Français) ont permis à l'expérimentée capitaine Caroline Durachta de brandir le trophée pour la 13e fois depuis 1997 (Durachta est la seule à avoir participé à tous les titres). Une belle récompense pour une impressionnante équipe où les « anciennes » (Bergère, Durachta mais aussi Delphine Altayrac, impériale en défense, Emilie Bègue ou encore la gardienne Belge Catherine Rugelski...), toutes parfaitement affûtées, ont su transmettre leur culture de la salle aux plus jeunes (Perrocheau, Minet, Bacquet, Blondel, Huvelle, Bruneau). Pas de surprise non plus chez les hommes. Pour la 22e fois de leur histoire et la 4e d'affilée, les Lillois remportent le titre. Déjà sacré l'an dernier, le Lil'Hoc, entraîné par le binôme Yves Soyez et Olivier Petit, a toujours fait la course en tête lors de la finale face à Valenciennes, tombeur en demie de Cambrai à la dernière seconde (2-1). Les Lillois ont marqué par l'intermédiaire de Camblin (2), Lockwood et Blondel (2), répondant un un triplé de Vanhecke et un but de Elghezzi.

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