France contre Hongrie : Analyse d'un duel de handball au sommet

Six mois après leur confrontation décisive aux Jeux Olympiques, l’équipe de France de handball retrouve la robuste Hongrie dans une ambiance hostile. Ce match à Varazdin (Croatie) est crucial pour l'ouverture du tour principal du Mondial et l'accès aux quarts de finale.

Les Bleus s’apprêtent à défier « une nation et un peuple » grand amateur de la balle collante, selon le sélectionneur Guillaume Gille. Ludovic Fabregas ajoute que la Hongrie est « une place forte du handball européen et mondial ». Il parle en connaissance de cause, jouant comme Nedim Remili pour Veszprem, le grand club hongrois.

Voici une analyse détaillée des enjeux, des moments clés et des statistiques marquantes de ces confrontations.

Mouvement tactique - Gain de position du pivot I HANDBALL

Préparation et mentalité des Bleus

Selon Gille, le bruit et la pression sur les arbitres font partie du décorum. Il estime que cela peut influencer le corps arbitral, mais l'équipe s'y prépare sans en faire une histoire. « Cela ne change pas grand-chose dans notre préparation. On se centre sur le handball, sur les contenus apportés pour leur poser des problèmes et gagner cette rencontre », a-t-il ajouté.

Le sélectionneur et ses joueurs tirent même de l’hostilité du public un élément de motivation. « L’idée, c’est à la fois d’éteindre l’équipe en face et de ramener à la raison l’ensemble d’une salle. Ça fait partie des petits challenges qui sont parallèles à l’enjeu de la rencontre », souligne Gille. Fabregas aime, en tant que « sportif de haut niveau », « calmer les ardeurs qui sont en notre défaveur ».

Les Hongrois abordent le groupe II du tour principal avec 3 points, un de moins que les Bleus. Ils joueront leur va-tout pour déjouer les plans français. Les Bleus, seuls en tête, pourraient faire un pas vers la phase finale avant d’affronter les Pays-Bas puis la Macédoine du Nord.

Vainqueurs de leurs trois matches du tour préliminaire, les Bleus sont en meilleure posture qu’il y a six mois, lorsqu'ils étaient obligés de ne pas perdre face à la Hongrie pour atteindre les quarts de finale du tournoi olympique (24-20).

Remili ne retient « pas grand chose » de cette confrontation, car « les JO sont loin derrière » et les a même « oubliés ».

Les Magyars, cinquièmes de l’Euro-2024 où les Bleus les avaient déjà battus, « arrivent à maturité » selon le demi-centre. Ils promettent un gros combat avec leur pivot Bence Banhidi (2,06 m, 120 kg) et leurs arrières Richard Bodo (2,03 m, 110 kg) et Patrik Ligetvari (2,03 m, 110 kg).

Selon Guillaume Gille, on peut s’attendre à un défi physique à la hauteur des deux packs. Il prévoit aussi des changements tactiques opérés par le sélectionneur espagnol Chema Rodriguez, par rapport aux dernières confrontations.

Match inaugural des Bleues aux JO Paris 2024

Les Bleues du hand ont pris le temps, mais elles repartent de l’Arena Paris Sud 6 avec un succès inaugural (31-28) face à la Hongrie.

Olivier Krumbholz avait lancé : « On va l’assumer ce statut. Le hand est un sport de combat, et croyez-moi on va combattre. » Ses joueuses ont dû batailler d’entrée, avec trois pertes de balle sur les cinq premières possessions et des oublis en défense. Un rapide déficit de quatre buts (5-1) a suivi après six minutes.

Les joueuses avaient balayé l’éventuelle pression de l’attente à domicile, ajoutant qu’il était important de se mettre en confiance. Les Françaises avaient pu choisir leur poule au moment du tirage au sort, optant pour la plus « faible » avec la Hongrie, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Angola et le Brésil. Les Hongroises, récentes 10e du dernier Mondial, présentent avec l’Espagne l’effectif le plus enquiquinant.

Pour éviter de tomber dans le piège, la France s’en est remise à quelques gros temps forts défensifs. La pivot Sarah Bouktit a souligné : « On a su impacter, mettre de l’intensité. » Pendant sept minutes, les Hongroises n’ont plus marqué, coïncidant avec la prise de confiance offensive des joueuses de Krumbholz.

L'Arena Paris Sud, nichée dans le Parc des Expositions de Paris, a donné au lieu des airs de cocotte-minute remplie de 8 000 fans prêts à déborder à chaque tir des Bleues.

Une Hatadou Sako plus à son avantage dans les cages que Laura Glauser a permis aux siennes de ne pas trop douter en seconde période. Les arrêts de la remplaçante Kinga Janurik n’ont pas été de trop pour que les Hongroises restent dans le match.

Pauletta Foppa, Tamara Horacek et la capitaine Estelle Nze Minko ont pris les choses en main, marquant 15 des 31 buts à elles trois. Malgré tout, le jeu en contre-attaque a été balbutiant et certains trous d’air défensifs n’ont pas dû plaire sur le banc.

Olivier Krumbholz a confirmé : « A l’aile elles nous ont posé des problèmes. On fait moins d’erreurs individuelles en défense [qu’en attaque], mais elles ont des bonnes tireuses. Elles ont été dangereuses jusqu’au bout. » Il a qualifié le match de « moyen ».

Qualification aux JO : France bat Hongrie (24-20)

L'équipe de France de handball a décroché sa place en quarts de finale des Jeux Olympiques en s'imposant face à la Hongrie avec un score de 24-20. Cette victoire a permis aux Bleus d'assurer leur position dans le groupe B et de se qualifier pour la suite de la compétition.

Moments forts du match

  • Défense Solide: La performance défensive des Bleus, notamment grâce à Karl Konan et Vincent Gérard, a été un facteur clé de la victoire.
  • Arrêts Décisifs de Gérard: Vincent Gérard a réalisé 11 arrêts cruciaux, empêchant la Hongrie de prendre l'avantage.
  • Attaque Efficace: Les buts de joueurs comme Elohim Prandi et Dika Mem ont permis à la France de maintenir une avance confortable.

Dès le début du match, Elohim Prandi a marqué le premier but, donnant l'avantage aux Bleus. Vincent Gérard a réalisé deux arrêts importants, signalant un gros début de match pour le gardien tricolore. Hugo Descat a marqué sur jet de 7 mètres, portant le score à 2-0 pour la France.

En première mi-temps, la France a mené 8-11, avec une défense solide et une attaque timide. La pause a permis aux Bleus de se réorganiser et de maintenir leur avance en seconde période.

Dans les moments cruciaux, des joueurs comme Fabregas et Prandi ont marqué des buts importants, assurant la victoire de la France.

En fin de match, Remili a redonné quatre buts d'avance à la France, scellant la victoire et la qualification pour les quarts de finale.

Statistiques clés du match

Statistique Hongrie France
Buts marqués 20 24
Arrêts du gardien Mikler (6 parades) Gérard (11 parades)
Meilleur buteur Imre (7 m) Prandi (7 buts)
Efficacité offensive - 50% (11 buts en 30 minutes en première mi-temps)
Efficacité défensive - 8 petits pions encaissés en première mi-temps

Analyse des joueurs clés

  • Vincent Gérard: Avec 11 arrêts, il a été un rempart infranchissable pour la défense française.
  • Elohim Prandi: Ses 7 buts ont permis à la France de maintenir une avance cruciale.
  • Karl Konan: Sa performance défensive a été essentielle pour contenir l'attaque hongroise.
  • Dika Mem: A marqué des buts importants à des moments clés du match.

Réactions d'après-match

Le coach des Bleues s’est exprimé au micro de France 3 : « On savait que c’était un scénario possible d’être un petit peu crispé. On a eu du mal. On n’a jamais réussi à se décontracter. On a perdu énormément de ballons et fait beaucoup de fautes de main. Au tir, par contre, c’était nettement mieux. La défense s’est montrée solide, même si on a été fragile aux ailes. Quand ce type de match commence, il n’y a qu’une chose à faire : gagner pour prendre les points. On l’a fait avec trois buts d’écart, cela peut jouer pour le goal average. Je suis plutôt satisfait. L’atmosphère était géniale, cela nous a bien aidés. Dans trois jours, il faudra nettement mieux jouer contre les Pays-Bas qui sont certainement supérieurs à la Hongrie.

Sarah Bouktit, au micro de France 3 : « J’ai ressenti beaucoup de fierté, surtout pendant La Marseillaise. Ce sont mes premiers JO et en plus, c’est en France. J’ai beaucoup de chance de vivre ça. J’étais un peu stressée mais une fois que le match a commencé, on a su dérouler et moi aussi.

Chloé Valentini au micro de France 3 : « Le premier match est toujours compliqué. Il y a toujours un peu de stress, d’appréhension. On a gagné avec beaucoup de combativité, c’est le principal et ce qu’il faut retenir.

Euro féminin de handball : Focus sur Hatadou Sako

Hatadou, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné vendredi soir en demi-finale ?« Un peu tout, en défense, en attaque. On a péché dans tous les secteurs. J’ai l’impression qu’on a eu beaucoup de doutes. Les doutes, on les chasse par la communication normalement et là, on n’a pas réussi à communiquer. On a joué avec le frein à main. On n’a pas su réagir à temps sur les problèmes qui nous ont été posés.

Vous entrez après la pause, alors que la France est menée de deux buts. A quoi pensez-vous à ce moment-là ?« On se dit que c’est reparti, qu’il faut tout reprendre à zéro et trouver des solutions. Mais les solutions ont été un peu poussives.

Justement vous avez beaucoup souffert face à Anne Mette Hansen, l’arrière de Metz et du Danemark (7/10)…« Oui, elle nous a beaucoup traversées, elle a joué avec le pivot. Leur faux-rythme nous a fait mal aussi. On a l’habitude des équipes qui courent, on a l’habitude de leur en mettre plein la tête sur grand espace. On n’a pas réussi à le faire. On n’a pas réussi à trouver les bonnes distances de combat, pas réussi à fermer quand il le fallait, ni à remonter quand il le fallait.

La compétition continue, il faut switcher pour préparer le match de dimanche (pour la troisième place, face à la Hongrie). On connaît la première affiche des demi-finales de l’Euro féminin de handball. Ce sera Hongrie-Norvège vendredi. La France affrontera le vainqueur du duel Danemark - Pays-Bas qui se joue dans l’autre poule.

Déjà qualifiées avant le coup d’envoi face à leurs hôtes hongroises, les Bleues débarquent dans le dernier carré de l’Euro avec une confiance maximale, après sept victoires en autant de rencontres depuis le début du tournoi. Elles ont surtout l’assurance d’éviter la Norvège en demi-finale ce vendredi à Vienne.

« À un moment, on espère toujours jouer la Norvège car cela signifie qu’on va loin mais le plus tard est toujours le mieux », analyse la capitaine Estelle Nze Minko. Peut-être retrouveront-elles leurs rivales préférées dimanche en finale, comme au Mondial en 2023 ou aux JO l’été dernier, pour un inévitable classique ?

« Nous sommes hyper contentes d’avoir fait un gros match sans se projeter sur la demi-finale », évacue Laura Flippes, qui fêtera ses 30 ans vendredi pour la demie.

L’équipe de France avait besoin d’une victoire pour terminer définitivement en tête du groupe I, alors qu’un match nul suffisait aux Hongroises, elles aussi déjà qualifiées pour le dernier carré avant le coup d’envoi. Pour quel enjeu ? Éviter donc cet épouvantail norvégien vendredi en demi-finale.

« Le Danemark et les Pays-Bas seront de redoutables adversaires »Les Norvégiennes sont toujours invaincues et impressionnantes de solidité. Elles restent les grandes favorites à leur propre succession et mieux vaut les défier le plus tard possible.

« Il fallait bien sûr gagner ce match contre les Hongroises, analyse Siraba Dembélé. Pas seulement pour éviter la Norvège mais aussi pour que les Françaises restent invaincues et sur la meilleure dynamique possible avant la demi-finale sans laisser le moindre doute s’installer. Pour la demi-finale, il n’y a pas de préférence. Le Danemark et les Pays-Bas seront de redoutables adversaires. »

Après un bon départ (4-0), la partie n’a pourtant pas été simple. Quart de finaliste aux Jeux, la Hongrie est la nation qui monte. La France a d’ailleurs perdu un match de préparation contre elle en octobre. À la pause, les deux équipes se sont retrouvées à égalité (13-13) mais les Bleues ont appuyé sur le champignon en deuxième période pour s’imposer avec une jolie maîtrise (30-27).

« Les filles ont défini des stratégies et ont réussi à les mettre en place, bravo à elles. Je veux toutes les féliciter, savoure Sébastien Gardillou. Nous avions tiré les enseignements des matchs contre ces Hongroises en octobre en jouant avec trois pivots. »

La France s’ouvre donc les portes d’une demi-finale a priori plus facile. D’autant que par rapport à leur futur adversaire, qui se trouve déjà à Vienne, les Bleues vont bénéficier de 24 heures de récupération supplémentaire. Cela peut compter.

Victoire de transition contre la Hongrie

Déjà qualifiée pour les demi-finales où elle retrouvera la Suède vendredi, l’Équipe de France de handball s’est défaite, en deux temps, de la Hongrie (35-32) qui est, elle, éliminée de la compétition au profit de l’Allemagne. Un match de gestion pour un groupe rassuré de ses forces.

Dans un match sans pression face à la Hongrie, l'Équipe de France a fait le travail nécessaire dans deux périodes bien différentes. Une phase d’accélération pour se mettre devant, malgré les 10 premières minutes passées à courir derrière le score, avant de se permettre de gérer et donner du temps de jeu à tout le monde.

Du réalisme devant, malgré quelques échecs en deuxième, et une défense toujours aussi solide, les points forts récents des Bleus se sont confirmés. Mais c’est aussi individuellement que les leaders ont brillé. Nedim Remili, désormais meilleur passeur de la compétition (43) a logiquement reçu son titre de MVP après une prestation parfaite. Un 100% au tir qui démontre toute l'étendue de son talent dont Guillaume Gille ne peut se passer.

S’il y a un point positif qui, lui, ne change pas match après match, c’est l’adaptation tactique des Bleus. Après avoir proposé une défense haute contre la Croatie, c’est cette fois en attaque qu’ils ont modifié leur jeu pour mieux aborder la rencontre. Le staff de l’Equipe de France avait justement remarqué la passivité de la défense hongroise, notamment lors des replis. Avec plus de vitesse sur les engagements, mais aussi de combinaisons une fois entrés dans les 9 mètres, les coéquipiers de Dika Mem ont mis à mal leurs adversaires. Cette idée a été parfaitement symbolisée par une relance très puissante de Desbonnet directement dans les bras de Yanis Lenne qui, une fois après s'être battu en l’air pour attraper ce missile, en envoyait un tout aussi puissant sous la barre (23e, 18-13).

Les pendules remises à l’heure. Les handballeuses françaises ont corrigé le tir en remportant samedi le second match amical contre la Hongrie (26-22) à Tremblay-en-France et ont offert un premier succès à leur nouveau sélectionneur Sébastien Gardillou.

Menées de cinq buts en première période, elles ont réussi à renverser la situation après le retour du vestiaire notamment grâce à la grande forme de la gardienne Floriane André, élue joueuse du match. La Brestoise a réalisé 13 parades et encaissé seulement neuf buts en 40 minutes.

En début de rencontre, les Bleues sont restées bloquées à huit buts pendant de longues minutes sans pouvoir profiter d'une supériorité numérique. L'entrée en jeu de la jeune Floriane André, 24 ans, à la 20e minute a permis d'éviter que les adversaires ne creusent l'écart et à ses coéquipières de revenir à un but des Magyares avant la fin de la première période (13-14, 28e).

Après la mi-temps, les Bleues ont d'emblée égalisé (14-14, 31e) et n'ont plus laissé les Hongroises mener au score. Pendant les sept dernières minutes, elles n'ont laissé aucune chance de marquer à leurs rivales qui ont buté sur André.

Victoire des Bleues en Hongrie à l'Euro

Les Bleues ont conclu leur tour principal de l'Euro par une victoire sur les terres de la Hongrie ce mardi (27-30). Jamais menées du match, les joueuses de Sébastien Gardillou enchaînent une 7e victoire en autant de rencontres et finissent premières de leur groupe, devant ces mêmes Hongroises.

Déjà qualifiées pour le dernier carré depuis leur succès deux jours plus tôt contre la Suède (31-27), les championnes du monde en titre évitent ainsi les redoutables Norvégiennes comme adversaire en demi-finales. Les Bleues affronteront les Pays-Bas ou le Danemark, qui se font face mercredi (18 heures) pour déterminer qui prendra la deuxième place du groupe II.

Les joueuses de Sébastien Gardillou se devaient de bien terminer dans cette petite finale du groupe, aussi bien pour la confiance que pour s'éviter un chemin plus compliqué vers la finale. Mission accomplie face à des Hongroises accrocheuses, portées par leur public de la Fonix Arena et qui ont réussi à se relever d'une première période mal embarquée : elles n'ont pas marqué lors des 8 premières minutes de la rencontre, permettant aux coéquipières de Pauletta Foppa (5/6 au tir) de mener 4-0 d'entrée.

« On a fait des erreurs dès les premières minutes, ce qui leur a offert des buts faciles, regrettait Zsofi Szemerey, gardienne de la Hongrie. C'est notre faute car la France est une équipe tellement rapide, avec de très bonnes joueuses. On savait que de telles erreurs leur permettraient de prendre l'avantage facilement. Mais on se retrouvera peut-être (en finale ou pour la 3e place), et j'espère qu'on sera mieux. »

De l'autre côté, l'entrée d'Hatadou Sako (7 arrêts) a remis les Bleues à l'endroit, quand Chloé Valentini et Foppa y allaient aussi de leurs réalisations pour redonner un peu d'air aux Tricolores.

« Il y a 4 jours, on ne voulait pas que le match décisif pour la qualification se joue contre la Hongrie, finalement il y avait quelque chose d'autre qui se jouait, la première place, constatait la gardienne française. C'est la concrétisation de tout ce qu'on a pu faire depuis le début de la compétition, notre montée en puissance. Ça confirme aussi qu'on a réussi à travailler tout au long de cette première phase. C'était important de partir avec le plein de confiance à Vienne (où se déroulent les demi-finales), mission accomplie. »

À l'entrée des 10 dernières minutes, c'est Tamara Horacek, par deux jets de 7 mètres (22-26 à la 49e puis 23-27 à la 52e) qui recreusait l'écart, permettant aux vice-championnes olympiques de terminer sereinement, avant de quitter la Hongrie pour Vienne et les demi-finales.

« Je suis satisfait, parce que c'est tellement plaisant de travailler avec elles actuellement, se réjouissait Sébastien Gardillou, le sélectionneur français. Elles ont fait un travail très important d'analyse pour en tirer des stratégies, elles les ont assumées et elles touchent les dividendes de leur travail. Je suis très fier d'elles. »

Les Bleues sont en demi-finales avec un parcours sans faute. Victorieuses de la Slovénie 27-30, les joyeuses tricolores impressionnent et sont toujours invaincues dans cet Euro 2024.

Face à une équipe hongroise portée par le public de la Fonix Arena, les joueuses de Sébastien Gardillou ont rapidement imposé leur rythme. Profitant de huit minutes de disette offensive des Hongroises en début de match, les Bleues ont pris un départ canon avec un 4-0, menées par une Pauletta Foppa efficace (5/6 au tir).

Cependant, les Hongroises, déjà qualifiées pour les demi-finales, ont réagi. Grâce à Katrin Klujber, meilleure marqueuse de la rencontre avec 9 buts, et à une Zsofi Szemerey impériale dans les cages, elles sont revenues au score avant la pause (13-13). Malgré cette remontée, les Françaises ont su maintenir leur sang-froid, appuyées par les performances défensives et les arrêts déterminants d’Hatadou Sako (7 arrêts au total).

Tamara Horacek, précise sur jets de 7 mètres, et Chloé Valentini ont redonné de l’air à l’équipe, maintenant un écart confortable dans les dix dernières minutes.

Ce succès reflète le travail méthodique accompli depuis le début de la compétition, comme l’a souligné la gardienne française : « C’est la concrétisation de tout ce qu’on a pu faire depuis le début de la compétition, notre montée en puissance. C’était important de partir avec le plein de confiance à Vienne, mission accomplie. »

Avec cette septième victoire consécutive, les Bleues affichent une sérénité et une maîtrise qui en font des prétendantes sérieuses au titre européen. Leur sélectionneur, Sébastien Gardillou, s’est montré particulièrement satisfait : « Je suis très fier d’elles. Elles ont fait un travail d’analyse important pour élaborer des stratégies, elles les ont assumées et elles en récoltent aujourd’hui les fruits. »

En décrochant la première place de leur groupe, les Françaises évitent ainsi les Norvégiennes, redoutables adversaires qui les avaient battues en finale du dernier championnat d’Europe. À Vienne, elles affronteront les Pays-Bas ou le Danemark, un défi important mais à leur portée.

L’objectif est clair : aller chercher un titre qui leur échappe depuis leur sacre mondial.

Face à une Hongrie également qualifiée, les Françaises ont l’occasion de prendre la première place du groupe. Et ainsi retarder les retrouvailles avec la Norvège.

tags: #france #hongrie #handball #dimanche